Une haie de bourrache
Ceinture mellifère pour attirer les pollinisateurs
La bourrache est une annuelle fort utile qui mériterait d’être aussi connue que sa cousine la consoude. Son nom latin Borago officinalis nous rappelle qu’on lui prête des vertus médicinales. Je l’aime surtout pour sa capacité à se ressemer, sa longue floraison de petites étoiles bleues qui décorent agréablement les plats et qui attirent les abeilles par centaines, et pour ses racines puissantes qui décompactent le sol.
Introduction facultative
Mon premier semis de bourrache fut apparemment un échec. En fait, les graines ont germé l’année suivante, un peu partout puisque j’avais remué la terre entre temps. Comme il n’y en avait que quelques-unes, je n’ai pas osé les déplacer, de peur de les perdre. Je les ai donc laissées là où elles avaient démarré.
L’année dernière, elles s’étaient tellement bien ressemées que j’en avais partout dans toute cette partie du potager : dans les buttes et dans les allées. J’avais dû oublié la place que ça prenait à maturité, parce que j’en ai laissé une bonne partie, en particulier celles qui étaient dans les allées. Et même quand il est devenu évident que les patates qui poussaient là n’avaient aucune chance de voir le jour sous la forêt de bourraches, et que mes allées étaient condamnées pour la saison, je n’ai pas eu le coeur de couper les plantes, en voyant la multitude d’abeilles et autres insectes pollinisateurs que ces bourraches régalaient (en plus de régaler nos yeux).
Repiquages de bourraches
Cette année, il en pousse à nouveau partout à cet endroit, et j’ai décidé d’être plus ferme. Mais au lieu de râler contre cette envahisseuse, je considère simplement que c’est une plante qui se rend utile en faisant ses semis toute seule : il me reste simplement à les déplacer.
A partir de mars, j’arrache les plantules (que je reconnais bien maintenant pour les avoir pratiquées deux années de suite) au stade de la première vraie feuille, en les prenant par les cotylédons, et je repique celles qui viennent avec leurs racines. On peut encore les arracher (éventuellement en s’aidant d’un plantoir pour ameublir la terre autour) plus tard quand elles ont plusieurs vraies feuilles — là on ne risque plus de les confondre. Lire la suite »








