Les toilettes sèches officiellement reconnues

Comme équipement d'assainissement non collectif

toilettes sèches sur lit de copeaux

On en avait tous rêvé : le mi­nis­tère de l’écologie, de l’énergie, du dé­ve­lop­pe­ment du­rable et de la mer, en charge des tech­no­lo­gies vertes et des né­go­cia­tions sur le cli­mat l’a fait. Dans un dé­cret paru au Jour­nal Of­fi­ciel le 9 oc­tobre 2009, les toi­lettes sèches sont of­fi­ciel­le­ment re­con­nues (par dé­ro­ga­tion) comme équi­pe­ment d’as­sai­nis­se­ment non-collectif.

Par dé­ro­ga­tion à l’article 3, les toi­lettes dites sèches (sans ap­port d’eau de di­lu­tion ou de trans­port) sont au­to­ri­sées, à la condi­tion qu’elles ne gé­nèrent au­cune nui­sance pour le voi­si­nage ni re­jet li­quide en de­hors de la par­celle, ni pol­lu­tion des eaux su­per­fi­cielles ou sou­ter­raines.
Les toi­lettes sèches sont mises en oeuvre :

  • soit pour trai­ter en com­mun les urines et les fèces. Dans ce cas, ils sont mé­lan­gés à un ma­té­riau or­ga­nique pour pro­duire un compost ;
  • soit pour trai­ter les fèces par sé­chage. Dans ce cas, les urines doivent re­joindre la fi­lière de trai­te­ment pré­vue pour les eaux mé­na­gères, conforme aux dis­po­si­tions des ar­ticles 6 et 7.

Les toi­lettes sèches sont com­po­sées d’une cuve étanche re­ce­vant les fèces ou les urines. La cuve est ré­gu­liè­re­ment vi­dée sur une aire étanche conçue de fa­çon à évi­ter tout écou­le­ment et à l’abri des in­tem­pé­ries. Les sous-produits is­sus de l’utilisation de toi­lettes sèches doivent être va­lo­ri­sés sur la par­celle et ne gé­né­rer au­cune nui­sance pour le voi­si­nage, ni pol­lu­tion. [sec­tion 5, ar­ticle 17]

Ceci ne concerne pas tant ceux qui ont déjà le tout-à-l’égout (qui pou­vaient déjà s’installer des toi­lettes sèches en douce) que ceux qui sont em­bour­bés dans les méandres de la ré­gle­men­ta­tion sur l’as­sai­nis­se­ment non-collectif et qui ai­me­raient bien pou­voir al­lé­ger l’installation en ayant re­cours aux toi­lettes sèches. Main­te­nant qu’elles sont of­fi­ciel­le­ment re­con­nues, ça va mettre de l’huile dans les rouages. Bon, il fau­dra pro­ba­ble­ment un cer­tain temps pour que ça per­cole jusqu’aux agences lo­cales char­gées de vous ac­cor­der les bonnes au­to­ri­sa­tion et cer­ti­fi­cats. On pourra aussi ti­quer sur la né­ces­sité d’une “aire étanche” ainsi que sur le choix li­mité des so­lu­tions tech­niques, mais c’est déjà un bon pas en avant.

Merci à Yur­tao pour l’info.