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Faut-il tous avoir des enfants ?
Des enfants uniques dans des familles nombreuses

La question de la démographie est au coeur du questionnement de la permaculture. Voici une première réflexion, initialement publiée en anglais sur www.wisemandarine.com. Il y en aura d’autres.
Préambule
Il y a quelques années, j’ai été le témoin d’un échange qui a opposé mon beau-frère et sa cousine. La jeune mère qui venait d’accoucher de son troisième enfant a dû glisser dans la conversation une allusion au célibat de mon beauf qui aurait bientôt quarante ans, et à son manque d’empressement à vouloir fonder une “vraie famille”. L’accusé a très justement rétorqué (en substance) que le modèle culturel de la famille occidentale “normale” avec trois enfants était en train de contribuer au saccage de la planète, et qu’en termes d’empreinte écologique, avoir des enfants était comparable à rouler en 4×4.
Y a-t-il réellement un désir d’enfant ?
Quand la pilule est arrivée sur le marché dans les années 70, toute une frange conservatrice a craint de voir les couples cesser tout bonnement d’avoir des enfants. Au-delà de l’angoissante question de savoir comment les femmes allaient occuper leur temps si elles pouvaient choisir de ne plus être mères, c’était ni plus ni moins que le futur de l’humanité dont il était question. Parce que sérieusement, qui voudrait avoir des enfants ? Jusque-là, on les avait supportés comme la conséquence inopportune de l’activité sexuelle, mais à moins d’être fou, qui choisirait délibérément une telle calamité ?
En France, après un creux à la fin du vingtième siècle, les chiffres de natalité ont réaugmenté, à tel point que la décennie 2000 a été décrite par certains comme un nouveau baby boom. Les parents d’aujourd’hui n’ont pas connu cette époque pas si éloignée où les enfants pouvaient simplement “arriver”. Et pourtant ils continuent à en avoir. Essayons de comprendre ce qui peut bien leur passer par la tête.
Le désir d’enfants n’est pas d’origine biologique
Je crois qu’au niveau biologique, il n’existe pas de désir d’enfant indépendamment du désir sexuel. Je ne peux pas le prouver, je m’appuie simplement sur la théorie de l’évolution. Je constate que le désir sexuel suffisait pour garantir que des enfants seraient conçus. L’existence d’un désir d’enfants séparément du désir sexuel n’aurait offert aucun avantage sélectif, donc son existence est improbable. La situation serait différente si nous étions tous exclusivement homosexuels : seul un très fort désir d’avoir des enfants pourrait sauver l’espèce. Toutefois, ce n’est pas le cas.
Il est indéniable qu’une fois qu’un enfant naît, il lui faut beaucoup de soins et d’attention jusqu’à ce qu’il puisse se débrouiller tout seul. Donc l’évolution a bien dû s’assurer qu’on aimerait nos enfants une fois qu’on les a. Mais je ne crois pas que cet amour débordant pour les enfants qu’on a pourrait se muer en souhait d’avoir des enfants afin qu’on puisse avoir ce bonheur de les aimer une fois qu’on les a. La pensée rationnelle peut emprunter un chemin tordu comme celui-ci, mais pas un instinct biologique.
Si le désir sexuel est le seul mécanisme par lequel notre espèce assure sa perpétuation, alors la contraception aurait dû sonner le glas de l’humanité. Et pourtant nous continuons à avoir des enfants. C’est la preuve qu’un désir d’enfants existe : s’il n’est pas biologique, alors il est culturel, ou bien rationnel.
Le poids des références culturelles
En la matière, les références culturelles jouent certainement un rôle très important. Elles ont souvent l’apparence de lois universelles, alors qu’elles ne sont simplement que des habitudes et des pratiques arbitraires, souvent même pas très anciennes. Quand on approche de l’échéance des trente ans (et pire encore quand on l’a dépassée), les parents, les grand-parents, les amis, les collègues, tous se comportent comme s’ils mouraient d’envie de vous demander quand (pas ’si’) vous avez l’intention d’avoir des enfants — quand ils ne le demandent pas carrément. Comme s’il n’y avait pas d’autres questions importantes dans la vie : “quand allez-vous visiter Venise ?”, “quand reprendras-tu ton travail de thèse ?”, “Quand referas-tu cette inoubliable confiture de mirabelles ?”. Non. La seule chose qu’on attend d’un jeune couple, c’est des enfants. Plus tard si vous voulez, mais des enfants quand-même.
La pression de l’entourage devient insupportable quand la majorité de vos amis et collègues sont maintenant parents et que toutes les discussions tournent rapidement autour des bronchiolites, les nuits de sommeil, et des premiers mots.
Il faut beaucoup de lucidité pour ne pas se faire piéger et croire qu’avoir des enfants est le seul grand projet d’une vie et que tout le reste n’est là que pour contribuer à cette noble quête : l’amour (d’un partenaire avec qui avoir des enfants), un travail (pour nourrir lesdits enfants), une maison (pour abriter les enfants). Pourquoi tant de couples divorcent-ils à 50 ans, quand les enfants sont grands ? C’est simplement parce que le projet principal est terminé - pas besoin de maintenir l’équipe projet…
Raisons rationnelles (oui, c’est un pléonasme)
On peut aussi invoquer des motivations rationnelles pour avoir des bébés. Par exemple, on peut choisir d’être ceux qui contribuent à la survie de l’espèce (pas de risques à ce niveau). Ou bien on peut se convaincre qu’une pyramide des âges équilibrée est un mal nécessaire pour maintenir la santé de l’économie (et de nos retraites). On peut décider d’avoir des enfants parce qu’on est certain(e) qu’engendrer, abriter puis nourrir une nouvelle vie est une expérience d’initiation mystique vitale pour son propre épanouissement. Ou bien on pourrait être tenté d’en passer par là pour profiter des sièges et des places de parking réservés aux femmes enceintes. Personnellement, une des raisons d’avoir des enfants est que ça justifie l’égoïsme (dans nos cultures). Si nous étions un couple sans enfants, ma conscience ne me laisserait jamais en paix si je ne consacrais pas l’essentiel de mon énergie à soulager la misère du monde. Mais quand on a des enfants, alors c’est tout à fait normal et acceptable de ne se consacrer qu’à sa famille, de construire une chouette maison pour garder les siens au chaud, et travailler un chouette potager pour leur faire du ketchup maison.
On constate qu’en fait, toutes ces raisons soi-disant rationnelles sont inextricablement amalgamées au minerai culturel environnant.
Pourtant, il nous faut faire moins d’enfants
Pour nous-autres écolos occidentaux, il semble évident qu’il faille accepter de réduire notre train de vie et notre confort afin de laisser une chance à la planète. Mais les chinois ne sont pas tous de cet avis. Ils pourraient faire remarquer qu’on peut choisir n’importe quel niveau de confort si l’on réduit la démographie en proportion. Et comme c’est justement ce qu’ils ont fait, ils peuvent sans honte exiger un partage plus avantageux dans la transition qui nous attend.
Plus on est de fous, et moins il y a de riz : si notre population continue de croître, il nous faudra renoncer toujours plus à notre style de vie, rendant la transition de moins en moins acceptable pour nous les nantis qui croient que tout leur est dû. Je crois donc qu’il nous faut non seulement changer notre style de vie (en gros : rouler en vélo, chauffer moins de pièces, manger moins de viande et arrêter l’avion), mais aussi changer le modèle culturel de la famille, afin de pouvoir inverser la tendance démographique.
Modèles culturels alternatifs
Si l’on veut inverser la croissance démographique, il faut favoriser un modèle culturel dominant dans lequel il y a moins d’enfants. Devons-nous faire comme la Chine et imposer l’enfant unique ? Je ne pense pas que ça soit une bonne chose. C’est déjà beaucoup que d’avoir un milliard d’humains qui ont une mentalité d’enfant unique, qu’est-ce que ça serait avec six ou sept milliards ?
Peut-on trouver un modèle culturel stable (certains diraient un mème) dans lequel les gens se verraient divisés en deux catégories, ceux qui ont deux enfants ou davantage, tandis que tous les autres resteraient sans enfants ? On pourrait faire une sorte de loterie lors des mariages : “Félicitations, vous venez de gagner le droit de faire … (roulement de tambour) … sept enfants !” Ou alors on ferait jouer le merveilleux pouvoir du marché : chaque adulte majeur reçoit un coupon pour un demi-enfant, mais chaque couple n’a le droit de démarrer la conception que lorsqu’ils ont réussi à racheter deux coupons de demi-bébés à un couple moins motivé ou moins riche (pour qu’il n’y ait pas d’enfants uniques, voir plus haut). Ou alors une forme de “Loi Salique” : seul l’aîné dans chaque famille a le droit d’avoir des enfants.
Tout ceci est vaguement rigolo, mais peut-on trouver un modèle culturel moralement acceptable ? Ne peut-on pas tout simplement décréter qu’un couple normal est un couple sans enfants, et évacuer de notre paysage culturel le stéréotype de la famille avec deux ou trois enfants ? Alors, seuls des hommes et des femmes passionnés d’enfants choisiraient de consacrer leur vie à élever six à dix marmots, à contre-courant de la culture ambiante et des références médiatiques.
Oui, mais il y a un gros problème dans ce schéma. Tous les enfants, par construction, naîtraient et grandiraient dans une famille nombreuse - donc pour chaque enfant, le modèle normal serait celui de la famille nombreuse, quand bien même sa famille aurait été une exception culturelle dans un monde dominé par des couples sans enfants. Voilà un effet de distorsion culturelle fort fâcheux.
Ansi, par un simple mécanisme évolutionniste, les couples sans enfants n’arrivent pas à transmettre leur modèle culturel à la génération suivante, tandis que le modèle de la famille nombreuse s’y trouve surreprésenté. Cela prouverait qu’il n’existe pas de modèle culturel stable et moralement juste dans lequel certains ont des enfants (plus qu’un) et d’autres non. Donc le modèle chinois de l’enfant unique est la seule solution… Et tant pis pour la mentalité d’enfant unique.
Pas si sûr…
Il y a une hypothèse implicite dans toute la discussion jusqu’ici : le modèle de la famille nucléaire, organisé autour du couple avec ou sans enfants. C’est pourtant une création culturelle assez récente qu’on peut tout-à-fait remettre en cause. Que se passerait-il si l’on élargissait la famille en la basant non pas sur les parents, mais sur les grands-parents ou les arrière-grands-parents ? La bonne vieille structure de clan de la famille étendue, malgré les conflits et les tyrannies internes, serait peut-être un bon modèle. Une poignée de cousins et cousines vivrait ensemble parmi leurs nombreux parents, grands-parents, oncles et tantes, chacun étant enfant unique, mais tous grandissant dans une smala où l’on peut apprendre les relations sociales et les vertus du partage.
Avec les temps troublés qui se préparent, des structures familiales plus larges avec une solidarité étendue et des possibilités de reconfiguration plus nombreuses pourrait bien constituer un environnement plus stable pour élever des enfants.
Et si nos familles sont trop éparpillées, rien n’empêche de s’inventer une famille avec ses voisins.
Ecrit par kristen, classé dans personnes, principes. 10 commentaires.
10 commentaires
2 Fond De Terroir
“le modèle culturel de la famille occidentale “normale” avec trois enfants était en train de contribuer au saccage de la planète, et qu’en termes d’empreinte écologique, avoir des enfants était comparable à rouler en 4×4.”
j’ai déjà entendu ce type d’argument délirant (Yves Cochet ?), en gros la population occidental, blanche (pour ne pas faire dans le politiquement correct) représente moins de 10 % de la population mondiale, se poser la question d’une dénatalité c’est choisir simplement un suicide collectif.
vive la vie, à mort les 4X4 !
Ecrit le 28 janvier 2010 à 7:37
3 kristen
Je suis peut-être bête, mais je ne comprends pas la remarque.
En revanche, je comprends très bien que si je roule en 4×4 et que je n’ai pas d’enfants, j’émets environ 300 g de CO2 par kilomètre parcouru, et les émissions de ma descendance seront nulles. Alors que si je roule en micra, et que j’ai six enfants qui rouleront en micra, j’émets 100g/km et ma descendance émettra dans 30 ans 600g/km, soit deux fois plus que mon 4×4. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas rouler en micra.
Ecrit le 29 janvier 2010 à 10:38
4 lolise
Il y’à une histoire chimique dans le désir d’enfant à priori (souvenir de mes cours de psychologie clinique) qui fait que lorsque l’enfant est là, nos hormones font que jusqu’à 3 ans on a envie de son contact physique. De là à dire qu’avant sa conception nos hormones sont déjà en fonctionnement et nous dictent le désir d’enfant, je n’ai pas la réponse.. Pour être une femme, je peux juste dire que les hormones ont une influence surprenante, mais que le psychisme est souvent plus fort.
Sinon je trouve la réflexion intéressante. Ce qui me semble le plus intéressant est d’introduire la necessité d’avoir conscience de l’influence culturelle et familiale sur ce désir d’enfant. Car cette étape me semble indispensable pour pouvoir choisir un mode alternatif ou pour renoncer à avoir des enfant lorsque l’on vient d’une famille nombreuse.
Par contre je vais passer pour une libéraliste convaincue (ce qui m’étonne moi même) mais je trouve que la proposition de loterie se fait un peu d’elle même et je trouve cela mieux.. Il existe de plus en plus de couples qui assument de ne pas avoir d’enfant. Je préfère cette “loterie libérale” parce que pour ma part je ne suis pas aussi claire que vous sur ma vision de l’avenir. En tout cas je ne prétend pas avoir La bonne vision de l’avenir.. Imposer un modèle d’enfant unique pour la survie de la planète, n’est pas un projet d’avenir qui me donne envie de donner naissance à cet enfant unique.. Trop normatif, mais peut être ne suis-je pas assez alarmée par l’avenir de la Terre et de l’humanité.
Bref, ce blog nourri la réflexion, bravo !
Ecrit le 29 janvier 2010 à 11:14
5 kristen
Vous avez entièrement raison : un choix spontané de certains de ne pas avoir d’enfants tandis que d’autres choisissent volontairement d’en avoir plusieurs est bien préférable à la solution qui impose un seul enfant à tout le monde. Ce qui m’intéressait le plus dans cette affaire, c’était finalement la manière de conserver les bienfaits de la ‘fratrie’ nombreuse dans un monde avec moins d’enfants par famille.
Ecrit le 29 janvier 2010 à 11:20
6 eLeF
c’est intéressant de lire un article sur le sujet écrit par un homme…
En tant que femme mon analyse de l ‘instinct est bien différente. Parce que au creux je sens l’appel. parce que toutes les hormones de mon corps fonctionnent pour permettre la reproduction, et que il y a un jeu d’hormone qui est à prendre en compte dans le désir sexuel. le corps de la femme fonctionne ainsi et les signaux qu’il émet sont réceptionnés par l’homme. a contraire de toi, et même si j’adhère totalement à l’idée de projet commun qui fabrique une famille, e crois que nos corps régissent nos rencontres, nos affinités, et nos descendants…
combien y a t il de femme qui aujourd’hui alors qu’elles ont le choix refusent les moyens de contraception qui les coupent de leur fonctionnement?
alors pour moi si il y a un instinct, profond, de la reproduction, je suis d’accord sur l’effet culturel ensuite qui pousse à des images stéréotypées, il y a 20 ans une famille normale avait 2 enfants, aujourd’hui tu dis que c’est 3, les familles nombreuses sont mal vu hors impact écologique mais culturellement, assimilé au manque d’éducation de culture, ou pire famille importées!!!
bon le débat est vaste…
Ecrit le 30 janvier 2010 à 12:59
7 kristen
Le nombre ‘normal’ d’enfants est très variable selon les époques et les milieux. Il faudrait faire des recherches, mais j’ai l’impression que dans le monde rural, il était ‘normal’ d’avoir cinq ou six enfants au XIXe siècle, quitte à ce que la plupart émigrent en ville. Les aristocrates avaient aussi des familles assez nombreuses, imités en cela par les grands bourgeois. Par contre, dans la petite bourgeoisie et le monde ouvrier, la famille ‘normale’ n’avait souvent que deux enfants, quand les gens ne restaient pas tout simplement célibataires faute d’avoir les ressources pour fonder un foyer. La période des trente glorieuses fut une exception, avec un très grand nombre de familles très nombreuses, mais depuis c’est revenu sur des schémas plus classiques de deux enfants par famille, ou trois chez les nostalgiques des années cinquante.
Ecrit le 30 janvier 2010 à 1:33
Avoir des enfants, je ne suis pas sur que ce soit si réfléchi comme démarche, je ne suis même pas sur que ce soit une démarche… Ça tient d’un certain narcissisme peut être, un couple qui s’aime et souhaite sceller cet amour, se regarder grandir dans la croissance d’un enfant, penser perdurer dans sa descendance , pleins d’autres raisons plus aux moins raisonnables, probablement peu rationnelles, pourquoi pas purement chimiques ( à mettre en parallèle avec la chimie des phéromones dont certaines études tendent à prouver qu’elle régit nos rencontres) . Finalement la pression sociale ou l’habitude culturelle ne seraient pas si forte que ça.
En évoquant une façon différente de concevoir la vie en commun, on peut noter que dans certaines tribus ( notamment en Kanakie et en Papouasie mais certainement ailleurs) les enfants sont dans la tribu et n’ont pas nécessairement de lien privilégié avec leurs parents biologiques ou pour dire autrement les enfants “n’appartiennent” pas à leurs parents.
Ecrit le 30 janvier 2010 à 6:20
9 Fond De Terroir
“En revanche, je comprends très bien que si je roule en 4×4 et que je n’ai pas d’enfants, j’émets environ 300 g de CO2 par kilomètre parcouru, et les émissions de ma descendance seront nulles. Alors que si je roule en micra, et que j’ai six enfants qui rouleront en micra, j’émets 100g/km et ma descendance émettra dans 30 ans 600g/km, soit deux fois plus que mon 4×4. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas rouler en micra.”
moi ce que je ne comprend pas c’est qu’on puisse “traduire” des personnes, des enfants en “équivalent carbone” ???
le problème n’est pas le nombre, mais le mode de vie selon moi.
Ecrit le 1 février 2010 à 2:08
10 Dendaletche
La planète peu nourrir plus de 20 milliard de végétariens (ou presque), le problème n’est pas tant celui de la démographie, que de l’impact que l’existence de chacun à sur la planète. J’ai quatre enfants en bonne santé, capables de faire des études et de contribuer à changer le monde, et d’assumer plus tard leurs vieux parents cacochimes. Plusieurs de nos amis ont deux, voir zéro enfants, en moyenne il nous semble que nous formons une minorité qui semble être compensée par ceux qui n’ont pas d’enfants, mais qui s’occupera des sans enfants quand ils deviendront dépendants ?
La vérité me semble être du coté des papous, nous devons recréer des liens de tribus localement et refaire vivre les gens des quartiers et des villes en vraies communautés, mais il y e du chemin qui ne se fera malheureusement que dans la contrainte, sauf si on commence dès maintenant à revivre ensemble …
Ecrit le 7 février 2010 à 10:21

1 Imago
Intéressant et je partage globalement cet avis (même si j’ai eu 4 enfants) mais je me demande tout de même si le désir d’enfant n’a pas une source biologique, quand on voit à quel point les humains aiment le contact avec les enfants. On remarque cette attirance particulière chez certains hommes et surtout chez certains enfants.
Avant de prendre des mesures dénatalistes, on pourrait déjà commencer à _cesser_ de prendre des mesures natalistes: banaliser les moyens de contraception, banaliser l’avortement, arreter les contribution financières aux familles de plus d’un enfant, fermer les crèches et garderies, etc…
Bien des mesures impopulaires ! Alors pour la remise en question du modèle familial nucléaire, il y a encore du travail
Ecrit le 26 janvier 2010 à 12:36