Les objectifs du site l’arpent nourricier

carrefour de ressources, journal de bord, carte de visite

Le site de l’arpent nour­ri­cier a trois am­bi­tions principales :

  • un car­re­four pour les res­sources in­ter­net au­tour de l’agriculture personnelle
  • un jour­nal de bord de mes bon­heurs et de mes échecs
  • une carte de visite

Un car­re­four de res­sources internet

Je suis un en­fant de l’internet. Quand je cherche à sa­voir quelque chose, c’est par là que je com­mence. D’abord par l’article Wi­ki­pe­dia, et en­suite j’essaie de dé­rou­ler le fil jusqu’à tom­ber sur un site de ré­fé­rence. Ce que j’appelle un site de ré­fé­rence, c’est un site qui concentre une masse de sa­voir sous une forme par­ti­cu­liè­re­ment li­sible ou ex­ploi­table, ou bien un site qui pos­sède des liens vers une mul­ti­tude de res­sources de ré­fé­rence (autres sites, livres, ma­ga­zines, pod­casts) et qui sert alors de carrefour.

Ces sites ‘car­re­four’ sont des ca­vernes d’Ali Baba. Quand on s’intéresse à un su­jet un peu spé­ci­fique, tom­ber sur un tel site, c’est un peu comme tom­ber sur une pe­tite li­brai­rie spé­cia­li­sée dans une ruelle dis­crète, où un nou­veau monde s’offre à vous à l’instant où vous pous­sez la porte.

Shakespeare and Company bookshop, by Gadi, on flickr

Je veux faire de l’arpent un tel site. En par­ti­cu­lier, je veux ser­vir de pas­seur entre les res­sources en An­glais et l’internet fran­co­phone. Consi­dé­ra­ble­ment plus dé­ve­loppé que sa contre­par­tie fran­co­phone, l’internet an­glo­phone offre en ef­fet une très grande quan­tité de res­sources in­es­ti­mables pour l’agriculture bio­lo­gique à pe­tite échelle. La plu­part du temps, c’est sur des sites an­glais, amé­ri­cains ou aus­tra­liens que je fais les plus belles trou­vailles. Je veux mettre mon bi­lin­guisme à pro­fit, et ce site est mon oc­ca­sion de ser­vir de mem­brane per­méable entre les deux mondes.

Il faut no­ter que mon ini­tia­tive est prin­ci­pa­le­ment orien­tée vers l’internet. L’internet fran­co­phone va en ef­fet jusqu’en Afrique et en Asie, et si je veux être utile pour quelqu’un qui cherche un ren­sei­gne­ment, et qui n’a peut-être pas beau­coup d’argent ni de temps, ci­ter un livre c’est bien, mais don­ner un lien vers une page web, c’est mieux. En fa­vo­ri­sant sys­té­ma­ti­que­ment les res­sources nu­mé­riques ac­ces­sibles li­bre­ment sur la toile, je veux aussi si­gni­fier mon at­ta­che­ment au monde col­la­bo­ra­tif libre. Le sa­voir doit être un bien com­mun. L’agriculture per­son­nelle, c’est un pro­jet ‘open-source’, qui ne doit pas être tri­bu­taire du cir­cuit com­mer­cial de l’édition.

Un jour­nal de bord

Dans toute aven­ture, un jour­nal de bord, c’est avant tout un ou­til de tra­vail. Pour les tra­vaux de ré­no­va­tion de ma mai­son, j’ai tenté de te­nir un ca­hier où je no­tais les idées, les do­sages, les mé­trages, les plans, les du­rées, mais tout y était écrit dans le désordre, et un ca­hier n’a pas de mo­teur de re­cherche in­té­gré. Pour­tant, dès que je fai­sais l’effort d’y no­ter quelque chose pro­pre­ment, je sa­vais que ça ne se­rait pas perdu.

Croquis Façade Sud

En m’astreignant à rap­por­ter tout ce que je fais, tout ce que j’ai l’intention de faire, et tout ce que j’ai raté, je me rends donc d’abord ser­vice à moi-même. Et au pas­sage, je ren­drai pro­ba­ble­ment un grand ser­vice à d’autres. Si l’on ap­prend mieux de ses échecs que de ses suc­cès, on ap­prend en­core mieux des échecs des autres, en tout cas plus confor­ta­ble­ment. Et de même que je me dé­lecte de la lec­ture des dé­boires de Stuart & Ga­brielle, des dé­cou­ra­ge­ments de Scar­let & Ian, ou des essais-erreurs de Fa­bien, de même je sup­pose que mes er­reurs ser­vi­ront à quelques-uns, pour les évi­ter, ou juste pour en rire.

Une carte de visite

Mon en­tre­prise n’est pas to­ta­le­ment dés­in­té­res­sée. L’arpent nour­ri­cier doit aussi me ser­vir de carte de vi­site, de vi­trine, de ti­cket d’entrée. Je viens en ef­fet d’un monde très éloi­gné de ce­lui où je veux al­ler. Je ne peux pas aujourd’hui son­ner à la porte d’un or­ga­nisme de pro­mo­tion de l’agriculture bio­lo­gique, d’une chambre d’agriculture, d’une col­lec­ti­vité lo­cale et leur dire : “bon­jour, je suis un in­gé­nieur cen­tra­lien avec douze ans d’expérience dans les avant-projets d’avions et de sa­tel­lites et je vou­drais tra­vailler avec vous sur des ini­tia­tives de dé­ve­lop­pe­ment ru­ral vi­sant à pro­mou­voir l’agriculture bio­lo­gique à pe­tite échelle et son pen­dant social”.

Poules naines

Ce site sera mon ‘book’, mon ‘port­fo­lio’, ma carte de vi­site. Je suis peut-être un dé­bu­tant au jar­din, mais je sais écrire, je sais pho­to­gra­phier, je sau­rai pro­duire un site in­ter­net parmi les plus pro­fes­sion­nels de l’Aveyron. J’ai quelque es­poir qu’il pourra at­ti­rer l’attention. Et dans quelque temps, quand l’Aveyron se ré­veillera à l’agriculture bio­lo­gique et à de nou­veaux sché­mas de dé­ve­lop­pe­ment ru­ral, peut-être que des gens trou­ve­ront mon site et pen­se­ront à moi.