Semis de pois et fèves

Un village Sioux dans le bas du jardin

rames pour les pois

L’année der­nière, j’avais es­sayé de se­mer des pe­tits pois. J’avais à peine pré­paré la ligne. J’avais semé dé­but avril quand ap­pa­rem­ment il vaut mieux avoir fini dé­but mars. J’avais un peu paillé, mais ja­mais ar­rosé. Mo­ra­lite : pour un rang de cinq mètres, je n’ai ré­colté en tout et pour tout qu’un bol.

Cette an­née, j’ai dé­cidé de mettre toutes les chances de mon côté pour les pois et les fèves. A l’emplacement où j’avais épandu le BRF de tilleul sous du car­ton l’été der­nier, j’ai tout in­cor­poré à la gre­li­nette, puis élevé quatre billons d’environ trente cen­ti­mètres de hau­teur, cin­quante cen­ti­mètres de large, et trois mètres de long.

En guise de sup­port, j’ai ré­cu­péré les pi­quets de mes cages à to­mates de l’année der­nière, dis­po­sés en tré­pieds de deux mètres de haut et cin­quante cen­ti­mètres de base. Une struc­ture un peu aus­tère, mais qui aura l’air chouette une fois cou­verte de ver­dure (on croise les doigts).

J’ai com­mencé par se­mer à la vo­lée toutes sortes de pe­tites graines pour oc­cu­per le ter­rain dans l’éventualité d’une ré­pé­ti­tion de l’échec des pe­tits pois : co­que­li­cots et autres fleurs sau­vages, ama­ranthe queue-de-renard, lin, oignons.

J’ai en­suite semé les pe­tits pois (une va­riété à rames de chez Bi­au­germe) et les fèves (d’aguadulce à très longue cosse, Bi­au­germe aussi) en po­quets à quelques cen­ti­mètres de pro­fon­deur. Afin de fa­vo­ri­ser la le­vée et de m’éviter d’avoir à te­nir le sol hu­mide pen­dant des jours, j’ai mis à trem­per les graines pen­dant 24 heures avant de les semer.

Par des­sus le tout, j’ai dis­posé force ra­meaux d’acacia et autres bran­chages in­ex­tri­cables pour dé­cou­ra­ger les poules que la cu­rio­sité pousse à ve­nir ex­plo­rer tous les en­droits où je re­mue la terre.

Un mois plus tard, les pousses font dix cen­ti­mètres de haut. On verra ce que ça donnera.