Déplacement du tracteur à poules

Première planche de potager préparée par mes poules

Adap­ta­tions du trac­teur à poules

Dans mon ar­ticle sur la fa­bri­ca­tion d’un trac­teur à poules, j’avais dé­ploré le poids ex­ces­sif de la struc­ture. Une so­lu­tion consiste à chan­ger la toi­ture, mais ça re­pré­sente un tra­vail énorme. En­tre­prendre un tel tra­vail quelques se­maines seule­ment après l’entrée en ser­vice du pou­lailler am­bu­lant, ça se­rait dé­ro­ger ef­fron­té­ment à l’esprit de fai­néan­tise qui sous-tend la per­ma­cul­ture, l’agriculture na­tu­relle (ou sau­vage) ou l’agro-écologie.

J’ai donc opté pour une paire de roues. En pas­sant dans une quin­caille­rie in­dus­trielle, j’ai trouvé deux grosses roues de ton­deuse (dia­mètre en­vi­ron 20cm, épais­seur 6cm, 7€ pièce). En per­çant les ex­tré­mi­tés du cadre du trac­teur à poules avec un fo­ret de 14, j’ai pu glis­ser la tige mé­tal­lique des­ti­née à ser­vir d’essieu. Je sou­lève le cadre en fai­sant le­vier avec ma pioche po­sée sur un mor­ceau de bois. Je glisse une cale. Je peux alors en­fi­ler les deux roues, et les re­te­nir au moyen de deux gou­pilles pas­sées dans des trous préa­la­ble­ment pra­ti­qués près des ex­tré­mi­tés de l’essieu. Je peux alors sou­le­ver le cadre à nou­veau, et dé­ga­ger la cale. La par­tie ar­rière du trac­teur à poules re­pose main­te­nant sur ses roues. (Dé­solé, je n’ai pas pris de pho­tos — il pleuvait)

Une gou­pille est amo­vible. Ceci me per­met­tra de re­ti­rer l’essieu et re­po­ser le pou­lailler par terre après la trans­hu­mance. L’essieu et les roues se rangent sous la char­pente du trac­teur à poules.

Dé­pla­ce­ment du trac­teur à poules

Je prends le diable, je vais à l’autre ex­tré­mité du pou­lailler. Je glisse la pa­lette du diable sous le cadre, puis je sou­lève. Le cadre re­pose main­te­nant à l’avant sur les roues du diable, et à l’arrière sur les deux roues dé­crites au pa­ra­graphe pré­cé­dent. Il n’y a plus qu’à tirer.

Je tire la struc­ture sans grand ef­fort sur en­vi­ron cinq mètres, de fa­çon à dé­ga­ger en­tiè­re­ment l’ancien em­pla­ce­ment, et à mé­na­ger un pas­sage entre l’ancien em­pla­ce­ment et le nou­veau. Voilà, il n’y a plus qu’à re­ti­rer le diable, re­ti­rer l’essieu, et le pou­lailler est prêt pour une deuxième tranche de tra­vail du sol.

Déplacement du tracteur à poules

Un mois plus tard, j’ai ré­pété l’opération, pour un dé­mé­na­ge­ment plus com­pli­qué : il me fal­lait par­tir en dia­go­nale, et tra­ver­ser toute la pe­louse, sur en­vi­ron vingt-cinq mètres. A part quand il a fallu fran­chir une tau­pi­nière (en l’arasant avec le cadre du pou­lailler), je n’ai pas eu à for­cer. Le concept marche bien.

Les poules pen­dant ce temps

Les poules ont sa­ge­ment suivi le dé­pla­ce­ment, sans ja­mais cherche à sor­tir, même quand la struc­ture était sou­le­vée de presque 10 cm. A part quelques vagues glous­se­ments, il n’y a pas eu de pro­tes­ta­tions. Et la nou­velle prai­rie était tel­le­ment cou­verte d’herbe fraîche et suc­cu­lente, que l’épisode était bien vite oublié.

Lire aussi

La fa­bri­ca­tion d’un trac­teur à poules
L’arrivée des poules
Ana­lyse cri­tique du tra­vail des poules
Se­mis d’avoine après le pas­sage des poules