Permaculture n’est pas que jardin. Ce blog non plus.

Embrassons le vaste panorama des préoccupations permaculturelles

jardin mandala, emblème de la permaculture

La re­com­man­da­tion nu­méro un pour un blog ga­gnant, c’est d’occuper une niche et de s’y te­nir, ar­ticle après ar­ticle, se­maine après se­maine. Il peut s’agir de phy­sique des plas­mas gram­ma­ti­caux dans un es­pace hil­ber­tien, de com­pa­ra­tifs de cla­viers qwerty la­vables, de cal­li­gra­phie az­tèque pré-cortézienne pour mal­en­ten­dants, la seule règle qui compte, c’est de ne ja­mais s’écarter du su­jet pour concen­trer la puis­sance de feu sé­man­tique de Google vers la niche mi­cro­cos­mique choi­sie et lui don­ner un rayon­ne­ment mon­dial dans son coin de toile.

La per­ma­cul­ture ne marche pas comme ça. Même si elle s’intéresse sou­vent en pre­mier lieu au jar­din, la per­ma­cul­ture est bien plus qu’un em­pi­le­ment de trucs et as­tuces agro­no­miques pour fai­néants. C’est une fa­çon d’envisager la vie, la so­ciété, le monde, le temps. L’un des slo­gans phares de la per­ma­cul­ture est : prendre soin de la terre, prendre soin des per­sonnes, par­ta­ger tous les sur­plus. On voit bien que les pré­oc­cu­pa­tions sont bien plus vastes que le culti­ver son jar­din de Candide.

Le thème du soin à ap­por­ter à la terre re­couvre l’agronomie, mais aussi les su­jets éco­lo­giques comme la bio­di­ver­sité, les se­mences, l’épuisement des res­sources, l’énergie, la pol­lu­tion, le chan­ge­ment climatique…

Le thème du soin à ap­por­ter aux per­sonnes ap­pelle la ré­flexion sur les struc­tures so­ciales et cultu­relles, l’habitat, l’architecture, l’art, la psy­cho­lo­gie, la so­li­da­rité, la mé­de­cine, l’enseignement, la politique…

Le par­tage des sur­plus est sou­vent omis, et pour­tant c’est le fon­de­ment du ca­rac­tère du­rable (ou per­ma­nent) de toute ini­tia­tive per­ma­cul­tu­relle. Il de­mande une re­mise en ques­tion fon­da­men­tale de nos rai­son­ne­ments éco­no­miques et ouvre pro­ba­ble­ment la voie à la plus grande ré­vo­lu­tion men­tale que l’occident aura eu à opé­rer de­puis le néolithique.

Puisque mon pro­jet de vie au­tour de cet ar­pent nour­ri­cier m’amène à em­bras­ser un pa­no­rama de su­jets bien plus vaste que le simple jar­din, je vais faire fi des re­com­man­da­tions de mes pairs blog­geurs, et élar­gir le champ des pré­oc­cu­pa­tions de ce site (confor­mé­ment à mes bonnes ré­so­lu­tions). Si­non, il me fau­drait une dou­zaine de sites. J’aborderai sans rou­gir des su­jets d’habitat, d’économie, de so­cio­lo­gie, de bo­ta­nique, de pa­ren­ta­lité, d’énergie, de po­li­tique, de nu­tri­tion, de santé, et bien en­tendu, d’agronomie et de jar­di­nage. Les ar­ticles les plus in­té­res­sants se­ront pro­ba­ble­ment ceux qui ar­ri­ve­ront à re­lier tous ces su­jets tout en res­tant intelligibles.

En cela, je ne fais que suivre le che­min de nom­breux pen­seurs de la dé­crois­sance, de la per­ma­cul­ture, ou de l’agroécologie : Ivan Illich, Bill Mol­li­son, Da­vid Holm­gren, Toby He­men­way, Rob Hop­kins, Ri­chard Hein­berg, Pierre Rabhi, Mo­han­das Ka­ram­chand Gandhi, et j’en ou­blie les trois quarts. Quelles que soient leurs ori­gines et le point de dé­part de leur che­mi­ne­ment in­tel­lec­tuel, ils en ar­rivent tôt ou tard à or­ga­ni­ser leur pen­sée au­tour de l’agriculture, l’énergie, l’économie, la po­li­tique et l’écologie.

Sans pré­tendre ja­mais les éga­ler, je vais à pré­sent m’efforcer de les imiter.

PS : pour les lec­teurs qui n’ont que faire de mes élu­cu­bra­tions et qui veulent du concret (ce qui est par­fai­te­ment com­pré­hen­sible), vous pou­vez mettre en fa­vo­ris le lien vers la ca­té­go­rie ‘jar­din’ (ou s’abonner au flux rss as­so­cié) pour ne voir que les ar­ticles qui parlent du jar­din, et ou­blier le reste sans états d’âmes.