La greffe à l’anglaise compliquée

Pas si compliqué

Au prin­temps 2009, j’ai as­sisté à un stage de greffe or­ga­nisé par l’association l’Orée du Bio et animé par Ju­lien Oziol (Le Fruit à Ve­nir) chez qui j’avais d’ailleurs acheté mes frui­tiers deux ans plus tôt.

A l’issue de cette jour­née de greffe, cha­cun re­par­tait avec son arbre greffé. Ma greffe avait souf­fert du trans­port (25 km à vélo), mais le porte-greffe a pros­péré sous son édre­don de BRF qui le pro­té­geait de l’herbe. Et cette an­née j’ai ré­ci­divé avec des gref­fons of­ferts par les Cro­queurs de Pommes du coin à l’occasion d’une démo greffe or­ga­ni­sée par l’Amicale Laïque à Naucelle.

Comme il y avait deux ra­meaux qui avaient le même dia­mètre que mon gref­fon (condi­tion né­ces­saire pour la greffe à l’anglaise), j’ai fait deux greffes. Et les deux ont pris.

Mo­ra­lité : la greffe à l’anglaise com­pli­quée, c’est la plus fa­cile pour un dé­bu­tant, amha.

Bon, quelques res­sources pour ceux qui veulent s’y es­sayer (je sais, ce n’est plus la sai­son, mais on peut s’entraîner d’ici février-mars prochain) :

PS : vous ver­rez les pé­pi­nié­ristes pro­fes­sion­nels uti­li­ser un genre de pe­tits élas­tiques (bleus) pour so­li­da­ri­ser la greffe à la place du ra­phia et du mas­tic. Je les ai rem­pla­cés par des la­nières de chambre à air de vélo cou­pées aux ci­seau dans mon stock de chambres à air per­cées. Je vous di­rai l’année pro­chaine si ça se dé­grade aux UV et aux in­tem­pé­ries ou si j’ai dû re­ve­nir avec un cut­ter pour évi­ter que la greffe s’étrangle en gran­dis­sant. Ef­fec­ti­ve­ment, ça se dé­grade très bien aux UV, donc ça n’étrangle pas la greffe comme du raphia.

PPS : au lieu de mas­tic pour scel­ler la coupe à l’extrémité du gref­fon (et donc évi­ter qu’il se des­sèche), j’ai uti­lisé des boules quiès. Si­non, de la cire de bou­gie de­vrait mar­cher aussi.