Ma récolte de fèves

fèves fraîches

Je crois que c’est fin fé­vrier que j’ai semé mes deux mètres car­rés de fèves (va­riété à longue cosse), à rai­son d’une fève tous les 20 cm en­vi­ron, sim­ple­ment en­fon­cée au pouce à quelques cen­ti­mètres de pro­fon­deur. Le se­mis a été re­cou­vert d’un voile de for­çage, mais je ne pense pas que c’était vrai­ment la peine.

Je n’ai ni traité (même pas de pu­rin d’ortie ou de sa­von noir), ni désherbé. Les pu­ce­rons ont fait une ten­ta­tive d’incursion sur une plante, sans vrai­ment réus­sir à s’étendre. Le li­se­ron et le ché­no­pode ont eux aussi tenté leur chance, mais les fèves ont été plus ra­pides. Si bien que je peux dire qu’à part quelques ar­ro­sages, les fèves ont vrai­ment poussé toutes seules.

A la mi-mai, les plantes fai­saient 50cm de haut, avec une demi-douzaine de longues cosses char­nues pour chaque plante. Comme elles étaient toutes à peu près à ma­tu­rité, j’ai tout fau­ché plu­tôt que de de­voir fouiller parmi la jungle.

Le plus long fi­na­le­ment avec les fèves fraîches, c’est l’écossage et l’épluchage. A ce su­jet, je vous sou­mets une tech­nique qui m’a fait ga­gner à peu près 50% sur le temps d’écossage — ce qui peut de­ve­nir in­té­res­sant pour ceux qui comptent faire pous­ser plus que 2 mètres car­rés (cf. le bi­lan de Koldo).

Tech­nique d’écossage rapide

Pre­nez la gousse entre deux doigts d’une main (pas dans la paume, vous al­lez com­prendre pour­quoi). Dans l’autre main, pre­nez un cut­ter dont vous lais­sez dé­pas­ser la lame de 3 mm seule­ment. In­ci­sez le côté de la gousse du haut jusqu’en bas.

En­suite, pre­nez votre tas de gousses in­ci­sées, tor­dez chaque gousse comme si vous vou­liez dé­vis­ser une ex­tré­mité. La gousse s’ouvre le long de l’incision, il n’y a plus qu’à pous­ser les fèves dans un sa­la­dier. Ça va net­te­ment plus vite que d’essayer de re­ti­rer le fil et de pas­ser l’ongle dans la couture.

Après 10 mi­nutes de cuis­son, on plonge les fèves dans l’eau froide pour pou­voir en­le­ver la se­conde peau sans se brû­ler les doigts. Si le cut­ter était bien ré­glé, le té­gu­ment de chaque fève est déjà lé­gè­re­ment in­cisé, ce qui fait qu’on peut éplu­cher cette se­conde peau rien qu’en pres­sant sur la fève et ça va su­per vite.

Voilà, c’est mon humble contri­bu­tion à la sa­lade de fèves fraîches.