<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; bois raméaux fragmentés</title>
	<atom:link href="http://www.arpentnourricier.org/tag/bois-rameaux-fragmentes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.arpentnourricier.org</link>
	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
	<lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 15:24:55 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Les champignons du BRF</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/les-champignons-du-brf/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/les-champignons-du-brf/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 08:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[botanique]]></category>
		<category><![CDATA[Bois raméal fragmenté]]></category>
		<category><![CDATA[bois raméaux fragmentés]]></category>
		<category><![CDATA[BRR]]></category>
		<category><![CDATA[champignons]]></category>
		<category><![CDATA[copeaux]]></category>
		<category><![CDATA[mycélium]]></category>
		<category><![CDATA[mycologie]]></category>
		<category><![CDATA[wood chips]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.arpentnourricier.org/?p=684</guid>
		<description><![CDATA[Comme j’ai mis des copeaux un peu partout dans le jardin, il y a des champignons qui ont poussé un peu partout. Mais je n’en ai reconnu aucun. S’il y a des spécialistes, qu’ils se fassent connaître. Qu’on puisse au moins tenter une omelette l’année prochaine…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/12/img_3391.jpg" alt="champignon du BRF" title="champignon du BRF" width="450" height="253" class="center aligncenter size-full wp-image-685" /></p>
<p>Comme j’ai mis des copeaux un peu partout dans le jardin, il y a des champignons qui ont poussé un peu partout. Mais je n’en ai reconnu aucun. S’il y a des spécialistes, qu’ils se fassent connaître. Qu’on puisse au moins tenter une omelette l’année prochaine…<span id="more-684"></span></p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/12/img_3383-1.jpg" alt="img_3383-1" title="img_3383-1" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-699" /></p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/12/img_3384-1.jpg" alt="img_3384-1" title="img_3384-1" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-698" /></p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/12/img_3392-1.jpg" alt="img_3392-1" title="img_3392-1" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-697" /></p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/12/img_3386.jpg" alt="img_3386" title="img_3386" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-696" /></p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/12/img_3388-1.jpg" alt="img_3388-1" title="img_3388-1" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-695" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arpentnourricier.org/les-champignons-du-brf/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>BRF d’été à la main avec les feuilles</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/brf-dete-a-la-main-avec-les-feuilles/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/brf-dete-a-la-main-avec-les-feuilles/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 07:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
		<category><![CDATA[aggradation]]></category>
		<category><![CDATA[Bois raméal fragmenté]]></category>
		<category><![CDATA[bois raméaux fragmentés]]></category>
		<category><![CDATA[BRF]]></category>
		<category><![CDATA[Ramial wood chips]]></category>
		<category><![CDATA[RWC]]></category>
		<category><![CDATA[tilleul]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.arpentnourricier.org/brf-dete-a-la-main-avec-les-feuilles/</guid>
		<description><![CDATA[Donc mon voisin était en train d’abattre deux tilleuls qui menaçaient les lignes électriques. Au milieu du village, coincée entre une maison et un appentis, il y a une minuscule parcelle triangulaire de quatre mètres sur quatre, résultat d’un improbable jeu de successions, et qui ne reçoit la visite de son propriétaire qu’à la Saint-Glinglin, [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/brf-dete-a-la-main-avec-les-feuilles/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Donc mon voisin était en train d’abattre deux tilleuls qui menaçaient les lignes électriques.</p>
<p>Au milieu du village, coincée entre une maison et un appentis, il y a une minuscule parcelle triangulaire de quatre mètres sur quatre, résultat d’un improbable jeu de successions, et qui ne reçoit la visite de son propriétaire qu’à la Saint-Glinglin, et encore pas tous les ans. Lequel propriétaire, mis en demeure par les agents de la maintenance du réseau de distribution d’électricité de raccourcir les deux tilleuls, avait alors demandé à mon voisin, dont la propriété jouxte la parcelle des tilleuls, et qui fait aussi le bûcheron,<br />
de s’en charger, en échange de quoi il pourrait garder le produit de l’abattage pour enrichir sa réserve de bois.</p>
<p>Ce soir-là en rentrant chez moi, je me retrouvai donc nez à nez avec une barricade de branchages de tilleul barrant entièrement la rue. Je contourne la barricade, et comme tout badaud qui se respecte, je viens observer l’opération, puis commenter, puis donner un coup de main. Comme le voisin m’avait déjà vu par le passé récupérer des branchages pour les broyer, il ne fut pas long à me proposer de disposer du tas qui barrait la route. Il me dit qu’il s’apprêtait à faire plusieurs allers-retours avec le tracto vers son pré au bout du village pour y décharger le tas, puis le brûler plus tard, mais qu’à tout prendre, ça lui ferait moins de boulot de s’en débarrasser dans mon jardin, qui était au bout de la rue.</p>
<p>En à peine plus de temps qu’il n’en faut pour le dire, le tas fut déplacé vers mon jardin. Et puis comme mon voisin est l’homme le plus généreux du village, il a aussi déplacé tout le reste du bois, y compris les grosses billes du tronc des tilleuls. Il me resterait à le débiter, le refendre et le laisser sécher. Quant aux branchages, il me restait à les broyer.</p>
<h3>Préparation</h3>
<p>J’ai préparé le tas de branchages de la façon suivante : comme mon gros sécateur coupe des branches d’un diamètre de quatre centimètres maximum, et que c’est aussi le diamètre maximum qu’accepte mon broyeur, il me suffisait de couper tous les rameaux d’un diamètre inférieur, et de les mettre en tas bien rangé. De l’autre côté, il ne me reste que les plus gros diamètres, qui une fois tronçonnés, nous chaufferont l’hiver.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2714104147/" title="branchages de tilleul avant broyage de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3133/2714104147_c03874dd68_m.jpg" width="240" height="160" alt="branchages de tilleul avant broyage" /></a></p>
<h3>Broyage</h3>
<p>La faiblesse de mon petit broyeur électrique, c’est l’usure des couteaux. Mais là, je venais de les retourner (avec force dégrippant et jurons), ce qui fit du broyage une vraie partie de plaisir. Les branches étaient bien rectilignes, tout était avalé en douceur, et j’ai broyé environ un mètre cube en deux ou trois sessions d’une heure.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2714916500/" title="BRF de tilleul frais de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center"  src="http://farm4.static.flickr.com/3243/2714916500_4a6792c92d_m.jpg" width="240" height="160" alt="BRF de tilleul frais" /></a></p>
<p>La nouveauté, c’était l’abondance de feuilles et de sève, qui donnait une odeur incomparable. Je ne sais pas si le BRF de bois en pleine végétation est bénéfique (davantage de nutriments, d’humidité, d’azote) ou néfaste (le bois qui tombe au sol en forêt est généralement mort, donc on s’éloigne encore davantage du fonctionnement naturel), mais en tout cas, il est bien beau et sent bien bon.</p>
<h3>Emploi</h3>
<p>Comme je ne voulais pas perdre la fraîcheur de cette ressource inattendue, j’ai dégagé une zone d’environ trente mètres carrés dans la prairie récemment fauchée, sur laquelle j’ai épandu le broyat sans autre forme de procès. Il était temps : le BRF était sotcké en tas depuis à peine une semaine, et le processus de compostage avait déjà bien débuté. Au milieu du tas, on se brûlait la main. Plus sur les bords, de la barbapapa blanche avait déjà commencé à agréger les fragments. J’imagine que c’est du mycélium.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2714103859/" title="tas de bois raméal fragmenté de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3210/2714103859_61ba5e74c8_m.jpg" width="240" height="160" alt="tas de bois raméal fragmenté" /></a></p>
<p>Par dessus le BRF, des cartons, récupérés à la déchetterie du coin (dont je suis progressivement devenu un client net). Et par dessus les cartons, trente centimètres de foin de ma prairie. Je vais laisser agir et je vous tiendrai au courant de la tournure que ça prend. J’imagine laisser l’endroit tout l’hiver et semer au printemps (patates, maïs, courges, pois, fèves, que sais-je encore..). A suivre, donc.</p>
<h3>Lire aussi</h3>
<p>Les autres articles de l’arpent <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">sur le BRF</a></p>
<h3>Liens externes</h3>
<p><a href="http://senshumus.wordpress.com/2008/08/04/brf-partout-adventices-nulle-part/" title="Le dernier article du Sens de l'Humus sur le BRF qui gagne du terrain">Le BRF gagne du terrain</a><br />
<a href="http://lesjardinsdebrf.com/" title="Les jardins de BRF, un site avec forum consacré au BRF">Jardins de brf</a><br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Jacky Dupéty</a><br />
La page ressources du site aggra.org<br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Le blog de Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/">Les jardins de BRF</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_ram%C3%A9al_fragment%C3%A9">L’article de Wikipédia</a><br />
<a href="senshumus.wordpress.com/2007/10/30/explorer-les-limites-du-brf/ " class="broken_link">Discussion sur les limites du BRF, au Sens de l’Humus</a><br />
<a href="http://www.arbre-et-paysage32.com/pdf/page04/livret_BRF_AP32.pdf">Les BRF et les haies — fiche PDF — arbres et paysage du Gers</a></p>
<h3>Vidéos sur le BRF</h3>
<p>Comme les liens dailymotion et youtube vont et viennent, je vous propose simplement la <a href="http://www.google.fr/search?gcx=w&#038;sourceid=chrome&#038;client=ubuntu&#038;channel=cs&#038;ie=UTF-8&#038;q=BRF+bois+fragment%C3%A9#gcx=w&#038;client=ubuntu&#038;channel=cs&#038;q=BRF+bois+fragment%C3%A9&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;hl=fr&#038;tbo=u&#038;tbm=vid&#038;source=og&#038;sa=N&#038;tab=wv&#038;ei=5lMqT6fQDomUOs-m9PsN&#038;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&#038;fp=89b414756fc62fd&#038;biw=1680&#038;bih=938">requête google “BRF bois fragmenté“</a><br />
<a href="http://terreaterre.ww7.be/agriculture-sans-eau.html">L’émission Terre à Terre consacrée au BRF (audio — MP3)</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arpentnourricier.org/brf-dete-a-la-main-avec-les-feuilles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Utiliser l’aubier de feuillus pour imiter les BRF ?</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 20:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
		<category><![CDATA[aggradation]]></category>
		<category><![CDATA[aubier]]></category>
		<category><![CDATA[Bois raméal fragmenté]]></category>
		<category><![CDATA[bois raméaux fragmentés]]></category>
		<category><![CDATA[BRF]]></category>
		<category><![CDATA[dosses]]></category>
		<category><![CDATA[mycélium]]></category>
		<category><![CDATA[Ramial wood chips]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/</guid>
		<description><![CDATA[La conférence sur les BRF du 29 Mars 2008 à Rodez J’ai assisté il y a quelques semaines à la conférence (applaudissez, c’était sa première !) d’Eléa Asselineau (alias Lili Revival) au lycée agricole de La Roque à Rodez. Plus que la partie magistrale (où l’on retrouvait essentiellement le contenu du livre que j’avais déjà [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>La conférence sur les BRF du 29 Mars 2008 à Rodez</h3>
<p>J’ai assisté il y a quelques semaines à la <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/article.php3?id_article=70" title="Annonce de la conférence">conférence</a> (applaudissez, c’était sa première !) d’<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/" title="Son site : les jardins de BRF">Eléa Asselineau</a> (alias <a href="http://andre.emmanuel.free.fr/phpBB2/profile.php?mode=viewprofile&amp;u=4" title="Profil d&#039;Eléa sur le forum des jardins de BRF" class="broken_link">Lili Revival</a>) au <a href="http://www.legta.laroque.educagri.fr/default.htm" title="Site officiel du lycée">lycée agricole de La Roque</a> à Rodez.</p>
<p>Plus que la partie magistrale (où l’on retrouvait essentiellement le contenu du <a href="http://brfdelarbreausol.blogspot.com/" title="le blog du livre De l'arbre au sol - les bois raméaux fragmentés">livre</a> que j’avais déjà lu, avec quelques histoires personnelles en plus), c’était pour rencontrer les gens que j’y allais. Je n’ai pas été déçu. <span id="more-29"></span>Il y avait mes amis de la <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/article.php3?id_article=112" title="La compagnie de l'humus, sur le site de biodiva">compagnie de l’humus</a>, il y avait l’association <a href="http://biodiva.free.fr/" title="pour la promotion de la biodiversité au jardin familial">biodiva</a>, il y avait un responsable du lycée agricole, très ouvert et très actif (que j’avais déjà rencontré auparavant, mais dont je n’ai toujours pas retenu le nom [note du 22.04.08 : c’est Franck Bocher]), il y avait <a href="mailto:association-ahp12@voila.fr" title="En attendant un site">Sophie Hugonnenc</a>, de l’association Arbres, Haies et Paysages de l’Aveyron, et d’autres personnes fort intéressantes même si je n’ai pas eu le temps de collecter leurs noms. Et il y avait <a href="http://lilirevival.spaces.live.com/" class="broken_link">Eléa Asselineau</a>. L’échange de questions-réponses a été très enrichissant, ainsi que les discussions spontanées et les prises de contact qui ont suivi.</p>
<p>Mais je m’égare. Je relatais la conférence simplement pour faire part d’une idée que j’ai eue, que j’ai soulevée dans les questions-réponses, qui a reçu un bon accueil, et qui mériterait sans doute d’être essayée.</p>
<h3>Utiliser l’aubier de feuillus comme BRF</h3>
<p>Il y a deux ans, j’avais commandé du bois de chauffe auprès de la grosse scierie du coin. Comme je ne savais pas quand ma maison serait correctement isolée, ni quand le poêle définitif serait installé, j’ai opté pour l’option la moins chère, et la scierie m’a livré vingt-huit stères de <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2325199134/in/set-72157604057489016/" title="mon croquis sur Flickr">dosses de sciage</a>.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2416360919/" title="IMG_2084 de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3068/2416360919_8fa2789892_m.jpg" width="240" height="160" alt="IMG_2084" /></a></p>
<p>Je me suis retrouvé avec un tas de six mètres de long, trois mètres de large et presque deux mètres de hauteur dans le jardin. Un monticule particulièrement disgracieux et encombrant. Comme je me suis contenté de débiter le tas au fur et à mesure des besoins, le tas est demeuré tel quel pendant quasiment deux ans. C’est seulement maintenant que j’en viens finalement à bout, et que je découvre le sol qui était resté couvert tout ce temps.</p>
<p>Ce sol est d’un spectaculaire brun-noir granuleux, plein de galeries de toutes les tailles, doux au toucher et sous les pas, et quasiment pas collant, même après la pluie. C’est presque contre-intuitif. Mon terrain est en effet très argileux (nous sommes sur un plateau schisteux, une terre argileuse et acide), et dès qu’on y marche ou qu’on y roule, la terre se transforme en infâme gadoue marron clair. Sous ce tas de bois extrèmement lourd, on pourrait imaginer la terre toute compactée par deux ans de tassement. Et c’est le contraire qui se produit.</p>
<p>Retrospectivement, maintenant que j’ai lu plus de choses sur le fonctionnement des sols, les effets bénéfiques du tas sont très compréhensibles :</p>
<ul>
<li>il empêche le passage, donc prévient le tassement ;</li>
<li>il offre un abri aux petites bêtes qui creusent des galeries ;</li>
<li>il agit comme un paillage et protège la surface du froid, de la pluie, du vent ;</li>
</ul>
<p>Mais il reste une question : pour entretenir toute cette vie qui remue et amende le sol, il faut que le tas lui amène de la nourriture. Sous le tas, on voit pas mal de filaments blancs de mycélium. Or je croyais que le bois dur était difficile à décomposer par le mycélium, et que c’est pour cela qu’on recommande d’utiliser les rameaux et branches de petit diamètre pour aggrader le sol grâce au bois raméal fragmenté. Or mon tas n’est pas fait de rameaux. A en juger par la taille des dosses, les arbres utilisés avaient un diamètre d’au moins 50 cm.</p>
<p>J’ai compris en regardant mieux. Quand j’ai tiré les dosses de tout en bas, celles qui étaient restées au contact du sol pendant ces deux années, j’ai vu que les bords et le dos étaient souvent plus “pourris” que le coeur. En regardant le bas du tas, on voit sur les extrémités des dosses un changement de couleur très net entre l’aubier et le bois de coeur. Et très souvent, l’aubier est colonisé de champignons, au point qu’on voit des “oreilles” de champignons sur toute une couronne extérieure pendant que le bois de coeur est intact.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2353123100/" title="Aubier et champignons de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2079/2353123100_de50ebafa1_m.jpg" width="240" height="160" alt="Aubier et champignons" /></a> <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2416362719/" title="Une dosse, le bois et l'aubier de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3244/2416362719_89d44b8867_m.jpg" width="240" height="160" alt="Une dosse, le bois et l'aubier" /></a></p>
<p>J’avais rénové la charpente de ma maison. J’avais nettoyé les vieilles poutres en chène. J’avais construit plusieurs portes et plusieurs meubles dans mon atelier de menuiserie. J’étais bien placé pour savoir la différence entre l’aubier et le bois de coeur. Les insectes xylophages n’attaquent que l’aubier, surtout si l’humidité a permis aux champignons de le prédigérer. Dans ma cuisine, on voit très nettement une différence entre les arètes des poutres, plus claires et piquées de trous de vrillette, et le milieu, parfaitement intact. Alors qu’on peut souvent gratter l’aubier avec un tournevis ou avec l’ongle, il est quasiment impossible de planter un clou dans le coeur de ces poutres multicentenaires à moins de faire un avant-trou avec une mèche à métal.</p>
<p>Un voisin m’avait prévenu : “ces dosses, c’est pas cher, mais c’est vraiment pas du bon bois pour se chauffer ; c’est pratiquement que de l’aubier”. Ainsi, mon tas de bois était en réalité principalement un tas d’aubier, et les champignons aiment bien l’aubier. Voilà comment mon tas nourrissait la vie du sol et a permis la spectaculaire transformation.</p>
<h3>Comment aggrader le sol avec des dosses de scierie ?</h3>
<p>Ce que j’ai commencé de faire pour <a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat de chutes de scierie en couvre-sol">la cour</a> est peut-être une première réponse. Sur le même principe, on peut envisager de débiter les dosses dans des sections suffisamment petites pour qu’elles passent au broyeur. On peut alors probablement s’en servir comme on se servirait de <a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction aux BRF">BRF</a>. Surtout si en scierie le bois a été scié vert.</p>
<p>Mais comme je suis partisan du moindre effort, je vais aussi essayer autre chose. Je prendrai les dosses les plus fines, celles qui ne contiennent quasiment que de l’aubier. Je les disposerai en rangées, à même le sol du potager, et je sèmerai ou planterai au niveau des interstices. Je paillerai par-dessus. J’aurai ainsi une belle réserve de fertilité forestière incorporée dans mon potager pour plusieurs années (et aussi de magnifiques abris à limaces).</p>
<p>Comme la surface de contact entre le sol et le bois est plus faible qu’avec des bois fragmentés, j’imagine que la technique se prête moins à l’aggradation rapide d’un sol trop fatigué. Mais comme apport ultérieur et durable pour un sol déjà correct, ça doit être intéressant. Surtout si ça évite l’étape ‘broyeur’.</p>
<p>Si ça marche, je demanderai à mon scieur de faire un tas avec les dosses les plus fines, qui n’intéressent certainement pas les gens qui veulent les utiliser pour se chauffer. Ou bien je viendrai faire mon marché moi-même. J’imagine qu’il m’en fera cadeau, mais même dans le cas contraire, au prix où sont les dosses (500 € les 30 stères), on doit tomber à 0.5€ par mètre carré ‘traité’. </p>
<p>La grosse limitation, c’est qu’il faut être à proximité d’une scierie. Même si les dosses sont plus denses que des branchages ou même que du broyat, il faut éviter de leur faire parcourir des kilomètres.</p>
<h3>Post scriptum</h3>
<p>Je viens de soumettre l’idée sur le forum des jardins de BRF. On verra si ça intéresse d’autres personnes.</p>
<h3>Lire aussi</h3>
<p><a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction aux BRF">Mon article introductif sur le BRF (avec de nombreux liens)</a><br />
<a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat de chutes de scierie en couvre-sol">Broyat de chutes de scierie en couvre-sol</a><br />
<a href="mon-premier-brf/" title="Mon premier BRF">Mon premier BRF</a></p>
<h3>Liens externes</h3>
<p><a href="http://andre.emmanuel.free.fr/phpBB2/viewtopic.php?p=7154#7154" title="La discussion sur le forum des jardins de BRF" class="broken_link">La discussion sur le forum des jardins de BRF</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bois raméaux fragmentés : introduction</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 19:45:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[glossaire]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
		<category><![CDATA[Bois raméal fragmenté]]></category>
		<category><![CDATA[bois raméaux fragmentés]]></category>
		<category><![CDATA[BRF]]></category>
		<category><![CDATA[ramial chipped wood]]></category>
		<category><![CDATA[RCW]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/</guid>
		<description><![CDATA[Les bois raméaux fragmentés Pour ceux qui n’ont jamais entendu le terme : les bois raméaux fragmentés sont faits de jeunes branches broyées, à l’occasion d’un chantier de taille, soit d’arbres urbains, soit de haies bocagères, plus rarement en forêt. Quand il s’agit de feuillus, ce broyat, épandu en paillage sur quelques centimètres, ou bien [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Les bois raméaux fragmentés</h3>
<p>Pour ceux qui n’ont jamais entendu le terme : les bois raméaux fragmentés sont faits de jeunes branches broyées, à l’occasion  d’un chantier de taille, soit d’arbres urbains, soit de haies bocagères, plus rarement en forêt. Quand il s’agit de feuillus, ce broyat, épandu en paillage sur quelques centimètres, ou bien incorporé légèrement sur les premiers centimètres du sol, permet de déclencher un  processus que les inventeurs et premiers adeptes ont appelé aggradation : les nutriments et la lignine contenus dans les copeaux servent de  nourriture de base à un réseau de champignons qui enrichit la vie du sol en simulant les conditions d’un sol de forêt.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385065731/" title="Une poignée de BRF de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3271/2385065731_9b8e9e61e2.jpg" width="333" height="500" alt="Une poignée de BRF" /></a></p>
<h3>L’effet spectaculaire sur la structure du sol</h3>
<p>D’une certaine manière, on a alors affaire à un ‘super-paillage’, qui non seulement entretient une faune du sol très importante, laquelle remue, aère, draine, digère, assimile ; mais en plus retient une quantité d’eau bien plus importante qu’un sol simplement paillé, probablement par la capacité rétentrice du réseau formé par le mycélium, ainsi que par la structure très largement améliorée. </p>
<p>Ainsi, grâce aux BRF, un sol dégradé peut retrouver une structure fertile en peu de temps, et conserver cette structure pendant quelques années avant qu’il faille procéder à un nouvel épandage.</p>
<p>Les pionniers de la techniques sont Québécois, et le truchement d’internet (et d’Elea Asselineau) ainsi que le précédent de la méthode <a href="http://www.comitejeanpain.be/" title="L'inventeur du compost de broussailles">Jean Pain</a> ont permis un transfert accéléré de la méthode vers la France au début des années 2000.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385065367/" title="Une caisse de BRF de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3016/2385065367_fc4386e196_m.jpg" width="240" height="160" alt="Une caisse de BRF" /></a></p>
<h3>Ressources</h3>
<p>Le point focal incontournable est l’excellent site : <a href="http://lesjardinsdebrf.com/" title="Les jardins de BRF, un site avec forum consacré au BRF">jardins de brf</a>. Vous y trouverez toutes les ressources nécessaires, une communauté active, un forum, des liens vers les expériences des uns et des autres. Une mine d’or dans cette branche naissante et néanmoins révolutionnaire de l’agronomie soutenable du XXIe siècle.</p>
<p>L’homme-clé par qui les BRF ont été popularisés en France est <a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Jacky Dupéty</a>, qui cultive des légumes sur le causse à côté de Figeac, sans arroser (pour ceux qui connaissent le causse, ça laisse absolument pantois).</p>
<p>Une fois n’est pas coutume, cette technique est nettement plus développée dans le monde francophone que dans le monde anglophone. Nul doute qu’à la première occasion, elle fera tache d’huile chez les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture" title="Permaculture, sur Wikipedia">permaculteurs</a>, tant elle paraît inventée pour eux. A bon entendeur salut : si un ami anglophone veut faire la passerelle et créer l’équivalent des <a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/" title="Le site et le forum sur les bois raméaux fragmentés">jardins de BRF</a>, le monde ne s’en portera que mieux.</p>
<p>[note du 21 avril 2008 : j’ai trouvé au moins un <a href="http://www.snakeroot.net/farm/InPraiseOfChips.shtml" title="Tom Roberts et sa Snakeroot Farm, dans l'Etat du Maine">site américain</a> qui parle des BRF (ramial wood chips)]</p>
<h3>Voir aussi</h3>
<p><a href="mes-premiers-brf" class="broken_link">Mes premiers BRF</a><br />
<a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/">Broyat de bois sec en revêtement de sol pour la cour</a><br />
<a href="aubier-feuillus-brf">Utiliser l’aubier de feuillus pour imiter les BRF ?</a></p>
<h3>Ressources en français</h3>
<p>La page ressources du site aggra.org<br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Le blog de Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/">Les jardins de BRF</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_ram%C3%A9al_fragment%C3%A9">L’article de Wikipédia</a><br />
<a href="senshumus.wordpress.com/2007/10/30/explorer-les-limites-du-brf/ " class="broken_link">Discussion sur les limites du BRF, au Sens de l’Humus</a><br />
<a href="http://www.arbre-et-paysage32.com/pdf/page04/livret_BRF_AP32.pdf">Les BRF et les haies — fiche PDF — arbres et paysage du Gers</a></p>
<h3>Vidéos sur le BRF</h3>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2t2sq_reportage-france-2-sr-le-brf_politics">Jacky Dupéty au journal de France 2</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/related/5717195/video/x2t2px_tf1-reportage-sr-le-brf-chez-jacky_politics" class="broken_link">Et au journal de PPDA</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/related/4715781/video/x3ejez_le-brf-une-perspective-davenir" class="broken_link">Le BRF, une perspective d’avenir</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x38v6x_cheminfaisant-brf-jacky-dupety">Chemin faisant, rencontre avec Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/playlist/xamkm_oliviersilva_le-brf/video/x1oqqg_le-brf-par-jeanlou-gagnepain_tech">Chez Jean-Lou Gagnepain</a><br />
<a href="http://terreaterre.ww7.be/agriculture-sans-eau.html">L’émission Terre à Terre consacrée au BRF (audio — MP3)</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mon premier BRF</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/mon-premier-brf/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/mon-premier-brf/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Feb 2008 04:39:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
		<category><![CDATA[Bois raméal fragmenté]]></category>
		<category><![CDATA[bois raméaux fragmentés]]></category>
		<category><![CDATA[BRF]]></category>
		<category><![CDATA[ramial chipped wood]]></category>
		<category><![CDATA[RCW]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.arpentnourricier.org/mon-premier-brf/</guid>
		<description><![CDATA[Si vous ne connaissez pas les BRF, vous pouvez d’abord lire cet article. Pourquoi des BRF sur l’arpent nourricier ? Chez moi, le sol n’est pas dégradé (à part celui de la cour). Le terrain n’a probablement jamais été exploité intensivement, puisqu’il s’agissait d’un petit pré utilisé occasionnellement pour les brebis des uns et les [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/mon-premier-brf/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous ne connaissez pas les BRF, vous pouvez d’abord lire <a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction sur les BRF, et liens vers des ressources">cet article</a>.</p>
<h3>Pourquoi des BRF sur l’arpent nourricier ?</h3>
<p>Chez moi, le sol n’est pas dégradé (à part <a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat utilisé en couvre-sol dans ma cour">celui de la cour</a>). Le terrain n’a probablement jamais été exploité intensivement, puisqu’il s’agissait d’un petit pré utilisé occasionnellement pour les brebis des uns et les poules des autres, au milieu du village. Cela dit, ça reste de la terre très argileuse, de faible profondeur (30cm par endroits), sur un socle schisteux parfaitement étanche et à tendance acide. Je me suis dit que l’utilisation de BRF permettrait peut-être d’augmenter l’épaisseur utile, d’alléger le sol, d’améliorer le drainage et d’avoir une meilleure qualité d’infiltration et de rétention, surtout vers l’été quand les seules précipitations seront sous forme d’orages.</p>
<h3>Où trouver le bois ?</h3>
<p>J’ai seulement commencé à planter une <a href="http://www.arpentnourricier.org/des-plants-gratuits-pour-une-haie-champetre/">haie champètre</a>, et donc je n’avais pas vraiment de bois à mettre sous le couteau de mon <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385898434/sizes/m/" title="mon broyeur en action, sur flickr">broyeur électrique de jardin</a> lien photo gardena. Mais notre pays est un pays encore bocager. Ce ne sont pas les haies qui manquent, et même si la plupart sont parfaitement maltraitées et annuellement massacrées à l’épareuse à une hauteur minable d’à peine un mètre cinquante, il y a quelques haies encore vaillantes et qui fournissent une excellente matière pour des BRF.</p>
<p>Des voisins et amis derrière chez nous avaient rafraîchi la leur, et un tas de jeunes branchages attendaient au milieu du pré d’être séchés par le soleil et brûlés sans autre forme de procès. Il nous a suffi de proposer de les en débarrasser pour que l’affaire soit conclue.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385064377/" title="Un tas de jeunes branches avant broyage de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2288/2385064377_86c07a92ab.jpg" width="333" height="500" alt="Un tas de jeunes branches avant broyage" /></a></p>
<p>Tant que les BRF restent une technique confidentielle, il ne devrait pas être trop difficile pour un particulier de se fournir gratuitement en bois de taille, soit en débarrassant les voisins de tas de branchages destinés au feu, soit en procédant lui-même à l’élagage à titre de gagnant-gagnant. Il faut toutefois disposer d’une capacité de broyage par ailleurs.</p>
<p>Du côté des paysagistes et des élagueurs, il est probable qu’ils sont davantage sensibilisés sur l’intérêt des déchets broyés, soit en paillage simple pour les plates-bandes, soit en BRF, et donc qu’ils fassent payer de plus en plus cher une livraison de BRF.</p>
<h3>Quel broyeur pour quelle quantité ?</h3>
<p>J’avais acheté le broyeur plutôt pour faire du <a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat utilisé en couvre-sol dans ma cour">paillage de sol</a> avec les longues planchettes (les chutes d’avivage) que la scierie m’avait livrées mélangées aux dosses de sciage qui me servent de (mauvais) bois de feu depuis deux ans. Pour cette tâche, le broyeur s’était avéré assez insuffisant, quoique pas totalement hors course si j’étais prêt à y passer du temps ; dans la mesure où le travail n’était à faire qu’une seule fois, on pouvait éventuellement s’y résigner.</p>
<p>La limite de 3cm de diamètre pour des bois frais et 2 cm pour des bois secs était assez frustrante pour l’utilisation envisagée initialement, mais quand j’ai commencé à me documenter sur les bois raméaux fragmentés, le broyeur a rapidement remonté dans mon estime. En effet, il est convenu entre pratiquants des BRF que plus les diamètres sont petits, meilleur est le broyat, 7 cm étant une limite supérieure.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385898434/" title="Broyage de jeunes branches de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2027/2385898434_f1e0a62d2c.jpg" width="333" height="500" alt="Broyage de jeunes branches" /></a></p>
<p>Si l’on fait le calcul de la quantité maximale de BRF dont je peux avoir besoin en régime établi, il faut prévoir 300 mètres cube à l’hectare tous les trois ans, soit dix litres par mètre carré et par an, pour faire simple. J’ai 1300 mètres carrés. Si je traite le quart en BRF, cela ferait 3200 litres par an. A raison d’une demi-heure de travail pour 50 litres (tout compris : préparation, broyage et épandage), j’en aurais donc pour une trentaine d’heures de travail par an avec ce broyeur.</p>
<p>Les chiffres sont du bon côté, et il n’y a pas d’intérêt à mon échelle à acheter un broyeur plus gros, ou même à en faire venir un au coup par coup, puisque ça nécessiterait de le faire venir pour trois fois rien à chaque fois. En plus, comme il ne vaut mieux pas laisser traîner du BRF en tas sous peine de le voir composter spontanément, je ne peux pas non plus broyer en une fois la quantité qui me servirait pour tous mes épandages, sous peine d’avoir à me presser pour tout épandre le plus vite possible.</p>
<p>J’en ai donc conclu que mon broyeur était (assez fortuitement, il faut l’admettre, à moins que l’on puisse mettre ce bonheur sur le compte d’une géniale inspiration) une machine à BRF assez adaptée à mon échelle.</p>
<h3>Préparation des bois</h3>
<p>J’ai traîné les branchages de mes voisins sur une centaine de mètres, craignant à chaque instant de croiser quelqu’un et de devoir lui expliquer les BRF, ce qui m’aurait sans doute pris un bon quart d’heure de plus. J’ai ensuite commencé à préparer les branches.</p>
<p>Au sécateur, j’ai supprimé tous les rameaux quand le diamètre de la branche dépassait 2 cm. Il faut en fait que la branche et ses rameaux puissent passer dans une goulotte qui ne fait que 4cm de large. Les sections trop importantes, je les ai coupées avec le gros sécateur à crans, et je les garderai pour le feu.</p>
<p>Pour faciliter la manutention, j’ai séparé en trois tas les branches régulières, les rameaux réguliers, et les branchages un peu plus difficiles, en particulier les épineux, qui sont durs, tordus, et méchants.</p>
<h3>Broyage</h3>
<p>J’ai ensuite sorti le broyeur, préparé les <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385898128/">protections</a> (oreilles, mains, et visage pour les épines), disposé la caisse. Le broyage s’est bien passé, et j’ai du faire à peut près quatre caisses de 50 litres en une heure. J’ai eu à peu près quatre ou cinq blocages, ce qui m’a rassuré par raport aux premières expériences de broyage où j’avais passé la majeure partie du temps à visser et dévisser la vis de verrouillage pour accéder aux couteaux et débloquer les bois coincés. Avec un blocage tous les quarts d’heure, le temps passé en maintenance est dorénavant négligeable, même si chaque blocage est très énervant.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385065367/" title="Une caisse de BRF de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3016/2385065367_fc4386e196_m.jpg" width="240" height="160" alt="Une caisse de BRF" /></a></p>
<h3>Préparation du sol et épandage</h3>
<p>Le sol auquel je destinais le BRF était déjà passablement travaillé par les bestioles. En effet, cela faisait presque trois ans qu’il était protégé par un tas de lauzes caché sous un buisson d’orties, et personne n’y avait marché. Le tas de lauzes avait été enlevé par mes soins la semaine précédente en préparation de l’intervention du couvreur. Je n’ai eu qu’à enlever les fragments de lauzes un peu enfouis, les restants de tasseaux de bois passablement pourris qui au départ étaient sensés empêcher le contact entre le tas de lauzes et le sol (ahem…), et donner un coup de râteau pour retirer l’essentiel des tiges d’orties.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385065003/" title="Incorporation du broyat de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3240/2385065003_0a370b3ce1_m.jpg" width="240" height="160" alt="Incorporation du broyat" /></a></p>
<p>J’ai donné un premier coup de rotogriffe (en attendant ma grelinette), surtout pour voir s’il ne restait pas trop de cailloux. Au passage, je me suis rendu compte à quel point la terre était sèche. Il n’avait en effet pas plu depuis au moins six semaines.</p>
<p>J’ai ensuite versé mes caisses de BRF sur une hauteur d’environ 3cm, et j’ai incorporé grossièrement avec un deuxième coup de griffe.</p>
<h3>La question de l’incorporation et de l’azote</h3>
<p>De même que la question de savoir si l’esprit procède “du père et du fils” ou “du père par le fils” a déchiré les chrétiens dès les premiers temps, de même la question de savoir s’il faut épandre les BRF en paillage ou bien les incorporer aux premiers centimètres du sol divise les adeptes de la technique. Les uns disent que les bois en forêt tombent simplement au sol et ne sont pas incorporés ; les autres disent qu’en simple paillage, seule la couche de broyat en contact direct avec le sol peut servir à l’aggradation, et que tout le reste sèche et ne joue pas d’autre rôle qu’un paillage de vieux bois. Les uns disent que l’incorporation permet d’augmenter la surface de contact entre la terre et les fragments de bois ; les autres disent qu’une réaction trop rapide crée une indigestion de carbone, et qu’il faut supplémenter la terre en azote pour éviter une “faim d’azote” dans les premiers mois.</p>
<p>Entre les deux, mon coeur balance, et je me dis que je ferais aussi bien d’essayer les deux en toute bonne foi, non pas pour départager les camps, mais pour constater leur arguments, et pour voir si l’une des deux pratiques s’avère chez moi plus simple ou plus efficace.</p>
<p>Sur ce petit morceau, j’ai incorporé. Mais comme il me restait une caisse, j’ai utilisé le reliquat en paillage simple sur la planche de potager récemment nettoyée. Et pour parfaire l’expérience, j’en ai “sur-paillé” une partie avec du broyat de vieux bois pour empêcher le BRF de sécher.</p>
<p>Je ne sais pas encore comment est sensée se manifester la faim d’azote. Je crois savoir que la présence d’orties sur un terrain serait plutôt le témoin d’une abondance d’azote. Comme le petit coin sur lequel je viens de mettre les BRF était une colonie d’orties, ça ne devrait pas être trop gênant. On verra bien. Sinon, j’y mettrai du compost.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2356970053/" title="jeunes pousses d'orties de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2145/2356970053_e8fa2386f3_m.jpg" width="240" height="160" alt="jeunes pousses d'orties" /></a></p>
<h3>Pailler ou pas pailler ?</h3>
<p>Pailler par-dessus le BRF se justifierait pour trois raisons : empêcher le dessèchement, prévenir la germination des adventices, aporter un peu d’azote.</p>
<p>Mais voilà, je n’ai pas grand-chose pour l’instant à mettre en paillage, à part des copeaux de menuiserie qui compromettraient encore davantage le ratio carbone-azote. Quant aux mauvaises herbes, je ferais peut-être mieux de <a href="paillage-ou-vegetation-spontanee/" title="discussion sur le paillage et les adventices">les y laisser</a>, et de simplement faire un peu de place quand je saurai quoi planter. Les années passées, aucune épaisseur de paillage n’avait réussi à contenir le liseron. Si je laisse la végétation spontanée s’installer en mars et avril, le liseron restera peut-être dormant, et le soleil de mai ne pourra déjà plus atteindre le sol. Et comme la terre est déjà suffisamment aérée à cet endroit, je ne risque pas d’érosion en cas de fortes giboulées courant Mars.</p>
<h3>Voir aussi</h3>
<p><a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction sur les BRF, et liens vers des ressources">Mon article d’introduction sur les BRF</a><br />
<a href="paillage-ou-vegetation-spontanee/" title="discussion sur le paillage et les adventices">pailler ou laisser les herbes</a><br />
<a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat utilisé en couvre-sol dans ma cour">broyeur et chutes de scierie</a><br />
<a href="aubier-feuillus-brf">Utiliser l’aubier de feuillus pour imiter les BRF ?</a><br />
<a href="http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/">Mon compte-rendu de la conférence sur les BRF par Eléa Asselineau, à Rodez, le 29 mars 2008</a></p>
<h3>Ressources en français</h3>
<p>La page ressources du site aggra.org<br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Le blog de Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/">Les jardins de BRF</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_ram%C3%A9al_fragment%C3%A9">L’article de Wikipédia</a><br />
<a href="http://senshumus.wordpress.com/2007/10/30/explorer-les-limites-du-brf/">Discussion sur les limites du BRF, au Sens de l’Humus</a><br />
<a href="http://www.arbre-et-paysage32.com/pdf/page04/livret_BRF_AP32.pdf">Les BRF et les haies — fiche PDF — arbres et paysage du Gers</a></p>
<h3>Vidéos sur le BRF</h3>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2t2sq_reportage-france-2-sr-le-brf_politics">Jacky Dupéty au journal de France 2</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x38v6x_cheminfaisant-brf-jacky-dupety">Chemin faisant, rencontre avec Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/playlist/xamkm_oliviersilva_le-brf/video/x1oqqg_le-brf-par-jeanlou-gagnepain_tech">Chez Jean-Lou Gagnepain</a><br />
<a href="http://terreaterre.ww7.be/agriculture-sans-eau.html">L’émission Terre à Terre consacrée au BRF (audio — MP3)</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.arpentnourricier.org/mon-premier-brf/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

