Pour planter un arbre, plante un perchoir

Pour encourager le semis d'arbres là où on les veut

pinson des arbres, par giuss95 sur flickr

L’autre jour, j’ai re­mar­qué qu’un su­reau pous­sait au pied de la man­geoire que ma femme avait ins­tal­lée pour les mé­sanges pen­dant l’hiver. Note : il n’y avait pas de baies de su­reau dans la man­geoire, seule­ment des graines de tour­ne­sol. Il m’a fallu l’arracher parce qu’il n’était pas du tout au bon endroit.

Mais j’ai vite pensé que si la man­geoire avait été à tel autre en­droit du jar­din, je n’aurais pas été mé­con­tent d’y voir pous­ser un su­reau ou tout autre arbre vé­hi­culé par la grâce de la di­ges­tion in­com­plète des oiseaux.

Ce qui m’amène à re­dé­cou­vrir la tech­nique sui­vante : pour faire pous­ser des arbres quelque part quand on n’a ja­mais le temps mais qu’on n’est pas pressé, on peut sim­ple­ment plan­ter un perchoir.

Le per­choir le plus simple à faire est une branche d’arbre avec quelques ra­mi­fi­ca­tions, un peu taillée pour ré­duire la prise au vent, cou­pée en bi­seau et plan­tée fer­me­ment dans le sol. Du­rée de l’opération : cinq mi­nutes à tout cas­ser (à com­pa­rer avec une bonne demi-heure pour plan­ter un arbre de pépinière).

Le mieux pour les arbres, c’est que le sol sous le per­choir ne soit pas une prai­rie. Quand on n’a pas le temps mais qu’on n’est pas pressé, il suf­fit de ne rien faire dans un rayon d’un mètre ou deux : au­cune tonte, au­cune fauche, au­cun désher­bage. Au bout d’un cer­tain temps, les gra­mi­nées lais­se­ront la place à d’autre plantes qui per­mettent aux graines d’arbre d’accéder au sol et aux nu­tri­ments. Pour fa­ci­li­ter cette opé­ra­tion et em­pê­cher les ani­maux brou­teurs d’entretenir la prai­rie, on peut y lais­ser un tas de bran­chages en­tre­mê­lés (par exemple les restes de la taille du perchoir).

Voilà com­ment plan­ter un arbre en cinq mi­nutes de bou­lot et cinq ans de pa­tience pen­dant que la na­ture travaille.