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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; BRF</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Bois raméal fragmenté made in Ségala</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 06:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est à l’occasion d’une journée de formation organisée par l’APABA (Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron) que Jacky Dupéty, le ‘pape’ du BRF* est passé nous voir dans notre Ségala profond. * BRF : bois raméal fragmenté = jeunes rameaux broyés qu’on épand au sol à l’automne sur 3 cm avant de [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameal-fragmente-made-in-segala/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à l’occasion d’une journée de formation organisée par l’<a href="http://apaba.fr/">APABA</a> (Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron) que <a href="http://fermedupouzat.free.fr/">Jacky Dupéty</a>, le ‘pape’ du <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/">BRF</a>* est passé nous voir dans notre Ségala profond.</p>
<p>* BRF : bois raméal fragmenté = jeunes rameaux broyés qu’on épand au sol à l’automne sur 3 cm avant de les incorporer en surface afin que les champignons qui s’y développement démultiplient la vie du sol en reproduisant le riche écosystème d’un sol de forêt. C’est probablement la méthode la plus rapide pour soigner un sol dégradé</p>
<p>Au menu : micro-conférences, broyage de branches de chêne (et un peu d’épine noire) avec le broyeur Jean Pain <a href="http://www.arpentnourricier.org/achat-collectif-dun-broyeur-de-branches/">acquis en collectif</a> par l’association ‘la Compagnie de l’Humus’ (qu’on pourrait appeler les humuites), visite du jardin de Stéphane, questions diverses et variées.<span id="more-1391"></span></p>
<p>J’ai déjà pas mal écrit sur le BRF et vous trouverez sur le net beaucoup de documentation (surtout en français, pour une fois), ainsi qu’au moins deux livres très bien faits. Voici quelques conseils issus des échanges avec Jacky Dupéty (mais qu’on peut probablement trouver au moins déjà en partie dans les livres) :</p>
<h3>Ne pas avoir peur des bois tanniques</h3>
<p>C’est une crainte qui revient souvent dans les discussions : le chêne et le châtaignier (lesquels dominent nos forêts et nos vieilles haies) seraient trop tanniques pour faire un bon BRF. Jacky nous dit qu’il broie essentiellement du chêne sur son causse quercynois, et qu’il n’y a pas vu de problème. Au contraire, dans la mesure où ces espèces sont des variétés des forêts matures (le climax), le BRF qui en résulte aurait plutôt la capacité à faire vivre dans le sol un écosystème plus mature, donc plus riche.</p>
<h3>Ne pas avoir peur de la faim d’azote</h3>
<p>Voilà, le mot est lâché — de toute façon, on ne peut pas parler de BRF sans que quelqu’un évoque cette fameuse faim d’azote. Il se trouve en effet que le BRF est riche en carbone, et que l’activité de vie du sol qu’il suscite via la croissance rapide de champignons a tendance à accaparer temporairement l’azote disponible dans le sol. Cet azote sera à nouveau disponible pour les plantes une fois que le nouvel écosystème est installé, au bout de quelques semaines.</p>
<p>C’est ce phénomène qui intimide bien des jardiniers, puisqu’on risque de voir les jeunes plants souffrir voire s’étioler (avant de repartir de plus belle s’ils sont encore en vie à la fin de l’épisode). Certains seraient tentés d’<em>azouter</em> un peu d’amendement à leur BRF pour ‘aider’, mais apparemment, il vaudrait mieux s’abstenir car les champignons supportent mal ce genre de dopants.</p>
<p>En fait, il faut répéter que ceci n’arrive qu’une fois : la première fois qu’on met du BRF sur une parcelle. Ensuite, quand l’écosystème est établi, tout se poursuit normalement, et il n’y aura pas de nouvelle faim d’azote lors de futurs épandages de BRF tous les 3 à 5 ans. Si en plus on prend soin d’épandre dès le début de l’automne (pour peu qu’il pleuve au lieu de faire 30 °C comme en ce moment), le phénomène prendra fin d’autant plus tôt au printemps suivant.</p>
<h3>Ne pas avoir peur des terres ‘lourdes’ ou acides</h3>
<p>Chez nous, le sol est assez argileux. J’ai eu écho par certains étudiants en maraîchage que le discours théorique qui circule serait que le BRF est bon en terrain calcaire, mais qu’il est moins efficace en sol acide ou lourd car il conduirait à une forme d’humus indisponible pour les plantes.</p>
<p>Je ne suis pas spécialiste des sols — Jacky Dupety non plus, comme il se plaît à le souligner — mais il y a quelques constats qu’on peut faire pour se rassurer quant à nos terres lourdes (et acides en ce qui concerne le Ségala). D’une part, ce sont des régions de forêt. Ici, une parcelle laissée en friche retourne à la forêt en quelques années. C’est donc quelque part que le sol forestier est l’état stable de notre écosystème. Si c’est le cas, il semble étrange que le BRF ne soit pas une bonne chose pour ce sol, à fortiori s’il s’agit de broyat d’espèces d’arbres environnantes. D’autre part, Jacky nous a fait part d’une expérience au Burkina sur un sol <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lat%C3%A9rite">latéritique</a> (sol tropical argileux lessivé, stérile, souvent acide et extrêmement dur), recouvert de BRF avant la saison des pluies, dans lequel les gens ont pu semer du mil et du sorgho dès la saison suivante.</p>
<h3>Pour que ça marche…</h3>
<p>Jacky a conclu en précisant que dans la plupart des expériences malheureuses de BRF qu’on lui a rapportées, le ratage s’expliquait par un non-respect des ‘préceptes’ :</p>
<ul>
<li>bois de feuillus</li>
<li>7 cm de diamètre maxi des branches</li>
<li>épandage en automne dans les 24 à 36 heures après broyage (<a href="http://www.arpentnourricier.org/la-lune-au-jardin-cest-bidon-et-pourtant/">pas besoin de s’occuper de la lune</a>)</li>
<li>couche de BRF de 3 à 5 cm</li>
<li>incorporation aux premiers centimètres du sol quand le mycélium (filaments blancs) a bien colonisé le BRF</li>
</ul>
<p>Je suis toujours assez méfiant quand on relève les menus écarts à une stricte orthodoxie pour expliquer les échecs d’un dogme, mais je me promets d’essayer proprement sur une planche du potager cet automne, en m’appliquant religieusement (et on comparera avec une planche témoin, peut-être pendant plusieurs saisons … dans mes rêves).</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/10/broyage-brf-apaba.jpg" rel="lightbox[1391]" title="broyage brf apaba"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/10/broyage-brf-apaba-450x253.jpg" alt="" title="broyage brf apaba" width="450" height="253" class="aligncenter size-medium wp-image-1393" /></a></p>
<h3>Poursuivre la lecture</h3>
<p>Dans l’arpent, suivez le <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">tag BRF</a>.</p>
<p>Ailleurs :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.google.fr/search?q=jacky+dupety&#038;ie=utf-8&#038;oe=utf-8&#038;aq=t&#038;rls=org.mozilla:fr:official&#038;client=firefox-a#q=jacky+dupety&#038;oe=utf-8&#038;rls=org.mozilla:fr:official&#038;client=firefox-a&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;hl=fr&#038;tbo=u&#038;tbm=vid&#038;source=og&#038;sa=N&#038;tab=wv&#038;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&#038;fp=b62a6677d21da383&#038;biw=1680&#038;bih=916">Vidéos de Jacky Dupéty</a></li>
<li><a href="http://www.amazon.fr/BRF-vous-connaissez-culture-vivant/dp/2913288685">Bouquin de Jacky Dupety</a></li>
<li><a href="http://jardinonssolvivant.fr/boutique/livre-brf">Le livre d’Elea Asselineau et Gilles Domenech</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Achat collectif d’un broyeur de branches</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/achat-collectif-dun-broyeur-de-branches/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/achat-collectif-dun-broyeur-de-branches/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 07 Apr 2011 20:53:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[initiatives]]></category>
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		<description><![CDATA[Un collectif s'est constitué autour d'un maraîcher des environs et d'une association pour acheter puis partager un bon petit broyeur de chez Jean Pain. Voici l'historique de la mise en place du projet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Ne plus rien brûler</h3>
<p>On ne brûle plus les déchets de taille. Le feu, outil principal de l’agriculteur et même du chasseur depuis des millénaires, est en passe d’être banni de nos pratiques agricoles au bénéfice de la digestion. Plutôt que l’énergie contenue dans la matière organique serve à chauffer l’air extérieur et que ses nutriments soient dégradés puis emportés dans l’air sous forme de gaz plus ou moins toxiques ou de particules, ou bien lessivés dans l’eau pour tous les minéraux solubles, on préfère maintenant que ce soit la vie qui profite de tout ça : <a href="http://www.arpentnourricier.org/portrait-allan-savory/">panse des ruminants</a> ou bactéries thermophiles du <a href="http://www.arpentnourricier.org/fertilite-importee/">tas de compost</a>,<a href="http://www.arpentnourricier.org/les-champignons-du-brf/"> champignons du sol</a>, vers de terre, et tous ces microbes du sol qui sont la flore intestinale de notreplanète. Tout ça pour accroître la fertilité de nos sols et éviter l’érosion. Car avant d’être mécanique (action du vent et de la pluie, comme on nous l’enseigne en CM1), l’érosion est d’abord nutritive : un sol mal nourri et malmené perd sa cohésion et à chaque orage perd des morceaux comme un lépreux.</p>
<p>Le <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">BRF</a> et le <a href="http://www.onpeutlefaire.com/fichestechniques/ft-jean-pain-broussailles.php">compost de broussailles</a> sont un excellent outil pour redonner de la structure à nos sols. Mais s’il est facile d’y mettre le feu, c’est une autre paire de manches quand il faut broyer les branches issues de chantiers de taille de haies ou les broussilles, avec à la clé du matériel plus lourd qu’une boîte d’allumettes.<span id="more-1293"></span></p>
<p>J’avais il y a quelques années acheté un <a href="http://www.arpentnourricier.org/mon-premier-brf/">petit broyeur </a>d’entrée de gamme pour découvrir <a href="http://www.info-brf.com/forum/">le BRF</a>. Force m’a été de constater que dès qu’on veut broyer autre chose que de jeunes rameaux pas plus gros que le pouce, ce broyeur est de peu d’utilité. Je l’ai donc donné à un copain qui n’a qu’un tout petit jardin. Et de mon côté, j’ai trop souvent l’utilité d’un broyeur et pour de trop petits volumes pour qu’il soit rentable de recourir à un prestataire ou bien de louer un gros broyeur.</p>
<h3>Mise en place du collectif</h3>
<p>Je m’apprêtais à acheter un truc un peu plus gros à 700 ou 1000€ quand j’ai eu l’occasion de participer à une initiative salutaire. Un amapien des environs lançait l’idée d’acheter en collectif un bon petit broyeur thermique. En trouvant une vingtaine de participants qui seraient prêts à y mettre 300€ chacun (c’est à dire le prix d’un mini broyeur de jardin comme celui dont je venais de me débarrasser), on pouvait acheter du matériel estampillé <a href="http://www.jean-pain.com/histo-jean-pain.html">Jean Pain</a> et capable de passer des branches de 7cm de diamètre avec fourches et noeuds sans souffrir. 7 cm, c’est le diamètre maxi pour que les copeaux de bois soient encore nutritifs pour le sol. Au-delà, mieux vaut en faire des piquets ou du bois de chauffage de toute façon.</p>
<p>Il nous a fallu un an pour mettre sur pied le schéma de fonctionnement, pour rassembler assez de volontaires, et finalement pour préparer un dossier de financement (prêt relais, collectif lui aussi) pour pouvoir acheter le matériel avant d’avoir tout-à-fait assez de volontaires.</p>
<p>Voici en quelques traits les principes généraux de notre arrangement afin que d’autres initiatives similaires puissent nous imiter (ou au contraire s’en démarquer, selon votre situation).</p>
<p>On n’a pas été tellement les bienvenus pour se joindre à une CUMA du coin (il y avait parmi nous une minorité d’agriculteurs, et aucun agriculteur ‘conventionnel’), donc on a opté pour monter quelque chose de notre côté. Pour éviter les contraintes d’une indivision, le broyeur est la propriété de l’association, et les participants sont tous adhérents de l’association. A mesure qu’il y aura de nouveaux entrants, on pourra rembourser le prêt relais aux généreux prêteurs. Quand on atteint le nombre maximum de parts, on ne prend plus de nouveaux entrants, pour que le collectif reste gérable en nombre.</p>
<p>Prendre une part permet de disposer du broyeur quand on veut, pour la durée qu’on veut, pourvu qu’on le réserve à l’avance (l’un des participants tient un carnet de réservations). En revanche, cela ne dispense pas d’une participation horaire forfaitaire (en plus de l’essence) pour couvrir les frais d’entretien et d’amortissement. Les premières estimations ont fixé ce coût à environ 6€/h, ce qui revient donc en gros à 5 fois moins cher que de louer un matériel équivalent. Ces sous permettent aussi de gérer une petite cagnotte pour que l’association puisse temporairement racheter les parts de ceux qui voudraient se retirer. </p>
<p>Les participants sont d’origine diverses. Certains sont des paysans qui ont des bois et des terres, certains ont des jardins mais pas de bois, certains ont des bois mais pas de terres, certains n’ont ni bois ni terres mais veulent donner un coup de pouce à ce genre d’initiatives… L’intérêt du collectif n’est pas seulement de financer l’achat puis l’entretien du broyeur, mais aussi de permettre des chantiers collectifs de taille et de broyage. Ainsi, celui qui n’a pas de bois peut aller filer un coup de main chez un autre qui a besoin d’un bon débroussaillage, et repartir avec une remorque de BRF.</p>
<p>On a décidé de ne pas le proposer en location à l’extérieur pour ne pas chercher à concurrencer les professionnels, ne pas risquer des problèmes de détérioration et d’assurance, et encourager les personnes intéressées à participer au collectif plutôt qu’à rester consommatrices. Par contre, rien n’empêche les membres du collectif de s’attaquer à un chantier de broyage en leur nom propre pour aider un non-participant à se débarrasser de ses branchages, moyennant arrangement ad hoc.</p>
<p>Lors d’une réunion récente de bouclage du projet, il y avait même un représentant de l’association <a href="http://aveyron-environnement.com/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=80" class="broken_link">Arbres Haies et Paysages de l’Aveyron</a>, qui trouve ce genre d’initiatives intéressantes pour arriver à convaincre les agriculteurs de laisser pousser les haies : plus il y a de broyeurs dans le territoire, et plus il sera facile d’entretenir les haies plutôt que de les arracher ou les <a href="http://www.arpentnourricier.org/massacre-a-lepareuse/">raboter à l’épareuse</a>.</p>
<h3>L’inauguration</h3>
<p>Le broyeur vient d’être livré, et les premiers essais sont tout à fait concluants. Le choix s’était porté sur un broyeur Jean Pain 450 avec moteur thermique intégré et aussi avec prise de force, pour les raisons suivantes :</p>
<ul>
<li>facilité d’entretien</li>
<li>facilité de déplacement (en particulier en forêt)</li>
<li>grande expérience du fabricant vis-à-vis des techniques de BRF et compostage</li>
<li>le moteur intégré pour ceux qui n’ont pas de tracteur</li>
<li>la prise de force pour ceux qui ont un tracteur</li>
</ul>
<p>En théorie, le <a href="http://www.jean-pain.com/super-pain-450.php">modèle 450</a> est capable de passer des bois de 12cm (en retenant les branches pour soulager le moteur de 14cv). Le choix d’un modèle surdimensionné par rapport au strict besoin de pouvoir broyer des diamètres de 7cm est motivé par le fonctionnement en collectif : on ne veut pas que quelqu’un puisse malmener la machine par mégarde.</p>
<p>A suivre quand on aura fait nos premiers chantiers…</p>
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		<item>
		<title>Haie sèche — la cloture du pauvre</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 11:31:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette saison, plutôt que de laisser mes poules enfermées dans le tracteur à poules, j’ai décidé de cantonner la production de légumes à une zone restreinte et de cloturer la zone. Tant qu’à faire, la cloture doit servir de brise-vent et encourager la biodiversité. Ceci exclut le grillage moche, et comme je n’ai pas le [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/haie-seche-la-cloture-du-pauvre/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/07/haie-seche.jpg" alt="" title="haie seche" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-1072" /></p>
<p>Cette saison, plutôt que de laisser mes poules enfermées dans le tracteur à poules, j’ai décidé de cantonner la production de légumes à une zone restreinte et de cloturer la zone. Tant qu’à faire, la cloture doit servir de brise-vent et encourager la biodiversité. Ceci exclut le grillage moche, et comme je n’ai pas le temps d’ériger un mur de jardin de curé (et que je n’aime pas faire des <a href="http://www.arpentnourricier.org/rien-en-dur-au-jardin/">aménagements en dur</a> au jardin), il me fallait trouver à fabriquer une cloture avec des végétaux.</p>
<p>La première idée est la <a href="http://www.parsonshurdles.co.uk/">palissade médiévale</a>, avec des piquets de châtaigner et des baguettes de noisetier fendues tressées en travers. Mais je n’avais pas les baguettes. Une autre idée est la <a href="http://jpmartine.free.fr/spip/IMG/jpg/osier7.jpg">haie vivante de saules</a> tressés. J’essayerai un jour. La troisième idée m’a été inspirée de la lecture <a href="http://hedgewizardsdiary.blogspot.com/2008/01/making-dead-hedge.html">d’un blog</a>, qui appelle cette technique “dry hedge” ou “dead hedge” (haie sèche, ou haie morte) : il s’agit d’une cloture de branchages entremêlés tassés entre deux rangées de piquets. <span id="more-1071"></span></p>
<p>En vous aidant d’une barre à mine, plantez une première rangée de piquets (un diamètre de 3 à 4 cm pour les piquets est suffisant) à raison d’un piquet environ tous les mètres. Plantez ensuite une deuxième rangée parallèle, à 15 cm de distance ou davantage, avec les piquets décalés de moitié par rappoprt aux premiers (ou pas). Remplissez ensuite l’espace entre les piquets avec des branchages : une utilisation idéale pour les rameaux trop épineux ou trop tordus pour être broyés en <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf">BRF</a>. A mesure qu’on monte, il n’est pas besoin de tant tasser. On peut chercher à entremêler les rameaux au maximum pour augmenter la cohésion. Pour la hauteur, c’est vous qui voyez — ça dépend si vous voulez enfermer les bêtes dedans ou dehors. Si la cloture est assez ajourée en haut, c’est idéal pour freiner la force du vent sans faire de tourbillons et ça coupe moins la vue.</p>
<p>Une fois la hauteur atteinte, passez un fil de fer ou tout autre lien en zigzag d’un piquet à l’autre sur le haut afin d’éviter qu’ils ne s’écartent.</p>
<p>Attention, cette technique consomme <em>beaucoup</em> de branchages. Une cloture de 15cm d’épaisseur et de 1m50 de haut consomme 2m3 de branchages tassés pour dix mètres linéaires. Ce qui doit représenter environ trois fois plus de volume quand les branchages sont juste posés en tas. C’est à dire que pour mes vingt-cinq mètres linéaires, il m’a fallu un tas de branchages d’environ 6m x 2m x 2m. Ca tombait bien, j’avais justement des tas de branchages imbroyables et inemployés, dont les rameaux épineux de deux aubépines que je venais d’élaguer un peu sévèrement.</p>
<p>Cette structure s’entretient facilement. A mesure que les branchages se décomposent et se tassent, il est toujours possible d’en rajouter par en haut. On peut même insérer des rameaux supplémentaires par le côté pour reboucher un trou. Et quand un piquet faiblit, il suffit de le doubler. Et quand le liseron grimpe dessus, on l’arrache d’en bas.</p>
<p>Mais le mieux est peut-être de prévoir à long terme et sous la haie morte disposer des châtaignes, des noisettes, des baies de sureau ou d’aubépine, les samarres du frêne, et de laisser la cloture protéger la croissance des petits arbres qui vous feront une haie vive quand la haie morte aura vécu.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Une haie de saules en bas du jardin</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/une-haie-de-saules-en-bas-du-jardin/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 08:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[taillis]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon terrain est en haut d’une colline. Je n’ai qu’environ 40 cm de terre par dessus la roche, et le tout est en pente douce vers le bas du jardin et vers la rue. S’il pleut un peu fort, je suis sûr qu’il y a du lessivage, et que l’eau gorgée de nutriments percole doucement [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/une-haie-de-saules-en-bas-du-jardin/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/haie-saules.jpg" alt="" title="haie saules" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-906" /></p>
<p>Mon terrain est en haut d’une colline. Je n’ai qu’environ 40 cm de terre par dessus la roche, et le tout est en pente douce vers le bas du jardin et vers la rue. S’il pleut un peu fort, je suis sûr qu’il y a du lessivage, et que l’eau gorgée de nutriments percole doucement à la surface de la dalle de schiste, vers le bas du jardin, et vers la rue. Si je mets des haies à ces deux endroits, elles retiendront une partie de l’eau et des nutriments, et je n’aurai qu’à me servir sous forme de feuilles pour <a href="http://www.arpentnourricier.org/bienvenue-a-mirabelle/">la chèvre</a> et de <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">branchages à broyer</a>.</p>
<p>J’ai déjà commencé à installer des <a href="http://www.arpentnourricier.org/des-plants-gratuits-pour-une-haie-champetre/">arbres le long de la rue</a>, il me fallait une haie en bas du jardin.<span id="more-925"></span></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385863532/sizes/o/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/05/coupeHaieDeSaules.jpg" alt="" title="haie de saules pour piéger les nutriments" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-928" /></a></p>
<p>C’est la deuxième année que j’essaie. L’année dernière, j’avais procédé trop tard, dans une terre trop sèche et qui n’avait pas été aérée.</p>
<p>Cette année, j’ai posé des cartons sur le sol dès l’automne afin que les bestioles aèrent la terre, et j’ai planté les boutures en janvier.</p>
<p>Enfoncer puis retirer une tige de fer (genre tuteur à tomates), planter un brin de saule. Tous les 70 cm. Sur deux rangs. Rien de plus simple. Toutes les ressources sur le sujet recommandent le travail préalable du sol. Je suis convaincu que dans le cas de ma terre, ça aurait été contre-productif. En effet, le bas de mon jardin est une prairie naturelle laissée à elle-même depuis trois ans. Il y a au moins dix centimètres de paillage spontané par les graminées de l’année dernière, au travers de laquelle poussent les jeunes brins d’herbe de l’année. Avec les cartons que j’avais disposés au sol, ça a encore davantage favorisé l’aération par les bestioles. Le sol est parfaitement ameubli, et j’enfonce un tuteur à tomates comme dans du beurre, jusqu’à la roche à 40-50cm. Retourner le sol aurait ramené les mauvaises herbes, et en particulier le liseron, qui paraît-il est l’ennemi du saule.</p>
<p>Les boutures, je les avais trouvées dans le fossé de drainage le long de la route. C’est un endroit qui est à l’ombre une bonne partie de la journée, comme le bas de mon jardin, avec des périodes humides et des périodes sèches. Les saules qui y poussent sont rasés chaque année par le cantonnier. Je suis donc allé avec mon sécateur me prendre une botte d’une cinquantaine de brins gros comme le petit doigt, avant le passage de <a href="http://www.arpentnourricier.org/massacre-a-lepareuse/">l’épareuse</a>.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/05/IMG_3382.jpg" alt="" title="boutures de saule" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-926" /></p>
<p>Comme je n’avais pas le temps de m’en occuper de suite, les brins sont restés les pieds dans l’eau dans un seau pendant près de deux semaines. C’était l’hiver, je pense qu’ils n’y ont vu que du feu.</p>
<p>Voici le joli mois de mai (à part les trois centimètres de neige de ce matin), et cette fois, c’est gagné. L’hiver prochain, je taillerai la première rangée, puis l’hiver suivant la seconde, et comme ça un an sur deux. J’aurai toujours une rangée pour cacher le poulailler de la voisine.</p>
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		<title>Sol boueux cherche bois broyé</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jan 2009 06:21:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[bois broyé]]></category>
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		<description><![CDATA[Ma cour boueuse Evoquons ma cour en quelques mots. Elle est encoignée dans une maison en L, faisant face au Sud-Est. Le sol est un mélange d’argile, de rares pousses de graminées et de pourpier, de cailloux 30/40 rescapés du chantier, de chutes de lauzes, de plaques de schiste pourri se détachant de la roche [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/sol-boueux-cherche-bois-broye/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/tasdebrf450x250.jpg" alt="tas de BRF" title="tas de BRF" width="450" height="250" class="center" /></p>
<h3>Ma cour boueuse</h3>
<p>Evoquons <a href="http://www.arpentnourricier.org/broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/">ma cour</a> en quelques mots. Elle est encoignée dans une maison en L, faisant face au Sud-Est. Le sol est un mélange d’argile, de rares pousses de graminées et de pourpier, de cailloux 30/40 rescapés du chantier, de chutes de lauzes, de plaques de schiste pourri se détachant de la roche qui affleure par endroits. Elle reçoit la pluie de quatre demi-toits, triplant sa pluviométrie apparente : esthétique oblige, il n’y a pas de gouttières. En hiver, elle se transforme en vaste flaque boueuse un jour sur deux.</p>
<p>Cela fait déjà plusieurs années <span id="more-94"></span>que j’ai choisi le <a href="http://www.arpentnourricier.org/broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/">revêtement de sol pour la cour</a> : ni béton lavé, ni calade en galets, ni chape de chaux, ni graviers, ni plateforme en teck, ni dalles de calcaire, mais des copeaux. Il m’a fallu un certain temps pour mettre mon idée à exécution, ce qui m’a permis d’être entre-temps conforté par de beaux exemples, en particulier le <a href="http://www.brittanycountrygite.com/images/gitegarden.jpg">jardinet du gîte de Stuart &amp; Gabrielle</a>. Notons que j’emploie ici le terme de copeaux plutôt que de <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/">BRF</a>, dans la mesure où il n’est nul besoin que les bois soient fins, ni qu’ils soient majoritairement constitués de feuillus.</p>
<p>J’avais d’abord essayé de faire ces copeaux moi-même avec un <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2320428351/">petit broyeur électrique</a>. La boue avait déjà bien diminué, mais je n’aurais jamais pu arriver à produire les six mètres cubes que le paysagiste est venu me verser fin décembre.</p>
<p>En trois coups de petit râteau, voilà la cour métamorphosée.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/courbrf450x250.jpg" alt="bois broyé dans la cour" title="bois broyé dans la cour" width="450" height="250" class="center" /></p>
<h3>Les mille mérites des copeaux en revêtement de sol</h3>
<p>Il y a mille intérêts à utiliser des copeaux en couverture de sol. Enumérons-en quelques-uns :</p>
<ol>
<li>c’est pas cher : 1€60 le mètre carré (pour 10 cm d’épaisseur)</li>
<li>c’est flexible et réversible : je n’aurai qu’à pousser les copeaux quand je voudrai faire d’autres aménagements dans la cour. Et si je me lasse des copeaux, ils trouveront leur place au jardin comme du BRF</li>
<li>c’est écologique : à 0.1 litre de combustible fossile par mètre carré transport compris (voir estimation sur le sens de l’humus), l’énergie grise est imbattable</li>
<li>c’est drainant : pas besoin de m’embêter à faire un caniveau et des drains — il suffit que le terrain soit légèrement en pente vers le jardin et je n’aurai plus jamais de boue</li>
<li>c’est climatisant : l’hiver, on ne risque pas de glisser sur du verglas ; l’été, l’humidité maintient la fraîcheur</li>
<li>c’est désodorisant : il faut aimer l’odeur de forêt — on peut favoriser les copeaux de conifères, qui ont une odeur plus aromatique</li>
<li>c’est beau : la texture camaïeu est inimitable et change au gré des saisons</li>
<li>c’est facile à mettre en oeuvre : un rateau suffit — compter cinquante mètres carrés en une heure de travail</li>
<li>c’est peu salissant : jamais de balai, jamais de kärcher, jamais de lasure, et jamais de taches de merlot ou de graisse de barbecue lors des repas d’été</li>
<li>c’est assainissant : si un chien ou un chat vient à y faire ses besoins, il suffit d’enfouir l’objet du délit et la vie du sol s’en régalera</li>
<li>c’est incassable : on peut y garer la voiture ; on peut y laisser choir une masse sans risques de fissures</li>
<li>c’est fertile : j’ai couvert ma misérable terre directement, sans interposer une quelconque barrière à adventices (ni bâche ni cartons). En-dessous, le bois sera lentement dégradé par les champignons et le nouvel humus se mélangera au peu d’argile pour faire un sol prodigieux. Je suis sûr qu’il y poussera de splendides plantes spontanées dès le printemps (que je n’arracherai qu’au cas par cas). Je vais même probablement semer des graines de prairie fleurie ou de fleurs de la forêt, pour un plus bel effet. Je trouve assurément plus agréable d’avoir de la nature au pied de la maison qu’une cour stérile, et tant pis si ça ne fait pas ‘propre’.</li>
<li>c’est doux : le moelleux est très agréable, et parfaitement indiqué pour les chutes des jeunes enfants</li>
<li>c’est polyvalent : la cour, les chemins, les marches du perron, le paillage des fleurs</li>
<li>c’est panachable : j’ai fait un perron en vieux chevrons et en lauzes pour entrer dans la maison sans ramener trop de bois — le mariage est visuellement très satisfaisant</li>
<li>c’est renouvelable : d’ailleurs, il faudra certainement le renouveler au moins partiellement dans trois ou quatre ans</li>
</ol>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/perron450x250.jpg" alt="Le perron en chevrons et lauzes" title="Le perron en chevrons et lauzes" width="450" height="250" class="center" /></p>
<h3>Appel aux urbanistes</h3>
<p>Pour finir, si un paysagiste ou un urbaniste lit ces lignes, je voudrais le convaincre que c’est un matériau rêvé pour des sentiers, des squares, et toutes zones passablement piétinées, qui ne risquent plus de devenir boueuses ni glissantes. Bordez ces chemins de haies, et vous aurez le matériau à portée de main la prochaine fois qu’il faudra refaire un apport de copeaux. Il ne resterait qu’à savoir faire un moteur à bois (cycle de stirling ?) pour le broyeur, et nous aurions une solution quasiment 100% renouvelable.</p>
<p>Je me prends à rêver aux routes du futur : un chemin creux protégé du soleil et des intempéries par deux haies champêtres, recouvert de copeaux récoltés sur les haies par une machine qui en une seule passe retaille le tunnel de verdure par l’intérieur, broie les branches ainsi coupées, puis étale les copeaux neufs derrière elle. Des routes qui seraient des odes à la lenteur, des corridors de biodiversité, des réserves de fertilité, et de formidables gisements de champignons.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/chemin_creux.jpg" alt="Chemin creux" title="Chemin creux" width="450" height="600" class="center" /></p>
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		<title>BRF d’été à la main avec les feuilles</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/brf-dete-a-la-main-avec-les-feuilles/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 07:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[BRF]]></category>
		<category><![CDATA[Ramial wood chips]]></category>
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		<category><![CDATA[tilleul]]></category>

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		<description><![CDATA[Donc mon voisin était en train d’abattre deux tilleuls qui menaçaient les lignes électriques. Au milieu du village, coincée entre une maison et un appentis, il y a une minuscule parcelle triangulaire de quatre mètres sur quatre, résultat d’un improbable jeu de successions, et qui ne reçoit la visite de son propriétaire qu’à la Saint-Glinglin, [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/brf-dete-a-la-main-avec-les-feuilles/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Donc mon voisin était en train d’abattre deux tilleuls qui menaçaient les lignes électriques.</p>
<p>Au milieu du village, coincée entre une maison et un appentis, il y a une minuscule parcelle triangulaire de quatre mètres sur quatre, résultat d’un improbable jeu de successions, et qui ne reçoit la visite de son propriétaire qu’à la Saint-Glinglin, et encore pas tous les ans. Lequel propriétaire, mis en demeure par les agents de la maintenance du réseau de distribution d’électricité de raccourcir les deux tilleuls, avait alors demandé à mon voisin, dont la propriété jouxte la parcelle des tilleuls, et qui fait aussi le bûcheron,<br />
de s’en charger, en échange de quoi il pourrait garder le produit de l’abattage pour enrichir sa réserve de bois.</p>
<p>Ce soir-là en rentrant chez moi, je me retrouvai donc nez à nez avec une barricade de branchages de tilleul barrant entièrement la rue. Je contourne la barricade, et comme tout badaud qui se respecte, je viens observer l’opération, puis commenter, puis donner un coup de main. Comme le voisin m’avait déjà vu par le passé récupérer des branchages pour les broyer, il ne fut pas long à me proposer de disposer du tas qui barrait la route. Il me dit qu’il s’apprêtait à faire plusieurs allers-retours avec le tracto vers son pré au bout du village pour y décharger le tas, puis le brûler plus tard, mais qu’à tout prendre, ça lui ferait moins de boulot de s’en débarrasser dans mon jardin, qui était au bout de la rue.</p>
<p>En à peine plus de temps qu’il n’en faut pour le dire, le tas fut déplacé vers mon jardin. Et puis comme mon voisin est l’homme le plus généreux du village, il a aussi déplacé tout le reste du bois, y compris les grosses billes du tronc des tilleuls. Il me resterait à le débiter, le refendre et le laisser sécher. Quant aux branchages, il me restait à les broyer.</p>
<h3>Préparation</h3>
<p>J’ai préparé le tas de branchages de la façon suivante : comme mon gros sécateur coupe des branches d’un diamètre de quatre centimètres maximum, et que c’est aussi le diamètre maximum qu’accepte mon broyeur, il me suffisait de couper tous les rameaux d’un diamètre inférieur, et de les mettre en tas bien rangé. De l’autre côté, il ne me reste que les plus gros diamètres, qui une fois tronçonnés, nous chaufferont l’hiver.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2714104147/" title="branchages de tilleul avant broyage de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3133/2714104147_c03874dd68_m.jpg" width="240" height="160" alt="branchages de tilleul avant broyage" /></a></p>
<h3>Broyage</h3>
<p>La faiblesse de mon petit broyeur électrique, c’est l’usure des couteaux. Mais là, je venais de les retourner (avec force dégrippant et jurons), ce qui fit du broyage une vraie partie de plaisir. Les branches étaient bien rectilignes, tout était avalé en douceur, et j’ai broyé environ un mètre cube en deux ou trois sessions d’une heure.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2714916500/" title="BRF de tilleul frais de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center"  src="http://farm4.static.flickr.com/3243/2714916500_4a6792c92d_m.jpg" width="240" height="160" alt="BRF de tilleul frais" /></a></p>
<p>La nouveauté, c’était l’abondance de feuilles et de sève, qui donnait une odeur incomparable. Je ne sais pas si le BRF de bois en pleine végétation est bénéfique (davantage de nutriments, d’humidité, d’azote) ou néfaste (le bois qui tombe au sol en forêt est généralement mort, donc on s’éloigne encore davantage du fonctionnement naturel), mais en tout cas, il est bien beau et sent bien bon.</p>
<h3>Emploi</h3>
<p>Comme je ne voulais pas perdre la fraîcheur de cette ressource inattendue, j’ai dégagé une zone d’environ trente mètres carrés dans la prairie récemment fauchée, sur laquelle j’ai épandu le broyat sans autre forme de procès. Il était temps : le BRF était sotcké en tas depuis à peine une semaine, et le processus de compostage avait déjà bien débuté. Au milieu du tas, on se brûlait la main. Plus sur les bords, de la barbapapa blanche avait déjà commencé à agréger les fragments. J’imagine que c’est du mycélium.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2714103859/" title="tas de bois raméal fragmenté de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3210/2714103859_61ba5e74c8_m.jpg" width="240" height="160" alt="tas de bois raméal fragmenté" /></a></p>
<p>Par dessus le BRF, des cartons, récupérés à la déchetterie du coin (dont je suis progressivement devenu un client net). Et par dessus les cartons, trente centimètres de foin de ma prairie. Je vais laisser agir et je vous tiendrai au courant de la tournure que ça prend. J’imagine laisser l’endroit tout l’hiver et semer au printemps (patates, maïs, courges, pois, fèves, que sais-je encore..). A suivre, donc.</p>
<h3>Lire aussi</h3>
<p>Les autres articles de l’arpent <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">sur le BRF</a></p>
<h3>Liens externes</h3>
<p><a href="http://senshumus.wordpress.com/2008/08/04/brf-partout-adventices-nulle-part/" title="Le dernier article du Sens de l'Humus sur le BRF qui gagne du terrain">Le BRF gagne du terrain</a><br />
<a href="http://lesjardinsdebrf.com/" title="Les jardins de BRF, un site avec forum consacré au BRF">Jardins de brf</a><br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Jacky Dupéty</a><br />
La page ressources du site aggra.org<br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Le blog de Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/">Les jardins de BRF</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_ram%C3%A9al_fragment%C3%A9">L’article de Wikipédia</a><br />
<a href="senshumus.wordpress.com/2007/10/30/explorer-les-limites-du-brf/ " class="broken_link">Discussion sur les limites du BRF, au Sens de l’Humus</a><br />
<a href="http://www.arbre-et-paysage32.com/pdf/page04/livret_BRF_AP32.pdf">Les BRF et les haies — fiche PDF — arbres et paysage du Gers</a></p>
<h3>Vidéos sur le BRF</h3>
<p>Comme les liens dailymotion et youtube vont et viennent, je vous propose simplement la <a href="http://www.google.fr/search?gcx=w&#038;sourceid=chrome&#038;client=ubuntu&#038;channel=cs&#038;ie=UTF-8&#038;q=BRF+bois+fragment%C3%A9#gcx=w&#038;client=ubuntu&#038;channel=cs&#038;q=BRF+bois+fragment%C3%A9&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;hl=fr&#038;tbo=u&#038;tbm=vid&#038;source=og&#038;sa=N&#038;tab=wv&#038;ei=5lMqT6fQDomUOs-m9PsN&#038;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&#038;fp=89b414756fc62fd&#038;biw=1680&#038;bih=938">requête google “BRF bois fragmenté“</a><br />
<a href="http://terreaterre.ww7.be/agriculture-sans-eau.html">L’émission Terre à Terre consacrée au BRF (audio — MP3)</a></p>
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		<title>Utiliser l’aubier de feuillus pour imiter les BRF ?</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 20:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[mycélium]]></category>
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		<description><![CDATA[La conférence sur les BRF du 29 Mars 2008 à Rodez J’ai assisté il y a quelques semaines à la conférence (applaudissez, c’était sa première !) d’Eléa Asselineau (alias Lili Revival) au lycée agricole de La Roque à Rodez. Plus que la partie magistrale (où l’on retrouvait essentiellement le contenu du livre que j’avais déjà [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>La conférence sur les BRF du 29 Mars 2008 à Rodez</h3>
<p>J’ai assisté il y a quelques semaines à la <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/article.php3?id_article=70" title="Annonce de la conférence">conférence</a> (applaudissez, c’était sa première !) d’<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/" title="Son site : les jardins de BRF">Eléa Asselineau</a> (alias <a href="http://andre.emmanuel.free.fr/phpBB2/profile.php?mode=viewprofile&amp;u=4" title="Profil d&#039;Eléa sur le forum des jardins de BRF" class="broken_link">Lili Revival</a>) au <a href="http://www.legta.laroque.educagri.fr/default.htm" title="Site officiel du lycée">lycée agricole de La Roque</a> à Rodez.</p>
<p>Plus que la partie magistrale (où l’on retrouvait essentiellement le contenu du <a href="http://brfdelarbreausol.blogspot.com/" title="le blog du livre De l'arbre au sol - les bois raméaux fragmentés">livre</a> que j’avais déjà lu, avec quelques histoires personnelles en plus), c’était pour rencontrer les gens que j’y allais. Je n’ai pas été déçu. <span id="more-29"></span>Il y avait mes amis de la <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/article.php3?id_article=112" title="La compagnie de l'humus, sur le site de biodiva">compagnie de l’humus</a>, il y avait l’association <a href="http://biodiva.free.fr/" title="pour la promotion de la biodiversité au jardin familial">biodiva</a>, il y avait un responsable du lycée agricole, très ouvert et très actif (que j’avais déjà rencontré auparavant, mais dont je n’ai toujours pas retenu le nom [note du 22.04.08 : c’est Franck Bocher]), il y avait <a href="mailto:association-ahp12@voila.fr" title="En attendant un site">Sophie Hugonnenc</a>, de l’association Arbres, Haies et Paysages de l’Aveyron, et d’autres personnes fort intéressantes même si je n’ai pas eu le temps de collecter leurs noms. Et il y avait <a href="http://lilirevival.spaces.live.com/" class="broken_link">Eléa Asselineau</a>. L’échange de questions-réponses a été très enrichissant, ainsi que les discussions spontanées et les prises de contact qui ont suivi.</p>
<p>Mais je m’égare. Je relatais la conférence simplement pour faire part d’une idée que j’ai eue, que j’ai soulevée dans les questions-réponses, qui a reçu un bon accueil, et qui mériterait sans doute d’être essayée.</p>
<h3>Utiliser l’aubier de feuillus comme BRF</h3>
<p>Il y a deux ans, j’avais commandé du bois de chauffe auprès de la grosse scierie du coin. Comme je ne savais pas quand ma maison serait correctement isolée, ni quand le poêle définitif serait installé, j’ai opté pour l’option la moins chère, et la scierie m’a livré vingt-huit stères de <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2325199134/in/set-72157604057489016/" title="mon croquis sur Flickr">dosses de sciage</a>.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2416360919/" title="IMG_2084 de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3068/2416360919_8fa2789892_m.jpg" width="240" height="160" alt="IMG_2084" /></a></p>
<p>Je me suis retrouvé avec un tas de six mètres de long, trois mètres de large et presque deux mètres de hauteur dans le jardin. Un monticule particulièrement disgracieux et encombrant. Comme je me suis contenté de débiter le tas au fur et à mesure des besoins, le tas est demeuré tel quel pendant quasiment deux ans. C’est seulement maintenant que j’en viens finalement à bout, et que je découvre le sol qui était resté couvert tout ce temps.</p>
<p>Ce sol est d’un spectaculaire brun-noir granuleux, plein de galeries de toutes les tailles, doux au toucher et sous les pas, et quasiment pas collant, même après la pluie. C’est presque contre-intuitif. Mon terrain est en effet très argileux (nous sommes sur un plateau schisteux, une terre argileuse et acide), et dès qu’on y marche ou qu’on y roule, la terre se transforme en infâme gadoue marron clair. Sous ce tas de bois extrèmement lourd, on pourrait imaginer la terre toute compactée par deux ans de tassement. Et c’est le contraire qui se produit.</p>
<p>Retrospectivement, maintenant que j’ai lu plus de choses sur le fonctionnement des sols, les effets bénéfiques du tas sont très compréhensibles :</p>
<ul>
<li>il empêche le passage, donc prévient le tassement ;</li>
<li>il offre un abri aux petites bêtes qui creusent des galeries ;</li>
<li>il agit comme un paillage et protège la surface du froid, de la pluie, du vent ;</li>
</ul>
<p>Mais il reste une question : pour entretenir toute cette vie qui remue et amende le sol, il faut que le tas lui amène de la nourriture. Sous le tas, on voit pas mal de filaments blancs de mycélium. Or je croyais que le bois dur était difficile à décomposer par le mycélium, et que c’est pour cela qu’on recommande d’utiliser les rameaux et branches de petit diamètre pour aggrader le sol grâce au bois raméal fragmenté. Or mon tas n’est pas fait de rameaux. A en juger par la taille des dosses, les arbres utilisés avaient un diamètre d’au moins 50 cm.</p>
<p>J’ai compris en regardant mieux. Quand j’ai tiré les dosses de tout en bas, celles qui étaient restées au contact du sol pendant ces deux années, j’ai vu que les bords et le dos étaient souvent plus “pourris” que le coeur. En regardant le bas du tas, on voit sur les extrémités des dosses un changement de couleur très net entre l’aubier et le bois de coeur. Et très souvent, l’aubier est colonisé de champignons, au point qu’on voit des “oreilles” de champignons sur toute une couronne extérieure pendant que le bois de coeur est intact.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2353123100/" title="Aubier et champignons de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2079/2353123100_de50ebafa1_m.jpg" width="240" height="160" alt="Aubier et champignons" /></a> <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2416362719/" title="Une dosse, le bois et l'aubier de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3244/2416362719_89d44b8867_m.jpg" width="240" height="160" alt="Une dosse, le bois et l'aubier" /></a></p>
<p>J’avais rénové la charpente de ma maison. J’avais nettoyé les vieilles poutres en chène. J’avais construit plusieurs portes et plusieurs meubles dans mon atelier de menuiserie. J’étais bien placé pour savoir la différence entre l’aubier et le bois de coeur. Les insectes xylophages n’attaquent que l’aubier, surtout si l’humidité a permis aux champignons de le prédigérer. Dans ma cuisine, on voit très nettement une différence entre les arètes des poutres, plus claires et piquées de trous de vrillette, et le milieu, parfaitement intact. Alors qu’on peut souvent gratter l’aubier avec un tournevis ou avec l’ongle, il est quasiment impossible de planter un clou dans le coeur de ces poutres multicentenaires à moins de faire un avant-trou avec une mèche à métal.</p>
<p>Un voisin m’avait prévenu : “ces dosses, c’est pas cher, mais c’est vraiment pas du bon bois pour se chauffer ; c’est pratiquement que de l’aubier”. Ainsi, mon tas de bois était en réalité principalement un tas d’aubier, et les champignons aiment bien l’aubier. Voilà comment mon tas nourrissait la vie du sol et a permis la spectaculaire transformation.</p>
<h3>Comment aggrader le sol avec des dosses de scierie ?</h3>
<p>Ce que j’ai commencé de faire pour <a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat de chutes de scierie en couvre-sol">la cour</a> est peut-être une première réponse. Sur le même principe, on peut envisager de débiter les dosses dans des sections suffisamment petites pour qu’elles passent au broyeur. On peut alors probablement s’en servir comme on se servirait de <a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction aux BRF">BRF</a>. Surtout si en scierie le bois a été scié vert.</p>
<p>Mais comme je suis partisan du moindre effort, je vais aussi essayer autre chose. Je prendrai les dosses les plus fines, celles qui ne contiennent quasiment que de l’aubier. Je les disposerai en rangées, à même le sol du potager, et je sèmerai ou planterai au niveau des interstices. Je paillerai par-dessus. J’aurai ainsi une belle réserve de fertilité forestière incorporée dans mon potager pour plusieurs années (et aussi de magnifiques abris à limaces).</p>
<p>Comme la surface de contact entre le sol et le bois est plus faible qu’avec des bois fragmentés, j’imagine que la technique se prête moins à l’aggradation rapide d’un sol trop fatigué. Mais comme apport ultérieur et durable pour un sol déjà correct, ça doit être intéressant. Surtout si ça évite l’étape ‘broyeur’.</p>
<p>Si ça marche, je demanderai à mon scieur de faire un tas avec les dosses les plus fines, qui n’intéressent certainement pas les gens qui veulent les utiliser pour se chauffer. Ou bien je viendrai faire mon marché moi-même. J’imagine qu’il m’en fera cadeau, mais même dans le cas contraire, au prix où sont les dosses (500 € les 30 stères), on doit tomber à 0.5€ par mètre carré ‘traité’. </p>
<p>La grosse limitation, c’est qu’il faut être à proximité d’une scierie. Même si les dosses sont plus denses que des branchages ou même que du broyat, il faut éviter de leur faire parcourir des kilomètres.</p>
<h3>Post scriptum</h3>
<p>Je viens de soumettre l’idée sur le forum des jardins de BRF. On verra si ça intéresse d’autres personnes.</p>
<h3>Lire aussi</h3>
<p><a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction aux BRF">Mon article introductif sur le BRF (avec de nombreux liens)</a><br />
<a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat de chutes de scierie en couvre-sol">Broyat de chutes de scierie en couvre-sol</a><br />
<a href="mon-premier-brf/" title="Mon premier BRF">Mon premier BRF</a></p>
<h3>Liens externes</h3>
<p><a href="http://andre.emmanuel.free.fr/phpBB2/viewtopic.php?p=7154#7154" title="La discussion sur le forum des jardins de BRF" class="broken_link">La discussion sur le forum des jardins de BRF</a></p>
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		<title>Bois raméaux fragmentés : introduction</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 19:45:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les bois raméaux fragmentés Pour ceux qui n’ont jamais entendu le terme : les bois raméaux fragmentés sont faits de jeunes branches broyées, à l’occasion d’un chantier de taille, soit d’arbres urbains, soit de haies bocagères, plus rarement en forêt. Quand il s’agit de feuillus, ce broyat, épandu en paillage sur quelques centimètres, ou bien [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Les bois raméaux fragmentés</h3>
<p>Pour ceux qui n’ont jamais entendu le terme : les bois raméaux fragmentés sont faits de jeunes branches broyées, à l’occasion  d’un chantier de taille, soit d’arbres urbains, soit de haies bocagères, plus rarement en forêt. Quand il s’agit de feuillus, ce broyat, épandu en paillage sur quelques centimètres, ou bien incorporé légèrement sur les premiers centimètres du sol, permet de déclencher un  processus que les inventeurs et premiers adeptes ont appelé aggradation : les nutriments et la lignine contenus dans les copeaux servent de  nourriture de base à un réseau de champignons qui enrichit la vie du sol en simulant les conditions d’un sol de forêt.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385065731/" title="Une poignée de BRF de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3271/2385065731_9b8e9e61e2.jpg" width="333" height="500" alt="Une poignée de BRF" /></a></p>
<h3>L’effet spectaculaire sur la structure du sol</h3>
<p>D’une certaine manière, on a alors affaire à un ‘super-paillage’, qui non seulement entretient une faune du sol très importante, laquelle remue, aère, draine, digère, assimile ; mais en plus retient une quantité d’eau bien plus importante qu’un sol simplement paillé, probablement par la capacité rétentrice du réseau formé par le mycélium, ainsi que par la structure très largement améliorée. </p>
<p>Ainsi, grâce aux BRF, un sol dégradé peut retrouver une structure fertile en peu de temps, et conserver cette structure pendant quelques années avant qu’il faille procéder à un nouvel épandage.</p>
<p>Les pionniers de la techniques sont Québécois, et le truchement d’internet (et d’Elea Asselineau) ainsi que le précédent de la méthode <a href="http://www.comitejeanpain.be/" title="L'inventeur du compost de broussailles">Jean Pain</a> ont permis un transfert accéléré de la méthode vers la France au début des années 2000.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385065367/" title="Une caisse de BRF de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3016/2385065367_fc4386e196_m.jpg" width="240" height="160" alt="Une caisse de BRF" /></a></p>
<h3>Ressources</h3>
<p>Le point focal incontournable est l’excellent site : <a href="http://lesjardinsdebrf.com/" title="Les jardins de BRF, un site avec forum consacré au BRF">jardins de brf</a>. Vous y trouverez toutes les ressources nécessaires, une communauté active, un forum, des liens vers les expériences des uns et des autres. Une mine d’or dans cette branche naissante et néanmoins révolutionnaire de l’agronomie soutenable du XXIe siècle.</p>
<p>L’homme-clé par qui les BRF ont été popularisés en France est <a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Jacky Dupéty</a>, qui cultive des légumes sur le causse à côté de Figeac, sans arroser (pour ceux qui connaissent le causse, ça laisse absolument pantois).</p>
<p>Une fois n’est pas coutume, cette technique est nettement plus développée dans le monde francophone que dans le monde anglophone. Nul doute qu’à la première occasion, elle fera tache d’huile chez les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture" title="Permaculture, sur Wikipedia">permaculteurs</a>, tant elle paraît inventée pour eux. A bon entendeur salut : si un ami anglophone veut faire la passerelle et créer l’équivalent des <a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/" title="Le site et le forum sur les bois raméaux fragmentés">jardins de BRF</a>, le monde ne s’en portera que mieux.</p>
<p>[note du 21 avril 2008 : j’ai trouvé au moins un <a href="http://www.snakeroot.net/farm/InPraiseOfChips.shtml" title="Tom Roberts et sa Snakeroot Farm, dans l'Etat du Maine">site américain</a> qui parle des BRF (ramial wood chips)]</p>
<h3>Voir aussi</h3>
<p><a href="mes-premiers-brf" class="broken_link">Mes premiers BRF</a><br />
<a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/">Broyat de bois sec en revêtement de sol pour la cour</a><br />
<a href="aubier-feuillus-brf">Utiliser l’aubier de feuillus pour imiter les BRF ?</a></p>
<h3>Ressources en français</h3>
<p>La page ressources du site aggra.org<br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Le blog de Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/">Les jardins de BRF</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_ram%C3%A9al_fragment%C3%A9">L’article de Wikipédia</a><br />
<a href="senshumus.wordpress.com/2007/10/30/explorer-les-limites-du-brf/ " class="broken_link">Discussion sur les limites du BRF, au Sens de l’Humus</a><br />
<a href="http://www.arbre-et-paysage32.com/pdf/page04/livret_BRF_AP32.pdf">Les BRF et les haies — fiche PDF — arbres et paysage du Gers</a></p>
<h3>Vidéos sur le BRF</h3>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2t2sq_reportage-france-2-sr-le-brf_politics">Jacky Dupéty au journal de France 2</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/related/5717195/video/x2t2px_tf1-reportage-sr-le-brf-chez-jacky_politics" class="broken_link">Et au journal de PPDA</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/related/4715781/video/x3ejez_le-brf-une-perspective-davenir" class="broken_link">Le BRF, une perspective d’avenir</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x38v6x_cheminfaisant-brf-jacky-dupety">Chemin faisant, rencontre avec Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/playlist/xamkm_oliviersilva_le-brf/video/x1oqqg_le-brf-par-jeanlou-gagnepain_tech">Chez Jean-Lou Gagnepain</a><br />
<a href="http://terreaterre.ww7.be/agriculture-sans-eau.html">L’émission Terre à Terre consacrée au BRF (audio — MP3)</a></p>
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		<title>Broyat de chutes de scierie en couvre-sol</title>
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		<comments>http://www.arpentnourricier.org/broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 21:05:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[habitat]]></category>
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		<description><![CDATA[Le sol de ma cour, et le projet initial Le sol de ma cour (voir article précédent), entouré sur trois côtés et demi par la bâtisse, est totalement dégradé. Le socle rocheux de plaques de schistes apparaît çà et là. Les nombreux passages de véhicules et les gravats de chantier on fini de rendre l’endroit [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Le sol de ma cour, et le projet initial</h3>
<p>Le sol de ma cour (voir <a href="http://www.arpentnourricier.org/la-cour-ideale/" title="vue d'artiste de la cour">article précédent</a>), entouré sur trois côtés et demi par la bâtisse, est totalement dégradé. Le socle rocheux de plaques de schistes apparaît çà et là. Les nombreux passages de véhicules et les gravats de chantier on fini de rendre l’endroit parfaitement inculte, sauf au pied des murs où abondent les orties.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2321174612/" title="sol dégradé dans ma cour de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2220/2321174612_f93ea23f9c_m.jpg" width="240" height="160" alt="sol dégradé dans ma cour" /></a></p>
<p>Cette cour doit devenir le coeur de la maison en été, l’endroit où l’on mange, où les enfants jouent, où l’on cuisine sur le barbecue ; et pour l’instant, c’est un désert de boue, de graviers, de fragments de lauzes, de touffes d’herbes maigre et de pieds de pourpier. Au début, notre intention était de daller le sol à la chaux ou au ciment, peut-être faire une sorte de béton lavé (le béton où l’on voit apparaître les graviers en surface, à la manière de certaines <a href="http://www.flickr.com/photos/jd2020/216637643/" title="dalles en béton llavé">dalles de terrasse</a>), éventuellement avec des motifs en galets, à la manière des <a href="http://www.flickr.com/photos/puce576/78658585/" title="calade : un dallage en galets debout, souvent avec des motifs">calades</a> du midi.</p>
<h3>Les défauts de la dalle</h3>
<p>Plusieurs choses me gênaient dans ce projet :</p>
<ul>
<li>le caractère définitif de la dalle nécessitait de finir tout le reste avant la mise en oeuvre — il fallait donc faire l’escalier/perron d’accès à la porte de la cuisine, le pied de mur des futures baies vitrées du préau, prévoir des caniveaux d’évacuation des eaux de pluie (nous n’avons pas de gouttières), prévoir les jardinières au pied des murs, poursuivre la tranchée de drainage des eaux d’infiltrations de la dalle de la grande pièce. Cela faisait beaucoup de travail avant de pouvoir enfin disposer d’un espace habitable dans cette cour.</li>
<li>on voulait faire une dalle à la chaux, mais la résistance aurait été parfaitement insuffisante pour supporter le poids d’un véhicule. Or tant que les travaux ne sont pas finis, et même par la suite, il semble important de pouvoir ménager un accès pour un fourgon, notre voiture, ou même un camion benne livrant du sable ou des graviers. Il aurait alors fallu faire une dalle en béton armé d’une bonne épaisseur, et cela n’était pas du tout dans nos goûts.</li>
<li>une telle dalle accumule beaucoup de chaleur en été, ce qui aurait un peu diminué l’intérêt du caractère ombragé de la cour après 14h, et il aurait fallu arroser pour prendre le café au frais. Une telle dalle accumule beaucoup de froid en hiver, ce qui aurait un peu diminué l’intérêt du caractère abrité de la cour pendant les nuits froides, et il aurait fallu saler pour éviter les glissades.</li>
<li>une dalle bien blanche et bien lisse nécessite de passer le balai après un petit-déjeûner, voire un coup de jet pour les taches de confiture, ainsi qu’un coup de kärcher tous les deux ans.</li>
</ul>
<p>Je crois que c’est en visitant une aire de jeux pour enfants où le sol était couvert de copeaux de bois que nous avons eu l’idée d’oublier la dalle en dur pour mettre du broyat de chutes de scierie à la place.</p>
<h3>Les planchettes-chutes de scierie broyées</h3>
<p>Il y avait en effet au jardin un tas de longues planchettes dont je ne savais que faire. Ces planchettes avaient été livrées en mélange avec les dosses de sciage qui me servent de bois de chauffage depuis deux ans. Elles correspondent à ce qui est expurgé quand les scieurs avivent les planches. Elles sont principalement constituées d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aubier">aubier</a> (la partie plus tendre et plus jeune, celle que les champignons et les vrillettes attaquent en priorité). Elles font généralement 2 à 3 cm d’épaisseur, 2m50 de long et deux à quinze centimètres de large.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2318304892/" title="le tas de chutes de scierie de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2413/2318304892_7f63519119_m.jpg" width="240" height="160" alt="le tas de chutes de scierie" /></a></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2318633016/" title="chutes d'avivage de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2202/2318633016_2aa63f7a53_m.jpg" width="160" height="240" alt="chutes d'avivage" /></a></p>
<p>Je me suis alors dit que si j’arrivais à broyer ces chutes, non seulement je me débarrasserais d’un tas disgrâcieux, mais en plus je pourrais en faire un revêtement de sol parfait pour la cour. Ce sol serait parfaitement modulable dans l’éventualité de futurs travaux, résistant aux roues d’un camion, pas salissant, ludique, frais l’été et chaud l’hiver. Il absorberait les eaux de pluie. Il amortirait même le rebond des gouttes qui tombent du toit, évitant de trop mouiller le pied des murs. Le drainage de la cour serait assuré sans un jeu compliqué de caniveaux, la tranchée de drainage centrale servant d’unique système d’évacuation (et un jour, de récupération).</p>
<p>Pour éviter d’amener trop de copeaux dans la maison, je me proposais de fabriquer un cheminement en caillebottis, que l’on poserait simplement à la surface.</p>
<p>Ce système aurait l’immense mérite de pouvoir être changé si jamais il ne convenait pas, ou bien de pouvoir être renouvelé au besoin, les déchets servant tout simplement comme paillage au jardin (au contraire des gravats d’une dalle en béton armé).</p>
<h3>Quel broyeur ?</h3>
<p>Pour broyer telles quelles les chutes de scierie, il faudrait un gros broyeur thermique, donc cher. Au début, j’imaginais louer les services de quelqu’un ou louer un tel broyeur, passer tout mon tas, et en rester là, sans acheter de broyeur. Mais l’envie d’indépendance a primé, et à l’occasion d’une taille de haie chez ma belle-mère, j’ai acheté un petit broyeur électrique de jardin, pour 200€, soit-disant capable d’avaler des diamètres de 4cm.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2320428351/" title="broyeur-gardena-GH2000 de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2079/2320428351_397bb42525_m.jpg" width="240" height="240" alt="broyeur-gardena-GH2000" /></a></p>
<p>En réalité, en fait de rameaux de 4cm, il ne passe que ceux de sureau. Pour les essences dures, c’est plutôt 3cm. Et quand le bois est sec, la limite est plutôt à 2cm. Mais bon, c’est déjà ça.</p>
<h3>Comment je m’y prends</h3>
<p>Cela dit, pour faire les quelques mètres cube nécessaires pour recouvrir toute la cour de 5cm de copeaux, cela demande pas mal de travail. En effet, il me faut déligner les planches en largeurs de 2cm à la scie circulaire avant de les passer au broyeur. Petite subtilité supplémentaire : contrairement à des branches naturelles, ces tasseaux que je broie n’ont pas de rameaux par lesquels on termine de pousser dans l’ouverture du broyeur, et qui finissent par être broyés un peu n’importe comment quand il faut bien lâcher. Si je laisse les vingt derniers centimètres de mes tasseaux vivre leur vie entre la goulotte et les couteaux sans que je puisse les guider, ils peuvent arriver à se mettre en travers et tout bloquer. La subtilité consiste en fait à ne pas broyer les vingt derniers centimètres : dès qu’il ne reste plus qu’un petit bout qui dépasse de la goulotte, plutôt que de lâcher et prier pour que ça ne bloque pas, je retire ce qui reste, et je le jette dans ma caisse à chutes de menuiserie (destinées au feu). Ainsi, je me prémunis contre les bourrages, et je fais plein de petit bois.</p>
<p>A raison d’une caisse de 50 litres en une demi-heure, cela met la cour à 15 heures de travail.</p>
<p>On peut considérer que c’est nettement moins que le temps que j’aurais passé à faire une dalle en béton. Mais ça reste beaucoup, et si j’ai une occasion de faire venir un gros broyeur et passer tout mon tas en une seule fois, je pense que j’en profiterai.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2321164010/" title="paillage en broyat de chutes de scierie de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3059/2321164010_0b2b164411_m.jpg" width="240" height="160" alt="paillage en broyat de chutes de scierie" /></a></p>
<p>Pour l’instant, j’ai juste mis au point la technique, et les premières caisses de broyat ne sont pas allées à la cour mais en paillage pour les arbres fruitiers, pour les jardinières, pour la planche de potager.</p>
<p>La suite avant l’été…</p>
<h3>Les grands esprits se rencontrent</h3>
<p>Après avoir eu cette idée de broyat de chutes de scierie pour la cour et en paillage, je suis tombé sur un <a href="http://landstewardshipproject.org/rss/audio/1164947288_ear_to_the_ground_no._27_final.mp3" title="podcast en anglais, gros fichier mp3">podcast</a> (je cois qu’il faut dire une baladodiffusion) du <a href="http://www.landstewardshipproject.org/podcast.html" title="Une association d'agriculteurs soucieux des équilibres naturels dans le middle-west américain">Land Stewardship Project</a>  –une association du Minnesota– à propos d’une <a href="http://www.localharvest.org/farms/M6448" title="Coordonnées de One Sun Farm">ferme en permaculture</a> où le fermier utilisait systématiquement ces chutes broyées en paillage. D’après <a href="http://www.landstewardshipproject.org/lsl/lspv25n1.pdf" title="voir l'encart en page 17 du pdf (en anglais)">la description</a>, il s’agit exactement des mêmes chutes, celles qui restent quand on avive les planches.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2325199134/" title="dosses et chutes d'avivage de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3229/2325199134_24f9e018fc_m.jpg" width="240" height="168" alt="dosses et chutes d'avivage" /></a></p>
<p>Mais lui avait choisi d’acheter un gros broyeur. On ne travaille pas à la même échelle.</p>
<h3>Autre utilisation du broyeur</h3>
<p>Entre-temps, j’ai trouvé une autre utilisation pour le broyeur, pour une valeur ajoutée décuplée : le <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/BRF" title="lien interne vers l&#039;article sur le BRF">bois raméal fragmenté</a>.</p>
<h3>Lire aussi</h3>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/BRF" title="lien interne vers l&#039;article sur le BRF">Les bois raméaux fragmentés</a><br />
<a href="mon-premier-brf" title="mes premiers BRF, sur cinq mètres carrés">Mon premier BRF</a><br />
<a href="la-cour-ideale/" title="croquis de la cour idéale">Le plan de la cour idéale</a><br />
<a href="paillage-ou-vegetation-spontanee/" title="où je pose la question s'il ne vaut mieux pas laisser les 'mauvaises' herbes">Paillage ou végétation spontanée ?</a><br />
<a href="aubier-feuillus-brf">Utiliser l’aubier de feuillus pour imiter les BRF ?</a></p>
<h3>Liens externes</h3>
<p><a href="http://www.lesjardinsdebrf.com" title="le site de référence sur les bois raméaux fragmentés">Les jardins de BRF</a><br />
<a href="http://www.landstewardshipproject.org" title="Site du LSP, association du Minnesota pour la promotion d'une agriculture respectueuse de la nature">Land Stewardship Project</a> (en anglais)</p>
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		<title>Mon premier BRF</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2008 04:39:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si vous ne connaissez pas les BRF, vous pouvez d’abord lire cet article. Pourquoi des BRF sur l’arpent nourricier ? Chez moi, le sol n’est pas dégradé (à part celui de la cour). Le terrain n’a probablement jamais été exploité intensivement, puisqu’il s’agissait d’un petit pré utilisé occasionnellement pour les brebis des uns et les [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/mon-premier-brf/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous ne connaissez pas les BRF, vous pouvez d’abord lire <a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction sur les BRF, et liens vers des ressources">cet article</a>.</p>
<h3>Pourquoi des BRF sur l’arpent nourricier ?</h3>
<p>Chez moi, le sol n’est pas dégradé (à part <a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat utilisé en couvre-sol dans ma cour">celui de la cour</a>). Le terrain n’a probablement jamais été exploité intensivement, puisqu’il s’agissait d’un petit pré utilisé occasionnellement pour les brebis des uns et les poules des autres, au milieu du village. Cela dit, ça reste de la terre très argileuse, de faible profondeur (30cm par endroits), sur un socle schisteux parfaitement étanche et à tendance acide. Je me suis dit que l’utilisation de BRF permettrait peut-être d’augmenter l’épaisseur utile, d’alléger le sol, d’améliorer le drainage et d’avoir une meilleure qualité d’infiltration et de rétention, surtout vers l’été quand les seules précipitations seront sous forme d’orages.</p>
<h3>Où trouver le bois ?</h3>
<p>J’ai seulement commencé à planter une <a href="http://www.arpentnourricier.org/des-plants-gratuits-pour-une-haie-champetre/">haie champètre</a>, et donc je n’avais pas vraiment de bois à mettre sous le couteau de mon <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385898434/sizes/m/" title="mon broyeur en action, sur flickr">broyeur électrique de jardin</a> lien photo gardena. Mais notre pays est un pays encore bocager. Ce ne sont pas les haies qui manquent, et même si la plupart sont parfaitement maltraitées et annuellement massacrées à l’épareuse à une hauteur minable d’à peine un mètre cinquante, il y a quelques haies encore vaillantes et qui fournissent une excellente matière pour des BRF.</p>
<p>Des voisins et amis derrière chez nous avaient rafraîchi la leur, et un tas de jeunes branchages attendaient au milieu du pré d’être séchés par le soleil et brûlés sans autre forme de procès. Il nous a suffi de proposer de les en débarrasser pour que l’affaire soit conclue.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385064377/" title="Un tas de jeunes branches avant broyage de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2288/2385064377_86c07a92ab.jpg" width="333" height="500" alt="Un tas de jeunes branches avant broyage" /></a></p>
<p>Tant que les BRF restent une technique confidentielle, il ne devrait pas être trop difficile pour un particulier de se fournir gratuitement en bois de taille, soit en débarrassant les voisins de tas de branchages destinés au feu, soit en procédant lui-même à l’élagage à titre de gagnant-gagnant. Il faut toutefois disposer d’une capacité de broyage par ailleurs.</p>
<p>Du côté des paysagistes et des élagueurs, il est probable qu’ils sont davantage sensibilisés sur l’intérêt des déchets broyés, soit en paillage simple pour les plates-bandes, soit en BRF, et donc qu’ils fassent payer de plus en plus cher une livraison de BRF.</p>
<h3>Quel broyeur pour quelle quantité ?</h3>
<p>J’avais acheté le broyeur plutôt pour faire du <a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat utilisé en couvre-sol dans ma cour">paillage de sol</a> avec les longues planchettes (les chutes d’avivage) que la scierie m’avait livrées mélangées aux dosses de sciage qui me servent de (mauvais) bois de feu depuis deux ans. Pour cette tâche, le broyeur s’était avéré assez insuffisant, quoique pas totalement hors course si j’étais prêt à y passer du temps ; dans la mesure où le travail n’était à faire qu’une seule fois, on pouvait éventuellement s’y résigner.</p>
<p>La limite de 3cm de diamètre pour des bois frais et 2 cm pour des bois secs était assez frustrante pour l’utilisation envisagée initialement, mais quand j’ai commencé à me documenter sur les bois raméaux fragmentés, le broyeur a rapidement remonté dans mon estime. En effet, il est convenu entre pratiquants des BRF que plus les diamètres sont petits, meilleur est le broyat, 7 cm étant une limite supérieure.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385898434/" title="Broyage de jeunes branches de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2027/2385898434_f1e0a62d2c.jpg" width="333" height="500" alt="Broyage de jeunes branches" /></a></p>
<p>Si l’on fait le calcul de la quantité maximale de BRF dont je peux avoir besoin en régime établi, il faut prévoir 300 mètres cube à l’hectare tous les trois ans, soit dix litres par mètre carré et par an, pour faire simple. J’ai 1300 mètres carrés. Si je traite le quart en BRF, cela ferait 3200 litres par an. A raison d’une demi-heure de travail pour 50 litres (tout compris : préparation, broyage et épandage), j’en aurais donc pour une trentaine d’heures de travail par an avec ce broyeur.</p>
<p>Les chiffres sont du bon côté, et il n’y a pas d’intérêt à mon échelle à acheter un broyeur plus gros, ou même à en faire venir un au coup par coup, puisque ça nécessiterait de le faire venir pour trois fois rien à chaque fois. En plus, comme il ne vaut mieux pas laisser traîner du BRF en tas sous peine de le voir composter spontanément, je ne peux pas non plus broyer en une fois la quantité qui me servirait pour tous mes épandages, sous peine d’avoir à me presser pour tout épandre le plus vite possible.</p>
<p>J’en ai donc conclu que mon broyeur était (assez fortuitement, il faut l’admettre, à moins que l’on puisse mettre ce bonheur sur le compte d’une géniale inspiration) une machine à BRF assez adaptée à mon échelle.</p>
<h3>Préparation des bois</h3>
<p>J’ai traîné les branchages de mes voisins sur une centaine de mètres, craignant à chaque instant de croiser quelqu’un et de devoir lui expliquer les BRF, ce qui m’aurait sans doute pris un bon quart d’heure de plus. J’ai ensuite commencé à préparer les branches.</p>
<p>Au sécateur, j’ai supprimé tous les rameaux quand le diamètre de la branche dépassait 2 cm. Il faut en fait que la branche et ses rameaux puissent passer dans une goulotte qui ne fait que 4cm de large. Les sections trop importantes, je les ai coupées avec le gros sécateur à crans, et je les garderai pour le feu.</p>
<p>Pour faciliter la manutention, j’ai séparé en trois tas les branches régulières, les rameaux réguliers, et les branchages un peu plus difficiles, en particulier les épineux, qui sont durs, tordus, et méchants.</p>
<h3>Broyage</h3>
<p>J’ai ensuite sorti le broyeur, préparé les <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385898128/">protections</a> (oreilles, mains, et visage pour les épines), disposé la caisse. Le broyage s’est bien passé, et j’ai du faire à peut près quatre caisses de 50 litres en une heure. J’ai eu à peu près quatre ou cinq blocages, ce qui m’a rassuré par raport aux premières expériences de broyage où j’avais passé la majeure partie du temps à visser et dévisser la vis de verrouillage pour accéder aux couteaux et débloquer les bois coincés. Avec un blocage tous les quarts d’heure, le temps passé en maintenance est dorénavant négligeable, même si chaque blocage est très énervant.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385065367/" title="Une caisse de BRF de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3016/2385065367_fc4386e196_m.jpg" width="240" height="160" alt="Une caisse de BRF" /></a></p>
<h3>Préparation du sol et épandage</h3>
<p>Le sol auquel je destinais le BRF était déjà passablement travaillé par les bestioles. En effet, cela faisait presque trois ans qu’il était protégé par un tas de lauzes caché sous un buisson d’orties, et personne n’y avait marché. Le tas de lauzes avait été enlevé par mes soins la semaine précédente en préparation de l’intervention du couvreur. Je n’ai eu qu’à enlever les fragments de lauzes un peu enfouis, les restants de tasseaux de bois passablement pourris qui au départ étaient sensés empêcher le contact entre le tas de lauzes et le sol (ahem…), et donner un coup de râteau pour retirer l’essentiel des tiges d’orties.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385065003/" title="Incorporation du broyat de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3240/2385065003_0a370b3ce1_m.jpg" width="240" height="160" alt="Incorporation du broyat" /></a></p>
<p>J’ai donné un premier coup de rotogriffe (en attendant ma grelinette), surtout pour voir s’il ne restait pas trop de cailloux. Au passage, je me suis rendu compte à quel point la terre était sèche. Il n’avait en effet pas plu depuis au moins six semaines.</p>
<p>J’ai ensuite versé mes caisses de BRF sur une hauteur d’environ 3cm, et j’ai incorporé grossièrement avec un deuxième coup de griffe.</p>
<h3>La question de l’incorporation et de l’azote</h3>
<p>De même que la question de savoir si l’esprit procède “du père et du fils” ou “du père par le fils” a déchiré les chrétiens dès les premiers temps, de même la question de savoir s’il faut épandre les BRF en paillage ou bien les incorporer aux premiers centimètres du sol divise les adeptes de la technique. Les uns disent que les bois en forêt tombent simplement au sol et ne sont pas incorporés ; les autres disent qu’en simple paillage, seule la couche de broyat en contact direct avec le sol peut servir à l’aggradation, et que tout le reste sèche et ne joue pas d’autre rôle qu’un paillage de vieux bois. Les uns disent que l’incorporation permet d’augmenter la surface de contact entre la terre et les fragments de bois ; les autres disent qu’une réaction trop rapide crée une indigestion de carbone, et qu’il faut supplémenter la terre en azote pour éviter une “faim d’azote” dans les premiers mois.</p>
<p>Entre les deux, mon coeur balance, et je me dis que je ferais aussi bien d’essayer les deux en toute bonne foi, non pas pour départager les camps, mais pour constater leur arguments, et pour voir si l’une des deux pratiques s’avère chez moi plus simple ou plus efficace.</p>
<p>Sur ce petit morceau, j’ai incorporé. Mais comme il me restait une caisse, j’ai utilisé le reliquat en paillage simple sur la planche de potager récemment nettoyée. Et pour parfaire l’expérience, j’en ai “sur-paillé” une partie avec du broyat de vieux bois pour empêcher le BRF de sécher.</p>
<p>Je ne sais pas encore comment est sensée se manifester la faim d’azote. Je crois savoir que la présence d’orties sur un terrain serait plutôt le témoin d’une abondance d’azote. Comme le petit coin sur lequel je viens de mettre les BRF était une colonie d’orties, ça ne devrait pas être trop gênant. On verra bien. Sinon, j’y mettrai du compost.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2356970053/" title="jeunes pousses d'orties de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2145/2356970053_e8fa2386f3_m.jpg" width="240" height="160" alt="jeunes pousses d'orties" /></a></p>
<h3>Pailler ou pas pailler ?</h3>
<p>Pailler par-dessus le BRF se justifierait pour trois raisons : empêcher le dessèchement, prévenir la germination des adventices, aporter un peu d’azote.</p>
<p>Mais voilà, je n’ai pas grand-chose pour l’instant à mettre en paillage, à part des copeaux de menuiserie qui compromettraient encore davantage le ratio carbone-azote. Quant aux mauvaises herbes, je ferais peut-être mieux de <a href="paillage-ou-vegetation-spontanee/" title="discussion sur le paillage et les adventices">les y laisser</a>, et de simplement faire un peu de place quand je saurai quoi planter. Les années passées, aucune épaisseur de paillage n’avait réussi à contenir le liseron. Si je laisse la végétation spontanée s’installer en mars et avril, le liseron restera peut-être dormant, et le soleil de mai ne pourra déjà plus atteindre le sol. Et comme la terre est déjà suffisamment aérée à cet endroit, je ne risque pas d’érosion en cas de fortes giboulées courant Mars.</p>
<h3>Voir aussi</h3>
<p><a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction sur les BRF, et liens vers des ressources">Mon article d’introduction sur les BRF</a><br />
<a href="paillage-ou-vegetation-spontanee/" title="discussion sur le paillage et les adventices">pailler ou laisser les herbes</a><br />
<a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat utilisé en couvre-sol dans ma cour">broyeur et chutes de scierie</a><br />
<a href="aubier-feuillus-brf">Utiliser l’aubier de feuillus pour imiter les BRF ?</a><br />
<a href="http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/">Mon compte-rendu de la conférence sur les BRF par Eléa Asselineau, à Rodez, le 29 mars 2008</a></p>
<h3>Ressources en français</h3>
<p>La page ressources du site aggra.org<br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Le blog de Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/">Les jardins de BRF</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_ram%C3%A9al_fragment%C3%A9">L’article de Wikipédia</a><br />
<a href="http://senshumus.wordpress.com/2007/10/30/explorer-les-limites-du-brf/">Discussion sur les limites du BRF, au Sens de l’Humus</a><br />
<a href="http://www.arbre-et-paysage32.com/pdf/page04/livret_BRF_AP32.pdf">Les BRF et les haies — fiche PDF — arbres et paysage du Gers</a></p>
<h3>Vidéos sur le BRF</h3>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2t2sq_reportage-france-2-sr-le-brf_politics">Jacky Dupéty au journal de France 2</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x38v6x_cheminfaisant-brf-jacky-dupety">Chemin faisant, rencontre avec Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/playlist/xamkm_oliviersilva_le-brf/video/x1oqqg_le-brf-par-jeanlou-gagnepain_tech">Chez Jean-Lou Gagnepain</a><br />
<a href="http://terreaterre.ww7.be/agriculture-sans-eau.html">L’émission Terre à Terre consacrée au BRF (audio — MP3)</a></p>
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