l'arpent nourricier

permaculture et transition en aveyron et ailleurs

Merci pour les commentaires…

Je suis pas­sa­ble­ment hon­teux de dé­lais­ser à ce point ce blog, alors que vous êtes nombreux(ses) à m’encourager et à contri­buer par vos re­marques sa­gaces et per­ti­nentes au tra­vers des com­men­taires.
Je men­ti­rais si je di­sais que je n’avais pas le temps — j’ai sur­tout la tête ailleurs*. Peut-être que quand le prin­temps re­vien­dra et que je re­met­trai les pieds au jar­din, je re­trou­ve­rai un peu de mo­ti­va­tion.
En tout cas, merci pour tous vos com­men­taires, n’hésitez pas à fouiller dans les ar­chives (moi-même j’y dé­couvre sou­vent des pé­pites ou­bliées). Et re­ve­nez de temps en temps : il se peut qu’il y ait du nou­veau un de ces jours.
(* mais rassurez-vous, il n’est pas ques­tion de blues — au contraire, c’est plu­tôt des beaux projets)

La tour à patates — verdict de la saison 1

Honorable mais décevant

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Avec un peu de main d’oeuvre bon mar­ché, j’ai dé­moulé la tour à pa­tates (d’un nou­veau genre, voir l’article de dé­part). Avec un crible au-dessus de la brouette, on a vite fait de fil­trer les pa­tates et de ré­cu­pé­rer le compost.

Le ré­sul­tat était ho­no­rable mais un peu dé­ce­vant. Lire la suite »

Il n’y a pas que la permaculture dans la vie…

La fin de la pause sabbatique

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J’ai fait une longue pause parce que j’avais un peu honte. Oc­cupé par d’autres pro­jets (en par­ti­cu­lier mes tra­vaux de ré­no­va­tion), je me suis à peine oc­cupé de mon jar­din cette sai­son, en me concen­trant sur deux ou trois choses que je sa­vais à peu près faire et en fai­sant la chasse au li­se­ron. Et pen­dant ce temps, je conti­nuais d’écrire un ou deux ar­ticles par se­maine comme si j’étais un grand spé­cia­liste avec un jar­din d’Eden pour étayer mes pro­pos. Il était urgent que je me taise pour lais­ser par­ler ceux qui font vraiment.

Avec cette longue pause es­ti­vale, j’ai pu un peu re­pen­ser les ob­jec­tifs de ce blog.

D’une part, mon ob­jec­tif d’aider à trans­mettre les idées per­ma­cul­tu­relles an­glo­phones dans le monde fran­co­phone est at­teint. Le train est en marche et la per­ma­cul­ture fran­co­phone prend to­ta­le­ment son en­vol et n’a (à la ri­gueur) plus be­soin de moi. Je suis as­sez fier d’avoir pu contri­buer (à mon échelle) à cet avè­ne­ment, dont je suis per­suadé qu’il sera du­rable tant les idées de la per­ma­cul­ture se­ront ca­pables d’imbiber les ré­flexes cultu­rels même quand la mode des tours à pa­tates et autres spi­rales d’herbes sera ou­bliée de­puis longtemps.

D’autre part, la ré­écri­ture du ma­ni­feste s’impose car je ne vois plus du tout l’autonomie ali­men­taire comme un ob­jec­tif per­son­nel obligé : je pense main­te­nant que la dé­marche d’autonomisation est avant tout dans la tête, et le jar­din est un très bon moyen de che­mi­ner dans cette di­rec­tion, mais c’est loin d’être le seul. Main­te­nant qu’un ami ma­raî­cher fait pous­ser de beaux lé­gumes en bio sur la par­celle en-dessous de chez moi, la ques­tion de l’autonomie ali­men­taire de­vient presque ab­surde. En re­vanche, je vois tou­jours l’approche per­ma­cul­tu­relle comme une ten­dance sal­va­trice pour l’agriculture bio­lo­gique, la­quelle de­vrait al­ler sys­té­ma­ti­que­ment vers la pro­duc­tion de grande qua­lité à pe­tite échelle plu­tôt qu’imiter l’agriculture conventionnelle.

Quant au contenu de mes écrits ici, je pense l’orienter es­sen­tiel­le­ment comme un compte-rendu de mes ex­pé­riences per­son­nelles au jar­din, et aussi un peu de mes ré­flexions, mais j’arrête de vou­loir trans­mettre des choses lues ailleurs (en an­glais en par­ti­cu­lier) parce qu’il y a main­te­nant tout plein de res­sources qui per­mettent aux fran­co­phones d’y avoir ac­cès. Comme je suis en­core pas mal pris dans mes tra­vaux de ré­no­va­tion, je pense que la fré­quence de pu­bli­ca­tion sera plu­tôt men­suelle qu’hebdomadaire… la suite en décidera.

pro­chain ar­ticle : le dé­mou­lage de la tour à pa­tates (in­dice : ho­no­rable, mais rien de miraculeux).

La tour à patates — réinterprétée

Sans pneus et sans y revenir

tour a patates

La tour à pa­tates : un in­con­tour­nable de la per­ma­cul­ture que tout ap­prenti se sent un peu obligé de tes­ter, à l’instar de la spi­rale d’herbes aro­ma­tiques, du trac­teur à poules ou de la bais­sière, avec mal­heu­reu­se­ment des dé­cep­tions la plu­part du temps, d’après ce que j’ai pu gla­ner sur les dif­fé­rents blogs que j’ai lus à ce sujet.

Pour ceux qui ne connaissent pas le prin­cipe, re­gar­dez donc ces deux vidéos :

Es­sais et réflexions

J’avais es­sayé une pre­mière fois avec des cadres en bois em­pi­lables, mais faute d’arrosage et d’assiduité pour re­faire le ni­veau à me­sure que les plants mon­taients, je n’avais pour ainsi dire rien eu. Et je n’avais pas ré­es­sayé de­puis. Lire la suite »

Graines de troc

pour échanger entre jardiniers

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Il y a peu, j’avais évo­qué ici l’idée de co­pier le mode de fonc­tion­ne­ment de Book­Mooch pour échan­ger des graines — et quelqu’un l’a fait : ça s’appelle grainesdetroc.fr. Cha­peau bas à Sé­bas­tien qui s’est at­telé à ce tra­vail sa­lu­taire. Lire la suite »

L’arpent nourricier sur les réseaux sociaux

Enfin, sur google + pour être exact

big bamboo par matmcdermott sur flickr

L’arpent nour­ri­cier se lance dans les ré­seaux so­ciaux. J’ai créé un compte “google plus” que vous pou­vez suivre à cette adresse (même sans avoir un compte ni être connecté). Pour ceux qui ne connaissent pas google plus, c’est un peu un mix de twit­ter et facebook.

Je ne sais pas en­core l’usage que j’en fe­rai, mais ça me fait un en­droit pour écrire des choses lé­gères et éphé­mères, par op­po­si­tion au site qui se concentre sur des ar­ticles un peu in­tem­po­rels et qui évite le per­son­nel. Peut-être un mini jour­nal de bord avec des pho­tos moins lé­chées. Peut-être un lieu d’échanges et de questions-réponses. En tout cas pour ceux qui ont un compte, il suf­fira de de­man­der pour que je vous ajoute à mon cercle “per­ma­cul­ture FR”.

Et puis c’est aussi un en­droit pour in­ter­agir avec des per­ma­cul­teurs non-francophones (jusqu’à ce que le blog soit bi­lingue, mais ce n’est pas de­main la veille), avec un cercle “per­ma­cul­ture EN”.

En tout cas, je pense que j’utiliserai les vi­déo­con­fé­rences google han­gouts pour mettre en ap­pli­ca­tion ce que j’avais men­tionné à la fin d’un ar­ticle ré­cent : se re­trou­ver de temps en temps (à dis­tance) entre as­pi­rants per­ma­cul­teurs pour échan­ger à bâ­tons rom­pus, éven­tuel­le­ment sur un thème choisi à l’avance, comme on le fe­rait au dé­tour d’un ate­lier sur un fes­ti­val de per­ma­cul­ture ou une formation.

Alors quand je ne suis pas ici, vous n’avez qu’à al­ler voir là-bas si j’y suis (ou bien écou­ter Da­niel Mer­met).

En symbiose avec mon potager

Un livret à télécharger gratuitement

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Chaque an­née, les idées de la per­ma­cul­ture sortent un peu plus de l’ombre dans le monde fran­co­phone. Sou­vent elles s’affichent ou­ver­te­ment comme fai­sant par­tie de la vaste pa­no­plie des pra­tiques per­ma­cul­tu­relles. Mais en­core plus sou­vent elles avancent sans se ré­cla­mer ex­pli­ci­te­ment de la per­ma­cul­ture : tech­niques de jar­di­nage bio­lo­gique, jar­din na­tu­rel, agri­cul­ture bio-intensive, agri­cul­ture de conser­va­tion, agro-écologie : au­tant de do­maines qui se croisent et s’entremêlent au­tour de va­leurs que le per­ma­cul­teur sau­rait sans mal rat­ta­cher aux prin­cipes de la per­ma­cul­ture.

La res­source de ce mardi en est un exemple par­fait : Lire la suite »

Les chantiers de l’utopie

Un festival de la transition, près de Rodez les 16 et 17 juin

les-chantiers-de-l-utopie

(si vous cher­chiez le site of­fi­ciel, c’est en sui­vant ce lien)

A l’instigation de l’association avey­ron­naise Ca­no­pée, ra­pi­de­ment re­jointe par une qua­ran­taine d’autres as­so­cia­tions oeu­vrant au­tour des thèmes de la dé­fense de l’environnement, de l’écoconstruction, des ini­tia­tives ci­toyennes, de la re­lo­ca­li­sa­tion, des al­ter­na­tives cultu­relles, nous sommes en train de concoc­ter une jo­lie fête, haute en cou­leurs et en contenu, qui aura lieu le sa­medi 16 et le di­manche 17 juin au parc de Vabre, sur la com­mune d’Onet-le-Château, près de Ro­dez. Lire la suite »

Sur les épaules de Darwin

Un bijou d'émerveillement scientifique à podcaster

le beagle dans les Galapagos - tableau de John Chancellor (1980)

Je cir­cule beau­coup à vélo ; je jar­dine ; je ré­nove ma mai­son : trois rai­sons d’écouter mes émis­sions pré­fé­rées en ba­la­do­dif­fu­sion (sy­no­nyme : pot-de-caste). En voilà une qui existe de­puis plus d’un an mais que je dé­couvre seule­ment main­te­nant (grâce en par­ti­cu­lier à Kar­mai) et que j’attends main­te­nant avec au moins au­tant d’impatience que Terre à Terre. C’est Jean-Claude Amei­sen qui chaque se­maine sur France In­ter nous parle de bio­lo­gie, de bo­ta­nique, de neu­ros­ciences, d’écosystèmes, et de l’évolution du vi­vant en gé­né­ral et sous toutes ses formes. C’est à chaque fois un ex­posé pas­sion­nant, ap­puyé sur des avan­cées ré­centes de la re­cherche scien­ti­fique, et qui lie de fa­çon ma­gique l’émerveillement, la cu­rio­sité, et la ri­gueur. Lire la suite »

Pas de plastique dans mon jardin — quoique

Le polyéthylène usagé n'est plus un déchet

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Je dé­teste le plas­tique au jar­din. Sur­tout quand il est dans le sol sous forme de fines la­nières noires dé­tri­co­tées d’une bâche de paillage et qui se prennent dans les ou­tils. Et ce n’est rien par rap­port à la ca­tas­trophe éco­lo­gique que causent les plas­tiques quand ils se re­trouvent frag­men­tés dans les éco­sys­tèmes ter­restres ou ma­rins. Je me suis ainsi juré de ne plus ja­mais uti­li­ser de plas­tique au jardin.

Mais comme rien n’est simple, voilà que j’ai acheté il y a trois ans une pe­tite serre tun­nel de 4mx4m, et donc for­cé­ment bâ­chée avec du … Lire la suite »