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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; sols</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Bois raméal fragmenté made in Ségala</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 06:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est à l’occasion d’une journée de formation organisée par l’APABA (Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron) que Jacky Dupéty, le ‘pape’ du BRF* est passé nous voir dans notre Ségala profond. * BRF : bois raméal fragmenté = jeunes rameaux broyés qu’on épand au sol à l’automne sur 3 cm avant de [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameal-fragmente-made-in-segala/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à l’occasion d’une journée de formation organisée par l’<a href="http://apaba.fr/">APABA</a> (Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron) que <a href="http://fermedupouzat.free.fr/">Jacky Dupéty</a>, le ‘pape’ du <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/">BRF</a>* est passé nous voir dans notre Ségala profond.</p>
<p>* BRF : bois raméal fragmenté = jeunes rameaux broyés qu’on épand au sol à l’automne sur 3 cm avant de les incorporer en surface afin que les champignons qui s’y développement démultiplient la vie du sol en reproduisant le riche écosystème d’un sol de forêt. C’est probablement la méthode la plus rapide pour soigner un sol dégradé</p>
<p>Au menu : micro-conférences, broyage de branches de chêne (et un peu d’épine noire) avec le broyeur Jean Pain <a href="http://www.arpentnourricier.org/achat-collectif-dun-broyeur-de-branches/">acquis en collectif</a> par l’association ‘la Compagnie de l’Humus’ (qu’on pourrait appeler les humuites), visite du jardin de Stéphane, questions diverses et variées.<span id="more-1391"></span></p>
<p>J’ai déjà pas mal écrit sur le BRF et vous trouverez sur le net beaucoup de documentation (surtout en français, pour une fois), ainsi qu’au moins deux livres très bien faits. Voici quelques conseils issus des échanges avec Jacky Dupéty (mais qu’on peut probablement trouver au moins déjà en partie dans les livres) :</p>
<h3>Ne pas avoir peur des bois tanniques</h3>
<p>C’est une crainte qui revient souvent dans les discussions : le chêne et le châtaignier (lesquels dominent nos forêts et nos vieilles haies) seraient trop tanniques pour faire un bon BRF. Jacky nous dit qu’il broie essentiellement du chêne sur son causse quercynois, et qu’il n’y a pas vu de problème. Au contraire, dans la mesure où ces espèces sont des variétés des forêts matures (le climax), le BRF qui en résulte aurait plutôt la capacité à faire vivre dans le sol un écosystème plus mature, donc plus riche.</p>
<h3>Ne pas avoir peur de la faim d’azote</h3>
<p>Voilà, le mot est lâché — de toute façon, on ne peut pas parler de BRF sans que quelqu’un évoque cette fameuse faim d’azote. Il se trouve en effet que le BRF est riche en carbone, et que l’activité de vie du sol qu’il suscite via la croissance rapide de champignons a tendance à accaparer temporairement l’azote disponible dans le sol. Cet azote sera à nouveau disponible pour les plantes une fois que le nouvel écosystème est installé, au bout de quelques semaines.</p>
<p>C’est ce phénomène qui intimide bien des jardiniers, puisqu’on risque de voir les jeunes plants souffrir voire s’étioler (avant de repartir de plus belle s’ils sont encore en vie à la fin de l’épisode). Certains seraient tentés d’<em>azouter</em> un peu d’amendement à leur BRF pour ‘aider’, mais apparemment, il vaudrait mieux s’abstenir car les champignons supportent mal ce genre de dopants.</p>
<p>En fait, il faut répéter que ceci n’arrive qu’une fois : la première fois qu’on met du BRF sur une parcelle. Ensuite, quand l’écosystème est établi, tout se poursuit normalement, et il n’y aura pas de nouvelle faim d’azote lors de futurs épandages de BRF tous les 3 à 5 ans. Si en plus on prend soin d’épandre dès le début de l’automne (pour peu qu’il pleuve au lieu de faire 30 °C comme en ce moment), le phénomène prendra fin d’autant plus tôt au printemps suivant.</p>
<h3>Ne pas avoir peur des terres ‘lourdes’ ou acides</h3>
<p>Chez nous, le sol est assez argileux. J’ai eu écho par certains étudiants en maraîchage que le discours théorique qui circule serait que le BRF est bon en terrain calcaire, mais qu’il est moins efficace en sol acide ou lourd car il conduirait à une forme d’humus indisponible pour les plantes.</p>
<p>Je ne suis pas spécialiste des sols — Jacky Dupety non plus, comme il se plaît à le souligner — mais il y a quelques constats qu’on peut faire pour se rassurer quant à nos terres lourdes (et acides en ce qui concerne le Ségala). D’une part, ce sont des régions de forêt. Ici, une parcelle laissée en friche retourne à la forêt en quelques années. C’est donc quelque part que le sol forestier est l’état stable de notre écosystème. Si c’est le cas, il semble étrange que le BRF ne soit pas une bonne chose pour ce sol, à fortiori s’il s’agit de broyat d’espèces d’arbres environnantes. D’autre part, Jacky nous a fait part d’une expérience au Burkina sur un sol <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lat%C3%A9rite">latéritique</a> (sol tropical argileux lessivé, stérile, souvent acide et extrêmement dur), recouvert de BRF avant la saison des pluies, dans lequel les gens ont pu semer du mil et du sorgho dès la saison suivante.</p>
<h3>Pour que ça marche…</h3>
<p>Jacky a conclu en précisant que dans la plupart des expériences malheureuses de BRF qu’on lui a rapportées, le ratage s’expliquait par un non-respect des ‘préceptes’ :</p>
<ul>
<li>bois de feuillus</li>
<li>7 cm de diamètre maxi des branches</li>
<li>épandage en automne dans les 24 à 36 heures après broyage (<a href="http://www.arpentnourricier.org/la-lune-au-jardin-cest-bidon-et-pourtant/">pas besoin de s’occuper de la lune</a>)</li>
<li>couche de BRF de 3 à 5 cm</li>
<li>incorporation aux premiers centimètres du sol quand le mycélium (filaments blancs) a bien colonisé le BRF</li>
</ul>
<p>Je suis toujours assez méfiant quand on relève les menus écarts à une stricte orthodoxie pour expliquer les échecs d’un dogme, mais je me promets d’essayer proprement sur une planche du potager cet automne, en m’appliquant religieusement (et on comparera avec une planche témoin, peut-être pendant plusieurs saisons … dans mes rêves).</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/10/broyage-brf-apaba.jpg" rel="lightbox[1391]" title="broyage brf apaba"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/10/broyage-brf-apaba-450x253.jpg" alt="" title="broyage brf apaba" width="450" height="253" class="aligncenter size-medium wp-image-1393" /></a></p>
<h3>Poursuivre la lecture</h3>
<p>Dans l’arpent, suivez le <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">tag BRF</a>.</p>
<p>Ailleurs :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.google.fr/search?q=jacky+dupety&#038;ie=utf-8&#038;oe=utf-8&#038;aq=t&#038;rls=org.mozilla:fr:official&#038;client=firefox-a#q=jacky+dupety&#038;oe=utf-8&#038;rls=org.mozilla:fr:official&#038;client=firefox-a&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;hl=fr&#038;tbo=u&#038;tbm=vid&#038;source=og&#038;sa=N&#038;tab=wv&#038;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&#038;fp=b62a6677d21da383&#038;biw=1680&#038;bih=916">Vidéos de Jacky Dupéty</a></li>
<li><a href="http://www.amazon.fr/BRF-vous-connaissez-culture-vivant/dp/2913288685">Bouquin de Jacky Dupety</a></li>
<li><a href="http://jardinonssolvivant.fr/boutique/livre-brf">Le livre d’Elea Asselineau et Gilles Domenech</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>L’homme qui plantait des arbres</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/lhomme-qui-plantait-des-arbres/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/lhomme-qui-plantait-des-arbres/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Aug 2010 20:24:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je suis en vacances dans les Alpes du Sud pas très loin de l’endroit où Jean Giono situait l’action de sa nouvelle L’homme qui plantait des arbres, laquelle est devenue un mythe emblématique de l’écologie et un exemple parfait d’action permaculturelle. En publiant son texte dans le domaine public, Giono a d’emblée favorisé sa dissémination [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/lhomme-qui-plantait-des-arbres/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.fredericback.com/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/08/lhommequiplantaitdesarbres.jpg" alt="" title="l&#039;homme qui plantait des arbres, illustré par Frédéric Back" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1082" /></a></p>
<p>Je suis en vacances dans les Alpes du Sud pas très loin de l’endroit où <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Giono">Jean Giono</a> situait l’action de sa nouvelle <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_qui_plantait_des_arbres">L’homme qui plantait des arbres</a></em>, laquelle est devenue un mythe emblématique de l’écologie et un exemple parfait d’action permaculturelle. En publiant son texte dans le domaine public, Giono a d’emblée favorisé sa dissémination ; en entretenant le mystère autour du personnage du berger faisant revivre à lui seul toute une vallée désertifiée à force de patience et de ténacité, il suscite l’espoir des possibles et encourage les solutions simples, lente et locales telles que la permaculture les envisage.</p>
<p>Même si le texte a plutôt accompagné qu’engendré la prise de conscience collective, et même si les causes principales du reboisement sont probablement la déprise agricole et l’exode rural, j’aime cette histoire qui nous dit que le désert n’est pas irréversible.<span id="more-1080"></span></p>
<p>Un magnifique <a href="http://www.fredericback.com/cineaste/filmographie/lhomme-qui-plantait-des-arbres/index.fr.shtml">film d’animation</a>, narré par Philippe Noiret et primé aux Oscars, a été tiré de cette histoire par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Back">Frédéric Back pour Radio-Canada</a> en 1987. Si vous ne l’avez pas déjà vu, ça vaut vraiment le coup de se poser une demi-heure avec un thé et de se plonger dans la légende.</p>
<h3>L’homme qui plantait des arbres</h3>
<p><object width="450" height="339" class="center"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xuhkt?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xuhkt?additionalInfos=0" width="450" height="339" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xuhkt_1-l-homme-plantait-des-arbres-giono_shortfilms">1 L’Homme plantait des arbres –Giono</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Quarouble">Quarouble</a>. — <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/shortfilms">Court métrage, documentaire et bande annonce.</a></i></p>
<p><object width="450" height="339" class="center"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xuhqs?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xuhqs?additionalInfos=0" width="450" height="339" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xuhqs_2-l-homme-plantait-des-arbres-giono_shortfilms">2 L’Homme plantait des arbres –Giono</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Quarouble">Quarouble</a>. — <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/shortfilms">Court métrage, documentaire et bande annonce.</a></i></p>
<p>On peut trouver le texte intégral <a href="http://arboretum.perso.ch/pla.htm">en cliquant sur ce lien</a>.</p>
<h3>Épilogue et explication de texte</h3>
<p>Apparemment, la prise de conscience de l’importance du reboisement dans les Alpes du Sud est bien antérieure à l’œuvre de Giono, puisque l’ouvrage fondateur d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Charles_Surell">Alexandre Surell</a> (<a href="http://books.google.fr/books?id=DVQDAAAAYAAJ&#038;ots=mnjZcC8neS&#038;dq=surell%20%C3%89tude%20sur%20les%20torrents%20des%20Hautes-Alpes%20.&#038;pg=PR3#v=onepage&#038;q&#038;f=false">consultable sur Google Books</a>) sur les torrents des Alpes a été publié en 1841.</p>
<p>En fouillant un peu, on peut trouver quelques autres articles fort intéressants qui font une belle toile de fond à l’histoire d’Elzéard Bouffier :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1923_num_11_1_5498">La légende du déboisement des Alpes</a>, par Félix Lenoble, Revue de géographie alpine. 1923</li>
<li><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1933_num_42_237_10533">A propos du déboisement des Alpes du Sud</a>, par Thérèse Sclafert,  Annales de Géographie, 1933</li>
<li><a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rga_0035-1121_1944_num_32_3_5064">Déboisement et reboisement dans les Préalpes françaises du Sud</a>, par Raoul Blanchard, Revue de géographie alpine, 1944</li>
<li><a href="http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/21479/RFF_1980_S_37.pdf?sequence=1">Les périmètres de reboisement dans les Alpes du Sud</a>, par A. Douguedroit, Revue Forestière Française, 1980</li>
<li><a href="http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/25964/RFF_1989_2_91.pdf?sequence=1">Restauration des terrains en montagne, du rêve à la réalité</a>, par F. Combes, Revue Forestière Française, 1989</li>
</ul>
<p>En tout cas, une chose est sûre : les Alpes du Sud reviennent de loin, et de là où j’écris, j’ai la vue sur une vaste forêt dans laquelle les feuillus gagnent peu à peu sur les conifères, à l’endroit où il y a cent cinquante ans il n’y avait plus qu’une pente pelée et ravinée si l’on en croit les photos.</p>
<p>Comme quoi, on peut vraiment <a href="http://www.arpentnourricier.org/re-reverdir-le-desert/">reverdir le désert</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les quatre saisons de la baissière permaculturelle</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/les-quatre-saisons-de-la-noue-permaculturelle/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 08:13:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’année dernière pendant l’hiver, j’ai creusé une noue au tiers inférieur de mon jardin, afin de retenir et infiltrer dans le sol les eaux de ruissellement. Le swale, que je traduis par le mot ‘noue’ (les canadiens français traduisent ‘baissière’) est un incontournable du jardin permaculturel : une rigole flanquée d’un talus, le long d’une [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/les-quatre-saisons-de-la-noue-permaculturelle/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/02/img-025.jpg" alt="swale noue baissière permaculturelle" title="swale noue baissière permaculturelle" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-752" /></p>
<p>L’année dernière pendant l’hiver, j’ai creusé une noue au tiers inférieur de mon jardin, afin de retenir et infiltrer dans le sol les eaux de ruissellement. Le swale, que je traduis par le mot ‘noue’ (les canadiens français traduisent ‘baissière’) est un incontournable du jardin permaculturel : une rigole flanquée d’un talus, le long d’une courbe de niveau, interromp le ruissellement des eaux de pluie et force l’eau à pénétrer dans le sol au lieu de s’écouler. Ceci permet du même coup de limiter l’érosion et de stocker l’eau, surtout quand il s’agit de pluies d’orage en été.<span id="more-751"></span></p>
<p>La noue fait une vingtaine de mètres de long (la largeur du jardin), environ <a href="http://www.arpentnourricier.org/dimensionnement-dune-noue-swale/">40 cm de profondeur</a> sous le niveau initial (il y a ainsi environ 80cm entre le haut du talus et le bas de la rigole). Je l’ai creusée à la grelinette, au croc et à la pelle, en écoutant des livres audio, des podcasts et des conférences en mp3 sur mon baladeur. Je travaillais par tranches de 2 heures de temps en temps. Je dirais que ça m’a pris en tout une vingtaine d’heures de travail. Je me suis ainsi prouvé qu’il n’y a pas toujours besoin d’engins de terrassement pour réaliser les ouvrages en permaculture. </p>
<p>Pour mesurer précisément les niveaux, j’avais au préalable arpenté mon jardin avec un <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-niveau-a-eau-a-faire-soi-meme/">niveau à eau</a>.</p>
<p>Peu de temps après la fin du creusement, nous avons eu un épisode pluvieux particulièrement abondant, et la noue s’est remplie à moitié (c’est-à-dire à peu près au niveau du sol initial).<br />
<a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/05/swalesnow.jpg" rel="lightbox[751]" title="swale sizing"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/05/swalesnow450.jpg" alt="swale sizing" title="swale sizing" width="450" height="253" class="center size-full wp-image-411" /></a></p>
<p>Puis elle s’est vidée, et j’ai tout paillé jusqu’au printemps, en espérant que quelques fleurs que j’avais semées réussi à percer parmi les mauvaises herbes.<br />
<img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/02/img_2916.jpg" alt="noue paillée" title="noue paillée" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-754" /></p>
<p>L’été, la végétation a tout envahi. Du côté du talus, paillé, les topinambours ont fait une manière de haie, tandis que le liseron envahissait systématiquement le paillage sur toute la moitié orientale (au premier plan à gauche sur la photo).</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/02/img_3153.jpg" alt="la noue en été" title="la noue en été" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-753" /></p>
<p>Pendant tout l’été, j’ai attendu les gros orages, pour enfin voir ma noue remplir son office. Et bien malgré quelques très gros épisodes orageux, elle est restée à sec tout l’été. De toute l’année, il n’y aura eu que trois fois où il y avait davantage qu’un fond d’eau. Je crois que j’ai une explication. Je vous la livrerai dans un prochain article.</p>
<p>L’automne n’est ici qu’un prolongement de l’été, jusqu’à l’arrivée de l’hiver vers la mi-novembre. Et la noue est redevenue triste — et hirsute. Pour l’instant cet hiver, elle ne s’est pas remplie à nouveau.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/02/img_3450.jpg" alt="joyeux anniversaire, la noue !" title="joyeux anniversaire, la noue !" width="450" height="253" class="center aligncenter size-full wp-image-755" /></p>
<p>Mais plutôt que de rester sur ce morne sépia, anticipons l’été avec les quelques bleuets qui agrémentaient la noue il y a six mois.<br />
<img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/02/img_3147.jpg" alt="des bleuets dans la noue" title="des bleuets dans la noue" width="450" height="254" class="center aligncenter size-full wp-image-756" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les toilettes sèches officiellement reconnues</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/les-toilettes-seches-dans-la-loi/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/les-toilettes-seches-dans-la-loi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 07:53:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[eau]]></category>
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		<category><![CDATA[toilettes seches]]></category>

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		<description><![CDATA[On en avait tous rêvé : le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat l’a fait. Dans un décret paru au Journal Officiel le 9 octobre 2009, les toilettes sèches sont officiellement reconnues (par dérogation) comme équipement d’assainissement non-collectif. [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/les-toilettes-seches-dans-la-loi/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://picasaweb.google.fr/lh/photo/LZDegYsBJJJsfRcrh7whzw?feat=directlink"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/11/toilettesseches.jpg" alt="toilettes sèches sur lit de copeaux" title="toilettes sèches sur lit de copeaux" width="450" height="253" class="center aligncenter size-full wp-image-633" /></a></p>
<p>On en avait tous rêvé : <a href="http://www.ecologie.gouv.fr">le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat</a> l’a fait. Dans un décret paru au Journal Officiel le 9 octobre 2009, les <a href="http://www.arpentnourricier.org/toilettes-seches-fait-maison/">toilettes sèches</a> sont officiellement reconnues (par dérogation) comme équipement d’<a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/arretes_assainissement_non_collectif_ANC_8472.php4">assainissement non-collectif</a>.<span id="more-632"></span></p>
<blockquote><p>Par dérogation à l’article 3, les toilettes dites sèches (sans apport d’eau de dilution ou de transport) sont autorisées, à la condition qu’elles ne génèrent aucune nuisance pour le voisinage ni rejet liquide en dehors de la parcelle, ni pollution des eaux superficielles ou souterraines.<br />
Les toilettes sèches sont mises en oeuvre :</p>
<ul>
<li>soit pour traiter en commun les urines et les fèces. Dans ce cas, ils sont mélangés à un matériau organique pour produire un compost ;</li>
<li>soit pour traiter les fèces par séchage. Dans ce cas, les urines doivent rejoindre la filière de traitement prévue pour les eaux ménagères, conforme aux dispositions des articles 6 et 7.</li>
</ul>
<p>Les toilettes sèches sont composées d’une cuve étanche recevant les fèces ou les urines. La cuve est régulièrement vidée sur une aire étanche conçue de façon à éviter tout écoulement et à l’abri des intempéries. Les sous-produits issus de l’utilisation de toilettes sèches doivent être valorisés sur la parcelle et ne générer aucune nuisance pour le voisinage, ni pollution. [<a href="http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/ARRETE_prescriptions_techniques_ANC_7_septembre_2009.pdf">section 5, article 17</a>]</p></blockquote>
<p>Ceci ne concerne pas tant ceux qui ont déjà le tout-à-l’égout (qui pouvaient déjà s’installer des toilettes sèches en douce) que ceux qui sont embourbés dans les méandres de la réglementation sur l’<a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/arretes_assainissement_non_collectif_ANC_8472.php4">assainissement non-collectif</a> et qui aimeraient bien pouvoir alléger l’installation en ayant recours aux toilettes sèches. Maintenant qu’elles sont officiellement reconnues, ça va mettre de l’huile dans les rouages. Bon, il faudra probablement un certain temps pour que ça percole jusqu’aux agences locales chargées de vous accorder les bonnes autorisation et certificats. On pourra aussi tiquer sur la nécessité d’une “aire étanche” ainsi que sur le choix limité des solutions techniques, mais c’est déjà un bon pas en avant.</p>
<p>Merci à <a href="http://yurtao.canalblog.com/archives/2009/11/14/15794365.html">Yurtao</a> pour l’info.</p>
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		<title>La rivière en chocolat …</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2009 20:35:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[sols]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture de conservation]]></category>
		<category><![CDATA[crue]]></category>
		<category><![CDATA[culture sans labour]]></category>
		<category><![CDATA[érosion]]></category>
		<category><![CDATA[imperméabilisation des sols]]></category>
		<category><![CDATA[pluviométrie]]></category>
		<category><![CDATA[ruissellement]]></category>
		<category><![CDATA[soil erosion]]></category>

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		<description><![CDATA[L’érosion des sols est la malédiction que l’agriculture traîne avec elle depuis le néolithique. A tel point que certains auteurs comme Jared Diamond, faisant remarquer qu’une parcelle perd annuellement un quintal de sol par quintal de grain produit, considèrent l’agriculture comme ni plus ni moins qu’une activité minière : un jour, on aura mangé tout [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/la-riviere-en-chocolat/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/3225493800/sizes/o/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/le-viaur-en-crue.jpg" alt="le-viaur-en-crue" title="le-viaur-en-crue" width="450" height="250" class="center alignnone size-full wp-image-105" /></a></p>
<p>L’érosion des sols est la malédiction que l’agriculture traîne avec elle depuis le néolithique. A tel point que certains auteurs comme Jared Diamond, faisant remarquer qu’une parcelle perd annuellement un quintal de sol par quintal de grain produit, considèrent l’agriculture comme ni plus ni moins qu’une activité minière : un jour, on aura mangé tout le sol.</p>
<p>Avec ce qui est tombé ces derniers jours, <span id="more-104"></span>on a encore eu droit à un de ces épisodes d’érosion accélérée aussi prévisibles que désolants. Quand le monde agricole comprendra-t-il qu’une terre à nu ne demande qu’à se faire la belle et suivre son penchant naturel le long de l’eau, pour aller s’installer définitivement sur le plateau continental ? “Je n’y peux rien : je viens de faire les semis. La pluie tombe au mauvais moment, et puis on n’avait pas demandé autant de pluie d’un seul coup”. La pluie a bon dos : comme s’il était anormal qu’il pleuve en hiver …</p>
<p>On dirait que les derniers humains qui pratiquaient une forme d’humilité devant le climat ont définitivement cédé leur place à l’homo urbanicus routiniensis — pour qui la seule bonne pluviométrie est une pluviométrie moyenne. On rappellera à toutes fins utiles que même en dehors de toute considération de dérèglement climatique, le temps n’a aucune raison de s’en tenir à la normale. La règle, c’est la fluctuation — la moyenne, c’est l’exception.</p>
<p>Il est donc absurde de s’en tenir à un modèle agricole monoculturel qui ne fonctionne bien que quand chacun des paramètres fluctuants que sont la pluviométrie, la température, le vent et l’ensoleillement se tiennent dans un étroit corridor autour d’une valeur moyenne aussi improbable qu’artificielle. Lequel modèle est non seulement improductif si tout n’est pas idéal, mais détruit la nature par l’érosion et l’emploi de toutes les substances ‘de secours’ pour conserver l’apparence d’un système qui fonctionne…</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/3224636965/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/debut-erosion-sols.jpg" alt="debut-erosion-sols" title="debut-erosion-sols" width="450" height="250" class="center" /></a></p>
<p>Ce ne sont pas les pierres qui remontent — c’est le niveau qui baisse à mesure que le sol s’en va.</p>
<p>Pendant ce temps, la forêt se porte bien. Elle n’est pas boueuse en hiver. Elle reste verte tout l’été. Elle supporte la canicule, le déluge, le gel et le vent sans broncher. Comme quoi, une nature un peu délaissée s’en sort cent fois mieux qu’une nature bichonnée à coups de tracteur.</p>
<p>Si on interdisait le tracteur (par exemple en augmentant le prix du gasoil, ce qui ne saurait tarder), les paysans auraient tôt fait de constater qu’il est moins dur de pailler que de labourer…</p>
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