Quelques pensées
Petit inventaire de choses qui n'ont pas de prix.

- Une bouffée d’air frais, remplie de la brume du matin, éclatante de soleil levant, avec des notes de fumier, tandis que je dévale la route sur mon vélo.
- La couleur orange
- La Grande Ourse, Orion, l’étoile polaire
- La gravitation
- Le concept du hamac
- Les mots ‘je te demande pardon’
- La mer Méditerranée
- De vieux amis
- L’accent du Sud-Ouest
- Un éternuement
- Les sourires
- La photosynthèse
- Linux
- Le rossignol (ou était-ce l’alouette ?)
- L’espoir
- Le système immunitaire
- La lettre K
Qui ose encore prétendre que le bonheur a quelque chose à voir avec la croissance du produit intérieur brut ?
Bonjour Kristen,
Avec le bonheur rien mais avec l’emploi oui, et s’il n’y a pas d’emploi, il y a faim et s’il y a faim, il est difficile d’être heureux. Ai-je tort?
amicalement Pierre
Ps: une très jolie photo de printemps
Si l’absence d’emploi entraîne la faim, c’est que le système nous prive de nos moyens élémentaires de subsistance. En quelque sorte, une forme d’esclavage, puisque nul n’a plus le choix que de travailler pour un autre. Chacun devrait avoir un lopin comme chacun a accès à l’air et chacun devrait avoir accès à l’eau. Cela nous semble normal que des gens soient tributaires des patrons pour leur pitance, et pourtant on n’imaginerait pas un monde où il faudrait vendre sa force de travail à ceux qui ont le capital afin d’avoir simplement accès à sa ration d’air, et où les exclus du marché de l’emploi ou des allocations pourraient se retrouver sans le moindre sou, dans l’incapacité d’acheter le droit de respirer…
Je vous renvoie à un précédent article sur la vision de Jefferson et Rousseau d’une nation d’hommes libres.
Alors le bonheur a quelque chose à voir avec quoi d’après vous? ( pour reprendre votre question précédente)
Ce que tu dis me fait penser à ce que je lis de Daniel Quinn. En gros il dit que “l’innovation” de notre culture est d’avoir mis la nourriture sous clef, et que tu du coup nous sommes tous soumis à notre prison culturelle, avec aucun moyen de nous en échapper.