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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; jardin</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Rien en dur au jardin</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 08:24:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans tous les livres traditionnels sur le jardin, dans la plupart des croquis de paysagistes, on voit de jolis dessins d’aménagement paysagers en dur : une terrasse ici, une allée dallée par là, un kiosque ailleurs, un muret autour, parfois une serre avec un soubassement maçonné… La plupart du temps, ces aménagements définitifs sont planifiés [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/rien-en-dur-au-jardin/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/buttes-à-patates.jpg" alt="" title="buttes à patates" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-908" /></p>
<p>Dans tous les livres traditionnels sur le jardin, dans la plupart des croquis de paysagistes, on voit de jolis dessins d’aménagement paysagers en dur : une terrasse ici, une allée dallée par là, un kiosque ailleurs, un muret autour, parfois une serre avec un soubassement maçonné…</p>
<p>La plupart du temps, ces aménagements définitifs sont planifiés avant même que le jardinier soit vraiment familiarisé avec le lieu, généralement dans la première phase de travaux après l’acquisition. Autant je comprends qu’il soit possible d’estimer l’intérêt paysager de tel ou tel agencement sur une visualisation 3D en images de synthèse, autant je doute qu’on puisse sur plans acquérir la compréhension intime du lieu qui est indispensable pour une conception permaculturelle pertinente.<span id="more-974"></span></p>
<h3>Regarder (longtemps) avant de modifier (peu)</h3>
<p>Les ouvrages de permaculture recommandent d’observer un lieu pendant une année complète avant de rien entreprendre comme travaux lourds. Une année, c’est peut-être suffisant pour un permaculteur chevronné qui en est à son troisième ou quatrième projet. Personnellement, cela fait huit ans que je me familiarise avec mon jardin, et je ne suis toujours pas prêt à démarrer quoi que ce soit d’irréversible, de peur de devoir tout démolir si je changeais d’avis le lendemain, ou plus probablement vivre avec quelque chose d’inadapté pendant de longues années.</p>
<p>J’en suis arrivé à m’imposer une règle d’or : <em>rien en dur au jardin</em> (autant que faire se peut). Et procéder aux aménagements lentement, par petites touches, pour laisser le temps à ma vision d’évoluer, à ma compréhension de s’affiner, et à la vie de s’installer.</p>
<p>Bien sûr, cette règle admet quelques dérogations, au premier rang desquelles la plantation d’arbres (qui sont presque des aménagements en dur). Mais pour bien faire, il faudrait presque planter des arbres partout, et éclaircir à mesure qu’on comprend mieux le lieu, l’articulation des <a href="http://madeinearth.wordpress.com/2010/03/27/les-zones-en-permaculture/">zones</a>, et qu’on voit quels arbres se plaisent et quels arbres peinent.</p>
<h3>Conception globale, incrémentale et réversible</h3>
<p>Je crois que le conception permaculturelle doit non seulement être globale, mais aussi être incrémentale et réversible. Incrémentale parce qu’on n’a pas tous les moyens de tout faire en une fois, ni les moyens de savoir dès le départ tout ce qu’on fera ni toutes les bonnes idées qu’on aura plus tard. Et réversible parce que l’erreur est humaine. Pour être vraiment globale, la conception doit ainsi tenir compte de cette progression incrémentale et du besoin de réversibilité et les intégrer dans la conception, autant que possible.</p>
<p>D’ailleurs, c’est ce qui me convainc d’éviter le <a href="http://www.arpentnourricier.org/permaculture-et-tractopelle/">recours aux engins</a>, mais c’est une autre histoire.</p>
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		<title>Nowcasting pour les cyclistes et les jardiniers</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 15:35:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a des jours où je doute de l’utilité profonde de mon boulot (mon vrai boulot, celui qui met les épinards autour du beurre). Et puis il y a des jours où je me dis que les satellites changent la vie. Par exemple quand je suis paumé en pleine cambrousse et que j’allume mon [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/nowcasting-pour-les-cyclistes-et-les-jardiniers/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://france.meteofrance.com/france/observations?55739.path=animationsatelliteradar"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/radarmeteofrance.jpg" alt="radar meteo france" title="radar meteo france" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-795" /></a></p>
<p>Il y a des jours où je doute de l’utilité profonde de mon boulot (mon <a href="http://www.arpentnourricier.org/retour-a-lemploi/">vrai boulot</a>, celui qui met les épinards autour du beurre). Et puis il y a des jours où je me dis que les satellites changent la vie. Par exemple quand je suis paumé en pleine cambrousse et que j’allume mon oracle électronique. Et par exemple quand j’ai un chantier en cours au jardin ou que je dois prendre mon vélo et je veux savoir quand il va pleuvoir.<span id="more-792"></span></p>
<p>Météo-France a récemment déployé sur le site grand-public une <a href="http://entreprise.meteofrance.com/nous_connaitre/presse/archives/2009/2009?page_id=10329&#038;document_id=20854&#038;portlet_id=55071">prévision locale de pluie à une heure</a>. Et depuis qu’elle y est, je l’utilise quasiment chaque jour de pluie. Je trouve que la prédiction est étonnamment bonne, avec une précision d’environ cinq à dix minutes sur le début et la fin de l’averse.</p>
<p>Par exemple, le bazar vient de me dire que la pluie s’arrêterait dans cinq minutes et qu’il ne pleuvra pas pendant une heure. Effectivement, ça a l’air de se lever. Donc j’y retourne.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/pluieuneheure.png" alt="prévision de pluie à 1 heure" title="prévision de pluie à 1 heure" width="449" height="249" class="aligncenter center size-full wp-image-794" /></p>
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		<title>Auxiliaires du jardin</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 10:16:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici un format de conférence publique qui pourra intéresser ceux qui veulent sensibiliser leurs voisins sans pour autant être titulaires d’un doctorat d’entomologie ou d’une licence d’écologie horticole. J’ai testé la formule pour vous hier, dans le cadre de la semaine sans pesticides, et même si la salle n’était pas pleine, nous étions une petite [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/auxiliaires-du-jardin/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/auxjardin.jpg" alt="auxiliaires du jardin" title="auxiliaires du jardin" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-781" /></p>
<p>Voici un format de <a href="http://www.semaine-sans-pesticides.com/fiche-evenement.php?id=432">conférence publique</a> qui pourra intéresser ceux qui veulent sensibiliser leurs voisins sans pour autant être titulaires d’un doctorat d’entomologie ou d’une licence d’écologie horticole.</p>
<p>J’ai testé la formule pour vous hier, dans le cadre de la <a href="http://www.semaine-sans-pesticides.com/">semaine sans pesticides</a>, et même si la salle n’était pas pleine, nous étions une petite trentaine pour échanger sur la biodiversité au jardin.<span id="more-780"></span></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/30063276@N02/3045895428/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/osmie.jpg" alt="osmie par Ombrosoparacloucycle sur flickr" title="osmie par Ombrosoparacloucycle sur flickr" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-782" /></a></p>
<h3>Diaporama de photos en licence libre</h3>
<p>Le principe est le suivant : en m’appuyant sur internet, j’ai rassemblé plus de 150 photos de bestioles (ravageurs comme auxiliaires) d’excellente qualité. Pour la liste des bestioles, je me suis contenté de quelques recherches ‘<a href="http://www.google.com/search?sourceid=chrome&#038;ie=UTF-8&#038;q=auxiliaires+du+jardin">auxiliaires du jardin</a>’, complémentées de la lecture d’un joli petit livre édité par Terre Vivante : “<a href="http://www.alapage.com/m/ps/mpid:MP-98730M1711126">Coccinelles, primevères mésanges / La nature au service du jardin</a>, par Denis Pépin et Georges Chauvin”.</p>
<p>Au passage, je remarque que les photos que j’ai trouvées sont la plupart du temps bien meilleures que celles du bouquin. C’est l’intérêt des contenus en licence libre pour une utilisation non-commerciale. Je suis totalement époustouflé de la richesse offerte par les photos en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_libre">licence libre</a> (<a href="http://fr.creativecommons.org/">creative commons</a>) qu’on peut trouver sur des sites comme <a href="http://www.flickr.com/">flickr.com</a> ou <a href="http://picasaweb.google.com">picasaweb.com</a>. Dans la zone de recherche, j’ai simplement saisi le nom <a href="http://www.google.com/search?sourceid=chrome&#038;ie=UTF-8&#038;q=define:+vernaculaire">vernaculaire</a> (en français, ou mieux, en anglais, voire le nom latin — utiliser wikipedia pour les correspondances) et il me fallait souvent trier parmi des centaines de photos dont la plupart étaient vraiment belles. Ma fibre de photographe amateur s’y perdait en extase visuelle (et en admiration technique). Imaginez seulement 5 ou 10 ans en arrière, où il fallait avoir accès à la bibliothèque du <a href="http://www.mnhn.fr/museum/foffice/science/science/ColEtBd/collectionsMuseum/collectionSci.xsp?i=1">Muséum d’Histoire Naturelle</a> pour découvrir tout ce bestiaire.</p>
<p><em>Note : veillez à être conforme à la licence Creative Commons qui exige de mentionner la paternité des oeuvres — dans la légende des photos si votre diaporama les affiche, dans un générique de fin, dans un papier que vous faites circuler, il y a plein de possibilités.</em></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/rachel_s/2420693859/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/chrysope1.jpg" alt="chrysope par nutmeg66 sur flickr" title="chrysope par nutmeg66 sur flickr" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-784" /></a></p>
<h3>Le diaporama à la place d’un conférencier</h3>
<p>Avec un portable et un projecteur vidéo, sans légende et dans le désordre, j’ai alors passé le diaporama. Lequel je déconseille de sonoriser. D’abord parce qu’il faudrait se méfier de la Sacem, et ensuite parce que le but est que les gens réagissent.</p>
<p>En effet, le diaporama a deux buts : d’une part familiariser les gens avec les petites bêtes en les montrant de près et sous leur meilleur jour pour que la biodiversité au jardin devienne presque palpable, et d’autre part encourager la discussion et les questions-réponses entre les participants. Il n’y a pas de conférencier, ce sont les savoirs et les questionnements des uns et des autres qui font le contenu de la discussion. Le rôle de l’animateur est simplement de veiller à ce que personne ne monopolise la parole et qu’on avance un peu le diaporama de temps en temps pour ne pas rester deux heures à parler des altises ou des limaces. La seule consigne était que si quelqu’un reconnaissait la bestiole et avait une question ou une remarque, qu’il ou elle n’hésite pas à s’exprimer. Au besoin on peut démarrer le diaporama avec une bestiole bien connue — j’ai commencé par les doryphores, par exemple.</p>
<p>J’appréhendais un peu ce type de débat où il n’y a pas de spécialiste pour arbitrer. Je pense que j’avais peur que ça finisse en discussion de comptoir de type commentaire sportif où l’on ne fait que ressasser des inepties. Mais il ne faut pas sous-estimer l’érudition collective ‘à la wikipédia’, surtout en matière de jardin, <em>a fortiori</em> dans un public sélectionné par le contenu des <a href="http://lenausel.fr/diaporama-table-ronde-sur-les-auxiliaires-du-jardin/">affiches</a>.</p>
<h3>Télécharger le diaporama</h3>
<p><a href='http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/listediaporamav3.txt'>Cliquez ici</a> pour la liste des URLs des photos que j’ai utilisées. Il vous suffira alors d’enregistrer les images sur votre disque.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/psd/2790978282/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/hotelinsectes.jpg" alt="hotel à insectes, par psd sur flickr" title="hotel à insectes, par psd sur flickr" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-785" /></a></p>
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		<title>Fertilité importée</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/fertilite-importee/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Jan 2010 08:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[réflexions]]></category>
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		<description><![CDATA[Bien que la permaculture cherche à imiter les écosystèmes spontanés et à favoriser la fertilité naturelle autant que possible, je n’ai pas encore trouvé d’auteur qui condamne l’importation de fertilité au jardin. Je vois trois arguments qui justifient de prélever sur l’environnement plus éloigné de quoi accroître la fertilité des zones les plus intensives du [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/fertilite-importee/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/01/img_3409.jpg" alt="tas de compost" title="tas de compost" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-737" /></p>
<p>Bien que la permaculture cherche à imiter les écosystèmes spontanés et à favoriser la fertilité naturelle autant que possible, je n’ai pas encore trouvé d’auteur qui condamne l’importation de fertilité au jardin.</p>
<p>Je vois trois arguments qui justifient de prélever sur l’environnement plus éloigné de quoi accroître la fertilité des <a href="http://www.permaculture.org.au/images/zones.jpg">zones</a> les plus intensives du jardin permaculturel (dans la nomenclature officielle, les zones I et II). Pour peu que la pratique ne conduise pas à la désertification des zones exportatrices.<span id="more-732"></span></p>
<h3>Horticulture intensive et espaces préservés</h3>
<p>Le premier argument, le plus souvent invoqué, c’est que plus on arrive à concentrer une grande production sur un espace réduit, plus on peut laisser la nature en paix.</p>
<p>Au-delà de la simple préoccupation éthique, ce principe répond à un besoin profond de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_(%C3%A9cologie)">résilience</a> : nous savons que les écosytèmes naturels sont vraiment durables (la preuve, ils sont encore là), alors que le doute est toujours permis quant à la pérennité de nos paysages humanisés. Plus nous modifions profondément les équilibres naturels localement, et plus nous avons besoin de la <a href="http://www.arpentnourricier.org/biodiversifier-nos-vies/">biodiversité</a> et de la résilience des écosystèmes alentour pour stabiliser nos jardins.</p>
<p>Un jardin biologique au milieu d’une forêt primaire aura beaucoup moins de problèmes de ravageurs que le même jardin biologique en pleine Beauce (si tant est qu’on puisse encore parler de jardinage biologique vu le voisinage…)</p>
<h3>Conséquence naturelle de la sédentarité</h3>
<p>De toute façon, qu’on le veuille ou non, à moins d’être nomades, on concentre dans notre voisinage immédiat la fertilité importée de plus loin. Dès lors qu’on s’installe dans une maison et qu’on y mange ses repas, on accumule les nutriments sur le périmètre proche. En effet, les toilettes sont généralement bien plus près de la maison que les cultures.</p>
<p>Ce mécanisme s’est perdu avec le tout-à-l’égout, mais va revenir avec les <a href="http://www.arpentnourricier.org/les-toilettes-seches-dans-la-loi/">toilettes sèches</a> : je préfère épandre le compost dans mon jardin que le retourner au pré d’où vient l’herbe qui a nourri la vache qui m’a donné son lait, sans parler de le ramener au pied du cacaoyer qui a donné les fèves qui ont servi à mon chocolat du matin.</p>
<p>Les arbres, sédentaires par excellence, ne font pas autrement : en offrant le gîte et le couvert aux oiseaux, ils concentrent peu à peu à leur pied la fertilité alentour.</p>
<h3>Tout à portée de la main</h3>
<p>Le troisième argument est celui de l’efficacité énergétique. Sur un terrain pauvre, si je ne concentre pas la fertilité près de chez moi, il me faudra faire des kilomètres et dépenser beaucoup d’énergie pour exploiter une superficie très grande. En revanche, si je rapatrie une bonne fois pour toutes cette fertilité sur un petit espace, j’aurai tout à portée de la main.</p>
<p>D’ailleurs, la question peut aller beaucoup plus loin qu’une simple réduction des “<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Food_miles">food-miles</a>” (distance parcourue par la nourriture entre le semis et l’assiette). Sur une terre très pauvre, il se peut que la superficie à exploiter soit si grande que l’agriculture y est impossible : les gens ont alors recours à l’élevage nomade, qui finit de désertifier la région. A l’opposé, si on s’autorise à prélever la fertilité alentour (et si on arrive à collecter assez d’eau et à irriguer avec parcimonie), on peut créer une oasis de fertilité dans un endroit semi-désertique. Ceci permet alors de revenir au jardinage, d’abandonner les troupeaux, de réduire la pression sur le milieu, et de voir revenir la savane (<a href="http://www.dinosoria.com/climatique/sahel_1.jpg">Sahel</a>) ou la forêt (<a href="http://www.cg12.fr/var/plain_site/storage/images/media/images_et_fichiers/fonds_d_ecran/aubrac/49365-1-fre-FR/aubrac_imagelarge.jpg">Aubrac</a>, <a href="http://img51.imageshack.us/img51/5523/ne2009414.jpg">Causses</a>).</p>
<h3>Recycler les nutriments pour limiter les prélèvements</h3>
<p>Naturellement, il n’est pas question de drainer la fertilité jusqu’à épuisement de l’environnement. Le principe fondamental est celui du recyclage des nutriments. Si mon voisin me donne du fumier pour mettre dans mon jardin, que j’y fais pousser tout ce que je mange, mais que j’ai des toilettes à eau raccordées à l’égout et que je jette mes déchets de cuisine à la benne, alors j’ai tout faux : la fertilité des prés de mon voisin part <a href="http://www.uneassociationparjour.com/images/2007/08/20/hmv">à la mer</a>.</p>
<p>A l’extrême, aucun nutriment ne devrait jamais s’échapper, d’où l’importance de la gestion des <a href="http://www.arpentnourricier.org/dimensionnement-dune-noue-swale/">eaux de ruissellement</a> pour limiter le lessivage : toute molécule soluble utile à la vie doit être soit piégée dans un humus, soit métabolisée par un organisme avant de quitter votre jardin. En gros, si l’eau qui s’écoule de votre terrain n’est pas potable, c’est que vous avez une fuite de fertilité (hors considérations de pollution chimique, naturellement).</p>
<h3>Trève de parlotte</h3>
<p>Tout ça pour dire que le voisin qui curait sa bergerie m’a proposé cet automne deux mètres cubes de fumier de brebis. Que je l’ai mélangé à plusieurs mètres cubes de feuilles mortes ramassées dans les rues du village à la fin de l’automne, et avec six mois de couches-culottes compostables usagées que j’avais soigneusement conservées pour l’occasion. Que j’ai mis le tout en tas, en vérifiant l’humidité “a vista de nas” (prononcer ‘abistodénas’) parce que je n’avais pas du tout envie de prendre à pleine main une poignée de fumier de brebis pour faire le test de l’éponge (un compost a le bon niveau d’humidité quand il est comparable à une éponge essorée). Que quinze jours après je suis allé constater que ça chauffait. Et que j’aurai une sacrée réserve de compost l’année prochaine.</p>
<h3>Ressources sur le compostage</h3>
<p>Il y en a à la pelle sur le net, je vous laisse <a href="http://www.google.fr/search?q=techniques+compostage">chercher</a>.<br />
En bonus, je vous laisse <a href="http://video.google.com/videoplay?docid=-4277983151382137579#">une vidéo didactique sympa</a></p>
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		<title>Commencer petit</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 21:19:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je suis en train de lire la “bible” de Patrick Whitefield : The Earth Care Manual — manuel de permaculture pour (la Grande Bretagne et) les climats tempérés. J’en ferai un commentaire plus complet quand j’aurai fini, mais je voulais vous faire partager tout de suite un petit passage que j’ai trouvé édifiant : Commencer [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/commencer-petit/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/wheatfields/2570345751/sizes/l/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/01/mykingdombywheatfieldsonflickr.jpg" alt="mykingdom by net_efekt on flickr" title="mykingdom by net_efekt on flickr" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-712" /></a></p>
<p>Je suis en train de lire la “bible” de Patrick Whitefield : <a href="http://transitionculture.org/essential-info/book-reviews/hand-sculptr/">The Earth Care Manual</a> — manuel de permaculture pour (la Grande Bretagne et) les climats tempérés. J’en ferai un commentaire plus complet quand j’aurai fini, mais je voulais vous faire partager tout de suite un petit passage que j’ai trouvé édifiant :<span id="more-711"></span></p>
<blockquote><p><strong>Commencer petit</strong><br />
Si comme moi vous avez passé du temps à essayer d’entretenir un potager juste un peu trop grand pour vous, vous comprendrez l’importance de ce conseil. J’étais toujours en train de courir sans jamais pouvoir faire quoi que ce soit aussi bien que j’aurais voulu. Une partie de la joie de jardiner s’en trouvait gâchée, et je ne me sentais pas satisfait de ce que j’avais fait. Je crois qu’en réalité j’aurais pu produire davantage de légumes si j’avais travaillé sur une superficie plus réduite.</p>
<p>Commencer petit est probablement le précepte le plus important pour quiconque débute au jardin. Robert Kourik estime que neuf mètres carrés, c’est à dire trois mètres par trois, correspond à la superficie <em>maximale</em> pour le potager du jardinier débutant. Il a l’air petit quand on le dessine. Mais quand on s’y met et qu’on commence à semer et à planter, à élaircir et à désherber, il semble de plus en plus grand. Quand vient le jour de cueillir ses légumes frais, il semble encore plus grand ! Plus le potager est petit, plus c’est facile de s’en occuper vraiment bien, et l’on produit souvent plus de légumes au mètre carré que dans un potager plus vaste. Rien ne réussit aussi bien que le succès. Les années suivantes, on peut agrandir la surface en toute connaissance de cause.
</p></blockquote>
<p>Voilà. C’est très clair. Ma belle-soeur a commencé avec 100 mètres carrés. Elle a tenu une demi-saison.<br />
J’ai commencé avec 8 mètres carrés. C’était vraiment une belle réussite pour un débutant. L’année d’après, je suis passé à environ 15 mètres carrés. Puis 25. Puis environ 40 l’année dernière. Et bien croyez-moi si vous le voulez, mais la meilleure année, c’était la première.</p>
<p>Pour la prochaine saison, je m’en tiendrai à une dizaine de mètres carrés ‘productifs’ que je bichonnerai. Le reste sera dévolu à l’expérimentation.</p>
<p>Et vous le potager, c’est combien de mètres carrés ? Et pour 2010, vous montez en gamme ou vous calmez les ambitions ?</p>
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		<title>Toilettes sèches — fait maison</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 06:29:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
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		<category><![CDATA[fertilité]]></category>
		<category><![CDATA[humanure]]></category>
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		<category><![CDATA[toilettes seches]]></category>

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		<description><![CDATA[Hémorragie de fertilité L’assainissement conventionnel est à mes yeux un symbole de notre mode de vie non-soutenable. En évacuant systématiquement par les égouts toutes nos déjections, nous exportons les nutriments de notre sol vers la mer. Laquelle mer n’en peut plus, tandis que nos sols nécessitent des apports toujours plus importants d’engrais chimiques pour compenser [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/toilettes-seches-fait-maison/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/toilettessechesdetail450.jpg" alt="toilettes seches (detail)" title="toilettes seches (detail)" width="450" height="253" class="center size-full wp-image-389" /></p>
<h3>Hémorragie de fertilité</h3>
<p>L’assainissement conventionnel est à mes yeux un symbole de notre mode de vie non-soutenable. En évacuant systématiquement par les égouts toutes nos déjections, nous exportons les nutriments de notre sol vers la mer. Laquelle mer <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_morte#Causes_du_ph.C3.A9nom.C3.A8ne">n’en peut plus</a>, tandis que nos sols nécessitent des apports toujours plus importants d’engrais chimiques pour compenser la perte.</p>
<p>Les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Toilettes_seches">toilettes sèches</a> sont un très bon moyen d’enrayer ce processus linéaire infernal et de reboucler la boucle. Avec des toilettes sèches, la fertilité de mon jardin s’accroîtra indéfiniment, <span id="more-379"></span>même quand je cesserai d’importer de la nourriture : les arbres iront puiser les nouveaux nutriments dans la roche, et tout le reste sera recyclé. Si toutefois je sais éviter l’érosion et le lessivage.</p>
<h3>Un étron, neuf litres d’eau potable, et quelques bacilles</h3>
<p>Les toilettes sèches ont au moins trois autres atouts majeurs :</p>
<ul>
<li>ils divisent par deux ou trois la consommation d’eau ;</li>
<li>ils réduisent considérablement des risques d’épidémies en ne mélangeant pas le choléra d’une famille avec l’E. Coli d’une autre dans les millions de litres du bouillon de culture cloacal ;</li>
<li>ils sont peu coûteux à installer : avoir deux ou trois toilettes n’est plus réservé aux familles aisées ;</li>
</ul>
<p>A ce titre, les toilettes sèches sont la solution universelle au problème de l’assainissement : n’écoutons plus les lobbies de la distribution et du traitement des eaux, lesquels trouvent souvent à s’exprimer par la bouche d’intervenants humanitaires qui ont du mal à reconnaître l’évidence. Ce n’est pas parce que depuis les Romains l’Occident a choisi une solution désastreuse qu’il faut imposer cette erreur au monde entier, surtout à ceux pour qui l’eau potable est trop précieuse pour se permettre de chier dedans.</p>
<h3>Un petit coin pour soulager la planète</h3>
<p><a href="http://eauphilane.monsite.orange.fr/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/11854-300x300.gif" alt="Un petit coin pour soulager la planète - Christophe Elain" title="Un petit coin pour soulager la planète - Christophe Elain" width="150" height="150" class="alignleft size-medium wp-image-380" /></a></p>
<p>Le <a href="http://eauphilane.monsite.orange.fr/">livre de Christophe Elain</a> est incontournable et vu son prix (10€), il se rembourse très vite en économies d’eau. Il traite le sujet sous de nombreux aspects et montre combien variées sont les techniques et les installations.</p>
<h3>Toilettes sèches transportables</h3>
<p>Le système le plus simple, c’est un seau sous une chaise percée, avec une réserve de sciure à côté. Je l’ai un peu amélioré pour le plaisir des yeux et le confort des fesses. Après avoir acheté trois seaux en plastique du même modèle, j’ai dessiné (avec l’excellent <a href="http://sketchup.google.com/intl/fr/" title="logiciel de croquis 3D gratuit">Google Sketchup</a>) le meuble qui irait autour : une manière de baquet, un plateau amovible, et une petite trape agrémentée d’une charnière en bois et d’un inimitable bouton de porte en porcelaine.</p>

<a href='http://www.arpentnourricier.org/toilettes-seches-fait-maison/toilettesseches11/' title='toilettesseches11'><img width="125" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/toilettesseches11-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="toilettesseches11" title="toilettesseches11" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/toilettes-seches-fait-maison/toilettesseches21/' title='toilettesseches21'><img width="125" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/toilettesseches21-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="toilettesseches21" title="toilettesseches21" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/toilettes-seches-fait-maison/toilettesseches31/' title='toilettesseches31'><img width="125" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/toilettesseches31-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="toilettesseches31" title="toilettesseches31" /></a>

<p>Je dispose maintenant d’un petit coin transportable, qui trouvera d’abord sa place sur le chantier derrière un paravent, puis peut-être un jour sous l’escalier, ou bien dans une chambre d’amis : pas de tuyau, pas d’attaches ; le toilette libre, quoi.</p>
<h3>Et les risques sanitaires ?</h3>
<p>La sciure, une fois enrichie en azote organique par nos soins, ira dans un tas de compost spécifique. Je ferai probablement deux cellules : une qui mûrit un an pendant que je remplis l’autre. Je ne vais probablement pas trop me stresser avec les proportions carbone/azote et la montée en température soi-disant nécessaire pour neutraliser les pathogènes. Pour ne pas me prendre la tête avec les risques sanitaires, j’ai prévu un petit manège.</p>
<p>Certes, j’avoue ne pas donner beaucoup de crédit aux mises en garde à ce sujet, quand on voit comment on s’amuse déjà à épandre la merde des vaches et des cochons dans les champs, à même notre nourriture. Notre écosystème entérique familial est nécessairement moins pathogène pour moi et les miens que la flore intestinale de mes voisins, sans parler de celle de leurs animaux.</p>
<p>Mais bon, comme on n’est jamais trop prudent quand ça ne coûte rien, j’irai mettre au pied des arbres de la haie le compost issu de la décomposition du produit des toilettes sèches. Et je récupèrerai mon offrande l’année suivante, quand après avoir taillé ma haie et broyé les rameaux, je mettrai le BRF au pied des courgettes.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/toilettesseches4.jpg" alt="Un petit besoin ?" title="Un petit besoin ?" width="450" height="253" class="center size-full wp-image-386" /></p>
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		<title>La cour idéale</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Mar 2008 22:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[croquis]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[cour]]></category>
		<category><![CDATA[paillage]]></category>
		<category><![CDATA[paysagiste]]></category>

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		<description><![CDATA[En prévision d’un article à venir, je livre ici sans plus de commentaires la version 1 du croquis de la cour. Ce croquis est en fait la superposition de trois dessins au crayon (le plan de base, les cheminements et les aménagements), combinés puis rehaussés par des touches de couleur façon aquarelle de paysagiste dans [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/la-cour-ideale/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En prévision d’un article à venir, je livre ici sans plus de commentaires la version 1 du croquis de la cour.</p>
<p>Ce croquis est en fait la superposition de trois dessins au crayon (le plan de base, les cheminements et les aménagements), combinés puis rehaussés par des touches de couleur façon aquarelle de paysagiste dans l’excellent <a href="http://www.gimp.org/" alt="site officiel du Gnu Image Manipulation Program" >Gimp</a> dont je commence seulement à comprendre le concept de calques.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2315474764/" title="CroquisCompletV1 de arpent nourricier, sur Flickr"><img class = "center" src="http://farm3.static.flickr.com/2212/2315474764_e87947247b.jpg" width="500" height="375" alt="CroquisCompletV1" /></a></p>
<p>Je suis content du résultat, et je compte bien ajouter d’autres croquis par la suite, dont les révisions successives de celui-ci, à mesure que la réalité écornera le rêve.</p>
<p>En attendant, rêvons.</p>
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		<title>Quel arpent nourricier ?</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 22:43:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[journal]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture biologique]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture naturelle]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
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		<category><![CDATA[retour à la terre]]></category>
		<category><![CDATA[verger]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a cinq ans, mon épouse et moi achetions une bâtisse à la toiture écaillée et aux planchers incertains, dans un village du Ségala aveyronnais, sur une colline cernée par les vallées escarpées du Viaur et du Céor. Autour de la maison, un pré de deux douzièmes d’hectare servait aux brebis et aux poules [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/quel-arpent-nourricier/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a cinq ans, mon épouse et moi achetions une bâtisse à la toiture écaillée et aux planchers incertains, dans un village du Ségala aveyronnais, sur une colline cernée par les vallées escarpées du Viaur et du Céor. Autour de la maison, un pré de deux douzièmes d’hectare servait aux brebis et aux poules des voisins. Le tout pour le prix d’une grosse voiture.</p>
<p>Débutants ambitieux –d’aucuns disaient inconscients– nous savions que la maison à rénover serait une aventure ; nous n’avions pas le moindre soupçon que le jardin nous attirerait dans une seconde aventure encore plus émouvante.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2008/01/panierdetomates_m.jpg" class="center" alt="Mon premier panier de tomates" /></p>
<p>Ceci est l’histoire de l’aventure du jardin, en partant du début, et de toutes les ramifications de ce jardin dans nos vies.</p>
<p>Bienvenue dans notre arpent nourricier.</p>
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