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	<title>l&#039;arpent nourricier</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Troc aux graines</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 18:38:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà le moment d’organiser chez vous une bourse aux graines et faire se rencontrer tous les jardiniers motivé(e)s. Vous pouvez récupérer l’affiche ci-dessous (format .svg, éditable sous Inkscape ou Adobe Illustrator), ou bien simplement l’image pour faire vos affiches dans word ou openOffice. Télécharger le fichier .zip (220 kB) distribué sous licence Creative Commons. Le [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/troc-aux-graines/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà le moment d’organiser chez vous une bourse aux graines et faire se rencontrer tous les jardiniers motivé(e)s. Vous pouvez récupérer l’affiche ci-dessous (format .svg, éditable sous Inkscape ou Adobe Illustrator), ou bien simplement l’image pour faire vos affiches dans word ou openOffice.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/02/afficheBourseAuxGraines.jpg" rel="lightbox[1410]" title="affiche bourse aux graines gratuite"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/02/afficheBourseAuxGraines_small.jpg" alt="" title="affiche bourse aux graines gratuite" width="300" height="424" class="center aligncenter size-full wp-image-1420" /></a></p>
<p><a href='http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/02/afficheBourseAuxGraines.zip'>Télécharger le fichier .zip (220 kB)</a> distribué sous licence <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr" title="Licence CC-BY-SA">Creative Commons</a>.</p>
<p>Le principe de la bourse aux graines que je vais organiser a été peaufiné par <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/index.php3" title="lien vers le site de l'association Biodiva">l’association Biodiva</a> (qui sévit sur le secteur de Marcillac) : pas besoin de carnet ni de portefeuille, on vient simplement avec des graines qu’on aurait à échanger, des bouquins de jardinage qu’on aimerait montrer, ou juste des questions à poser à d’autres jardiniers.</p>
<p>Dans la salle, il y aura une table centrale où chacun déposera les graines qu’il veut bien donner, et où donc chacun pourra se servir (en n’oubliant pas d’en laisser pour les autres).</p>
<p>Sur les autres tables tout autour, on pourra aussi proposer ses graines, mais plutôt sur le mode de l’échange (au moins de l’échange de conseils et de questions). Tout est gratuit, on ne compte pas les points, on est là pour partager ce que la nature produit gratuitement dans nos jardins.</p>
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		<title>L’année 2011 : un petit bulletin</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 07:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[journal]]></category>
		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, l’année 2011 a commencé avec d’enthousiastes résolutions pour le jardin, en particulier celle d’arrêter de faire les trucs au petit bonheur et d’enfin faire les choses correctement. J’annonce la couleur : ce fut peine perdue. Je vous épargnerai les prétextes qui expliquent pourquoi et comment je n’ai pas réussi à m’occuper du [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/lannee-2011-un-petit-bulletin/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, l’année 2011 a commencé avec d’enthousiastes résolutions pour le jardin, en particulier celle d’<a href="http://www.arpentnourricier.org/john-jeavons-et-la-methode-biointensive/">arrêter de faire les trucs au petit bonheur</a> et d’enfin faire les choses correctement. J’annonce la couleur : ce fut peine perdue.</p>
<p>Je vous épargnerai les prétextes qui expliquent pourquoi et comment je n’ai pas réussi à m’occuper du jardin sérieusement. Retenez seulement que celui qui sait se tenir à passer un quart d’heure par jour au jardin aura forcément un bien meilleur résultat, puisque personnellement je n’y ai pas mis les pieds tellement plus souvent qu’une ou deux fois par semaine en moyenne.</p>
<h3>Fabacées : pas mal</h3>
<p>J’ai commencé la saison en plantant des fèves dehors et des petits pois moitié dehors et moitié dans la serre. <a href="http://www.arpentnourricier.org/ma-recolte-de-feves-2/">Les fèves de dehors</a> furent une réussite (2 m2, plus d’1 kilo de fèves décortiquées). Les deux mètres linéaires de petits pois de la serre ont bien grimpé mais je n’ai eu comme récolte qu’environ deux bols de petits pois. Cela dit, comme je n’ai jamais été me renseigner sur combien un pied de pois à rames est sensé donner, si ça se trouve c’est normal. J’ai quand même eu l’impression qu’ils auraient pu donner davantage dehors. Parce que sous la serre, il a souvent fait 25 °C dès le mois de février — peut-être que les fleurs ont souffert ?</p>
<h3>Pas de patates : pas de patates</h3>
<p>C’était la première année sans patates. C’était intentionnel. Mais c’était un peu dommage, vu que les patates c’est <a href="http://www.arpentnourricier.org/patates-opportunistes/">assez gratifiant</a> (j’adore la chasse au “trésor” quand on va chercher les tubercules sous le paillage). Cela dit, vu la sécheresse qu’on a eue au printemps, c’était sûrement un bon choix.</p>
<h3>Fraises : étouffées sous le liseron</h3>
<p>Chaque année, je vois à peine la couleur de mes fraises, rapidement envahies de liseron (celles qui subsistent étant évidées par les limaces). Cette année n’a pas fait exception, même si après les avoir plantées en novembre j’ai pris soin de retirer le paillage et déliseronner à la main en début de printemps avant de repailler. Le liseron se joue du <a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">paillage carton</a>, se fraie un chemin au niveau des trous où sont plantés les pieds de fraisiers, les enlacent, et si l’on cherche à désherber trop sérieusement, on arrache le fraisier avec son envahisseur.</p>
<p>Pour cette année, j’ai déplacé tous les fraisiers, je redéferai le carton au début du printemps quand les premières feuilles de liseron commenceront à sortir, j’arracherai tout ce que je pourrai, mais je ne remettrai pas de carton pour faire barrière : juste de la paille en début d’été, afin que le liseron ne soit pas tenté de sortir au niveau des fraises, mais qu’il sorte partout et que je puisse le voir et l’arracher.</p>
<p>Je me sens un peu comme Gargamel qui jure qu’un jour il finira bien par déguster de la soupe aux Schtroumpfs. Moi, c’est sûr : un jour j’aurai des fraises.</p>
<h3>Framboises : 2e essai, 2e échec</h3>
<p>Bouturés du côté sud de la <a href="http://www.arpentnourricier.org/haie-seche-la-cloture-du-pauvre/">haie sèche</a>, mes framboisiers ont encore une fois été victimes de la sécheresse et de la concurrence des graminées. Cette année, deux ou trois pieds s’en sont bien sortis sur les vingt que j’avais installés. Je recommencerai en 2012. Pas question de désherber ou d’arroser : ça va tellement vite de bouturer des scions de framboisiers qu’il vaut mieux en planter 100 pour en avoir 10 que de se donner du mal toute l’année. Peut-être que je paillerai en début d’été pour garder un peu de fraîcheur, mais ça sera tout.</p>
<h3>Haie de saules : 3e essai, 1e réussite</h3>
<p> Déjà par deux fois j’avais tenté d’implanter une <a href="http://www.arpentnourricier.org/une-haie-de-saules-en-bas-du-jardin/">haie de saules</a> en bas du jardin en bouturant des brins de saules. la première fois dans l’herbe, la deuxième fois à travers un paillage plastique. Mais le taux de survie après un an était assez faible (10% environ). Cette fois, j’ai changé de terrain, et j’ai planté mes brins de saule au petit verger, entre la double clôture. L’idée, c’est d’avoir une réserve de fourrage pour les chèvres (<a href="http://www.arpentnourricier.org/adieu-poules-chevre-chevreau/">que je n’ai plus</a>, mais bon) mais qu’elles ne puissent pas consommer plus vite que ça ne pousse, puisque c’est derrière le grillage. Et bien là, le taux de survie après un an a été d’au moins 50%.</p>
<h3>Tomates : peut mieux faire</h3>
<p>Côté semis, c’était la première année où j’ai vraiment bien réussi. Je m’y suis pris assez tôt, la serre était accueillante et bien gérée, je n’ai pas (trop) oublié d’arroser les godets.<br />
J’ai dû planter une trentaine de pieds de diverses variétés (je me souviens surtout d’un genre de tomates roma et des coeur de boeuf roses qu’un voisin m’avait données), et la récolte a été bonne quoique tardive. J’ai une super recette pour <a href="http://www.arpentnourricier.org/coulis-de-tomates-facile/">faire des coulis sans m’embêter</a>, par contre j’ai pas mal d’échec dans mes conserves (peut-être 25%). Je les fais avec des bocaux de compote et de confiture. Il faudrait sûrement des couvercles neufs chaque année (on en trouve sur internet, par exemple chez Tom Press. Il faut juste savoir que ça s’appelle des couvercles “twist-off”).</p>
<p>Les pieds de tomates étaient sur la même butte que les deux dernières années, sous un <a href="http://www.arpentnourricier.org/mulch-de-lauzes/">paillage de lauzes</a> qui a bien fait ses preuves pour garder la chaleur et empêcher les adventices. L’arrosage auto m’a permis d’éviter entièrement la <a href="http://www.omafra.gov.on.ca/english/crops/hort/news/hortmatt/2005/19hrt05a4f4.jpg">nécrose apicale</a> que j’avais parfois les autres années. J’ai tuteuré vite fait car je n’ai pas eu le temps de confectionner des <a href="http://www.arpentnourricier.org/cages-a-tomates-pour-laisser-pousser-sans-tailler/">cages à tomates</a>, mais je n’ai pas vraiment taillé, et beaucoup de pieds se sont affalés.</p>
<p>Les tomates sous la serre ont fait énormément de feuillage mais pas tellement de fruits expoitables. En plus, là non plus le travail de tuteurage était insuffisant. Cette année, j’essaierai de faire attention à où je mets quelle variété, et je mettrai de vrais supports.</p>
<h3>Aubergines : duh !</h3>
<p>J’ai planté les aubergines sous la serre, à 50 cm de pieds de courgette. Autant dire que les aubergines n’ont jamais vu le jour, noyées sous les pieds de courgette qui ont atteint des proportions inouies (peut-être 2m de diamètre). Cette année, il n’y aura pas de cucurbitacées sous la serre. Je n’ai pas la place (ma serre fait 3m x 4m, mais j’en reparlerai).</p>
<h3>Piments : sympa</h3>
<p>J’avais planté des plants de piment fort en bord de butte au sud de la rangée de tomates, et ils m’ont donné assez pour refaire une excellente purée de piments comme chaque année : je mets tout dans un bocal (sans éplucher ni rien) avec un peu d’huile d’olive, et je passe le mixeur à soupe. Je mets la purée en petits pots en la recouvrant d’une couche d’huile et ça me dure l’année.</p>
<h3>Poivrons : minable.</h3>
<p>J’ai mal géré l’espace sous la serre, et les poivrons ont aussi été envahis par les courgettes. Au bilan, il y en a eu trois ou quatre en tout. C’est peu.</p>
<h3>Jardin en trou de serrure : bingo !</h3>
<p>Voilà une vraie réussite 2011. C’était long à faire, mais c’est vraiment génial d’avoir un tas de compost joli à deux pas de la cuisine, et où en plus il pousse des légumes et des aromatiques. J’ai hâte d’y replanter des choses au printemps. Voir l’article sur le <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/" title="jardin en trou de serrure, version africaine">jardin en trou de serrure</a>.</p>
<h3>Haricots lingots : sauvé la mise</h3>
<p>Les haricots (variété lingot genre tarbais) ont suivi les petits pois sous la serre. Ils sont montés sur des fils que j’avais tendus entre des pierres plates posées au sol et l’armature de la serre. J’étais un peu déçu parce que je n’ai pas eu l’impression de récolter tellement plus que ce que j’avais semé. En revanche, ils ont fait un excellent (mini) cassoulet.</p>
<h3>Courgettes : ça suffit !</h3>
<p>J’avais une ribambelle de plants de ronde de Nice qui s’étaient semés spontanément à l’hiver 2010–2011. Je les ai laissés pousser, mais ça m’en a fait beaucoup trop. Ca m’a occupé les deux tiers d’une butte, et on a peut-être mangé un dixième de ce que ça a produit.</p>
<p>De toute façon, je me dis que je vais laisser tomber les courgettes. Je ne suis pas fan, on en trouve des tas au marché ou dans les paniers d’amap de toute façon, et elles sont tellement indisciplinées qu’elles mettent le bazar dans un potager en carré. A la rigueur des variétés grimpantes que je ferai monter sur un grillage…</p>
<h3>Carottes : la surprise</h3>
<p>Après avoir savamment raté les carottes l’an passé quand je m’étais essayé au repiquage de mini-carottes démarrées en caissettes selon les préceptes de <a href="http://www.arpentnourricier.org/john-jeavons-et-la-methode-biointensive/">John Jeavons</a>, j’ai essayé des semis en pleine terre cette année, sur une terre patiemment dépierrée et allégée pour qu’elles poussent longues et droites. J’en ai effectivement récolté quelques unes au début de l’été, mais ensuite j’ai tout oublié, et je pensais que tout le reste était mort envahi sous les mauvaises herbes ou monté à graines. En fait, les carottes étaient cachées mais bien vivantes, et quand j’ai désherbé à la fin de l’été, j’a eu la bonne surprise de trouver pas mal de belles carottes pas montées à graines, et pas trop tordues.</p>
<p>Je réessayerai les carottes cette année, et en particulier j’essaierai de <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/NOUS_AIDER/Nouvellesjuill10.html">semer sous un paillage de fin rameaux</a> comme le fait Richard Wallner (§4 dans le lien).</p>
<h3>Choux : grignotés par les piérides.</h3>
<p>Je pensais que le gel se chargerait de débarrasser mes choux de leurs hôtes voraces, dans la mesure où je les ai plantés tardivement. Maid le climat en a décidé autrement. Il n’a pas vraiment gelé avant janvier, et encore pas fort et pas longtemps. Mes molles tentatives d’éradication manuelle ont été insuffisantes.</p>
<p>Mes romanesco sont maintenant de la dentelle moribonde avec une pomme ridicule. L’année prochaine, je monterai la garde près des choux, ou je mettrai un filet tant que je vois papillonner les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:ComputerHotline_-_Pieris_brassicae_(by).jpg">papillons jaune crème</a>.</p>
<h3>Salades : pas moyen</h3>
<p>Sur l’air du documentaire animalier qui explique que seul un alevin sur mille atteindra l’âge adulte : </p>
<ul>
<li>mes plants issus de semis cramaient sous le soleil de la serre les jours où j’oubliais d’arroser</li>
<li>au repiquage, les limaces me les dévoraient plus vite que je ne pouvais les remplacer</li>
<li>les plants achetés ne valent rien : avec leur trop petite motte, ils font la gueule pendant quelques jours. Or les limaces adorent les salades déprimées.</li>
</ul>
<p>Pourtant, s’il y a une production qu’il faut savoir faire au jardin pour profiter de la fraîcheur et ne pas la voir pourrir au frigo, c’est bien la salade. A moins d’avoir un marché quotidien en bas de chez soi.</p>
<h3>Arrosage : à poursuivre</h3>
<p>J’en suis à mi-chemin de mon grand projet d’arrosage goutte-à-goutte intégré et automatisé. Chaque butte a son irrigation, avec un point de branchement (le réducteur de pression) en bout de butte, pour y connecter le tuyau d’arrosage. En tête du tuyau d’arrosage, j’ai mis :</p>
<ul>
<li>un robinet minuteur en début de saison, pour pouvoir arroser une demi-heure sans oublier d’éteindre</li>
<li>un programmateur pour l’été, pour que ça arrose une fois tous les deux jours sans que j’oublie</li>
</ul>
<p>Cette année, je relierai les buttes pour n’avoir pas à déplacer le tuyau d’arrosage de l’une à l’autre. Des vannes permettront d’exclure l’une ou l’autre du cycle d’arrosage.</p>
<h3>Animaux : abandonnés</h3>
<p>Nous n’avons <a href="http://www.arpentnourricier.org/adieu-poules-chevre-chevreau/">plus d’animaux</a> au jardin cette année. Les raisons sont bien expliquées dans cet article. Sachez que ça soulage énormément — ce qui me pesait le plus, c’est vraiment la question de l’astreinte plutôt que du temps total à y passer.</p>
<h3>Paillage céramique : mwais</h3>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/01/paillage-tuiles-1024.jpg" rel="lightbox[1399]" title="paillage tuiles"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/01/paillage-tuiles-1024-205x125.jpg" alt="" title="paillage tuiles" width="205" height="125" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1403" /></a>J’ai démonté un toit de tuiles mécaniques (les tuiles moches des toits des hangars SNCF) et je me suis dit que je pourrais les utiliser au jardin au même titre que les lauzes afin de faire un paillage qui garde l’humidité et la chaleur. Seulement les tuiles, en plus d’être moches, elles veulent qu’on les emboîte. Mais si je les emboîte, il n’y a pas la place pour les plantes. Et si je ne les emboîte pas, les herbes poussent à chaque jonction. En plus, c’est nettement plus chiant à manipuler et à trimbaler qu’une bâche plastique.</p>
<p>Donc je ne garderai le concept que pour faire un paillage un peu permanent, comme au pied des framboisiers (tiens, ça me donne une idée…)</p>
<h3>Engrais vert : à recommencer.</h3>
<p>J’avais raté le créneau en fin de saison pour occuper le sol pendant l’hiver. J’ai essentiellement laissé les restes de plantes au sol. Mais en début de saison, j’ai préparé mes buttes assez vite, et comme je n’avais encore rien à y mettre, j’ai semé du pois fourrager sur l’une d’entre elles. Deux ou trois mois plus tard, j’ai simplement fauché et recouvert avec mes tuiles, puis planté entre les tuiles. J’ai trouvé ça assez chouette. Je recommencerai.</p>
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		<title>Permaculture Aveyron &amp; environs</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 13:05:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La liste de diffusion permaculture-aveyron-environs ne cesse de grossir, et lors de la rencontre dimanche dernier à Pruines, nous nous sommes retrouvés une trentaine pour visiter le jardin de Joël et échanger autour de la permaculture. En fait, c’était déjà trop de monde pour pouvoir discuter dans de bonnes conditions, alors Linnea a essayé de [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/permaculture-aveyron-environs/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La liste de diffusion permaculture-aveyron-environs ne cesse de grossir, et lors de la rencontre dimanche dernier à Pruines, nous nous sommes retrouvés une trentaine pour visiter le jardin de <a href="http://biodiva.free.fr/">Joël</a> et échanger autour de la permaculture.</p>
<p>En fait, c’était déjà trop de monde pour pouvoir discuter dans de bonnes conditions, alors <a href="http://permaculturelle.wordpress.com/">Linnea</a> a essayé de mettre en place des petits groupes “Open Space” pour discuter l’après-midi (mais j’ai dû m’éclipser, alors je ne peux rien vous en dire).</p>
<p>Toujours est-il que la permaculture gagne du terrain en France : arriver à faire venir 30 personnes dans un département aussi vide et arriéré que l’Aveyron, c’est un signe des temps. Alors à vos mailing-listes, vos affiches et vos blogs : je pense que chaque département et bientôt chaque canton pourra avoir son petit groupe de permaculteurs et qu’on pourra échanger, apprendre et transmettre sans faire des kilomètres ni devoir parler anglais.. </p>
<p>PS : pour ceux qui veulent rejoindre notre groupe, dites-le moi dans les commentaires, je transmettrai à <a href="http://madeinearth.wordpress.com/">Nicollas</a>.</p>
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		<title>Bois raméal fragmenté made in Ségala</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 06:25:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C’est à l’occasion d’une journée de formation organisée par l’APABA (Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron) que Jacky Dupéty, le ‘pape’ du BRF* est passé nous voir dans notre Ségala profond. * BRF : bois raméal fragmenté = jeunes rameaux broyés qu’on épand au sol à l’automne sur 3 cm avant de [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameal-fragmente-made-in-segala/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à l’occasion d’une journée de formation organisée par l’<a href="http://apaba.fr/">APABA</a> (Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron) que <a href="http://fermedupouzat.free.fr/">Jacky Dupéty</a>, le ‘pape’ du <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/">BRF</a>* est passé nous voir dans notre Ségala profond.</p>
<p>* BRF : bois raméal fragmenté = jeunes rameaux broyés qu’on épand au sol à l’automne sur 3 cm avant de les incorporer en surface afin que les champignons qui s’y développement démultiplient la vie du sol en reproduisant le riche écosystème d’un sol de forêt. C’est probablement la méthode la plus rapide pour soigner un sol dégradé</p>
<p>Au menu : micro-conférences, broyage de branches de chêne (et un peu d’épine noire) avec le broyeur Jean Pain <a href="http://www.arpentnourricier.org/achat-collectif-dun-broyeur-de-branches/">acquis en collectif</a> par l’association ‘la Compagnie de l’Humus’ (qu’on pourrait appeler les humuites), visite du jardin de Stéphane, questions diverses et variées.<span id="more-1391"></span></p>
<p>J’ai déjà pas mal écrit sur le BRF et vous trouverez sur le net beaucoup de documentation (surtout en français, pour une fois), ainsi qu’au moins deux livres très bien faits. Voici quelques conseils issus des échanges avec Jacky Dupéty (mais qu’on peut probablement trouver au moins déjà en partie dans les livres) :</p>
<h3>Ne pas avoir peur des bois tanniques</h3>
<p>C’est une crainte qui revient souvent dans les discussions : le chêne et le châtaignier (lesquels dominent nos forêts et nos vieilles haies) seraient trop tanniques pour faire un bon BRF. Jacky nous dit qu’il broie essentiellement du chêne sur son causse quercynois, et qu’il n’y a pas vu de problème. Au contraire, dans la mesure où ces espèces sont des variétés des forêts matures (le climax), le BRF qui en résulte aurait plutôt la capacité à faire vivre dans le sol un écosystème plus mature, donc plus riche.</p>
<h3>Ne pas avoir peur de la faim d’azote</h3>
<p>Voilà, le mot est lâché — de toute façon, on ne peut pas parler de BRF sans que quelqu’un évoque cette fameuse faim d’azote. Il se trouve en effet que le BRF est riche en carbone, et que l’activité de vie du sol qu’il suscite via la croissance rapide de champignons a tendance à accaparer temporairement l’azote disponible dans le sol. Cet azote sera à nouveau disponible pour les plantes une fois que le nouvel écosystème est installé, au bout de quelques semaines.</p>
<p>C’est ce phénomène qui intimide bien des jardiniers, puisqu’on risque de voir les jeunes plants souffrir voire s’étioler (avant de repartir de plus belle s’ils sont encore en vie à la fin de l’épisode). Certains seraient tentés d’<em>azouter</em> un peu d’amendement à leur BRF pour ‘aider’, mais apparemment, il vaudrait mieux s’abstenir car les champignons supportent mal ce genre de dopants.</p>
<p>En fait, il faut répéter que ceci n’arrive qu’une fois : la première fois qu’on met du BRF sur une parcelle. Ensuite, quand l’écosystème est établi, tout se poursuit normalement, et il n’y aura pas de nouvelle faim d’azote lors de futurs épandages de BRF tous les 3 à 5 ans. Si en plus on prend soin d’épandre dès le début de l’automne (pour peu qu’il pleuve au lieu de faire 30 °C comme en ce moment), le phénomène prendra fin d’autant plus tôt au printemps suivant.</p>
<h3>Ne pas avoir peur des terres ‘lourdes’ ou acides</h3>
<p>Chez nous, le sol est assez argileux. J’ai eu écho par certains étudiants en maraîchage que le discours théorique qui circule serait que le BRF est bon en terrain calcaire, mais qu’il est moins efficace en sol acide ou lourd car il conduirait à une forme d’humus indisponible pour les plantes.</p>
<p>Je ne suis pas spécialiste des sols — Jacky Dupety non plus, comme il se plaît à le souligner — mais il y a quelques constats qu’on peut faire pour se rassurer quant à nos terres lourdes (et acides en ce qui concerne le Ségala). D’une part, ce sont des régions de forêt. Ici, une parcelle laissée en friche retourne à la forêt en quelques années. C’est donc quelque part que le sol forestier est l’état stable de notre écosystème. Si c’est le cas, il semble étrange que le BRF ne soit pas une bonne chose pour ce sol, à fortiori s’il s’agit de broyat d’espèces d’arbres environnantes. D’autre part, Jacky nous a fait part d’une expérience au Burkina sur un sol <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lat%C3%A9rite">latéritique</a> (sol tropical argileux lessivé, stérile, souvent acide et extrêmement dur), recouvert de BRF avant la saison des pluies, dans lequel les gens ont pu semer du mil et du sorgho dès la saison suivante.</p>
<h3>Pour que ça marche…</h3>
<p>Jacky a conclu en précisant que dans la plupart des expériences malheureuses de BRF qu’on lui a rapportées, le ratage s’expliquait par un non-respect des ‘préceptes’ :</p>
<ul>
<li>bois de feuillus</li>
<li>7 cm de diamètre maxi des branches</li>
<li>épandage en automne dans les 24 à 36 heures après broyage (<a href="http://www.arpentnourricier.org/la-lune-au-jardin-cest-bidon-et-pourtant/">pas besoin de s’occuper de la lune</a>)</li>
<li>couche de BRF de 3 à 5 cm</li>
<li>incorporation aux premiers centimètres du sol quand le mycélium (filaments blancs) a bien colonisé le BRF</li>
</ul>
<p>Je suis toujours assez méfiant quand on relève les menus écarts à une stricte orthodoxie pour expliquer les échecs d’un dogme, mais je me promets d’essayer proprement sur une planche du potager cet automne, en m’appliquant religieusement (et on comparera avec une planche témoin, peut-être pendant plusieurs saisons … dans mes rêves).</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/10/broyage-brf-apaba.jpg" rel="lightbox[1391]" title="broyage brf apaba"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/10/broyage-brf-apaba-450x253.jpg" alt="" title="broyage brf apaba" width="450" height="253" class="aligncenter size-medium wp-image-1393" /></a></p>
<h3>Poursuivre la lecture</h3>
<p>Dans l’arpent, suivez le <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">tag BRF</a>.</p>
<p>Ailleurs :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.google.fr/search?q=jacky+dupety&#038;ie=utf-8&#038;oe=utf-8&#038;aq=t&#038;rls=org.mozilla:fr:official&#038;client=firefox-a#q=jacky+dupety&#038;oe=utf-8&#038;rls=org.mozilla:fr:official&#038;client=firefox-a&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;hl=fr&#038;tbo=u&#038;tbm=vid&#038;source=og&#038;sa=N&#038;tab=wv&#038;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&#038;fp=b62a6677d21da383&#038;biw=1680&#038;bih=916">Vidéos de Jacky Dupéty</a></li>
<li><a href="http://www.amazon.fr/BRF-vous-connaissez-culture-vivant/dp/2913288685">Bouquin de Jacky Dupety</a></li>
<li><a href="http://jardinonssolvivant.fr/boutique/livre-brf">Le livre d’Elea Asselineau et Gilles Domenech</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mon premier compost à chaud</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 10:37:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
		<category><![CDATA[compost en 18 jours]]></category>
		<category><![CDATA[compostage]]></category>
		<category><![CDATA[compostage de Berkeley]]></category>
		<category><![CDATA[compostage rapide]]></category>
		<category><![CDATA[foin]]></category>
		<category><![CDATA[fumier]]></category>
		<category><![CDATA[Geoff Lawton]]></category>
		<category><![CDATA[paille]]></category>
		<category><![CDATA[rapport carbone/azote]]></category>
		<category><![CDATA[tas de compost]]></category>

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		<description><![CDATA[En regardant le DVD Soils de Geoff Lawton, où il explique comment faire du compost en 18 jours, j’ai eu envie d’essayer pour de bon. Il n’impose pas les ingrédients, mais recommande d’avoir la bonne proportion C/N. Dans son exemple, il avait de la paille, du foin, différents fumiers d’animaux, et quelques ‘activateurs’ comme de [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/compost-a-chaud/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En regardant le <a href="http://permaculture.org.au/store/permaculture_soils_dvd.htm" title="la bande-annonce en anglais" class="broken_link">DVD Soils</a> de <a href="http://www.arpentnourricier.org/re-reverdir-le-desert/">Geoff Lawton</a>, où il explique comment faire du compost en 18 jours, j’ai eu envie d’essayer pour de bon. Il n’impose pas les ingrédients, mais recommande d’avoir la bonne proportion C/N. Dans son exemple, il avait de la paille, du foin, différents fumiers d’animaux, et quelques ‘activateurs’ comme de la consoude et les restes d’une volaille, si je me souviens bien. Il conseille de découper, broyer ou hacher tous les ingrédients pour que ça ne soit pas trop dur à retourner. Il explique le truc de l’éponge essorée pour doser la quantité d’eau. Et au final, il précise qu’il faut retourner le tas tous les 2 jours à partir du 4e jour, en mettant au centre ce qui était en périphérie et vissé vers ça.<span id="more-1371"></span></p>
<h3>Mes résultats</h3>
<p>J’ai fait comme il a dit mais je me suis aidé de deux sites internet pour <a href="http://www.arpentnourricier.org/calculateurs-de-compost/" title="logiciel en ligne pour calculer les proportions d'ingrédients dans le compost">calculer les proportions d’ingrédients</a>. Pour doser l’eau, j’ai eu recours à une technique alternative maison : je trempe la paille dans une bassine d’eau et je l’égoutte avant de la mettre dans le tas. Ca fait la bonne proportion d’eau, sans que j’aie à mettre la main dans un mélange de fumiers.</p>
<p>Pour prendre la température du tas, j’y creuse un trou avec un bâton, et j’y glisse mon <a href="http://crissounnette.free.fr/blog/public/Bricolage/termo1.JPG">thermomètre de cuisine</a> qui va au moins jusqu’à 100 °C.</p>
<p>J’ai mesuré 58°C le 3e jour, puis 72 °C le 5e jour, puis environ 65°C deux jours plus tard. La fois suivante, la température était sacrément retombée : environ 30°C — j’ai vite identifié la cause : le tas s’était asséché, probablement consécutivement aux températures élevées atteintes les jours précédents. Donc j’ai arrosé régulièrement le tas en le retournant. La température est remontée à environ 50°C, puis s’est mise à décroître doucement. On en est au 30e jour, et le tas est aux alentours de 35°C.</p>
<p>Je suis un peu déçu de n’avoir pas eu mon compost en 18 jours comme ‘à la TV’. Je vois que le fumier et le foin se sont bien décomposés. En revanche la paille a l’air d’être toujours quasiment intacte. Et pourtant j’avais pris de la paille qui avait déjà bien vécu, j’avais passé pas mal de temps à la découper en morceaux plus courts (genre 20cm pour faciliter le retournement et hâter la décomposition) avec une cisaille à haie …</p>
<h3>Une technique sportive mais instructive</h3>
<p>Pour le fun, j’essaierai de refaire du compost en 18 jours, mais sans paille, en n’y mettant que du foin et des feuilles mortes (et du fumier).</p>
<p>Cela dit, je ne referai pas du compost comme ça tous les jours. Comme j’y passe un bon quart d’heure pour le retourner à chaque fois, ça fait quand même cher à l’arrivée. L’expérience est en revanche très instructive car en venant retourner le tas fréquemment, on s’imprègne de la psychologie du compost : ses odeurs, ses humeurs, ses bouffées de chaleur et ses coups de froid.</p>
<p>Je pense que je referai de temps en temps du compost à chaud, en particulier pour y mettre les déchets de mauvaises herbes si elles sont en graines. Mais je ne chercherai pas à le faire en 18 jours, et je ne le retournerai probablement que toutes les semaines.</p>
<p>J’ai donc maintenant à ma disposition une technique supplémentaire de compostage, ce qui complète ma liste, par ordre croissant de technicité et d’efforts :</p>
<ul>
<li>compostage de surface (on laisse les déchets en surface, sous le paillage, ou comme paillage) — c’est le plus simple, le plus naturel, mais ça attire les limaces</li>
<li>compostage ‘tout-venant’ à froid, dans un bac ou mieux : dans un <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/">jardin ‘keyhole’</a>. Le compost est naturellement incorporé à la terre de culture, les nutriments retournent directement dans le circuit</li>
<li>compostage à froid, en tas, en vérifiant vaguement la <a href="http://www.arpentnourricier.org/calculateurs-de-compost/">bonne proportion des ingrédients</a> — on laisse reposer un an ou deux</li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/" title="sheet mulching ou sheet composting">compostage en couches</a>, pour préparer une planche de culture sans avoir à désherber</li>
<li>compostage ‘tiède’, en tas, avec les bonnes proportions et retournement périodique</li>
<li>compostage à chaud, en tas, avec retournements fréquents</li>
</ul>
<p>et les variantes que je pourrais tester un jour :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.eco-citoyen.org/ecocitoyen/compostage/vermicompostage-lombricompostage.html">vermicompostage</a></li>
<li>compostage par les poules dans un <a href="http://milkwood.net/2011/05/18/gravity-chicken-run-design/">parcours en pente</a></li>
<li>compostage par des <a href="http://www.zegreenweb.com/sinformer/insolite/les-larves-de-mouches-sont-efficaces-pour-eliminer-les-dechets-organiques-a-grande-echelle,27290">larves de mouche Hermetia Illucens</a> à la façon <a href="http://www.thebiopod.com/">biopod</a></li>
<li>compostage <a href="http://www.crossislandfarms.com/images/Compost_From_Tumbler.jpg">en tambour</a></li>
</ul>
<p>Ceci prouve bien que quand vous lisez un fascicule ou une page web sur ‘le compostage’, il ne s’agit en fait que d’un type compostage parmi une foultitude et que selon ce qu’on veut faire, on peut relativiser une partie des conseils qu’on y trouve.</p>
<h3>Poursuivre la lecture…</h3>
<p>Dans l’arpent nourricier :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/fertilite-importee/">Un tas qui n’a pas chauffé</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/toilettes-seches-fait-maison/">Toilettes sèches — fait maison</a></li>
<li>Utilisation du compost semi-mûr dans un <a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">paillage en couches</a></li>
</ul>
<p>Ailleurs :</p>
<ul>
<li>La même technique de compostage rapide que celle de Geoff Lawton, <a href="http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/47-2script_fr.asp" title="Compostage de Berkeley">expliquée en français</a></li>
<li>Et <a href="http://www.nbcorp.be/fiches-techniques/Compost/Autres-methodes-de-compostage/article/methode-de-compostage-berkeley-un" title="compostage rapide">expliquée en belge</a></li>
<li><a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/008/y5104f/y5104f00.pdf" title="techniques de compostage - document FAO">Document de référence de la FAO sur le compostage</a> (en français) — pas mal de théorie, beaucoup de détails pratiques sur différentes techniques</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Adieu poules, chèvre, chevreau</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/adieu-poules-chevre-chevreau/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 06:52:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[animaux]]></category>
		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[astreinte]]></category>
		<category><![CDATA[chevre]]></category>
		<category><![CDATA[contraintes]]></category>
		<category><![CDATA[poules]]></category>

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		<description><![CDATA[Les techniques de jardin en permaculture sont réputées peu gourmandes en temps. En faisant travailler pour nous les organismes du sol (pour aérer le sol, libérer la fertilité, retenir l’eau) et quelques animaux domestiques (pour réguler les populations de bébêtes, pour entretenir une prairie, pour se débarrasser des fruits tombés), on s’économise effectivement pas mal [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/adieu-poules-chevre-chevreau/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les techniques de jardin en permaculture sont réputées peu gourmandes en temps. En faisant travailler pour nous les organismes du sol (pour aérer le sol, libérer la fertilité, retenir l’eau) et quelques animaux domestiques (pour réguler les populations de bébêtes, pour entretenir une prairie, pour se débarrasser des fruits tombés), on s’économise effectivement pas mal de travail.</p>
<p>Cependant, il faut préciser que le seul animal qui ne demande aucun travail est un animal sauvage. Tous les animaux domestiques dépendent de nous d’une façon ou d’une autre, et même si on arrive à réduire ce temps intelligemment, il reste toujours une notion d’astreinte routinière qui représente un vrai poids, en particulier pour les gens qui travaillent à l’extérieur, et à fortiori s’ils ont de jeunes enfants (qui ont une certaine tendance à accaparer toute notre disponiblité).<span id="more-1381"></span></p>
<p>Je vais prendre l’exemple de mes poules et de ma chèvre, qui sont respectivement données depuis juillet et depuis hier, pour la raison que l’astreinte associée nous était devenue trop pesante.</p>
<h3>La chèvre</h3>
<p>La chèvre (naine) et la petite chevrette née au printemps étaient soit en liberté dans l’enclos du verger, soit à l’attache au jardin. Quand je dis à l’attache, en fait seule la mère était attachée, par une cordelette nylon de 5 mètres entre son harnais de chien et la barre à mine qui me sert de piquet mobile, tandis que la fille était en liberté mais ne s’éloignait jamais à plus de quelques mètres de la mère.</p>
<p>Les chèvres se nourrissent toutes seules. Il y a toute l’année assez à manger par terre ou dans la haie, et il me suffit de déplacer le piquet pour qu’elles soient contentes. De temps en temps du foin si j’ai fauché, mais vraiment il n’y avait rien d’obligatoire. Le soir, elles se rentraient toutes seules, soit dans l’abri du verger, soit dans leur niche (mobile) au jardin. Pour la propreté, je n’ai qu’à changer la litière de l’abri du verger deux ou trois fois par an, et quand elles sont au jardin, il n’y a rien à nettoyer. Pour les soins (taille des ongles essentiellement), on peut faire ça quand on y pense et qu’on a un peu de temps.</p>
<p>Reste la boisson : surtout en ce moment qu’il fait si chaud, je dois remplir leur abreuvoir deux fois par jour. Or je ne suis pas là deux fois par jour. Et parfois ma femme non plus. A tel point qu’au début de l’été quand la chèvre était au verger loin des yeux et loin du coeur, c’est la voisine qui a pris l’initiative de lui remettre de l’eau car nous oubliions régulièrement notre devoir.</p>
<p>Encore on devrait pouvoir s’épargner l’astreinte de la boisson en installant un abreuvoir automatique relié au réseau d’eau. Mais pour des chèvres qui doivent donner du lait, il reste l’astreinte de la traite, incompressible. Et dans tous les cas, la chèvre est un animal grégaire qui déprime si on le laisse seul, et qui s’ensauvage s’il rest en troupeau sans contact humain. </p>
<p>Ainsi donc voici un animal qui ne me réclame pas plus de 5 minutes de travail par jour, mais dont il faut s’occuper deux fois par jour, à des heures déjà malheureusement très chargées (avant l’école, avant le dodo).</p>
<p>Dans l’idéal, il faudrait des chèvres collectives, qu’on se partage à plusieurs foyers, avec un tour de traite, pour n’avoir l’astreinte qu’un jour par semaine. On pourrait aussi coller toute l’astreinte sur le dos d’un seul malchanceux qui ferait ça à plein temps et qu’on appellerait éleveur et ensuite on lui achèterait son fromage, mais c’est pas très cool pour lui — ça m’étonnerait que ça puisse fonctionner.</p>
<h3>Les poules</h3>
<p>Les poules me réclamaient encore moins de soins. Elles ont assez d’eau pour plusieurs jours en hiver et au moins deux jours en été. Elles ont du grain pour trois semaines. A l’abri dans leur tracteur à poules, elles n’ont pas besoin qu’on les rentre ou qu’on leur ouvre.</p>
<p>En vrai, je pouvais donc me contenter d’aller voir les poules tous les deux ou trois jours, déplacer le tracteur à poules et prendre les oeufs. En l’occurrence, la contrainte était très tolérable. </p>
<p>C’est plutôt que le jeu n’en valait pas vraiment la chandelle. En effet, nos trois poules nous donnaient au mieux deux oeufs par jour, ce qui couvrait rarement la consommation du foyer. Moyennant quoi nous achetions au marché des oeufs aux amis qui nous vendaient le grain bio justement pour nos poules. A ce compte-là, autant leur acheter tous les oeufs et s’économiser du souci.</p>
<p>Par ailleurs, il faut dire que je n’ai jamais réussi à employer le tracteur à poules pour travailler le sol de façon utile. Quand je laissais le poulailler mobile longtemps au même endroit en espérant que les poules grattassent et désherbassent, tout ce que j’en retirais était un carré d’herbe couchée et quelques cratères, avec toutes les déjections concentrées dans un coin (sous les perchoirs) : rien d’idéal pour semer derrière. Alors je me contentais de déplacer le poulailler souvent pour limiter les dégâts. Enfin, comme on leur donnait les déchets de cuisine, mais qu’elles n’en mangeaient qu’une partie, on retrouvait souvent des épluchures dans la pelouse après avoir déplacé le poulailler.</p>
<p>Donc si l’on fait scolairement la liste de ce que consomment les poules et de ce qu’elles me donnent, on est très loin des liens multiples, croisés et bénéfiques que prône la permaculture.</p>
<p>J’envisage de ravoir des poules plus tard si j’ai moyen de mettre en place le système suivant :</p>
<ul>
<li>Un poulailler fixe auto-sécurisé où les poules se rentrent toutes seules à l’abri des prédateurs</li>
<li>Un enclos assez vaste pour qu’il y pousse et y vive assez à manger pour les poules toute l’année sans qu’il faille leur donner du grain venant de l’extérieur</li>
<li>Un enclos en pente qui fait qu’à force de gratter les déchets de cuisine et la paille tout en chiant dedans, les poules fabriquent du compost qu’on peut simplement récolter en bas de la pente</li>
<li>Un enclos qui communique avec le verger pour que les poules puissent manger tous les vers des pommes tombées</li>
<li>Eventuellement, un tracteur à poules pour y exiler de temps en temps quelques (grosses) poules en surconcentration pour vraiment gratter une butte</li>
</ul>
<h3>Et les vacances</h3>
<p>Le point le plus dur dans la question de l’astreinte animalière dans un jardin permaculturel est celui des vacances. Si l’on doit s’absenter longtemps, avoir des animaux impose d’avoir des voisins bienveillants (et qui ne partent pas en vacances en même temps). Ou bien de pouvoir prêter la maison à des gens qui vont s’en occuper. D’ailleurs, bien que nous n’ayons plus que les chats, je suis toujours intéressé pour trouver des gens à qui la prêter en vacances — avis aux amateurs.</p>
<h3>Pour continuer la lecture…</h3>
<ul>
<li>Tous les articles sur les http://www.arpentnourricier.org/tag/poules/</li>
<li>Tous les articles sur le <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/poulailler/">tracteur à poules</a></li>
<li>Tous les articles sur les <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/animaux/">animaux</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Travailler moins pour vivre mieux</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/travailler-moins-pour-vivre-mieux/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/travailler-moins-pour-vivre-mieux/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 06:24:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[simplicité volontaire]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[sobriété heureuse]]></category>
		<category><![CDATA[temps partiel]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Préambule Ah, la rentrée de septembre… la grande resynchronisation de toute l’humanité laborieuse. Maintenant que les paysans ont été mis en minorité au niveau mondial, on peut bien dire que notre Histoire Naturelle est à une nouvelle charnière : nous avons très longtemps été chasseurs-cueilleurs jusqu’à la révolution néolithique il y a 10000 ans, puis [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/travailler-moins-pour-vivre-mieux/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Préambule</h3>
<p>Ah, la rentrée de septembre… la grande resynchronisation de toute l’humanité laborieuse. Maintenant que les paysans ont été mis <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Urbanization" title="urbanisation wikipedia (en)">en minorité au niveau mondial</a>, on peut bien dire que notre Histoire Naturelle est à une nouvelle charnière : nous avons très longtemps été chasseurs-cueilleurs jusqu’à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_n%C3%A9olithique">révolution néolithique</a> il y a 10000 ans, puis nous avons été agriculteurs, et maintenant nous sommes employés. L’avenir dira quelle empreinte auront laissé cet interminable passé de chasseurs-cueilleurs puis ce récent passage par l’agriculture. Toujours est-il que l’Homme d’aujourd’hui vit hors-sol et tire sa subsistance non plus d’un écosystème, fût-il artificiel, mais d’un système économique et d’un travail spécialisé. Ce travail spécialisé rythme nos vies du matin au soir, il conditionne nos parcours de la maternelle à la tombe, il nous définit jusque dans notre État-Civil, et il a tellement envahi nos références culturelles qu’on envisage rarement une autre façon de vivre. Ce travail spécialisé est une aberration d’un point de vue permaculturel tant il nuit à la diversité et à la résilience, comme nous l’allons voir ici.<span id="more-1376"></span></p>
<h3>Le travail bourgeois et puritain</h3>
<p>Pas facile de définir le travail sans faire intervenir l’argent. Dans un monde primitif sans argent, on peut imaginer que les gens considéraient comme ‘travail’ toute activité de subsistance pénible mais nécessaire, le reste étant du ‘loisir’. Mais comme on le voit dans les rares populations restantes de chasseurs-cueilleurs, la frontière est floue tant ils s’arrangent pour rendre plaisantes la plupart des tâches nécessaires, ne serait-ce qu’en les accomplissant en groupe.</p>
<p>Si l’on se place du point de vue de l’agriculteur néolithique, c’était probablement les tâches agricoles pénibles qu’on considérait comme du ‘travail’, tâches souvent solitaires, en particulier le bien-nommé labour.</p>
<p>Mais notre référence culturelle moderne est héritière des bourgeois des villes, et prisonnière de la notion d’argent, voici comment. A l’époque médiévale,a la société était encore peu spécialisée, avec une majorité de gens tirant leur subsistance de la terre. La monnaie était essentiellement absente du paysage économique. Le travail était une activité inférieure et méprisée. Le gentilhomme combattait, chassait ou joutait ; sa dame tissait, chantait ou jouait du luth, mais Dieu les en préservent, ils ne travaillaient pas. Le travail était pour les serfs.</p>
<p>Et puis, de la fin du Moyen-Age au XIXe siècle, les références culturelles et morales ont peu à peu glissé des mains du hobereau des champs dans celles du bourgeois des villes. Au contraire du seigneur, le bourgeois vivait de son travail. Pour l’artisan, le commerçant ou la logeuse, ce travail n’était plus vice mais vertu — voici l’origine de l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique_protestante_du_travail">éthique protestante du travail</a> qui a maintenant envahi le monde entier.</p>
<p>Ledit bourgeois exerçait une activité trop spécialisée pour en vivre directement. Contrairement au paysan qui peut se nourrir de son ouvrage, celui qui fait des chaises, coud des gants ou vend du vin devait s’appuyer sur un échange monétaire pour en tirer subsistance en retour. Ainsi, dans une économie spécialisée, le travail n’est plus immédiatement nécessaire, et son utilité n’est mesurée qu’à travers l’échange commercial, donc l’argent. Lentement mais sûrement, le travail ne désigna plus la tâche utile ou nécessaire, mais la tâche rémunérée ou lucrative. Nous avons maintenant hérité de cette notion insidieuse, et nous voilà tous piégés.</p>
<ul>
<li>Si je tonds ma pelouse, ce n’est pas du travail ; mais si je tonds celle du voisin pour de l’argent, c’en est</li>
<li>Si je m’occupe de mes enfants, ce n’est pas du travail ; mais si je m’occupe de ceux des autres contre salaire, c’en est</li>
<li>Si je cuisine mon repas, ce n’est pas du travail ; mais si quelqu’un me paye pour lui faire à manger, c’en est</li>
</ul>
<p>Nous voici donc avec une éthique du travail qui proclame que le travail est vertu et l’oisiveté vice, et un préjugé culturel qui fait que l’on considère comme un vrai travail uniquement ce qui rapporte des sous. Ceci nous pousse à passer l’essentiel de notre temps dans un travail rémunéré, de peur de tomber dans le vice. Pourtant, si l’on revenait à l’idée de départ que seul l’utile ou le nécessaire devrait prétendre au rang de ‘travail’, une fois remplis nos besoins nous pourrions lever le pied en toute bonne conscience.</p>
<p>C’est d’ailleurs sûrement ce que faisaient les gens dans les sociétés non-spécialisées d’autrefois. Quand on avait assez à manger pour l’hiver, quand la hutte était faite, les outils affûtés et les habits cousus, il aurait été stupide de sacrifier du temps social ou du temps libre pour faire du zèle. Malheureusement, bien peu sont maintenant capables, une fois satisfaites les nécessités immédiates, de prendre du recul et de se poser la question “quels sont mes autres besoins véritables ?”. En tout cas pas avant la retraite.</p>
<p>Et donc nous continuons de travailler autant que la physiologie et la longueur des jours nous le permet, même quand on a déjà trop à manger, des maisons trop grandes, des placards trop petits pour ranger tout le fatras. Et hors de notre activité économique spécialisée et rémunérée, il ne nous reste plus de temps (ou d’entrain), si bien qu’il nous faut sous-traiter toute une série de tâches qui ne rapporteraient pas de sous : s’occuper de nos enfants, entretenir nos maisons ou nos voitures, cuisiner nos plats, aider nos voisins à emménager, etc. Comme il nous faut payer ceux qui s’en chargent à notre place, cela représente alors une activité rémunérée, donc un vrai travail pour eux alors que ça ne l’aurait pas été pour nous. Ceci conduit à accroître la somme d’argent qui circule dans l’économie, donc le PIB, amenant ainsi de la croissance — mais est-ce bon ?</p>
<h3>Est-ce que c’est ça que l’on veut réellement ?</h3>
<p>Quand on part d’une société non-spécialisée, où chacun doit faire tout soi-même, du jardin aux habits en passant par le chaume de la toiture, il est certain qu’un peu de spécialisation était forcément une bonne chose du point de vue de l’efficacité économique. Si chacun se concentre un peu sur ce qu’il sait le mieux faire et qu’on partage ensuite entre tous le produit du travail de chacun, il y en aura forcément davantage pour les uns et les autres, si bien que nos besoins seront remplis tout en travaillant moins longtemps.</p>
<p>C’est probablement ce mécanisme qui a donné l’impression que l’augmentation du PIB (qui traduit la monétisation et donc la spécialisation d’une économie) s’accompagnait toujours d’une amélioration des conditions sociales. En fait, au-delà d’un certain niveau, on voit clairement apparaître un décrochage entre le PIB et d’autres indicateurs <a href="http://ecology110hristina2011sp.files.wordpress.com/2011/05/picture1.jpg">comme le GPI</a>, <a href="http://media.gallup.com/poll/graphs/0227080deatonGraph1.gif">la satisfaction</a>, ou <a href="http://www.oxfamblogs.org/fp2p/wp-content/uploads/life-expectancy-v-gdp.png">l’espérance de vie</a>. Ces indicateurs stagnent voire régressent dans le monde dit “développé” depuis bientôt 40 ans alors que le PIB a continué d’exploser. Je pense que cela témoigne du fait qu’une fois nos besoins élémentaire remplis, travailler plus pour gagner plus est un jeu perdant : il n’y a plus vraiment grand-chose à gagner en bien-être ou en bonheur, et on ne peut pas acheter le temps perdu. Après 10 heures de travail, le mécanicien auto en a par-dessus la tête de serrer des boulons, tandis que la nounou de son fiston est complètement épuisée. Le premier préférerait sûrement jouer un peu avec son fils avant de le mettre au lit, et la seconde s’essayerait volontiers à vidanger sa voiture si ça lui permettait d’être un peu tranquille une heure ou deux.</p>
<h3>Moralité : tous à mi-temps… (ceux qui peuvent)</h3>
<p>Dans une société sur-spécialisée, la croissance du PIB devient éminemment néfaste, si bien qu’il faut renverser l’éthique du travail pour organiser la nécessaire décroissance. On peut continuer de considérer un travail rémunéré donc spécialisé comme une bonne chose, mais dans la stricte limite de la satisfaction de nos besoins. Et une fois nos besoins matériels satisfaits, nous devrions surtout nous en tenir là. C’est la démarche de la simplicité volontaire : ne pas surévaluer ses besoins pour éviter la fuite en avant (laquelle commence souvent par un prêt immobilier). En particulier, ne pas prendre ses voisins comme référence : on sera toujours le pauvre de quelqu’un, alors autant arrêter la course au “gagner plus” avant d’y laisser sa santé.</p>
<p>L’idéal serait que tout le monde puisse vivre correctement en travaillant à mi-temps (un peu plus, un peu moins) à un travail spécialisé, et le reste du temps à faire tout le reste : potager, associations, enfants, art, musique, petits boulots informels, que sais-je encore …</p>
<p>Au-delà du bien-être qui résulte forcément d’une diversification de l’activité pour chacun, ceci apporterait beaucoup de résilience sociale. Les gens seraient plus débrouillards, le monde ne s’écroulerait pas quand on perdrait son job, et on aurait parfois l’occasion de transformer l’une de ses activités informelles en travail rémunéré pour retomber sur ses pattes.</p>
<p>Vous me direz que c’est bien beau de prôner le mi-temps, encore faut-il pouvoir se le permettre. Et j’admets qu’un demi-smic ne permet pas tout le temps de se mettre ne serait-ce qu’un toit au-dessus de la tête (allez vivre en yourte à Paris…). J’admets aussi que les préjugés des employeurs autorisent rarement ce genre de démarche même à ceux qui sont mieux payés. </p>
<p>Mais pour ceux qui peuvent, il n’y a pas à hésiter. Je gagne actuellement à peine moins que quand j’ai commencé à bosser (c’était il y a quinze ans), en transformant grosso-modo à chaque fois mes primes en congés et mes augmentations de salaire en réductions de temps de travail.</p>
<h3>Autres lectures</h3>
<p>Dans l’arpent :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/slow-life/">Slow Life : sobriété et humilité</a></li>
<li>Mon congé parental : <a href="http://www.arpentnourricier.org/le-grand-saut-a-lelastique/">le grand saut (à l’élastique)</a>, et <a href="http://www.arpentnourricier.org/retour-a-lemploi/">Retour à l’emploi (à mi-temps)</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/les-gens-sont-plus-heureux-dans-une-societe-resiliente/">Les gens sont plus heureux dans uns société résiliente</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/biodiversifier-nos-vies/">Biodiversifier nos vies</a></li>
</ul>
<p>La série sur le travail à lire chez Karmai (Jardinons la Planète)</p>
<ul>
<li><a href="http://jardinons.wordpress.com/2008/05/12/fiat-tripalium-linvention-du-travail-1/">Fiat Tripalium — l’invention du travail</a></li>
<li><a href="http://jardinons.wordpress.com/2008/05/18/la-critique-du-travail-2/">La critique du travail</a></li>
<li><a href="http://jardinons.wordpress.com/2008/06/14/travailler-moins-pour-vivre-mieux-3/">Travailler moins pour vivre mieux</a></li>
</ul>
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		<title>Calculateurs de compost</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 08:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[ressources]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
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		<category><![CDATA[compost]]></category>
		<category><![CDATA[compostage]]></category>
		<category><![CDATA[glossaire]]></category>
		<category><![CDATA[mélange]]></category>
		<category><![CDATA[rapport C/N]]></category>

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		<description><![CDATA[Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas réussi à faire un bon tas de compost à chaud (à part le tas de copeaux frais de la photo). Mon dernier en date, à base de copeaux de peuplier et de déjections de pigeon (ma grange fait pigeonnier depuis plusieurs décennies et j’avais récupéré trois brouettes de guano), n’a [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/calculateurs-de-compost/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas réussi à faire un bon <a href="http://www.arpentnourricier.org/fertilite-importee/">tas de compost à chaud</a> (à part le tas de copeaux frais de la photo). Mon dernier en date, à base de copeaux de peuplier et de déjections de pigeon (ma grange fait pigeonnier depuis plusieurs décennies et j’avais récupéré trois brouettes de guano), n’a pas daigné chauffer. Il n’est jamais impératif que le compost chauffe, mais quand on est pressé et qu’on veut se débarrasser des pathogènes et des graines, il est préférable de réussir le bon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_C/N">rapport Carbone/Azote</a> (dit rapport C/N) et le bon niveau d’humidité pour que la tempréature monte à 50–60°C.<span id="more-1367"></span></p>
<p>Si vous avez des chevaux, c’est facile : le crottin de cheval, c’est directement le bon rapport C/N. Il suffit de l’entasser, et ça chauffe tout seul. Au XIXe siècle, les maraîchers de la banlieue parisienne récupéraient des tombereaux de crottin de cheval et ils cultivaient des légumes l’hiver sur <a href="http://www.jardinier-amateur.fr/reportages-jardin/qu_est_ce_qu_une_couche_chaude_au_jardin,196.html">couche chaude</a>.</p>
<p>Si on n’a pas de chevaux mais qu’on a toujours accès aux mêmes matériaux, on peut tâtonner jusqu’à trouver la bonne proportion de l’un et de l’autre, puis s’y tenir. Mais si on dépend des arrivages, on rate souvent son coup — ça a été mon cas jusqu’à présent.</p>
<p>Je m’en vais aujourd’hui démarrer un tas de compost avec un tas d’herbe coupée, du fumier des brebis du voisin, des mauvaises herbes et de la paille. Et j’ai trouvé sur l’internet (anglophone) deux outils qui vont me permettre de calculer les bonnes proportions (en gros, combien de paille il faut pour ajuster le ratio C/N à 30).</p>
<h3>Deux calculateurs de compost — comparaison</h3>
<p>Le <a href="http://www.greenwelcomewagon.com/tools/compost/index.php" title="calculateur de compost de green welcome wagon">premier calculateur</a> est plus simple et se contente des <a href="http://www.greenwelcomewagon.com/tools/compost/details.php">proportions C/N des différents matériaux en masse sèche</a>. Il me donne les proportions suivantes :</p>
<ul>
<li>4 brouettes d’herbe coupée (j’ai pris moitié frais moitié sec car mon herbe a un peu séché depuis 15 jours)</li>
<li>2 brouettes de fumier de brebis (j’ai pris vache car ils n’ont pas brebis, mais c’est proche)</li>
<li>2 brouettes de déchets du potager et mauvaises herbes</li>
<li>Il me faut donc 6 brouettes de paille pour tomber sur un rapport C/N = 30</li>
</ul>
<p>Le <a href="http://www.klickitatcounty.org/solidwaste/fileshtml/organics/compostcalc.htm">deuxième calculateur est bien plus sophistiqué</a> dans ses calculs, mais pas plus dur à utiliser. Il considère non pas le rapport C/N en masse sèche, mais une notion de “carbone disponible”. En effet, dans des mateiruax un peu lignifiés comme la paille et à plus forte raison comme les copeaux de bois, l’esentiel du carbone est sous forme complexe et ne deviendra disponible pour la vie bactérienne qu’après une lente dégradation par les champignons. C’est peut-ête ce qui explique mon échec avec les copeaux de peuplier. Pour que le tas chauffe, c’est la quantité de carbone rapidement disponible qui importe. Voici les proportions qu’il me suggère :</p>
<ul>
<li>4 brouettes d’herbe coupée (j’ai pris ‘aéré’ parce qu’elle ne s’est pas tassée)</li>
<li>2 brouettes de fumier de brebis (disponible parmi les choix proposés)</li>
<li>2 brouettes de déchets du potager et mauvaises herbes (j’ai pris ‘déchets de légumes’)</li>
<li>Il me faudrait donc 40 brouettes de paille pour tomber sur un rapport C/N = 30 ???</li>
</ul>
<p>Il y a comme un souci. Effectivement, il considère que seul 21% du carbone dans la paille est disponible, donc ça multiplie mécaniquement par 5 la quantité de paille qu’il me faudrait mettre. Je trouve ça un peu exagéré. Apparemment, il considère que l’herbe est fraîche, or la mienne est déjà à moitié du foin, donc quasiment déjà à un bon rapport C/N. De même, je lui ai dit que je prenais des déchets de légumes alors qu’en fait il s’agit de tout ce que j’arrache au potager, avec des plantes passablement lignifiées, et déjà un peu sèches — donc le rapport C/N doit être aussi plus élevé pour eux aussi. Ce qui fait que je peux simplement laisser la paille et le fumier, et ça me donne : 20 brouettes de paille pour 2 brouettes de fumier.</p>
<p>Il me reste à dire que ma paille est restée presque six mois dehors et qu’elle a du déjà se faire un peu bouffer par les champignons, et la hacher un peu mieux pour qu’il y ait plus de carbone accessible. Et je vais dire qu’en gros, il me faut mettre une dizaine de brouettes de paille. Je vous donnerai des nouvelles de mon tas de compost.</p>
<h3>Et pour la quantité d’eau ?</h3>
<p>Tous les conseils vous disent qu’il faut prendre une poignée du mélange et qu’il ya la bonne quantité d’eau quand ça fait comme une éponge bien essorée (en gros, il ne coule que quelques gouttes quand on presse fort entre les doigts). Je ne sais pas vous, mais moi j’aimerais avoir le bon dosage dès le début, et sans devoir y plonger la main..</p>
<p>Mon truc, c’est de remplir une grosse bassine d’eau à côté de là où je fais le tas de compost, et d’y mettre la paille à tremper par poignées, puis d’égoutter les poignées au-dessus de la bassine avant de les mettre sur le tas. Ainsi, mon tas sera humide à coeur. De toute façon, au pire s’il y a trop d’eau, ça va bien s’égoutter vue la quantité de paille que j’y aurai mis.</p>
<p>Rendez-vous <a href="http://www.arpentnourricier.org/compost-a-chaud/">le mois prochain</a> pour voir si ça a marché.</p>
<h3>Comment utiliser les calculateurs ?</h3>
<p>Les deux calculateurs ont le même principe. <a href="http://www.greenwelcomewagon.com/tools/compost/index.php">Le premier calculateur</a> vous demande de choisir une unité. Prenez n’importe quelle unité de volume (buckets = seaux), puisqu’au final on s’intéresse aux proportions en volume.</p>
<p>Ensuite, vous préciser pour chaque ingrédient le nombre d’unités de volume, et vous ajustez au moins l’un des ingrédients jusqu’à ce que le rapport C/N soit entre 25 et 30.</p>
<h3>Glossaire pour les francophones</h3>
<p>Si vous voulez utiliser ces calculateurs mais que vous ne comprenez pas l’anglais, voici un glossaire pour chacun des deux sites.</p>
<p>Premier site :</p>
<ul>
<li>Alfalfa (hay, dry)	Luzerne (foin sec) </li>
<li>Alfalfa (pellets)	Luzerne (granulés)</li>
<li>Blood meal	Sang séché</li>
<li>Cardboard (dry)	Carton (sec)</li>
<li>Coffee grounds	Marc de café </li>
<li>Cottonseed meal	Tourteau de coton </li>
<li>Fruit waste	Déchets de fruits </li>
<li>Grass (hay, dry)	Herbe (foin, sec)</li>
<li>Grass clippings (fresh)	Herbe coupée (fraîche)</li>
<li>Kitchen waste	Déchets de cuisine</li>
<li>Leaves (dead)	Feuilles (mortes) </li>
<li>Manure (cattle, fresh)	Fumier (bovins, frais) </li>
<li>Manure (chickens-broiler, fresh)	Fumier (poulets, frais)</li>
<li>Manure (chickens-laying, fresh)	Fumier (pondeuses, frais) </li>
<li>Manure (horse, fresh)	Fumier (cheval, frais)</li>
<li>Newspaper (dry)	Journaux (sec)</li>
<li>Oat straw (dry)	Paille d’avoine (sèche)</li>
<li>Sawdust	Sciure </li>
<li>Seaweed (fresh)	Algues (fraîches) </li>
<li>Soybean meal	Tourteau de soja</li>
<li>Vegetable waste (leafy, fresh)	Déchets végétaux (feuilles, frais)</li>
<li>Vegetable wastes (starchy)	Déchets végétaux (féculents) </li>
<li>Weeds (fresh)	Mauvaises herbes (fraîches) </li>
<li>Wheat straw (dry)	Paille de blé (sèche)</li>
</ul>
<p>Deuxième site :</p>
<ul>
<li>	Laying hen manure	Fumier de poule (pondeuse)	</li>
<li>	Poultry lanure	Déjections de volaille	</li>
<li>	Vegetable waste	Déchets de légumes	</li>
<li>	Swine manure	Lisier de porc	</li>
<li>	Food waste	Restes de cuisine	</li>
<li>	Dairy cow manure	Fumier de vache (laitière)	</li>
<li>	Sheep manure	Fumier de mouton	</li>
<li>	Grass (compacted)	Herbe (compactée)	</li>
<li>	Grass (loose)	Herbe (aérée)	</li>
<li>	Cattle manure	Fumier de vache	</li>
<li>	Coffee grounds	Marc de café	</li>
<li>	Horse manure	Crottin de cheval	</li>
<li>	Leaves (fresh)	Feuilles vertes	</li>
<li>	Fruit waste	Déchets de fruits	</li>
<li>	Leaves (loose, dry)	Feuilles mortes (sèches)	</li>
<li>	Leaves (compact, wet)	Feuilles mortes (compactées, humiades)	</li>
<li>	Straw wheat	Paille de blé	</li>
<li>	Newsprint	Papier journal	</li>
<li>	Office paper	Papier de bureau	</li>
<li>	Cardboard	Carton	</li>
<li>	Woodchips (soft wood)	Copeaux de bois (bois tendre)	</li>
</ul>
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		<title>Un jardin en trou de serrure</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Jul 2011 11:28:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[ressources]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
		<category><![CDATA[butte en trou de serrure]]></category>
		<category><![CDATA[culture sur butte]]></category>
		<category><![CDATA[jardin en trou de serrure]]></category>
		<category><![CDATA[keyhole beds]]></category>
		<category><![CDATA[keyhole garden]]></category>

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		<description><![CDATA[Où mettre le tas de compost ? Trop près de la maison, il serait en concurrence avec le potager de proximité (celui des herbes et des salades) et il nuirait à l’esthétique visuelle (et parfois à l’esthétique olfactive). Trop loin de la maison, et on se retrouve avec des asticots dans la cuisine parce qu’on [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Où mettre le tas de <a href="http://www.arpentnourricier.org/fertilite-importee/">compost</a> ? Trop près de la maison, il serait en concurrence avec le potager de proximité (celui des herbes et des salades) et il nuirait à l’esthétique visuelle (et parfois à l’esthétique olfactive). Trop loin de la maison, et on se retrouve avec des asticots dans la cuisine parce qu’on n’a pas eu le courage d’aller vider la poubelle de déchets verts au fond du jardin tous les jours.</p>
<p>Chez nous, le tas de compost a pas mal migré, mais il n’a toujours pas trouvé son emplacement idéal. Dernièrement, il était à côté du potager principal, dans un genre de kiosque de fortune en bambou pour que ça ne fasse pas trop moche. Mais c’était encore un peu difficile d’accès et ça commence à être un peu trop plein.</p>
<p>La solution que je m’apprête à tester nous vient d’Afrique. L’ONG <a href="http://www.sendacow.org.uk/">Send-A-Cow</a> qui l’y promeut l’a baptisée <a href="http://www.sendacow.org.uk/keyhole-gardens">Keyhole Garden</a>. C’est très différent du simple <a href="http://www.ecolandscaping.org/news/blogmedia/Jan/hemmenway/paths.jpg">keyhole bed</a> qu’on voit dans tous les bouquins de permaculture et dans lequel le trou central sert simplement à accéder à une butte qui mériterait plutôt d’être appelée butte en “fer-à-cheval”.<span id="more-1329"></span></p>
<p>Le <a href="http://jardinpotagerurbain.wordpress.com/2009/02/27/keyhole-gardens/">Keyhole Garden</a> (jardin en trou de serrure — version africaine), c’est une butte bien plus haute et dans laquelle le trou central est un tas de compost. Essentiellement, la technique concentre au même endroit le tas de compost et le potager de proximité. On le construit au plus près de la cuisine, et on y vient pour jeter les épluchures et les restes, l’eau de vaisselle et d’autres eaux grises le cas échéant (mais pas le contenu des toilettes sèches). Et on y prend au passage quelque laitue ou quelque brin de ciboulette. Le tas de compost au centre de la butte dispense son humidité et ses nutriments à toute la communauté de plantes tout autour. Pas besoin de l’isoler du froid, pas besoin de le retourner.</p>
<p>Par l’intégration élégante des fonctions qu’il représente, m’est avis que ce keyhole garden a vocation à devenir un emblème de la permaculture, bien plus que la <a href="http://www.arpentnourricier.org/spirale-dherbes-aromatiques-2/">spirale d’herbes aromatiques</a>.</p>
<h3>Faire un keyhole garden — étape par étape</h3>
<p>Note : je ne suis pas un expert — je me contente de traduire les consignes de l’ONG Send-a-Cow (<a href="http://vimeo.com/7262464">video ici</a> en anglais), en interprétant un peu. Toute suggestion d’amélioration est la bienvenue.</p>
<p>Délimiter un espace circulaire de 2m50 à 3m de diamètre, avec un rond central de 80cm à 1m de diamètre. Réserver un créneau pour l’accès au tas de compost (de préférence le secteur nord). Pas besoin de travailler le sol en-dessous — les bestioles s’en chargeront. S’il y a des mauvaises herbes, quelques <a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">cartons posés à même le sol</a> constitueront une barrière.</p>
<p>Puis on bâtit le panier au centre pour contenir le tas de compost : j’ai planté huit piquets en bois que j’ai ensuite entourés de chutes de grillage. On peut aussi tresser des jeunes rameaux, ou bien planter carrément plus de piquets et les lier par de la ficelle. Je m’attends à ce que ça pourrisse au bout de quelques années : il sera toujours temps de replanter quelques piquets.</p>
<p>Ensuite on commence à bâtir le muret en pierres sèches qui entoure la butte. Des pierres, des briques — tout est bon tant que ça tient. L’intérêt majeur de la forme arrondie, c’est que les pierres se tiennent les unes les autres en faisant un léger effet de voûte, un peu à la manière des igloos, ce qui fait que le muret n’a pas besoin d’être très épais. Il suffit de l’incliner légèrement vers l’intérieur pour que le poids de la terre ne le fasse pas tomber.</p>
<p>A mesure qu’on monte les pierres, on monte le substrat, en alternant les couches et en arrosant régulièrement comme pour du <a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">compostage en couches</a>, mais avec pas mal de terre pour faire du volume (on veut en effet monter d’environ 60cm). Voici une liste d’ingrédients, plus ou moins dans l’ordre du bas vers le haut :</p>
<ul>
<li>pierres pour le drainage</li>
<li>cannettes de soda rouillées pour le fer</li>
<li>branchages pour aérer et encourager les champignons</li>
<li>fumier pour l’azote</li>
<li>terre de profondeur</li>
<li>paille pour aérer et augmenter la matière organique</li>
<li>cendre de bois pour le phosphore</li>
<li>feuilles fraîches pour attirer les lombrics</li>
<li>charbon de bois pilé pour la rétention d’eau et de nutriments</li>
<li>terre de surface</li>
<li>compost mûr en surface</li>
<li>paille pour pailler en surface</li>
</ul>
<p>Dans ma version, faute de stocks de compost suffisamment mûr, c’est la terre qui représente l’essentiel du volume. Pour ne pas avoir de pierres ni de liseron, je ma suis mis en tête de tout tamiser. J’ai employé pour cela la technique du <a href="http://environnement.wallonie.be/education/compost/images/composechagetransparent.gif">sommier incliné</a>.</p>
<p>Noter qu’il vaut mieux remplir le tas de compost (j’ai rempli le premier tiers avec du fumier mélangé à de la paille) en même temps qu’on monte la butte, pour que le panier central ne subisse pas trop d’efforts ni dans un sens ni dans l’autre.</p>
<p>Noter qu’il faut beaucoup de pierres (le muret fait environ 10 mètres de long et 60cm de haut) et beaucoup de terre et/ou de compost (la butte fait près de 2 mètres cubes en volume, soit 20 brouettes de 100 litres à charrier). </p>
<p>Au final, ça m’a pris une dizaine d’heures pour tout faire (seul). Une bonne raison pour inviter des copains.</p>
<h3>Quelques innovations</h3>
<p>Comme je n’ai pas prévu de jeter d’eau de vaisselle pour l’instant, j’ai prévu l’irrigation. La forme en rond optimise la forme du goutte-à-goutte, puisqu’il suffit d’un cercle de tuyau et d’un té pour l’arrivée d’eau (laquelle se fait par l’intérieur, au niveau du muret du créneau d’accès (voir ci-dessous, <a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_13.jpg">étape 13</a>).</p>
<p>Par ailleurs, je me suis dit qu’il serait bon de pouvoir accéder au compost par en-dessous des fois que le niveau du tas monte trop vite par rapport au pouvoir de recyclage des petites bêtes. J’ai donc prévu une grosse pierre au bas du muret du fond du créneau d’accès. En retirant la pierre, on pourra pelleter le compost mûr du dessous du tas.</p>
<h3>Les plantations</h3>
<p>On peut bien y planter ce que l’on veut, mais comme la butte est déjà assez haute, il n’est peut-être pas judicieux d’y mettre des plantes qui montent trop haut.</p>
<p>Sinon, l’idée est de profiter des micro-climats et des micro-terroirs :</p>
<ul>
<li>au bord du mur pour les plantes qui aiment bien être au sec et dans un sol pas trop fertile</li>
<li>plus près du tas de compost pour celles qui aiment l’humidité et l’azote</li>
<li>côté Sud pour celles qui aiment la chaleur</li>
<li>côté Nord pour celles qui aiment être un peu à l’ombre des autres</li>
<li>près du bord pour celles qui ont tendance à vouloir déborder</li>
<li>entre les pierres du mur pour des plantes de rocaille</li>
<li>etc.</li>
</ul>
<p>Pour l’instant, j’y ai mis : de la sauge, des oignons, du persil, du cerfeuil, de la coriandre, de l’aneth, des bettes à cardes rouges, du thym, de l’estragon, du basilic, des laitues. Certaines de ces plantes sont des rescapées de ma spirale d’herbes aromatiques, amenée à être finalement démontée car elle se retrouve au milieu du nouveau cheminement.</p>

<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_01/' title='keyhole_step_01'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_01-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_01" title="keyhole_step_01" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_02/' title='keyhole_step_02'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_02-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_02" title="keyhole_step_02" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_03/' title='keyhole_step_03'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_03-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_03" title="keyhole_step_03" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_04/' title='keyhole_step_04'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_04-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_04" title="keyhole_step_04" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_05/' title='keyhole_step_05'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_05-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_05" title="keyhole_step_05" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_06/' title='keyhole_step_06'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_06-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_06" title="keyhole_step_06" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_07/' title='keyhole_step_07'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_07-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_07" title="keyhole_step_07" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_08/' title='keyhole_step_08'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_08-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_08" title="keyhole_step_08" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_09/' title='keyhole_step_09'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_09-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_09" title="keyhole_step_09" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_10/' title='keyhole_step_10'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_10-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_10" title="keyhole_step_10" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_11/' title='keyhole_step_11'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_11-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_11" title="keyhole_step_11" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_13/' title='keyhole_step_13'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_13-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_13" title="keyhole_step_13" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_14/' title='keyhole_step_14'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_14-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_14" title="keyhole_step_14" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/derniere/' title='jardin keyhole'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/derniere-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="jardin keyhole" title="jardin keyhole" /></a>

<h3>Quelques questions</h3>
<p>La hauteur de la butte est prévue pour que le tas ait une hauteur suffisante. Ca fait une grosse hauteur de terre, qui permet à chaque plante de trouver à manger même quand on les plante très serrées comme avec l’approche <a href="http://www.arpentnourricier.org/john-jeavons-et-la-methode-biointensive/">biointensive</a>.<br />
Avec le muret en pierres, ça permet à la terre de se réchauffer tôt en saison et de rester réchauffée plus tard. Mais la grande hauteur accélère le dessèchement. Probablement qu’avec dix ou quinze litres d’eau de vaisselle par jour, ça ne pose pas de souci, mais si on n’a pas cet apport, ça risque de consommer pas mal d’eau.</p>
<p>La deuxième question est celle des <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-printemps-sans-limaces/">limaces</a>. Les limaces adorent le compost humide. En mettant au même endroit le sanctuaire des limaces et les laitues, on risque de s’attirer des soucis. Reste à espérer que la butte sera assez diversifiée pour que des carabes et autres prédateurs de limaces s’y sentent chez eux. C’est le premier truc que je surveillerai.</p>
<p>Si ça marche bien, j’en ferai d’autres car c’est bien plus joli que les buttes en <a href="http://www.arpentnourricier.org/bordures-beton-pour-buttes-autofertiles/">parpaings de ciment</a>, j’ai pas mal de pierres avec les travaux de la maison, et j’aurai pas mal de terre à mesure que je creuserai les bassins pour les eaux grises.</p>
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		<title>Ma récolte de fèves</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jun 2011 16:27:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Je crois que c’est fin février que j’ai semé mes deux mètres carrés de fèves (variété à longue cosse), à raison d’une fève tous les 20 cm environ, simplement enfoncée au pouce à quelques centimètres de profondeur. Le semis a été recouvert d’un voile de forçage, mais je ne pense pas que c’était vraiment la [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/ma-recolte-de-feves-2/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je crois que c’est fin février que j’ai semé mes deux mètres carrés de fèves (variété à longue cosse), à raison d’une fève tous les 20 cm environ, simplement enfoncée au pouce à quelques centimètres de profondeur. Le semis a été recouvert d’un voile de forçage, mais je ne pense pas que c’était vraiment la peine.</p>
<p>Je n’ai ni traité (même pas de purin d’ortie ou de savon noir), ni désherbé. Les pucerons ont fait une tentative d’incursion sur une plante, sans vraiment réussir à s’étendre. Le liseron et le chénopode ont eux aussi tenté leur chance, mais les fèves ont été plus rapides. Si bien que je peux dire qu’à part quelques arrosages, les fèves ont vraiment poussé toutes seules.</p>
<p>A la mi-mai, les plantes faisaient 50cm de haut, avec une demi-douzaine de longues cosses charnues pour chaque plante. Comme elles étaient toutes à peu près à maturité, j’ai tout fauché plutôt que de devoir fouiller parmi la jungle.</p>
<p>Le plus long finalement avec les fèves fraîches, c’est l’écossage et l’épluchage. A ce sujet, je vous soumets une technique qui m’a fait gagner à peu près 50% sur le temps d’écossage — ce qui peut devenir intéressant pour ceux qui comptent faire pousser plus que 2 mètres carrés (cf. <a href="http://lezd.wordpress.com/2010/08/21/un-bilan/">le bilan de Koldo</a>).</p>
<h3>Technique d’écossage rapide</h3>
<p>Prenez la gousse entre deux doigts d’une main (pas dans la paume, vous allez comprendre pourquoi). Dans l’autre main, prenez un cutter dont vous laissez dépasser la lame de 3 mm seulement. Incisez le côté de la gousse du haut jusqu’en bas.</p>
<p>Ensuite, prenez votre tas de gousses incisées, tordez chaque gousse comme si vous vouliez dévisser une extrémité. La gousse s’ouvre le long de l’incision, il n’y a plus qu’à pousser les fèves dans un saladier.  Ça va nettement plus vite que d’essayer de retirer le fil et de passer l’ongle dans la couture.</p>
<p>Après 10 minutes de cuisson, on plonge les fèves dans l’eau froide pour pouvoir enlever la seconde peau sans se brûler les doigts. Si le cutter était bien réglé, le tégument de chaque fève est déjà légèrement incisé, ce qui fait qu’on peut éplucher cette seconde peau rien qu’en pressant sur la fève et ça va super vite.</p>
<p>Voilà, c’est mon humble contribution à la salade de fèves fraîches.</p>
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