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17
avr

Déplacement du tracteur à poules

Première planche de potager préparée par mes poules

Adaptations du tracteur à poules

Dans mon article sur la fabrication d’un tracteur à poules, j’avais déploré le poids excessif de la structure. Une solution consiste à changer la toiture, mais ça représente un travail énorme. Entreprendre un tel travail quelques semaines seulement après l’entrée en service du poulailler ambulant, ça serait déroger effrontément à l’esprit de fainéantise qui sous-tend la permaculture, l’agriculture naturelle (ou sauvage) ou l’agro-écologie.

J’ai donc opté pour une paire de roues. En passant dans une quincaillerie industrielle, j’ai trouvé deux grosses roues de tondeuse (diamètre environ 20cm, épaisseur 6cm, 7€ pièce). En perçant les extrémités du cadre du tracteur à poules avec un foret de 14, j’ai pu glisser la tige métallique destinée à servir d’essieu. Je soulève le cadre en faisant levier avec ma pioche posée sur un morceau de bois. Je glisse une cale. Je peux alors enfiler les deux roues, et les retenir au moyen de deux goupilles passées dans des trous préalablement pratiqués près des extrémités de l’essieu. Je peux alors soulever le cadre à nouveau, et dégager la cale. La partie arrière du tracteur à poules repose maintenant sur ses roues. (Désolé, je n’ai pas pris de photos – il pleuvait)

Une goupille est amovible. Ceci me permettra de retirer l’essieu et reposer le poulailler par terre après la transhumance. L’essieu et les roues se rangent sous la charpente du tracteur à poules.

Déplacement du tracteur à poules

Je prends le diable, je vais à l’autre extrémité du poulailler. Je glisse la palette du diable sous le cadre, puis je soulève. Le cadre repose maintenant à l’avant sur les roues du diable, et à l’arrière sur les deux roues décrites au paragraphe précédent. Il n’y a plus qu’à tirer.

Je tire la structure sans grand effort sur environ cinq mètres, de façon à dégager entièrement l’ancien emplacement, et à ménager un passage entre l’ancien emplacement et le nouveau. Voilà, il n’y a plus qu’à retirer le diable, retirer l’essieu, et le poulailler est prêt pour une deuxième tranche de travail du sol.

Déplacement du tracteur à poules

Un mois plus tard, j’ai répété l’opération, pour un déménagement plus compliqué : il me fallait partir en diagonale, et traverser toute la pelouse, sur environ vingt-cinq mètres. A part quand il a fallu franchir une taupinière (en l’arasant avec le cadre du poulailler), je n’ai pas eu à forcer. Le concept marche bien.

Les poules pendant ce temps

Les poules ont sagement suivi le déplacement, sans jamais cherche à sortir, même quand la structure était soulevée de presque 10 cm. A part quelques vagues gloussements, il n’y a pas eu de protestations. Et la nouvelle prairie était tellement couverte d’herbe fraîche et succulente, que l’épisode était bien vite oublié.

Lire aussi

La fabrication d’un tracteur à poules
L’arrivée des poules
Analyse critique du travail des poules
Semis d’avoine après le passage des poules

Ecrit par kristen, classé dans animaux, jardin, techniques. 2 commentaires.

2 commentaires

1  Ramite

géniale, ton idée de roues que tu ne glisses dans ton cadre que pour le déplacement! mon tracteur à poules a beau être assez léger (le toit est fait d’une simple bâche, la structure est en bambous), c’est tout de même quasi impossible à déplacer tout seul. Je vais tenter de me bricoler qqch comme ça.

Ecrit le 9 novembre 2009 à 11:02

2  kristen

Ca rajoute un peu de manutention à chaque fois (10 secondes pour soulever le cadre et glisser l’essieu dans les encoches), mais ça m’évite un mécanisme complexe de timon.

Ecrit le 14 novembre 2009 à 10:10

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