Commencer petit

Conseil avisé de Patrick Whitefield

mykingdom by net_efekt on flickr

Je suis en train de lire la “bible” de Pa­trick Whi­te­field : The Earth Care Ma­nual — ma­nuel de per­ma­cul­ture pour (la Grande Bre­tagne et) les cli­mats tem­pé­rés. J’en fe­rai un com­men­taire plus com­plet quand j’aurai fini, mais je vou­lais vous faire par­ta­ger tout de suite un pe­tit pas­sage que j’ai trouvé édifiant :

Com­men­cer pe­tit
Si comme moi vous avez passé du temps à es­sayer d’entretenir un po­ta­ger juste un peu trop grand pour vous, vous com­pren­drez l’importance de ce conseil. J’étais tou­jours en train de cou­rir sans ja­mais pou­voir faire quoi que ce soit aussi bien que j’aurais voulu. Une par­tie de la joie de jar­di­ner s’en trou­vait gâ­chée, et je ne me sen­tais pas sa­tis­fait de ce que j’avais fait. Je crois qu’en réa­lité j’aurais pu pro­duire da­van­tage de lé­gumes si j’avais tra­vaillé sur une su­per­fi­cie plus réduite.

Com­men­cer pe­tit est pro­ba­ble­ment le pré­cepte le plus im­por­tant pour qui­conque dé­bute au jar­din. Ro­bert Kou­rik es­time que neuf mètres car­rés, c’est à dire trois mètres par trois, cor­res­pond à la su­per­fi­cie maxi­male pour le po­ta­ger du jar­di­nier dé­bu­tant. Il a l’air pe­tit quand on le des­sine. Mais quand on s’y met et qu’on com­mence à se­mer et à plan­ter, à élair­cir et à désher­ber, il semble de plus en plus grand. Quand vient le jour de cueillir ses lé­gumes frais, il semble en­core plus grand ! Plus le po­ta­ger est pe­tit, plus c’est fa­cile de s’en oc­cu­per vrai­ment bien, et l’on pro­duit sou­vent plus de lé­gumes au mètre carré que dans un po­ta­ger plus vaste. Rien ne réus­sit aussi bien que le suc­cès. Les an­nées sui­vantes, on peut agran­dir la sur­face en toute connais­sance de cause.

Voilà. C’est très clair. Ma belle-soeur a com­mencé avec 100 mètres car­rés. Elle a tenu une demi-saison.
J’ai com­mencé avec 8 mètres car­rés. C’était vrai­ment une belle réus­site pour un dé­bu­tant. L’année d’après, je suis passé à en­vi­ron 15 mètres car­rés. Puis 25. Puis en­vi­ron 40 l’année der­nière. Et bien croyez-moi si vous le vou­lez, mais la meilleure an­née, c’était la première.

Pour la pro­chaine sai­son, je m’en tien­drai à une di­zaine de mètres car­rés ‘pro­duc­tifs’ que je bi­chon­ne­rai. Le reste sera dé­volu à l’expérimentation.

Et vous le po­ta­ger, c’est com­bien de mètres car­rés ? Et pour 2010, vous mon­tez en gamme ou vous cal­mez les ambitions ?