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	<title>l'arpent nourricier</title>
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	<description>permaculture et simplicité volontaire en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>7 idées green business pour la transition</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 08:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[économie]]></category>
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De même qu&#8217;il n&#8217;est pas honteux de vouloir démarrer une entreprise à l&#8217;échelle individuelle pour satisfaire un besoin économique et en tirer une subsistance dans le contexte de la transition, de même il n&#8217;est pas honteux d&#8217;envisager des projets industriels et/ou financiers plus ambitieux réclamant des reins plus solides, mais qui répondent tout autant à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.energytech-engineering.be/Thermographie.php"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/08/thermographie.jpg" alt="" title="thermographie" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1089" /></a></p>
<p>De même qu&#8217;il n&#8217;est pas honteux de vouloir démarrer une <a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-dentreprises-pour-la-transition/">entreprise à l&#8217;échelle individuelle</a> pour satisfaire un besoin économique et en tirer une subsistance dans le contexte de la transition, de même il n&#8217;est pas honteux d&#8217;envisager des projets industriels et/ou financiers plus ambitieux réclamant des reins plus solides, mais qui répondent tout autant à un besoin, dès lors que l&#8217;opération est réellement pensée sur le mode gagnant-gagnant-gagnant (entrepreneur, client, planète).</p>
<p>Voici 7 idées de green business et green finance à grande échelle qui ne sont peut-être pas viables, mais qui pourraient à leur tour donner de bonnes idées à quelques casse-cou disposant d&#8217;une bonne ligne de crédit et d&#8217;un bon réseau.<span id="more-1087"></span></p>
<h3>Capital-risque de reconversion de terres en bio</h3>
<p>Quand la crise énergétique aura augmenté les prix des intrants et rogné la solvabilité des états donc les subventions agricoles, les exploitations intensives qui constituent le modèle actuel seront en faillite. Seuls les producteurs qui auront réussi leur reconversion en bio s&#8217;en tireront, puisqu&#8217;ils auront peu d&#8217;achats et un modèle économique moins basé sur les subventions, avec en particulier des prix de marché plus favorables. Je n&#8217;ai aucune preuve, mais j&#8217;ai bien l&#8217;impression que dans ces conditions, les terres agricoles travaillées en bio de façon durable auront une valeur à la vente bien supérieure aux terres épuisées par des décennies de culture intensive chimisée et de labour profond.</p>
<p>L&#8217;opération financière proposée ici consiste grâce aux fonds placés à racheter à vil prix des terres agricoles harassées quand une exploitation conventionnelle met la clé sous la porte, et à gérer la jachère de façon optimale pendant quelques années avant de les revendre ou de les louer cher une fois le taux de matière organique et la vie du sol revenus à des niveaux satisfaisants pour la culture en bio. Rien n&#8217;empêche d&#8217;utiliser les terres durant la jachère, mais le but ici est d&#8217;accélérer le processus au maximum pour limiter la période improductive : sous-solage, réalisation de <a href="http://www.arpentnourricier.org/dimensionnement-dune-noue-swale/">baissières</a>, importation de compost, de <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">BRF</a>, semis de plantes aggradantes, plantation de haies, introduction d&#8217;espèces auxiliaires.</p>
<p>Il s&#8217;agit en fait d&#8217;une opération typique de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Private_equity">capital-risque</a>, mais au lieu d&#8217;acheter une entreprise et d&#8217;y investir massivement sous la houlette de cadres de choc pour la restructurer et la mettre sur une trajectoire de croissance avant de la revendre, on achète des terres et on y investit massivement sous la houlette d&#8217;agronomes de choc pour lui rendre une fertilité maximale avant de la revendre.</p>
<h3>Financement de l&#8217;isolation thermique des bâtiments</h3>
<p>Un intermédiaire financier passe un contrat avec un particulier, un propriétaire d&#8217;immeuble locatif, une collectivité locale, une entreprise, etc. Il prend à sa charge les dépenses de chauffage/climatisation et les refacture derrière au client, lissées sur l&#8217;année, tous modes de chauffage confondus (fioul, gaz, electricité, etc.) Grâce aux fonds levés auprès d&#8217;investisseurs, il réalise un diagnostic détaillé des pertes énergétiques, et finance l&#8217;isolation optimale du bâtiment et éventuellement la mise à niveau des équipements. Il se rembourse et réalise le profit en ne répercutant sur la facture finale qu&#8217;une partie dégressive des économies réalisées. Il peut aussi profiter de toutes les aides que la collectivité finira par mettre en place pour hâter les programmes d&#8217;isolation du bâti ancien. Pour se prémunir contre les fluctuations du coût de l&#8217;énergie, il faut convenir à l&#8217;avance avec le client du mode de calcul d&#8217;un indice du coût de l&#8217;énergie.</p>
<p>Ainsi, le client ne peut pas refuser la proposition, puisqu&#8217;il n&#8217;avance jamais un centime, et il a la garantie que sa facture de chauffage sera au moins X% inférieure à ce qu&#8217;il aurait payé s&#8217;il n&#8217;avait rien fait.</p>
<p>Et quand une vraie taxe carbone finira par voir le jour, on pourra même garantir au client un montant minimal économisé (et croissant) sur chaque facture, puisque la taxe carbone, en garantissant un prix futur minimum (et croissant) pour chaque type d&#8217;énergie, permettra de garantir une valeur minimale de l&#8217;indice du coût de l&#8217;énergie sus-mentionné pour chacune des annuités.</p>
<h3>Transport de courrier et colis lent mais low-carbon</h3>
<p>Avez-vous jamais pensé, en commandant quelque chose sur internet, qu&#8217;il manquait la case &#8216;livraison éco en deux à trois semaines&#8217; ? Quand on a mis six mois à se décider d&#8217;acheter tel bidule, ou bien quand le trucmuche est en cours de réapprovisionnement et qu&#8217;on ne sait pas quand il sera à nouveau disponible, on se fiche pas mal de l&#8217;avoir en 48h chrono et on préférerait économiser sur la livraison et les émissions de CO2 associées.</p>
<p>J&#8217;imagine qu&#8217;il y aurait la place pour un opérateur de transport de colis et courrier dans le style chronopost/UPS/DHL qui essaierait de minimiser le coût et les émissions (plus le carburant sera cher, et plus les deux exigences convergeront) sans contrainte dure sur les délais. Naturellement, il faudrait une traçabilité irréprochable pour qu&#8217;on ne soit pas inquiet que le colis ait été perdu, ainsi qu&#8217;une bonne capacité de prédiction pour donner une date à laquelle on puisse se tenir (à quelques jours près).</p>
<p>Les moyens d&#8217;économiser sont probablement très nombreux, puisque j&#8217;imagine que la contrainte de délai doit peser très lourd sur les coûts d&#8217;un réseau de messagerie classique. Mais j&#8217;en sais trop peu pour les détailler.</p>
<h3>Réserve de pêche privée</h3>
<p>Avec la crise et les craintes de pénurie future, les fonds spéculatifs du monde entier sont en train de se ruer sur les ressources naturelles territoriales afin d&#8217;avoir en portefeuille des valeurs sonnantes et trébuchantes à l&#8217;abri d&#8217;un effondrement financier. Terres arables, forêts, pêcheries, tout est bon à acheter, en évinçant si besoin les populations autochtones qui ont eu la mauvaise idée de ne pas se faire signer un acte de propriété par leur bienveillant (et néanmoins corruptible) gouvernement.</p>
<p>Un acteur financier un peu puissant mais avec quelques prétentions de vertu écologique et sociale pourrait jouer à ce petit jeu d&#8217;une façon différente : il rachèterait une ressource territoriale, par exemple une zone de pêche, et il la transformerait en réserve naturelle. Il commencerait par y interdire la pêche. Forcément, les gros bateaux de la pêche industrielle ne seraient pas contents, et les pêcheurs indigènes non plus. Contre les premiers (les plus dangereux), il équiperait les seconds (ceux qu&#8217;il veut mettre dans sa poche pour que son projet soit durable). Il faudra un peu d&#8217;encadrement paramilitaire, mais c&#8217;est le lot de toutes les opérations de ce type, de toute façon. En la circonstance, on évincerait les exploiteurs plutôt que les exploités, lesquels seraient payés comme garde-côtes, guides à plongeurs, naturalistes de terrain. Oui mais comment faire des sous ? Rappelons qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une opération à long terme. Quand les stocks de poisson seraient remontés, on octroierait à prix d&#8217;or des permis de pêche en bordure de zone, les inspecteurs étant toujours les gardes-côtes locaux, tandis que seule la pêche traditionnelle serait réautorisée dans la zone (en limitant le nombre et la puissance des bateaux à des niveaux qui ne permettent surtout pas d&#8217;entamer le stock). Grâce aux pêches miraculeuses, les pêcheurs locaux seraient contents, les autres aussi, la mer aussi. Et si on a pris soin aussi d&#8217;investir dans la région, la prospérité retrouvée ne ferait pas de mal.</p>
<p>Naturellement, on peut aussi faire ça en tant qu&#8217;Etat souverain et créer une réserve naturelle, mais apparemment le processus démocratique a toujours tendance à détruire irrémédiablement la ressource avant d&#8217;arriver à décider de la protéger.</p>
<h3>Opérateur télécom 100% énergies renouvelables (et 0% interruptions)</h3>
<p>Si vous êtes un fournisseur télécom dans un pays sujet à des coupures de courant, et que votre particularité est d&#8217;offrir un service entièrement basé sur des énergies locales et renouvelables, vous tirerez probablement votre épingle du jeu en termes de continuité de service. Relais hertziens, répéteurs filaires, serveurs, récepteurs, modems, ordis, téléphones : il faudrait s&#8217;arranger pour que chaque maillon de votre chaîne produise son énergie ou dispose au moins d&#8217;un backup énergétique à base d&#8217;éolien/solaire et batteries, et vous pourriez vendre le seul système de télécommunication sans interruption.</p>
<p>Bien entendu, il faut parier que le pays sera sujet à des coupures de courant, donc prendre des positions sur des produits dérivés en conséquence : s&#8217;il n&#8217;y a pas de coupures de courant, vous pourrez toujours jouer sur votre label prestigieux &#8216;fournisseur télécom vert&#8217;, et vous gagnerez des sous grâce à toutes les entreprises qui -à l&#8217;inverse- se seront couvertes sur les marchés financiers contre le risque d&#8217;interruption de fourniture électrique (et il doit y en avoir un paquet).</p>
<h3>Lobbying pour les agro-isolants</h3>
<p>Les agro-carburants ont du plomb dans l&#8217;aile : partout on voit la catastrophe que représente la montée en puissance des productions agricoles non-alimentaires, et le lobbying des agro-carburants a de plus en plus de mal à faire passer ses gros mensonges concernant les émissions et le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique">taux de retour énergétique</a> (en gros, un litre d&#8217;éthanol de maïs coûte autant voire plus d&#8217;énergie à produire que l&#8217;énergie qu&#8217;il contient).</p>
<p>Mais le train est lancé, et la puissance de l&#8217;agribusiness est telle qu&#8217;il faudra des décennies de militantisme et de désastres pour le freiner et lui faire faire machine arrière. Par contre, si on trouvait une manière d&#8217;aiguillage, on pourrait arriver à dévier le train avec nettement moins d&#8217;effort. Je propose de faire du lobbying auprès des lobbyistes des agro-carburants pour arriver à les convaincre de plutôt développer le marché des agro-isolants, qui serait beaucoup plus porteur et consensuel. Et finalement, cela ne changerait pas grand-chose à la filière : il s&#8217;agirait encore essentiellement de produire de façon industrielle de grandes quantités de biomasse carbonée (paille, chanvre, bois) et de l&#8217;acheminer vers des usines qui en feraient un produit industriel fortement subventionné. Donc un juteux marché non-alimentaire subventionné et qui plus est à l&#8217;abri de la concurrence mondiale puisque les isolants coûtent cher en transport (par définition, il faut qu&#8217;ils prennent beaucoup de place pour leur poids). Les indutriels et les élus y trouveraient peut-être une porte de sortie honorable par rapport au fiasco annoncé des politiques en faveur des agro-carburants. Et tout le monde y gagnerait (surtout ceux qui auraient su investir dans la filière et mettre des sous dans ledit lobbying).</p>
<h3>Compensation carbone locale</h3>
<p>Quand vous achetez un billet d&#8217;avion, on vous propose maintenant systématiquement de payer un supplément pour compenser vos émissions de CO2. Les schémas de compensation consistent à utiliser les sommes versées pour financer des projets (généralement dans les pays pauvres) qui permettront d&#8217;économiser des émissions dans le futur. Ces schémas sont parfois <a href="http://www.manicore.com/documentation/serre/neutralite.html">très ambigus</a>, et on compense souvent des tonnes de CO2 effectivement émises par de vague promesses de tonnes de CO2 non émises dans un futur lointain et dans un pays tout aussi lointain. Pour une meilleure traçabilité et une meilleure efficacité des schémas de compensation, il faudrait qu&#8217;ils soient relocalisés au maximum : une tonne de CO2 émise par une personne quelque part doit être économisée par une personne proche dans un endroit proche.</p>
<p>J&#8217;imagine qu&#8217;on pourrait monter un schéma de compensation carbone à l&#8217;attention des entreprises, qui consacrerait les sommes versées par le département &#8216;voyages&#8217; au financement et à la mise en place d&#8217;équipements de téléconférence, de programmes de covoiturage, de systèmes de télétravail, avec un suivi très précis des voyages économisés et donc des tonnes de CO2 non-émises. L&#8217;entreprise pourrait alors fournir la preuve formelle que sa compensation carbone n&#8217;est pas une opaque fumisterie.</p>
<p>Comme en plus elle gagnerait des sous au final, il y a un bizness-case pour un prestataire/financier qui prendrait à sa charge les coûts d&#8217;investissement, assurerait la formation des cadres pour qu&#8217;ils sachent utiliser au mieux les technologies de travail collaboratif, et se servirait sur le ROI (retour sur investissement), ce qui lui permettrait de vendre aux entreprises un package de vertu écologique totalement indolore.</p>
<p>Ceci était le second épisode de la série &laquo;&nbsp;7 idées&nbsp;&raquo; :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-dentreprises-pour-la-transition/">7 idées d&#8217;entreprises pour la transition</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-green-business-pour-la-transition">7 idées green business pour la transition</a></li>
<li>7 idées associatives pour la transition</li>
<li>7 idées municipales pour la transition</li>
<li>7 idées Open-Source pour la transition</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;homme qui plantait des arbres</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/lhomme-qui-plantait-des-arbres/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/lhomme-qui-plantait-des-arbres/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Aug 2010 20:24:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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Je suis en vacances dans les Alpes du Sud pas très loin de l&#8217;endroit où Jean Giono situait l&#8217;action de sa nouvelle L&#8217;homme qui plantait des arbres, laquelle est devenue un mythe emblématique de l&#8217;écologie et un exemple parfait d&#8217;action permaculturelle. En publiant son texte dans le domaine public, Giono a d&#8217;emblée favorisé sa dissémination [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.fredericback.com/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/08/lhommequiplantaitdesarbres.jpg" alt="" title="l&#039;homme qui plantait des arbres, illustré par Frédéric Back" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1082" /></a></p>
<p>Je suis en vacances dans les Alpes du Sud pas très loin de l&#8217;endroit où <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Giono">Jean Giono</a> situait l&#8217;action de sa nouvelle <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_qui_plantait_des_arbres">L&#8217;homme qui plantait des arbres</a></em>, laquelle est devenue un mythe emblématique de l&#8217;écologie et un exemple parfait d&#8217;action permaculturelle. En publiant son texte dans le domaine public, Giono a d&#8217;emblée favorisé sa dissémination ; en entretenant le mystère autour du personnage du berger faisant revivre à lui seul toute une vallée désertifiée à force de patience et de ténacité, il suscite l&#8217;espoir des possibles et encourage les solutions simples, lente et locales telles que la permaculture les envisage.</p>
<p>Même si le texte a plutôt accompagné qu&#8217;engendré la prise de conscience collective, et même si les causes principales du reboisement sont probablement la déprise agricole et l&#8217;exode rural, j&#8217;aime cette histoire qui nous dit que le désert n&#8217;est pas irréversible.<span id="more-1080"></span></p>
<p>Un magnifique <a href="http://www.fredericback.com/cineaste/filmographie/lhomme-qui-plantait-des-arbres/index.fr.shtml">film d&#8217;animation</a>, narré par Philippe Noiret et primé aux Oscars, a été tiré de cette histoire par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Back">Frédéric Back pour Radio-Canada</a> en 1987. Si vous ne l&#8217;avez pas déjà vu, ça vaut vraiment le coup de se poser une demi-heure avec un thé et de se plonger dans la légende.</p>
<h3>L&#8217;homme qui plantait des arbres</h3>
<p><object width="450" height="339" class="center"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xuhkt?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xuhkt?additionalInfos=0" width="450" height="339" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xuhkt_1-l-homme-plantait-des-arbres-giono_shortfilms">1 L&#039;Homme plantait des arbres -Giono</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/Quarouble">Quarouble</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/shortfilms">Court m&eacute;trage, documentaire et bande annonce.</a></i></p>
<p><object width="450" height="339" class="center"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xuhqs?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xuhqs?additionalInfos=0" width="450" height="339" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xuhqs_2-l-homme-plantait-des-arbres-giono_shortfilms">2 L&#039;Homme plantait des arbres -Giono</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/Quarouble">Quarouble</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/shortfilms">Court m&eacute;trage, documentaire et bande annonce.</a></i></p>
<p>On peut trouver le texte intégral <a href="http://arboretum.perso.ch/pla.htm">en cliquant sur ce lien</a>.</p>
<h3>Épilogue et explication de texte</h3>
<p>Apparemment, la prise de conscience de l&#8217;importance du reboisement dans les Alpes du Sud est bien antérieure à l&#8217;œuvre de Giono, puisque l&#8217;ouvrage fondateur d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Charles_Surell">Alexandre Surell</a> (<a href="http://books.google.fr/books?id=DVQDAAAAYAAJ&#038;ots=mnjZcC8neS&#038;dq=surell%20%C3%89tude%20sur%20les%20torrents%20des%20Hautes-Alpes%20.&#038;pg=PR3#v=onepage&#038;q&#038;f=false">consultable sur Google Books</a>) sur les torrents des Alpes a été publié en 1841.</p>
<p>En fouillant un peu, on peut trouver quelques autres articles fort intéressants qui font une belle toile de fond à l&#8217;histoire d&#8217;Elzéard Bouffier :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1923_num_11_1_5498">La légende du déboisement des Alpes</a>, par Félix Lenoble, Revue de géographie alpine. 1923</li>
<li><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1933_num_42_237_10533">A propos du déboisement des Alpes du Sud</a>, par Thérèse Sclafert,  Annales de Géographie, 1933</li>
<li><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1944_num_32_3_5064">Déboisement et reboisement dans les Préalpes françaises du Sud</a>, par Raoul Blanchard, Revue de géographie alpine, 1944</li>
<li><a href="http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/21479/RFF_1980_S_37.pdf?sequence=1">Les périmètres de reboisement dans les Alpes du Sud</a>, par A. Douguedroit, Revue Forestière Française, 1980</li>
<li><a href="http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/25964/RFF_1989_2_91.pdf?sequence=1">Restauration des terrains en montagne, du rêve à la réalité</a>, par F. Combes, Revue Forestière Française, 1989</li>
</ul>
<p>En tout cas, une chose est sûre : les Alpes du Sud reviennent de loin, et de là où j&#8217;écris, j&#8217;ai la vue sur une vaste forêt dans laquelle les feuillus gagnent peu à peu sur les conifères, à l&#8217;endroit où il y a cent cinquante ans il n&#8217;y avait plus qu&#8217;une pente pelée et ravinée si l&#8217;on en croit les photos.</p>
<p>Comme quoi, on peut vraiment <a href="http://www.arpentnourricier.org/re-reverdir-le-desert/">reverdir le désert</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>7 idées d&#8217;entreprises pour la transition</title>
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		<comments>http://www.arpentnourricier.org/7-idees-dentreprises-pour-la-transition/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 08:59:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Depuis deux ou trois ans, on voit une explosion de créations d&#8217;entreprises &#8216;vertes&#8217;. Malheureusement, bien trop souvent, ces initiatives visent encore à nous faire consommer des objets : articles de puériculture écolo, décoration naturelle, café équitable, vêtements bio, ampoules basse consommation, panneaux photovoltaïques, construction bioclimatique, voitures hybrides, etc&#8230; Certes, l&#8217;impact environnemental de ces objets est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.naturama.fr/fr/qui-sommes-nous/nouvelles-moutons/actualite-moutons/moutons-superstars-press.html"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/07/moutons-espaces-verts.jpg" alt="" title="moutons espaces verts naturama" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-1076" /></a></p>
<p>Depuis deux ou trois ans, on voit une explosion de créations d&#8217;entreprises &#8216;vertes&#8217;. Malheureusement, bien trop souvent, ces initiatives visent encore à nous faire consommer des objets : articles de puériculture écolo, décoration naturelle, café équitable, vêtements bio, ampoules basse consommation, panneaux photovoltaïques, construction bioclimatique, voitures hybrides, etc&#8230; Certes, l&#8217;impact environnemental de ces objets est parfois plus faible que celui de ceux qu&#8217;ils remplacent (soit par substitution, soit par déplacement de la demande), d&#8217;autant qu&#8217;ils coûtent souvent plus cher, ce qui réduit notre pouvoir d&#8217;achat, donc notre pouvoir de nuisance. Toutefois, il s&#8217;agit encore de produire et de vendre des objets, donc de consommer des ressources naturelles et de l&#8217;énergie pour des choses souvent accessoires. </p>
<p>Il n&#8217;est pas honteux de surfer sur la vague verte pour créer une entreprise nouvelle qui ait une vraie utilité. Encore faut-il pousser la logique suffisamment loin et arriver à s&#8217;extirper du piège consumériste. J&#8217;ai essayé de réfléchir à des projets d&#8217;activités économiques &laquo;&nbsp;vertes&nbsp;&raquo; qui ne seraient pas prédatrices de ressources naturelles (même renouvelables) et dont le but principal ne serait pas forcément de vendre encore des objets. Je propose humblement quelques idées d&#8217;entreprises pensées dans une optique de transition (transition énergétique, transition économique, relocalisation). <span id="more-1074"></span>Ceux qui ont la fibre du bizness, la sensibilité écolo, et une bonne dose d&#8217;audace pourront s&#8217;en inspirer &#8211; ou pas. Certaines ne sont probablement pas viables dans le contexte économique ou réglementaire actuel. Certaines ne sont probablement pas viables du tout. A vous de faire le tri. </p>
<h3>Entretien de voirie ou d&#8217;espaces verts avec des chèvres ou des moutons</h3>
<p>Il y a quelque temps, j&#8217;ai suggéré (sans succès) au responsable des espaces verts de mon entreprise de remplacer le roundup et les tondeuses par des moutons, pour la tranquillité des ingénieurs. Je ne suis pas le premier ni le seul à avoir eu ce genre d&#8217;idée, puisque quelqu&#8217;un l&#8217;a déjà <a href="http://www.terra-economica.info/Pour-tondre-nos-pelouses-revenons,10199.html">mise à exécution</a> dans la région lyonnaise. Il s&#8217;agit tout simplement de disposer de quelques moutons ou quelques chèvres, de matériel pour clôtures électriques, et de proposer ses services pour entretenir des espaces verts ou les bords de routes. Sans bruit, sans combustibles fossiles, sans tassement, sans poisons.</p>
<p>En travaillant avec les mairies, les entreprises ou les particuliers, on doit pouvoir faire transhumer les moutons à l&#8217;année en passant les voir et les bouger une fois tous les x jours, tandis qu&#8217;on joue au chevrier le long des routes en journée. En plus du service, on peut vendre les agneaux et les chevreaux en vente directe. A vous de faire le calcul pour savoir si on arrive à s&#8217;aligner avec les tarifs de ceux qui passent en tondeuse autoportée et en tracteur avec bras articulé et épareuse. Dans tous les cas, quand le bruit est un critère (hôpitaux, maisons de retraite, campus universitaire, résidence chic), on devient imbattable.</p>
<p>[ajout 02.08.2010] Et comme le fait justement remarquer Claude :</p>
<blockquote><p>J’ai encore jamais vu un gamin vouloir caresser une tondeuse…</p></blockquote>
<h3>Arboriculture sans terres</h3>
<p>Cultiver des pommes dans un grand verger est quasiment impossible sans recourir à des traitements (autorisés dans le cahier des charges AB ou pas) : la concentration au même endroit d&#8217;arbres d&#8217;une même espèce et souvent d&#8217;une même variété attire toutes sortes de bestioles et de maladies. Mais si on cultive les pommiers dans de nombreux jardins séparés, alors ça peut devenir faisable. Rien que dans mon village, on doit pouvoir compter sur une cinquantaine de pommiers dont personne ne s&#8217;occupe vraiment et qui pourtant produisent pas mal.</p>
<p>Pourquoi ne pas s&#8217;arranger avec les propriétaires pour tailler, récolter, conditionner et vendre la production, en échange de quelques bouteilles de cidre ou de jus de pommes et quelques bocaux de compote ? Ca fait du trajet, mais on n&#8217;a pas à investir ni dans des terres, ni dans la plantation. Pour récolter sans y passer tous les jours, on peut essayer de tendre un filet sous l&#8217;arbre, de façon que les pommes ne se fassent pas mal en tombant et ne se salissent pas trop par terre. On les récupère en garant la remorque en dessous, puis en ouvrant la fermeture éclair au milieu du filet. Pour les variétés à cidre, on peut stocker et presser sur place, pour n&#8217;avoir à transporter que le jus.</p>
<p>Comme revenus complémentaires, on peut par exemple louer le pressoir, tailler les pommiers d&#8217;autres particuliers ou finir d&#8217;engraisser des cochons avec les pommes pourries et les déchets d&#8217;après pressage (ça a un nom mais je ne m&#8217;en souviens plus). De toute façon, on a plein de temps libre pour faire autre chose au printemps, quand les autres arboriculteurs sont en train de passer un traitement tous les trois jours.</p>
<h3>Maraîchage itinérant de banlieue</h3>
<p>Dans la même veine du paysan sans terres, on peut penser au maraîchage de banlieue sans terres. On crée une AMAP, et les cultures seraient implantées dans les jardins des adhérents ou de certains sympathisants. Cela serait idéal pour les AMAPs urbaines, pour lesquelles il est souvent très difficile de trouver du terrain. Il faut que les différents jardins soient à portée de vélo, et on regrouperait les espèces de légumes dans des jardins proches selon les besoins d&#8217;entretien ou de logistique. Pour la culture sous serre, ça serait un peu moins aisé que d&#8217;avoir une seule grande serre, mais on peut imaginer que les gens chez qui on les installe seraient là pour donner un coup de main de temps en temps, ce qui réduirait le temps de travail au total.</p>
<h3>AMAP spécialisée pour jardiniers</h3>
<p>Les AMAPs se multiplient en ville, mais dans les zones rurales où il y a une grande proportion de jardiniers amateurs et une faible densité d&#8217;habitants, ce n&#8217;est pas toujours facile de trouver assez d&#8217;adhérents pour mettre sur pied un système de paniers et en vivre. En revanche, cela ne veut pas dire que le jardinier amateur n&#8217;a jamais besoin d&#8217;un professionnel mieux équipé que lui.</p>
<p>Je pense que je ne suis pas le seul qui aurais besoin d&#8217;un partenariat un peu stable avec un maraîcher pour :</p>
<ul>
<li>préparer mes plans de culture selon mes besoins, mon terrain, ma disponibilité et ma superficie</li>
<li>préparer mes plants et qu&#8217;ils soient prêts au bon moment</li>
<li>me fournir en graines pour les semis que je fais moi-même</li>
<li>me fournir en légumes et fruits pour les variétés que ne sais pas faire chez moi</li>
</ul>
<p>En particulier pour les plants, le partenariat se ferait pour la saison, comme avec une AMAP, et chacun commanderait les variétés et les quantités selon son besoin. Le maraîcher pourrait d&#8217;ailleurs faire un peu de coaching en échange, ce qui serait bien mieux qu&#8217;aller en jardinerie ou même au marché.</p>
<p>A propos de marché, rien n&#8217;empêche le maraîcher en AMAP de distribuer ses paniers et ses plants au marché, afin de se faire connaître, de dynamiser le marché, et de minimiser les kilomètres de ses adhérents.</p>
<h3>Aquaculture écologique</h3>
<p>Le principe de base de l&#8217;<a href="http://www.ecological-aquaculture.co.uk/">aquaculture naturelle ou écologique</a>, c&#8217;est d&#8217;élever des poissons sans leur acheter à manger. Quand on voit le nombre de poissons que peut abriter un cours d&#8217;eau sauvage dans une contrée vierge, il n&#8217;y a pas de mal à imaginer qu&#8217;en limitant la prédation et en favorisant la chaîne alimentaire d&#8217;une espèce de poissons choisie, on peut obtenir une production qui n&#8217;a pas à rougir devant les systèmes intensifs. Et le produit est d&#8217;une qualité incomparable, et d&#8217;une intégrité écologique sans égale.</p>
<p>Pour ceux qui ont un morceau de rivière dans une combe ou une petite vallée un peu préservée, et qui se demandent quoi faire à part rénover un vieux moulin, mettez donc la main sur le livre de <a href="http://www.arpentnourricier.org/portrait-laurence-hutchinson/">Laurence Hutchinson</a> qui vous explique par le menu comment organiser les bassins pour faire grandir à foison les différents éléments clé d&#8217;une chaîne alimentaire complète pour les truites (ou d&#8217;autres poissons moins exigeants) ainsi que pour contrôler leur eau et leur environnement, tout en rendant à la rivière une eau plus propre que celle que vous lui avez prélevé.</p>
<p>Comme beaucoup d&#8217;activités &laquo;&nbsp;vertes&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;décroissantes&nbsp;&raquo;, celle-ci est probablement à imaginer avec pas mal de diversification autour : bassin réservé à la pêche amateur, visites de groupes, vente des surplus des différentes productions (cresson, nourriture naturelle pour l&#8217;aquariophilie, nénuphars, plantes aquatiques pour piscines naturelles ou phytoépuration, carpes d&#8217;ornement, etc.)</p>
<h3>Location de haies, entretien compris (revente de plaquettes)</h3>
<p>Je vous plante une haie champêtre avec des essences locales, je vous l&#8217;entretiens, je remplace les plants morts, je fais la taille, et je vous facture x euros à l&#8217;année par mètre linéaire. Une partie de la facture correspond à l&#8217;amortissement sur x années de l&#8217;investissement de plantation, lequel vous n&#8217;aurez pas à payer si vous avez déjà une haie.</p>
<p>Je broie les branchage et je vends des plaquettes pour le chauffage. A moins que vous vouliez les plaquettes, auquel cas, je vous facture aussi le prix des plaquettes (mais à un tarif préférentiel par rapport au prix du marché).</p>
<h3>Ferme permaculturelle à plusieurs</h3>
<p>Encore une idée qui n&#8217;est pas de moi. Quand on veut produire à une échelle professionnelle sur un modèle inspiré de la permaculture, on se heurte à une limite correspondant au nombre d&#8217;espèces qu&#8217;on est en mesure de gérer seul. En effet, la diversité est un élément clé des systèmes parmaculturels, mais si on doit gérer 100 ou 200 productions différentes, on peut se retrouver dépassé par les événements &#8211; sans compter qu&#8217;on ne peut pas être un expert en toute chose.</p>
<p>De surcroît, si on veut transformer les produits sur place (ce qui est la tendance générale dans une perspective de relocalisation) on n&#8217;est pas en mesure de s&#8217;équiper pour toutes les productions (farine et pain, crème de marrons, confitures et pâtes de fruits, canard, etc.)</p>
<p>La solution que j&#8217;ai entendue dans l&#8217;un des épisodes de l&#8217;excellent <a href="http://www.landstewardshipproject.org/podcast.html">podcast du Land Stewardship Project</a> (en anglais) consiste à se mettre à plusieurs sur le même terrain. Plutôt que d&#8217;avoir qui son verger de pommiers, qui son lopin avec des fruits rouges, qui son bois avec des noisetiers et des châtaigniers, on se met tous sur le même terrain, en alternant les rangées, avec les noisetiers adossés aux châtaigniers, les framboisiers au pied des noisetiers, les fraises en couvre-sol, les poireaux juste après, etc. On maximise la biodiversité et le complémentarités, chacun s&#8217;occupant de sa spécialité, même si tout le monde peut donner un coup de main. Évidemment, cette organisation doit être sacrément peaufinée au niveau des relations humaines pour éviter le clash, donc probablement à bétonner avec des stages de gestion de conflit et autres coaching et savoir-faire de médiation. </p>
<p>Bon voilà, si vous avez d&#8217;autres idées&#8230; Je me rends compte que les miennes tournent beaucoup autour du &#8216;gagnant-gagnant-gagnant&#8217; (producteur, consommateur, écosystème) et d&#8217;une diversification de l&#8217;offre.</p>
<p>Ceci était le premier épisode de la série &laquo;&nbsp;7 idées&nbsp;&raquo; &#8211; on trouvera aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-dentreprises-pour-la-transition/">7 idées d&#8217;entreprises pour la transition</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-green-business-pour-la-transition">7 idées green business pour la transition</a></li>
<li>7 idées associatives pour la transition</li>
<li>7 idées municipales pour la transition</li>
<li>7 idées Open-Source pour la transition</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Haie sèche &#8211; la cloture du pauvre</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 11:31:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
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Cette saison, plutôt que de laisser mes poules enfermées dans le tracteur à poules, j&#8217;ai décidé de cantonner la production de légumes à une zone restreinte et de cloturer la zone. Tant qu&#8217;à faire, la cloture doit servir de brise-vent et encourager la biodiversité. Ceci exclut le grillage moche, et comme je n&#8217;ai pas le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/07/haie-seche.jpg" alt="" title="haie seche" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-1072" /></p>
<p>Cette saison, plutôt que de laisser mes poules enfermées dans le tracteur à poules, j&#8217;ai décidé de cantonner la production de légumes à une zone restreinte et de cloturer la zone. Tant qu&#8217;à faire, la cloture doit servir de brise-vent et encourager la biodiversité. Ceci exclut le grillage moche, et comme je n&#8217;ai pas le temps d&#8217;ériger un mur de jardin de curé (et que je n&#8217;aime pas faire des <a href="http://www.arpentnourricier.org/rien-en-dur-au-jardin/">aménagements en dur</a> au jardin), il me fallait trouver à fabriquer une cloture avec des végétaux.</p>
<p>La première idée est la <a href="http://www.parsonshurdles.co.uk/">palissade médiévale</a>, avec des piquets de châtaigner et des baguettes de noisetier fendues tressées en travers. Mais je n&#8217;avais pas les baguettes. Une autre idée est la <a href="http://jpmartine.free.fr/spip/IMG/jpg/osier7.jpg">haie vivante de saules</a> tressés. J&#8217;essayerai un jour. La troisième idée m&#8217;a été inspirée de la lecture <a href="http://hedgewizardsdiary.blogspot.com/2008/01/making-dead-hedge.html">d&#8217;un blog</a>, qui appelle cette technique &laquo;&nbsp;dry hedge&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;dead hedge&nbsp;&raquo; (haie sèche, ou haie morte) : il s&#8217;agit d&#8217;une cloture de branchages entremêlés tassés entre deux rangées de piquets. <span id="more-1071"></span></p>
<p>En vous aidant d&#8217;une barre à mine, plantez une première rangée de piquets (un diamètre de 3 à 4 cm pour les piquets est suffisant) à raison d&#8217;un piquet environ tous les mètres. Plantez ensuite une deuxième rangée parallèle, à 15 cm de distance ou davantage, avec les piquets décalés de moitié par rappoprt aux premiers (ou pas). Remplissez ensuite l&#8217;espace entre les piquets avec des branchages : une utilisation idéale pour les rameaux trop épineux ou trop tordus pour être broyés en <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf">BRF</a>. A mesure qu&#8217;on monte, il n&#8217;est pas besoin de tant tasser. On peut chercher à entremêler les rameaux au maximum pour augmenter la cohésion. Pour la hauteur, c&#8217;est vous qui voyez &#8211; ça dépend si vous voulez enfermer les bêtes dedans ou dehors. Si la cloture est assez ajourée en haut, c&#8217;est idéal pour freiner la force du vent sans faire de tourbillons et ça coupe moins la vue.</p>
<p>Une fois la hauteur atteinte, passez un fil de fer ou tout autre lien en zigzag d&#8217;un piquet à l&#8217;autre sur le haut afin d&#8217;éviter qu&#8217;ils ne s&#8217;écartent.</p>
<p>Attention, cette technique consomme <em>beaucoup</em> de branchages. Une cloture de 15cm d&#8217;épaisseur et de 1m50 de haut consomme 2m3 de branchages tassés pour dix mètres linéaires. Ce qui doit représenter environ trois fois plus de volume quand les branchages sont juste posés en tas. C&#8217;est à dire que pour mes vingt-cinq mètres linéaires, il m&#8217;a fallu un tas de branchages d&#8217;environ 6m x 2m x 2m. Ca tombait bien, j&#8217;avais justement des tas de branchages imbroyables et inemployés, dont les rameaux épineux de deux aubépines que je venais d&#8217;élaguer un peu sévèrement.</p>
<p>Cette structure s&#8217;entretient facilement. A mesure que les branchages se décomposent et se tassent, il est toujours possible d&#8217;en rajouter par en haut. On peut même insérer des rameaux supplémentaires par le côté pour reboucher un trou. Et quand un piquet faiblit, il suffit de le doubler. Et quand le liseron grimpe dessus, on l&#8217;arrache d&#8217;en bas.</p>
<p>Mais le mieux est peut-être de prévoir à long terme et sous la haie morte disposer des châtaignes, des noisettes, des baies de sureau ou d&#8217;aubépine, les samarres du frêne, et de laisser la cloture protéger la croissance des petits arbres qui vous feront une haie vive quand la haie morte aura vécu.</p>
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		<title>Autosuffisance, relocalisation, résilience</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/autosuffisance-relocalisation-resilience/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 09:49:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[principes]]></category>
		<category><![CDATA[transition]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
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L&#8217;article de Toby Hemenway est un révélateur de l&#8217;évolution de ma démarche depuis que j&#8217;ai démarré l&#8217;Arpent Nourricier. Au départ, j&#8217;avais l&#8217;espoir et l&#8217;ambition d&#8217;arriver à nourrir ma famille avec mon jardin. Je suis maintenant quasiment certain que c&#8217;est possible, en n&#8217;y consacrant pas plus de deux heures par jour, si nous arrivons à changer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/32831061@N05/3065658502/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/07/marcheHmong.jpg" alt="" title="Bac Ha colerful Market Hmong fleuris par Jean Rouflaket sur flickr" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1052" /></a></p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/le-mythe-de-lautosuffisance/">L&#8217;article de Toby Hemenway</a> est un révélateur de l&#8217;évolution de ma démarche depuis que j&#8217;ai <a href="http://www.arpentnourricier.org/le-manifeste-de-larpent/">démarré l&#8217;Arpent Nourricier</a>. Au départ, j&#8217;avais l&#8217;espoir et l&#8217;ambition d&#8217;arriver à nourrir ma famille avec mon jardin. Je suis maintenant quasiment certain que c&#8217;est possible, en n&#8217;y consacrant pas plus de deux heures par jour, si nous arrivons à changer en profondeur notre alimentation (en particulier en remplaçant les céréales par des noix, des châtaignes et des patates, et en remplaçant la viande par du lait de chèvre et des oeufs). Et pourtant je suis maintenant certain que cette autosuffisance alimentaire n&#8217;est pas souhaitable, <span id="more-1043"></span>et que j&#8217;ai mieux à faire de ce temps.</p>
<h3>Pourquoi vouloir l&#8217;autosuffisance ?</h3>
<p>Je crois que le fort désir d&#8217;autosuffisance de tous ceux qui décident de se consacrer à la permaculture provient de la compréhension que les réseaux de liens commerciaux qui constituent la société de consommation, en plus d&#8217;être socialement néfastes, sont hautement vulnérables. On sait qu&#8217;il n&#8217;y a que quelques jours de réserves dans les supermachés et les plates-formes logistiques ; on conçoit que l&#8217;agriculture conventionnelle ne saurait plus ni produire, ni stocker, ni distribuer sans un apport permanent de combustibles fossiles (engrais, pesticides, tracteur, stockage, transport routier) ; on imagine que le système monétaire et financier qui nous permet d&#8217;acheter notre malbouffe en barquettes est en permanence au bord de l&#8217;effondrement. Il est alors naturel de vouloir couper les ponts et chercher à subvenir soi-même à ses besoins élémentaires afin d&#8217;éviter de grossir la horde d&#8217;affamés le jour où la merde tombera sur le ventilo (traduction littérale de l&#8217;expression <em>when the shit hits the fan</em>).</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/07/autosuffisance01.png" alt="" title="dépendance pyramidale" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1047" /></p>
<p>Comme je l&#8217;avais déjà écrit dans un <a href="http://www.arpentnourricier.org/les-gens-sont-plus-heureux-dans-une-societe-resiliente/">précédent article</a>, la société de consommation, en recherchant l&#8217;efficacité, nous propose une structure de relations hiérarchiques extrêmement pauvre : tous les consommateurs vont acheter leur bouffe dans le même supermarché / tous les producteurs écoulent leur production auprès de la même centrale d&#8217;achats, et il suffit qu&#8217;il y ait un grain de sable à un des étages pour que toute une branche cesse de fonctionner.</p>
<p>Essentiellement, en recherchant l&#8217;autosuffisance, on remplace la structure pyramidale de liens distants, vulnérables et déshumanisés que nous offre la société de consommation par une structure ultra simple qui évite toutes ces vulnérabilités, et qui évite en même temps de nuire à autrui par le truchement inhumain des rouages de la mondialisation.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/07/autosuffisance02.png" alt="" title="autosuffisance" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1048" /></p>
<p>En quelque sorte, il s&#8217;agit d&#8217;une recherche <em>négative</em> de la résilience : puisque les liens commerciaux de la société de consommation mondialisée ne sont pas résilients, tâchons de remplir nos besoins les plus élémentaires en nous passant de ces liens commerciaux, et le système sera plus résilient, au moins pour ce qui nous concerne.</p>
<h3>Au-delà de l&#8217;autosuffisance</h3>
<p>Mais on n&#8217;est pas obligé de s&#8217;en tenir à cette première étape, et on peut ensuite chercher à accroître la résilience activement, et de façon <em>positive</em>.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/07/autosuffisance03.png" alt="" title="autosuffisance" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1049" /></p>
<p>Comme le souligne Toby Hemenway, si je suis autosuffisant, je suis aussi très vulnérable à mes propres défaillances, par exemple en cas d&#8217;ennuis de santé ou d&#8217;événements climatiques. Et dans ce cas, si je veux accroître la résilience, il me faut tisser un réseau de relations avec d&#8217;autres personnes. Les liens les plus solides étant avec les personnes les plus proches, il est normal de s&#8217;appuyer d&#8217;abord sur sa famille, ses amis et ses voisins, et de remplir ses besoins élémentaires au niveau local. En mettant en place des partenariats et de la confiance, on crée de la résilience. En cherchant systématiquement à remplir le même besoin de plusieurs façons (par exemple en achetant son pain au boulanger du village tout en faisant soi-même son pain de temps en temps avec de la farine bio cultivée par le voisin et moulue au moulin d&#8217;en bas) on maximise la robustesse du système et on enrichit les relations locales.</p>
<p>Pour des choses moins essentielles comme le café, le poivre ou les lecteurs mp3, on pourra établir des liens plus distants, tout en cherchant à favoriser des systèmes éthiques, le mieux étant de s&#8217;impliquer personnellement, comme avec le café <a href="http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=182">Mut Vitz</a> ou bien les <a href="http://www.arpentnourricier.org/nature-progres/">systèmes participatifs de garantie</a> tels celui de Nature &#038; Progrès.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/07/autosuffisance04.png" alt="" title="relocalisation" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1050" /></p>
<p>Donc la structure pyramidale de liens de subordination est remplacé par un enchevêtrement de partenariats plus ou moins locaux, avec des liens d&#8217;autant plus nombreux qu&#8217;il s&#8217;agit de besoins plus élémentaires, et des liens plus occasionnels et moins solides quand il s&#8217;agit de besoins plus accessoires. Ceci est une autre manière de présenter les zones concentriques de Toby Hemenway.</p>
<blockquote><p>la zone zéro serait notre maison et notre terrain. La Zone 1 représenterait nos liens avec d&#8217;autres personnes et d&#8217;autres familles, la zone 2 nos liens avec le commerce local et les activités du voisinage, la zone 3 avec l&#8217;économie et les organisations régionales, la zone 4 avec des protagonistes plus importants et plus lointains encore. </p></blockquote>
<h3>La résilience par opposition à l&#8217;efficacité</h3>
<p>Entretenir tous ces liens demande du temps et de l&#8217;énergie. C&#8217;est pourquoi ça peut donner l&#8217;impression d&#8217;inefficacité. C&#8217;est effectivement beaucoup plus simple d&#8217;aller au centre commercial, puisqu&#8217;on peut faire toutes ses courses au même endroit, et qu&#8217;on n&#8217;a pas besoin de discuter de la météo avec la caissière. Mais ne comptez pas sur la caissière pour faire un détour et vous déposer votre baguette de pain et s&#8217;enquérir de votre santé le jour où vous aurez le pied dans le plâtre. Et l&#8217;éleveur qui vide son tank à lait dans une citerne &#8216;Rondelé&#8217; ne pourra pas compter sur les consommateurs pour venir l&#8217;aider à traire le jour où sa salle de traite sera privée d&#8217;électricité.</p>
<h3>L&#8217;autosuffisance comme un tremplin</h3>
<p>Revenons à la tentation de l&#8217;autosuffisance : comme le souligne Toby Hemenway, elle a au moins le mérite de nous encourager à acquérir toutes sortes de compétences cruciales pour développer une interdépendance de proximité dans un contexte de relocalisation. Au premier rang de ces compétences, il y a le jardin permaculturel. J&#8217;irais d&#8217;ailleurs plus loin que Toby Hemenway sur le mérite de la recherche d&#8217;autosuffisance, à mon avis précieuse comme première étape d&#8217;une démarche de décroissance, de permaculture ou de transition : quand on a acquis la preuve qu&#8217;on pourrait se nourrir soi-même, on est alors à l&#8217;abri de la peur de manquer. Ceci nous protège de la servitude, puisque on ne dépend plus des autres par obligation mais par choix ; et ceci nous protège aussi de la servilité, puisque on a maintenant les compétences pour se prendre en mains collectivement.</p>
<p>Ainsi, dans ma recherche d&#8217;autonomie, en plus du jardin je me suis aussi mis à la menuiserie, à la charpente, à la maçonnerie, à la couverture en lauzes traditionnelles, à l&#8217;électricité, à la plomberie, à la couture, à la mécanique vélo, etc. Et maintenant quand je demande à un voisin couvreur de faire mon toit ou à un copain menuisier de me faire mes portes, ce n&#8217;est pas parce que je ne sais pas le faire ou que je n&#8217;aime pas le faire : en toute connaissance de cause (et avec un plus grand respect pour leurs tarifs maintenant que je sais ce que c&#8217;est) je leur confie ce travail parce qu&#8217;ils sont mieux équipés que moi, parce que ce sont des voisins ou des potes ou les deux, et parce que pendant ce temps là je peux faire autre chose pour eux ou pour les autres, par exemple faire vivre le <a href="http://www.arpentnourricier.org/pourquoi-pas-un-sel/">système d&#8217;échange local</a> de notre canton.</p>
<h3>Un peu de lecture&#8230;</h3>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/le-mythe-de-lautosuffisance/">L&#8217;article de Toby Hemenway</a><br />
Mes <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/toby-hemenway/">traductions d&#8217;autres articles</a> de Toby Hemenway<br />
<a href="http://www.patternliteracy.com">Le site de Toby Hemenway</a><br />
<a href="http://monotarcie.blogspot.com">Le blog de Geispe</a>, qui joue le jeu de l&#8217;autosuffisance pour notre édification</p>
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		<title>Le mythe de l&#8217;autosuffisance</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/le-mythe-de-lautosuffisance/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/le-mythe-de-lautosuffisance/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 08:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[ressources]]></category>
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		<category><![CDATA[autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[autosuffisance]]></category>
		<category><![CDATA[myth of self-reliance]]></category>
		<category><![CDATA[relocalisation]]></category>
		<category><![CDATA[toby hemenway]]></category>
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Le texte original de l&#8217;article se trouve ici
Un éminent permaculteur a récemment réalisé une grande enquête par courriel pour trouver des &#171;&#160;projets où les gens seraient parvenus à devenir totalement autosuffisants pour leur nourriture, leur habillement, leur logement, leur énergie, leurs besoin sociaux&#8230;&#160;&#187; Le voilà, le mythe de l&#8217;autosuffisance totale, sous la plume d&#8217;un des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/panier.jpg" alt="" title="panier du jardin" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1039" /></p>
<p><em>Le texte original de l&#8217;article se trouve <a href="http://patternliteracy.com/selfreliancemyth.html">ici</a></em></p>
<p>Un éminent permaculteur a récemment réalisé une grande enquête par courriel pour trouver des &laquo;&nbsp;projets où les gens seraient parvenus à devenir totalement autosuffisants pour leur nourriture, leur habillement, leur logement, leur énergie, leurs besoin sociaux&#8230;&nbsp;&raquo; Le voilà, le mythe de l&#8217;autosuffisance totale, sous la plume d&#8217;un des permaculteurs les plus connus. Dans la plupart des groupes de permaculture aux États-Unis, l&#8217;idée que quiconque puisse parvenir à l&#8217;<em>autosuffisance</em> au-delà des besoins les plus primaires a été abandonnée il y a un bout de temps, remplacée par la notion moins forte d&#8217;<em>autonomie</em>. Mais même l&#8217;autonomie est quasiment impossible, et je ne pense pas qu&#8217;elle soit souhaitable, même pour exprimer une volonté de se libérer du joug de la société capitaliste de consommation.</p>
<p>J&#8217;ai fait un petit tour en Google sur internet, et j&#8217;ai pu constater que l&#8217;<em>autosuffisance</em> était présentée sur plusieurs sites renommés de permaculture comme un objectif à atteindre. Je voudrais ici tordre le cou à cette idée. Mon dictionnaire précise que l&#8217;autosuffisance est la <em>capacité de subvenir à ses besoins sans assistance extérieure</em>. Qui peut vivre sans assistance extérieure ? Personne. <span id="more-1038"></span>Continuons de tirer le fil. Quand on parle d&#8217;<em>autosuffisance alimentaire</em> on est bien d&#8217;accord qu&#8217;il s&#8217;agit de tirer 100% de ses besoins alimentaires de son propre lopin, avec sa seule force de travail. Je n&#8217;ai jamais rencontré personne qui ait fait ça. Il doit bien y avoir quelques paysans qui y soient parvenus, mais même les petits paysans qui font de l&#8217;agriculture vivrière ont le plus souvent une production destinée à la vente en plus de la partie vivrière, afin d&#8217;acheter les denrées qu&#8217;ils ne sont pas en mesure de produire.</p>
<p>J&#8217;entends parfois des gens dire qu&#8217;ils produisent 30%, 50%, ou même 70% de leur propre nourriture. En général, ça veut juste dire qu&#8217;ils cultivent des fruits et des légumes à hauteur d&#8217;un certain pourcentage du coût ou du poids total de leur alimentation &#8212; jamais un pourcentage du contenu calorique. Si 100% de vos légumes viennent de votre jardin, cela ne représente que 15 à 20% de votre besoin calorique quotidien, à moins que vous mangiez principalement des patates et autres légumes riches en amidon. La plupart de nos calories proviennent de céréales, de viande ou de produits laitiers. Si vous ne cultivez pas de céréales ou ne pratiquez pas l&#8217;élevage à grande échelle, il est peu probable que vous puissiez produire plus qu&#8217;un quart de votre nourriture en termes de contenu nutritif. Et dans ce cas, il n&#8217;est pas exact de prétendre que vous êtes <em>autosuffisant à 70%</em>. Si vous tirez de vos terres l&#8217;essentiel de vos calories, vous êtes presque certainement un agriculteur à plein temps, et vous méritez notre estime pour vos efforts. Et là nous commençons à comprendre à quel point l&#8217;autosuffisance est difficile, et même préjudiciable. Si on recherche vraiment l&#8217;autosuffisance on n&#8217;a guère le temps de faire autre chose, même dans un système permaculturel.</p>
<p>Et même si l&#8217;on cultive toute sa nourriture, peut-on pour autant affirmer que l&#8217;on est autosuffisant, si l&#8217;on ne sélectionne pas ses semences soi-même ? Si l&#8217;on ne produit pas soi-même la fertilité du sol ? Et d&#8217;où viennent l&#8217;outillage et le carburant ? Ceux qui pratiquent la permaculture savent aussi bien que les autres à quel point la vie est interconnectée. Comment pourrait-on prétendre être déconnecté de la communauté humaine en quoi que ce soit ? L&#8217;<em>autosuffisance alimentaire totale</em> est-elle seulement possible ?</p>
<p>Traitons rapidement les cas du textile, de la construction et de l&#8217;énergie. Même si vous cousez tous vos vêtements, vous ne faites pas pousser le coton et vous n&#8217;élevez pas vos moutons. Même si vous avez scié le bois d&#8217;œuvre ou extrait la pierre pour votre maison, vous ne fondez pas le verre et vous ne tréfilez pas les câbles électriques. Pour que vous puissiez vivre dans votre maison déconnectée du réseau électrique, il faut toute un réseau d&#8217;ingénieurs et d&#8217;usines pour produire vos panneaux photovoltaïques. Nous sommes tous dépendants de ce genre de choses.</p>
<p>Dans quasiment tous les domaines, prétendre à l&#8217;autosuffisance, c&#8217;est mépriser les montagnes d&#8217;épaules sur lesquelles nous sommes juchés. Les permaculteurs américains sont généralement politiquement corrects, et il nous est apparu évident que non seulement l&#8217;autosuffisance était impossible, mais que c&#8217;était une insulte à l&#8217;égard de tous ceux dont le labeur pourvoit à nos besoins ; que c&#8217;était une résurgence de l&#8217;esprit <em>cow-boy</em> qui met l&#8217;individu au centre de l&#8217;univers. Alors le terme s&#8217;est mué en <em>autonomie</em> pour reconnaître que nous sommes interdépendants mais que nous choisissons de moins dépendre des autres. Dans l&#8217;idéal, l&#8217;autonomie nécessiterait de développer les compétences nécessaires pour que nous puissions subvenir à nos besoins élémentaires et cesser de soutenir des industries injustes et destructrices. Cependant je ne pense pas qu&#8217;il faille imaginer des <em>individus</em> autonomes qui développeraient chacun les compétences pour tout faire, mais plutôt des <em>collectivités</em> autonomes dans lequelles personne ne saurait à la fois cultiver et tisser, mais où il y aurait des vêtements et des légumes pour tout le monde.</p>
<p>Il y a toujours un lourd préjugé en permaculture, comme on peut le constater dans les sites internet et les listes de diffusion, que la voie la plus noble est de tout faire soi-même sur son propre terrain. Et dans la mesure où nos compétences nous rendent moins dépendants des monopoles capitalistes, il est judicieux de développer les savoir-faire qui favorisent l&#8217;autonomie. Cependant, plus on restreint sa vie à ce que l&#8217;on peut faire soi-même, plus on réduit les possibilités. Chaque connexion avec le monde extérieur est enrichissante. Quand on tisse un réseau d&#8217;interdépendances, on devient plus riche, plus fort, plus sûr, plus sage. Pourquoi faudrait-il éviter de s&#8217;appuyer sur les autres ? Répondre à cette question nous plongerait dans des abysses psychologiques, mais une partie de la réticence est ancrée dans la croyance que les autres ne sont pas fiables ni honnêtes, et que l&#8217;interdépendance nous affaiblit. Mais le vieux proverbe &laquo;&nbsp;on n&#8217;est jamais mieux servi que par soi-même&nbsp;&raquo; montre simplement qu&#8217;on est souvent incompétent quand il s&#8217;agit de déléguer.</p>
<p>Et si vous doutez encore, j&#8217;aurai recours aux Écritures : une citation de l&#8217;Évangile selon Mollison, <a href="http://www.amazon.com/Introduction-Permaculture-Bill-Mollison/dp/0908228082">Introduction à la Permaculture</a>, à la page 2 : &laquo;&nbsp;On peut aussi commencer de prendre une part de la production alimentaire. Ceci ne veut pas dire qu&#8217;il faille faire pousser toutes ses patates, mais qu&#8217;on peut se fournir directement chez quelqu&#8217;un qui cultive déjà des patates de façon responsable. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est probablement une meilleure idée d&#8217;organiser un groupement local d&#8217;achats que de faire pousser ses patates.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Comme le dit <a href="http://www.earthflow.com/">Larry Santoyo</a>, vétéran de la permaculture, il faut chercher à remplir ses besoins au plus haut niveau de généralisation. Penser &laquo;&nbsp;je dois produire ma nourriture&nbsp;&raquo; est bassement limité. Penser &laquo;&nbsp;je dois satisfaire mes besoins alimentaires de façon responsable&nbsp;&raquo; ouvre un vaste éventail de possibilités, dans lequel on peut opter pour les solutions les plus stables et les plus appropriées. Les efforts individuels sont souvent moins pérennes et moins résilients que les initiatives collectives. C&#8217;est même une hérésie en conception des systèmes : l&#8217;autonomie individuelle signifie qu&#8217;une fonction critique n&#8217;est assurée que d&#8217;une seule manière. Si c&#8217;est vous-même qui cultivez toute votre nourriture et qu&#8217;il vous arrive un accident, vous vous retrouvez invalide et affamé à regarder vos cultures périr depuis votre fauteuil roulant. Ceci ne se produirait pas dans un jardin collectif. Et pour ceux qui craignent un effondrement imminent de la société, il faut bien voir que les vagabonds voleurs de navets viendront sûrement plus piller un lopin sans surveillance pendant que vous dormez pour récupérer de votre harassante journée de bêchage, tandis qu&#8217;ils éviteront se s&#8217;attaquer à un jardin protégé par une milice de paysans costauds et armés de fourches qui peuvent organiser des tours de garde.</p>
<p>La mise en œuvre de réseaux d&#8217;interdépendance collective est alors un nouveau domaine pour appliquer la notion de zones permaculturelles : la zone zéro serait notre maison et notre terrain. La Zone 1 représenterait nos liens avec d&#8217;autres personnes et d&#8217;autres familles, la zone 2 nos liens avec le commerce local et les activités du voisinage, la zone 3 avec l&#8217;économie et les organisations régionales, la zone 4 avec des protagonistes plus importants et plus lointains encore. Pourquoi faudrait-il s&#8217;en tenir à la zone zéro ? On peut organiser sa vie de façon que nos allées-venues dans la zone 4 (par exemple pour acheter des produits à base de pétrole ou de métaux) resteraient occasionnelles, tandis que nos interactions avec les marchés de producteurs et les restaurants locaux seraient fréquentes. C&#8217;est ainsi qu&#8217;on tisse un réseau local solide.</p>
<p>L&#8217;autonomie ne contribue pas à accroître le capital social, lequel est pourtant une ressource vraiment renouvelable qui n&#8217;augmente que si l&#8217;on s&#8217;en sert. Pourquoi n&#8217;aurais-je pas le droit de vouloir créer le plus de liens possibles avec mon entourage ? Si nous n&#8217;aidons pas nos voisins à subvenir à leurs besoins, il y a plus de chances qu&#8217;ils se tournent vers les supermarchés. En laissant libre cours au crédo de l&#8217;autonomie, on forge alors un mythe destructeur qui arrange ceux qui veulent affaiblir les solidarités.</p>
<p>Si le métier de paysan vous plaît, alors oui, cultivez votre nourriture. Et vendez le reste en échange des autres choses dont vous avez besoin, d&#8217;une façon qui profite au tissu local. Mais y a-t-il une grosse différence entre un paysan qui échange les fruits de son travail &#8212; de la nourriture &#8212; contre d&#8217;autres denrées ou contre de l&#8217;argent, et moi qui vends le fruit de mon travail &#8212; de l&#8217;enseignement &#8212; contre d&#8217;autres denrées et de l&#8217;argent ? Tous deux nous échangeons notre énergie vitale au sein d&#8217;un système qui nous porte, et j&#8217;aime à penser que nous faisons chacun un choix éthique et sage.</p>
<p>La bonne conception permaculturelle est celle qui parvient à subvenir aux besoins des habitants d&#8217;une façon qui soit à la fois responsable et écologiquement pertinente. Mais rien dans la permaculture ne dit qu&#8217;il faudrait que tout soit produit sur le terrain du propriétaire. Si cet article doit servir à quelque chose, c&#8217;est bien à démonter ce mythe de l&#8217;autosuffisance et de l&#8217;autonomie. La conception permaculturelle dit simplement que nos besoins et notre production doivent être assurés de façon responsable grâce au système que nous concevons, pas grâce à notre terrain. Nous pouvons, nous <em>devons</em> concevoir un système qui incorpore des liens extérieurs. Si vous êtes un acupuncteur qui tire son revenu de la collectivité et que vous remplissez l&#8217;essentiel de vos besoins en vous fournissant auprès d&#8217;acteurs locaux qui vous paraissent travailler équitablement, alors c&#8217;est une très bonne conception permaculturelle. Le système sera d&#8217;autant plus solide que vous trouverez à établir de nombreux liens pour vos besoins et vos productions avec des éléments et des systèmes extérieurs.</p>
<p>C&#8217;est tout-à-fait dans l&#8217;esprit de la permaculture que de vouloir développer des compétences qui vous rapprochent de la maison, du jardin, du territoire. Et parfois le savoir-faire que l&#8217;on acquiert en cherchant l&#8217;autonomie sont les mêmes que ceux qu&#8217;il faut pour développer l&#8217;interdépendance collective. Mais la recherche de l&#8217;autosuffisance comme fin en soi est un vieux mythe élimé qui n&#8217;est pas <em>permaculturel</em> et qui doit mourir.</p>
<h3>Notes</h3>
<p>Pour ceux qui lisent l&#8217;anglais, n&#8217;attendez pas mes traductions (car il y en aura d&#8217;autres) : allez lire la sagesse de Toby Hemenway directement <a href="http://www.patternliteracy.com">à la source</a>.</p>
<p>Mais pensez à revenir ici pour mon commentaire sur cet article &#8211; à paraître dans la foulée.</p>
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		<title>Spirale d&#8217;herbes aromatiques &#8211; à reprendre</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 08:03:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
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		<category><![CDATA[spirale d'herbes aromatiques]]></category>
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Si vous vous souvenez, j&#8217;avais il y a quelques temps mis en place un parterre d&#8217;herbes aromatiques en forme de spirale &#8211; au passage, je donnais une définition de la permaculture que je pourrais presque reprendre en présentation du site. Mais passons.
J&#8217;ai dit que ce site servait à présenter mes tentative et mes échecs. La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/spirale1.jpg" alt="" title="spirale d&#039;herbes aromatiques - an zéro" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1030" /></p>
<p>Si vous vous souvenez, j&#8217;avais il y a quelques temps mis en place un parterre d&#8217;<a href="http://www.arpentnourricier.org/spirale-herbes/">herbes aromatiques en forme de spirale</a> &#8211; au passage, je donnais une définition de la permaculture que je pourrais presque reprendre en présentation du site. Mais passons.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/les-objectifs-du-site-larpent-nourricier/">J&#8217;ai dit</a> que ce site servait à présenter mes tentative et mes échecs. La spirale est un trois-quarts d&#8217;échec. Voici la liste des herbes plantées, avec le résultat après deux étés et deux hivers :<span id="more-1028"></span></p>
<ul>
<li>thym : en pleine forme</li>
<li>aneth : fidèle au poste chaque année</li>
<li>estragon : moribond deux saisons, mais semble bien repartir</li>
<li>romarin : mort le deuxième hiver</li>
<li>ciboulette : pas réapparue cette année</li>
<li>origan : mort le premier été</li>
<li>menthe : disparue le premier été</li>
<li>sauge : morte le premier hiver</li>
<li>fenouil : pas ressemé</li>
<li>basilic : monté en fleurs immédiatement</li>
<li>coriandre : aucun souvenir</li>
<li>persil : aucun souvenir</li>
</ul>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/spirale-2010.jpg" alt="" title="spirale d&#039;herbes deux ans après" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-900" /></p>
<p>Moralité : la spirale n&#8217;est pas au bon endroit. Elle est à l&#8217;ombre dès 14h, et battue par la turbulence d&#8217;autan d&#8217;un coin de mur. Je m&#8217;en doutais un peu mais je voulais tenter le coup. Au moins, à cet emplacement, elle était visible depuis les fenêtres de la cuisine, ce qui est une recommandation permaculturelle systématique (voir le principe des <a href="http://madeinearth.wordpress.com/2010/03/27/les-zones-en-permaculture/">Zones permaculturelles</a> sur le blog de Nicollas), en tout cas quand on peut.</p>
<p>Donc il me faut la déplacer dans un coin à l&#8217;abri et au soleil. Je pense même que je vais la supprimer, et je planterai les aromatiques de façon un peu éparpillée, dans les cellules des <a href="http://www.arpentnourricier.org/bordures-beton-pour-buttes-autofertiles/">blocs béton qui bordent mes buttes</a>.</p>
<p>L&#8217;été c&#8217;est ce midi (quand même, il faudra bien qu&#8217;il se décide, après son faux départ d&#8217;Avril), ça va être le moment de s&#8217;en occuper.</p>
<h3>Quelques ressources</h3>
<p>Pour ceux qui veulent s&#8217;y essayer et qui ont un endroit abrité devant la cuisine.<br />
<a href="http://www.onpeutlefaire.com/fichestechniques/ft-spirale-herbes-aromatiques.php">La fiche</a> du forum d&#8217;on peut le faire<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=YcODj6vcles">Un cours particulier</a> en vidéo sur Youtube (en anglais)<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=HxGqUnHz-1A">Et un cours collectif</a></p>
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		<title>Graine de flibuste</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 08:04:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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Aujourd&#8217;hui c&#8217;est baby-sitting (je vous en reparlerai). Alors comme je n&#8217;ai pas le temps d&#8217;écrire et que j&#8217;ai un peu épuisé la réserve d&#8217;articles en conserves, je renvoie sans vergogne le lecteur vers le blog de Ramite, au titre poétique de Graine de flibuste. On n&#8217;y sera pas dépaysé, c&#8217;est encore dans le Sud-Ouest, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com/2010/05/02/fin-des-preparatifs/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/buttes-escargot.jpg" alt="" title="buttes escargot" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-1024" /></a></p>
<p>Aujourd&#8217;hui c&#8217;est baby-sitting (je vous en reparlerai). Alors comme je n&#8217;ai pas le temps d&#8217;écrire et que j&#8217;ai un peu épuisé la réserve d&#8217;articles en conserves, je renvoie sans vergogne le lecteur vers le blog de <a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com/qui-je-suis/">Ramite</a>, au titre poétique de <a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com">Graine de flibuste</a>. On n&#8217;y sera pas dépaysé, c&#8217;est encore dans le Sud-Ouest, et c&#8217;est le même mélange d&#8217;élucubrations théoriques et de témoignages pratiques autour de la <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/permaculture/">permaculture</a>, de la décroissance et du jardin.</p>
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		<title>La greffe à l&#8217;anglaise compliquée</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 08:04:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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Au printemps 2009, j&#8217;ai assisté à un stage de greffe organisé par l&#8217;association l&#8217;Orée du Bio et animé par Julien Oziol (Le Fruit à Venir) chez qui j&#8217;avais d&#8217;ailleurs acheté mes fruitiers deux ans plus tôt.
A l&#8217;issue de cette journée de greffe, chacun repartait avec son arbre greffé. Ma greffe avait souffert du transport (25 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/greffe-pommier.jpg" alt="" title="greffe pommier" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-903" /></p>
<p>Au printemps 2009, j&#8217;ai assisté à un stage de greffe organisé par l&#8217;association l&#8217;Orée du Bio et animé par Julien Oziol (<a href="http://www.fruitavenir.com/">Le Fruit à Venir</a>) chez qui j&#8217;avais d&#8217;ailleurs acheté mes fruitiers deux ans plus tôt.</p>
<p>A l&#8217;issue de cette journée de greffe, chacun repartait avec son arbre greffé. Ma greffe avait souffert du transport (25 km à vélo), mais le porte-greffe a prospéré sous son édredon de <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/BRF/">BRF</a> qui le protégeait de l&#8217;herbe. Et cette année j&#8217;ai récidivé <span id="more-1020"></span>avec des greffons offerts par les <a href="http://www.croqueurs-de-pommes.asso.fr/sections/sections.htm#aveyron">Croqueurs de Pommes</a> du coin à l&#8217;occasion d&#8217;une démo greffe organisée par l&#8217;Amicale Laïque à Naucelle.</p>
<p>Comme il y avait deux rameaux qui avaient le même diamètre que mon greffon (condition nécessaire pour la greffe à l&#8217;anglaise), j&#8217;ai fait deux greffes. Et les deux ont pris.</p>
<p>Moralité : la greffe à l&#8217;anglaise compliquée, c&#8217;est la plus facile pour un débutant, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_termes_d'argot_Internet#a_2">amha</a>.</p>
<p>Bon, quelques ressources pour ceux qui veulent s&#8217;y essayer (je sais, ce n&#8217;est plus la saison, mais on peut s&#8217;entraîner d&#8217;ici février-mars prochain) :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZKTgiFVpAUE">une vidéo en anglais</a> (oubliez ce qu&#8217;il dit sur la profondeur de plantation, par contre)</li>
<li><a href="http://www.dailymotion.com/video/x10x28_shbl-greffe-a-l-anglaise-200107">une vidéo en français</a>, moins claire visuellement, mais en français (bon complément avec la précédente)</li>
<li><a href="http://www.jardinsfruitiersdelaquenexy.com/dispatch.do?sid=site/conseils_pratiques/le_verger/greffer/anglaise_compliqu_e">Un article avec peu d&#8217;explications</a>, mais des photos très claires</li>
<li><a href="http://www.1er-jardin.com/La-greffe-anglaise">Un article explicatif</a> sur la vigne</li>
<li><a href="http://www.google.com/images?q=Whip+and+Tongue+Graft&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;source=univ&#038;ei=mdwVTJ3DNqiK4gae1-XdDA&#038;sa=X&#038;oi=image_result_group&#038;ct=title&#038;resnum=1&#038;ved=0CCMQsAQwAA">des images à la pelle</a> (pour voir le détail du principe sous toutes les coutures)</li>
</ul>
<p>PS : vous verrez les pépiniéristes professionnels utiliser un genre de petits élastiques (bleus) pour solidariser la greffe à la place du raphia et du mastic. Je les ai remplacés par des lanières de chambre à air de vélo coupées aux ciseau dans mon stock de chambres à air percées. Je vous dirai l&#8217;année prochaine si ça se dégrade aux UV et aux intempéries ou si j&#8217;ai dû revenir avec un cutter pour éviter que la greffe s&#8217;étrangle en grandissant.</p>
<p>PPS : au lieu de mastic pour sceller la coupe à l&#8217;extrémité du greffon (et donc éviter qu&#8217;il se dessèche), j&#8217;ai utilisé des boules quiès. Sinon, de la cire de bougie devrait marcher aussi.</p>
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		<title>Décroissance, démographie et camelote</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/decroissance-demographie-et-camelote/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 08:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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Société industrielle et camelote
L&#8217;avènement de la société industrielle puis de la société de consommation depuis deux siècles en Europe a été accompagné par la transition démographique. Je ne sais pas qui est la poule et qui est l&#8217;oeuf, mais on constate que quand la population française était à peu près stable, les gens construisaient des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/IMG_3817-1.jpg" alt="" title="casse-noix conique et les cerneaux" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-1016" /></p>
<h3>Société industrielle et camelote</h3>
<p>L&#8217;avènement de la société industrielle puis de la société de consommation depuis deux siècles en Europe a été accompagné par la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Transition_d%C3%A9mographique">transition démographique</a>. Je ne sais pas qui est la poule et qui est l&#8217;oeuf, mais on constate que quand la population française était à peu près stable, les gens construisaient des maisons qui duraient cinq cents ans, des bancs en noyer qui duraient aussi longtemps que la maison, des couteaux qu&#8217;on se transmettait sur trois générations, des habits du dimanche qui duraient toute une vie. Et puis les manufactures et les usines ont remplacé ces objets chers et durables par une avalanche de camelote bon marché, et ça tombait bien.</p>
<p>Déjà ça tombait bien pour les dots et les héritages. <span id="more-1014"></span>Parce que tant qu&#8217;il s&#8217;agissait de transmettre à votre unique fille le service de porcelaine de Limoges hérité de votre tante, ou bien de donner le moulin au premier fils et le verger à l&#8217;autre, tout était simple. Mais quand la population s&#8217;est mise à croître de plus en plus vite, il a fallu doter trois filles et faire hériter quatre fils, ce n&#8217;était plus possible &#8211; quand le nombre de foyers explosait, il fallait que chacun s&#8217;équipe de zéro, avec très peu de moyens. La camelote arrivait à point nommé.</p>
<p>Et puis ça n&#8217;était pas si grave que le matériel ne dure pas, puisque même s&#8217;il avait duré, ça aurait arrangé un ou deux enfants parmi six ou sept. Pas de quoi changer la donne, et les autres auraient dû tout s&#8217;acheter de toute façon.</p>
<h3>Le piège de la société de consommation</h3>
<p>Maintenant que nous avons achevé notre transition démographique et que la population Européenne est stable, il est temps de revenir à des objets durables. Mais il y a quelques soucis.</p>
<p>Le premier souci, c&#8217;est qu&#8217;on a pris l&#8217;habitude de vivre avec de la camelote, entre l&#8217;obsolescence programmée des appareils, les textiles qui durent juste le temps que dure la mode, les objets en plastique et les trucs en métal manifestement sous-dimensionnés. On trouve normal d&#8217;acheter plusieurs batteries de casseroles dans sa vie. On trouve normal de se racheter des pantalons régulièrement. Et on trouve anormal de payer 200€ pour une cocotte en fonte ou 400€ pour un manteau en laine. Mais c&#8217;est parce qu&#8217;on n&#8217;arrive plus à envisager le long terme. Une cocotte en fonte à 200€ qui dure 100 ans (et encore, je suis pessimiste) vous revient à 2€ par an. Une cocotte premier prix à 30€ vous durera peut-être cinq ans, c&#8217;est à dire trois fois plus cher. Et tout est à l&#8217;avenant.</p>
<p>L&#8217;autre souci c&#8217;est qu&#8217;on ne sait pas faire de redistribution de richesse autrement que par le travail. Et en plus on y arrive de moins en moins bien. Dans un monde où l&#8217;on travaille sans cesse pour refabriquer la camelote qui arrive en fin de vie, on arrive à brasser un peu les richesses. La société de consommation alliée au mode de redistribution capitaliste s&#8217;arrange pour que toutes les productions soient consommables pour faire tourner les machines le plus possible. Dans un monde ou chacun n&#8217;achèterait de meubles que pour remplacer un lit de deux cents ans ou un bahut de trois siècles, n&#8217;achèterait d&#8217;appareils électroniques que parce que les soudures sont trop corrodées, n&#8217;achèterait de stylos parce que la plume est limée par les pages d&#8217;écriture, on travaillerait beaucoup moins. Même les agriculteurs (qui produisent les consommables par excellence) travailleraient moins, puisque chacun travaillant moins pourrait faire son jardin.</p>
<p>Donc, si l&#8217;on écoute les économistes, il faudrait continuer à ne produire que du jetable pour éviter le chômage de masse. Tels des millions de Pénélopes, nous détruisons chaque jour le fruit de notre travail de peur d&#8217;être baisés par les possédants s&#8217;il venait à cesser (le travail).</p>
<h3>Le défi de l&#8217;économie stationnaire</h3>
<p>Il faut pourtant mettre fin à cette culture absurde. D&#8217;abord parce qu&#8217;avec une population stable, il est naturel d&#8217;envisager des objets durables. Et surtout parce qu&#8217;avec l&#8217;état des ressources naturelles et de la planète, il vaut mieux se mettre en chômage partiel que mettre la planète en faillite.</p>
<p>Reste donc la question de la rémunération du chômage partiel. C&#8217;est le coeur de la réflexion économique en économie stationnaire (steady-state economy, c&#8217;est à dire une économie qui fonctionne sans croissance exponentielle). Et ce sera le sujet d&#8217;un autre article.</p>
<h3>Noyer et casse-noix</h3>
<p>Tout ça parce que je viens d&#8217;acheter et d&#8217;étrenner un casse-noix parfait (en deux exemplaires parce que c&#8217;est plus sympa d&#8217;être à deux), que j&#8217;ai voulu cher pour qu&#8217;il soit indestructible et que je puisse le transmettre à chacun de mes fistons.</p>
<p>Ce genre de casse-noix conique ne fait pas d&#8217;éclats, préserve les cerneaux, et s&#8217;adapte aux différentes tailles de noix. J&#8217;ai l&#8217;impression que le summum de la technologie est atteint, un peu comme le poêle de masse pour le chauffage ou le <a href="http://www.arpentnourricier.org/vitesse-moyenne-generalisee-de-lavion/">vélo pour le transport</a>.</p>
<p>En un quart d&#8217;heure tout seul, j&#8217;ai pu décortiquer environ 250g de cerneaux. Une citation d&#8217;un article du site <a href="http://monotarcie.blogspot.com/2009/08/sil-fallait.html">monotarcie</a> s&#8217;impose :</p>
<blockquote><p>si par conséquent nous mangeons 100 grammes de noix par jour nous avons déjà le tiers voire la moitié de ce dont nous avons besoin quotidiennement&#8230; et cela sans faire autre chose que de ramasser les noix et de les ouvrir. pas besoin de cultiver comme nous devons le faire pour le blé et le reste de notre nourriture</p></blockquote>
<p>Avec le noyer du verger d&#8217;en bas de la rue, nous avons maintenant une source durable et gratuite de calories, de lipides, de glucides, d&#8217;oméga 3 (et de cerneaux pour les salades de l&#8217;été). Et il suffit de se baisser, et de s&#8217;asseoir un quart d&#8217;heure avec le casse noisette en taillant une bavette ou en écoutant les oiseaux.</p>
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