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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; agriculture naturelle</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Bordures béton pour buttes autofertiles</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 08:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jusqu’à présent, j’ai testé deux méthodes pour les bords des buttes : la version ‘naturelle’ avec des épaules arrondies, et celle qui utilise des planches en bois pour retenir la terre. Je n’aime pas la première version : rien ne délimite la butte de l’allée, et on ne voit pas bien ni l’érosion, ni le [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/bordures-beton-pour-buttes-autofertiles/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/ail-et-fraises.jpg" rel="lightbox[976]" title="ail et fraises"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/ail-et-fraises.jpg" alt="" title="ail et fraises" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-901" /></a></p>
<p>Jusqu’à présent, j’ai testé deux méthodes pour les bords des buttes : la version ‘<a href="http://senshumus.files.wordpress.com/2006/10/buttes-serpent.jpg">naturelle</a>’ avec des épaules arrondies, et celle qui utilise des <a href="http://www.humeseeds.com/raised_beds1.jpg">planches en bois</a> pour retenir la terre. Je n’aime pas la première version : rien ne délimite la butte de l’allée, et on ne voit pas bien ni l’érosion, ni le tassement, ni la limite de là où il faut désherber, etc.<br />
Je n’aime pas non plus tellement les bordures en bois. Elles demandent beaucoup de travail à mettre en place, elles pourrissent en quelques années, et elles servent de refuge aux gastéropodes de tout poil.<span id="more-976"></span></p>
<p>J’aurais pu faire des bordures en pierres sèches, mais le <a href="http://www.arpentnourricier.org/differences-entre-un-muret-et-une-haie/">temps de travail est prohibitif</a> et on ne peut pas tellement y mettre le pied pour désherber ou récolter.</p>
<p>J’avais vu des bordures en blocs béton dans <a href="http://healingmagichands.wordpress.com">un blog de jardinage</a> que je lisais avec assiduité, en pensant que c’était assez laid. Mais plus j’y pensais, et plus le côté pratique a pris l’ascendant sur le côté disgracieux.</p>
<p>Pour ce qui est du bilan énergétique, il est imbattable. En effet, si on se contente de les poser sans mortier, les blocs béton au jardin sont quasiment éternels alors que les planches en bois pourrissent en moins de cinq ans. Admettons que les blocs durent cent ans, ils peuvent bien coûter vingt fois plus cher en énergie pour la fabrication et le transport, et je serais encore gagnant par rapport à des planches (sachant que je ne veux même pas entendre parler de bois traité).</p>
<p>Pour ce qui est du prix, là non plus il n’y a pas photo. Des planches de châtaignier de 25cm de large et 4cm d’épaisseur coûtent environ 10 euros du mètre linéaire, là où le bloc béton de 20cm x 20cm x 50cm coûte 30 centimes.</p>
<p>Quant aux limaces, si vous mettez les alvéoles ouvertes vers le haut, la porosité du béton fait que l’ambiance sera sèche et favorisera plutôt les lézards ou les araignées que les limaces. Sachant que par ailleurs la surface rugueuse du béton rend le trajet inconfortable pour les baveux.</p>
<p>Je laisse la parole à <a href="http://healingmagichands.wordpress.com/about/">Ellie</a> (la blogueuse du middle-west autrement connue sous le pseudo Healing Magic Hands) qui me décrit dans un courriel son choix des agglos de ciment pour les bordures de ses buttes.</p>
<blockquote><p>A mon avis, les bordures béton sont ce que nous avons fait de mieux pour les buttes. Nous aurions dû le faire dix ans plus tôt ! Nous avions commencé avec des planches de bois, et nous avons eu les mêmes ennuis que toi avec le pourrissement du bois. Nous ne pouvions pas y mettre de châtaignier, et je me refuse à utiliser du bois traité à un quelconque endroit où il poussera des plantes destinées à être mangées. Nous avons même eu des planches qui n’ont duré qu’un an, ce qui nous a vraiment incités à trouver autre chose.</p>
<p>Les planches sont chères, quelle que soit l’essence choisie. Nous nous demandions si nous n’allions pas choisir des bordures en faux bois faites de plastique recyclé, mais le prix était dissuasif.</p>
<p>Je n’ai pas remarqué tellement de limaces ou d’autres ravageurs dans les blocs béton, d’autant que les principaux habitants semblent être les araignées. En fait, les cellules ne sont pas humides du tout. C’est peut-être pour ça que les limaces s’y plaisent beaucoup moins que sur les bordures en bois. Quand elles commençaient à pourrir, les limaces adoraient s’y mettre, le chiendent se frayait un passage à travers le bois mou qui ne remplissait plus son rôle de barrière contre cet envahisseur.</p>
<p>Je ne trouve pas que les blocs bétons soient si laids, mais je ne déteste pas non plus le béton nu. De plus, ce sont les allées dallées en grès et les joyeuses plantes qui attirent l’oeil, si bien que le béton passe presque inaperçu. Et pendant une bonne partie de l’été, les légumes débordent dans les allées de toute façon, ce qui cache les bordures totalement. Et tu as raison, elles peuvent durer une éternité.</p>
<p>Je ne m’y suis pas tellement écorché les genoux, mais avec mon habitude d’aller pieds-nus tout l’été, j’ai souvent écrabouillé mes orteils contre les coins. Maintenant, je prends garde d’être moins empressée. Ce qui est embêtant avec les coins rugueux, c’est que le tuyau d’arrosage s’y coince quand on essaie de le tirer vers l’autre bout des buttes. En regardant les photos, tu peux voir qu’à chaque coin des allées j’ai enfoncé un bout de tube en métal pour servir de guide.<br />
<small>trad. par yours truly</small>
</p></blockquote>
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		<title>Patates opportunistes</title>
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		<pubDate>Tue, 13 May 2008 19:34:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce que j’aime bien dans l’esprit de la permaculture, c’est le culte du moindre effort. Dans ma famille, on a longtemps prétendu que j’étais fainéant. Il n’en est rien — mon travail au jardin en est la preuve. En revanche, j’ai toujours été un farouche adversaire du travail inutile ou idiot. Le repassage est l’exemple [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/patates-opportunistes/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce que j’aime bien dans l’esprit de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture" title="Permaculture, sur wikipedia">permaculture</a>, c’est le culte du moindre effort. Dans ma famille, on a longtemps prétendu que j’étais fainéant. Il n’en est rien — mon travail au jardin en est la preuve. En revanche, j’ai toujours été un farouche adversaire du travail inutile ou idiot. Le repassage est l’exemple ultime. Mais passons.</p>
<p>Ainsi donc, la permaculture ou l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_naturelle" title="Agriculture Naturelle, sur Wikipedia">agriculture naturelle</a> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Masanobu_Fukuoka" title="Masanobu Fukuoka, sur WIkipedia">Fukuoka</a> ont inscrit dans leur génome la recherche du moindre effort (pour le plus de résultats). En outre, la permaculture cherche systématiquement à <a href="http://fr.ekopedia.org/R%C3%A9duire,_R%C3%A9utiliser,_Recycler" title="le principe de réduire, réutiliser et recycler, sur Ekopedia">réutiliser ou recycler</a> tout produit : le produit (output) de quelque chose est l’intrant (input) d’autre chose.</p>
<p>En l’occurrence, ça donne : j’avais des pommes de terre <span id="more-37"></span><a href="http://www.euro-ned.com/images/8703.htm" class="broken_link">roseval</a> récoltées de l’année dernière. Les plus grosses sont allées en cuisine. Et j’ai mis les petites de côté comme semences. Elles ont passé l’hiver au frais, dans un carton.</p>
<p>Pendant ce temps, et en parlant d’hiver, mon bois de chauffe provenait du débit progressif d’un <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2416360919">gros tas</a> de dosses de scierie. En dépilant le tas pour le tronçonner, je suis tombé sur plusieurs morceaux d’arbre très costauds. Je me suis dit que j’aurais bien du mal à tronçonner de telles épaisseurs, et qu’en plus, ça ferait un beau bois pour faire un banc rustique au jardin. En attendant de faire le banc, j’ai laissé lesdits bois à même le sol. On pourrait croire que le moindre effort est allé un peu loin, et que mon bois s’est mis à pourrir. Et bien pas tant.</p>
<p>Ce printemps, j’ai fini de <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2416362003">débiter le tas</a>, et j’ai stocké les tronçons en construisant une manière de muret de bois, afin de matérialiser la limite entre la pelouse et la prairie. L’un des murets était suffisamment bas pour que j’envisage de poser les grosses tranches d’arbres par dessus, afin de faire à la fois un genre de banc (vraiment très rustique) et aussi une protection contre la pluie.</p>
<p>En retirant les bois de leur séjour d’hiver à même l’herbe, j’ai vu que le sol d’en-dessous avait bien profité. Les graminées avait disparu, la texture était belle, et il y avait plein de petites galeries de tous diamètres. Par contre, le liseron pointait son nez partout. Si je voulais éviter une forêt de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liseron_des_champs" title="Liseron des champs">Convolvulus arvensis L.</a>, il me fallait replanter quelque chose au plus vite.</p>
<p>Un rapide coup d’oeil à mon carton de semences de patates m’a livré l’évidence : une bonne partie d’entre elles avaient besoin d’être plantées au plus vite. Comme quoi, ça tombait bien. J’ai pris la <a href="http://www.puteaux-sa.fr/Images6/64/641301.jpg">fourche-bêche</a>, j’ai aéré le bout de terre précédemment couvert par le morceau d’arbre, sans le retourner. J’ai noté au passage que malgré les pluies incessantes du mois précédent, la terre ne collait pas à l’outil, ce qui en disait long sur sa “qualité” biologique. J’ai posé les semences de patates à même le sol.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2490488096/" title="patates sous la paille 1 de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2015/2490488096_f51eb31827_m.jpg" width="240" height="160" alt="patates sous la paille 1" /></a></p>
<p>Maintenant, il me fallait un paillage. Un coup de faux dans la prairie alentour, et j’avais de quoi recouvrir mes patates d’une bonne épaisseur (environ 15 cm, qui en ont donné 10 en séchant et en se tassant). Voilà.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2490487934/" title="patates sous la paille 2 de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2243/2490487934_649d0ea444_m.jpg" width="240" height="180" alt="patates sous la paille 2" /></a></p>
<p>Le principe, c’est que les patates grossiront à même le sol, sous la paille (il s’agit qu’elle reste bien épaisse pour éviter que ça verdisse). Quand j’aurai besoin de pommes de terre, je me contenterai de soulever la paille, je me servirai, et je remettrai la paille. Ni le plant ni la terre n’auront été dérangés. En tout cas, c’est la théorie — entendue en passant dans une <a href="http://video.google.com/videoplay?docid=-2909489196349752965" title="conférence filmée, à voir absolument">conférence de Claude Bourguignon</a>.</p>
<p>En tout et pour tout, quinze minutes de travail, pour un morceau de 50cm x 2m50, contenant maintenant dix plants de patates. Pas de labour, pas de cordeau, pas de trous à la binette, pas de désherbage : juste le travail naturel du sol par les bestioles, et un peu de paille. Je ne compte ni sarcler, ni butter, ni arroser. Je me contenterai de refaire le niveau de paillage à mesure que croissent les plants. Si chaque plant donne une livre de patates, ce qui est une estimation pessimiste représentant mes rendements de l’année dernière, cela fait cinq kilos de pommes de terre roseval. Si je me ‘paye’ un smic horaire (8€), ça met le kilo de roseval à 40 centimes d’euro.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2489669311/" title="patates sous la paille 3 de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2219/2489669311_dc5d92e6bd.jpg" width="333" height="500" alt="patates sous la paille 3" /></a></p>
<h3>Lire aussi</h3>
<p><a href="spirale-herbes" title="mon article sur la spirale d'herbes">Spirale d’herbes improvisée</a><br />
<a href="http://www.arpentnourricier.org/category/techniques" title="tous les articles de la catégorie &#039;techniques&#039;">Autres techniques</a></p>
<h3>Liens externes</h3>
<p><a href="http://www.organicagcentre.ca/ResearchDatabase/res_straw_mulch_f.asp" title="Ressource sérieuse sur la prévention de l'érosion des sols en paillant les pommes de terre">Le paillage des pommes de terre biologiques, centre d’agriculture biologique du Canada</a><br />
<a href="http://www.aujardin.org/tour-pomme-terre-t20004.html" title="faire pousser les patates en hauteur, dans des pneus">Les tours de patates en pneus — en français</a><br />
<a href="http://www.humeseeds.com/potato.htm" title="Avec la technique 'dans la paille'">Nombreuses techniques pour faire pousser des patates</a> (en anglais)<br />
<a href="http://www.backwoodshome.com/articles2/salloum100.html">Faire pousser les patates dans la paille</a> (en anglais)</p>
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		<title>Quel arpent nourricier ?</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 22:43:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a cinq ans, mon épouse et moi achetions une bâtisse à la toiture écaillée et aux planchers incertains, dans un village du Ségala aveyronnais, sur une colline cernée par les vallées escarpées du Viaur et du Céor. Autour de la maison, un pré de deux douzièmes d’hectare servait aux brebis et aux poules [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/quel-arpent-nourricier/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a cinq ans, mon épouse et moi achetions une bâtisse à la toiture écaillée et aux planchers incertains, dans un village du Ségala aveyronnais, sur une colline cernée par les vallées escarpées du Viaur et du Céor. Autour de la maison, un pré de deux douzièmes d’hectare servait aux brebis et aux poules des voisins. Le tout pour le prix d’une grosse voiture.</p>
<p>Débutants ambitieux –d’aucuns disaient inconscients– nous savions que la maison à rénover serait une aventure ; nous n’avions pas le moindre soupçon que le jardin nous attirerait dans une seconde aventure encore plus émouvante.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2008/01/panierdetomates_m.jpg" class="center" alt="Mon premier panier de tomates" /></p>
<p>Ceci est l’histoire de l’aventure du jardin, en partant du début, et de toutes les ramifications de ce jardin dans nos vies.</p>
<p>Bienvenue dans notre arpent nourricier.</p>
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