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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; sol</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Ressuyer ?</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 11:37:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’année dernière, à peu près à l’époque où je creusais ma noue (que je vais dorénavant appeler baissière, sous la pression des lexicographes permacoles informels dont je fais partie), je discutai avec une voisine qui déclara au détour de la conversation qu’il n’était pas question de travailler la terre en hiver et qu’elle attendait mars [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/ressuyer/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/04/texture-terre.jpg" alt="" title="texture terre" width="450" height="252" class="aligncenter center size-full wp-image-851" /></p>
<p>L’année dernière, à peu près à l’époque où je creusais ma <a href="http://www.arpentnourricier.org/les-quatre-saisons-de-la-noue-permaculturelle/">noue</a> (que je vais dorénavant appeler baissière, sous la pression des lexicographes permacoles informels dont je fais partie), je discutai avec une voisine qui déclara au détour de la conversation qu’il n’était pas question de travailler la terre en hiver et qu’elle attendait mars pour préparer son jardin. Je ne lui ai pas demandé pourquoi, mais j’ai relu depuis qu’il est effectivement déconseillé de labourer ou bêcher la terre quand elle est mouillée. Elle fait des paquets de boue, elle colle aux outils et aux semelles, elle se tasse, et le bêchage fait plus de mal que de bien. <span id="more-849"></span>Il faut attendre que la terre ait “<a href="http://www.srva.ch/docs/ft/1.pdf">ressuyé</a>”.</p>
<p>En gros, ça veut dire qu’elle ne doit pas être saturée en eau : il ne doit pas y avoir plus d’eau dans la terre que ce qu’elle contient naturellement par capillarité. Pourtant, je n’avais jamais fait particulièrement attention, je n’avais jamais attendu, et pour profiter de la saison où le tapis herbeux est le moins coriace, j’avais souvent <a href="http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/">travaillé ma terre en hiver</a>. Et je n’avais jamais subi de désagréments, bien qu’elle soit pas mal argileuse.</p>
<p>En fait, en y regardant de plus près, c’est ma terre de profondeur qui est argileuse, en dessous de 20 à 30 cm. Mais la terre de surface est noire et aérée, avec une structure grumeleuse et des galeries de vers partout. Même après un long épisode de précipitations, il n’y a pas de flaques, l’eau s’infiltre et se draine naturellement puisque le terrain est en pente douce. Et j’ai compris qu’il suffisait de s’abstenir de bêcher quand il pleut à verse — ce que je fais naturellement — pour ne jamais avoir affaire à de la boue.</p>
<p>Dernière illustration en date : la rénovation d’une <a href="http://www.arpentnourricier.org/double-bechage-pour-buttes-autofertiles/">butte double-bêchée</a> à la <a href="http://www.arpentnourricier.org/ma-grelinette/">grelinette</a> le lendemain d’un jour de forte pluie le mois dernier. Rien ne collait sur la grelinette, ni sur le râteau, ni sur le croc. Les mottes étaient grumeleuses et aérées. La terre aurait peut-être été un peu trop humide pour une bêche ou pour marcher dessus, mais c’était impeccable pour des outils à dents.</p>
<p>Moralité : j’ai hérité d’une terre exceptionnelle, pas d’un carré de potager motoculté annuellement et par conséquent boueux à la première pluie. Elle avait servi de prairie sans avoir été retournée pendant au moins quarante ans. Je me sens maintenant investi du devoir de la préserver, donc d’éviter de la déranger, même si sa texture semble m’y inviter (relire la <a href="http://www.jdlf.com/lesfables/livrev/lapouleauxoeufsdor">fable de la poule aux oeufs d’or</a>)…</p>
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		<title>Semis en pleine terre et permaculture ?</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 09:07:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le modèle du jardin en permaculture cherche à tous prix à s’éloigner de celui de la bonne vieille planche de terre nue, gadouilleuse et stérile du potager traditionnel. Mais comment fait-on des semis sous dix ou vingt centimètres de paillage ? Pour les grosses graines, pas de problème : un trou dans le paillage, un [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/semis-en-pleine-terre-et-permaculture/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://picasaweb.google.com/arpentnourricier/01072009#5353480299996790194"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/chenopode.jpg" alt="chenopodium album" title="chenopodium album" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-487" /></a></p>
<p>Le modèle du jardin en permaculture cherche à tous prix à s’éloigner de celui de la bonne vieille planche de terre nue, gadouilleuse et stérile du potager traditionnel. Mais comment fait-on des semis sous dix ou vingt centimètres de paillage ?</p>
<p>Pour les grosses graines, pas de problème : un trou dans le paillage, un petit pois, un haricot, un grain de maïs, une graine de courge, et ça finira par passer. Mais pour les petites, ça n’est pas gagné.</p>
<p>Tout ce qui peut se repiquer gagnera alors à être élevé en godets, puis planté au travers du paillage (laitues, tomates, etc.)<span id="more-443"></span></p>
<h3>Ratage de semis en pleine terre</h3>
<p>Restent les petites graines pour les plantes qui ne se repiquent pas. Par exemple les radis ou les carottes.</p>
<p>J’aurais du mal à vous décrire la méthode idéale pour faire des semis en pleine terre, dans la mesure où j’ai quasiment tout raté.</p>
<p>Le dernier épisode en date, ce sont les carottes : j’ai repris une butte que j’avais laissée sous son couvert de mauvaises herbes pendant les six derniers mois, j’ai bien affiné la terre en cassant les mottes et en extirpant les racines diverses, j’ai semé trois rangs de carottes et panais en jolies lignes bien droites, et j’ai tout laissé à nu à la merci de la pluie et du soleil : triple transgression des préceptes de la permaculture. Deux semaines plus tard, je vois plein de petites pousses, toutes de la même plante, qui sortent de partout. Je me félicite de la réussite de mes carottes. Mais soudain je me rends compte que les plantules occupent la totalité de la planche de culture, alors que j’avais soigneusement planté les carottes en rangs.</p>
<p>Quelques jours et quelques recherches plus tard, j’identifie la plante qui a pris la place de mes carottes : c’est du <a href="http://www.pfaf.org/database/plants.php?Chenopodium+album" class="broken_link">chénopode blanc</a>, autrement appelé poule grasse, qu’on dirait semé exprès, tant les pousses sont uniformément réparties sur la planche. Je décide de le laisser en place : ça fera quelques salades et une base d’épinards (ça tombe bien, j’ai aussi pas mal raté les semis d’épinards).</p>
<h3>Théoriquement, ça devrait marcher</h3>
<p>Mais je ne renonce pas à un jour réussir des semis en pleine terre en version vraiment permaculturelle. Il me faudrait juste mettre au point une technique qui marche à coup sûr… Prenons mes exigences dans l’ordre :</p>
<ol>
<li>garder la terre couverte pour calmer l’ardeur des plantes pionnières, pour éviter l’érosion, le dessèchement et la battance</li>
<li>ne pas travailler la terre pour qu’elle garde toute sa structure</li>
<li>donner de la nourriture aux bêtes et aux champignons du sol pour qu’ils structurent le sol</li>
<li>permettre aux petites graines de germer : chaleur, humidité, un peu de lumière dès que les cotylédons sortent</li>
<li>limiter les besoins d’arrosage</li>
<li>pas de plastique</li>
<li>pas de travail une fois le système installé</li>
</ol>
<p>Je pense que si on a un paillage fin et bien couvrant, sec au-dessus et quasiment composté en-dessous, les graines se plairont bien. Voilà comment je compte m’y prendre.</p>
<p>Il faut probablement une planche de culture spécialement faite pour ces semis. Je pense que le meilleur moment pour préparer est la fin de l’automne, quand les adventices annuelles sont mortes et que la végétation est ralentie. Sur une butte, on amasse vingt centimètres de paillage ayant une teneur assez forte en carbone pour qu’il ne soit pas tout composté au printemps. Probablement que les tontes de gazon ne sont pas adaptées (en tout cas pas telles quelles). Il faut une structure du paillage assez fine quand même, afin que des petites graines y trouvent leur compte. J’aimerais essayer de la paille hachée. On l’éparpille de façon assez lâche pour qu’elle ne risque pas de faire un bouchon. A la surface, on dispose du grillage ou des branchages pour protéger le paillage contre le vent et les oiseaux.</p>
<p>Et on attend.</p>
<p>Au printemps, le but est que la couche de paillage soit à différents stades de compostage suivant la profondeur. On dispose des <a href="http://fr.ekopedia.org/Billes_de_graines">billes de graines</a> à un ou deux centimètres sous la paille sèche de la surface, là où la paille est plus noire et plus humide. Quand elles germeront, la racine n’aura pas de mal à se frayer un chemin jusqu’à la couche compostée, puis jusqu’à la terre : en fait, les plantes trouveront naturellement une structure de sol légère comme du terreau de semis au début, et de plus en plus consistante à mesure qu’elle grandissent.</p>
<p>Comme ces graines sont les seules qui seront à la bonne profondeur, les plantes spontanées ne pourront pas s’inviter, sauf le liseron — éternel incrusteur.</p>
<p>Et si l’on est un vrai permaculteur fainéant, on ne recommence pas l’année suivante. On saupoudre de paille hachée tout au long de l’année pour maintenir le niveau, et on laisse les carottes ou les panais se ressemer tranquillement.</p>
<p>L’automne est encore loin : il me reste du temps pour peaufiner le concept — si vous avez des remarques, des suggestions, et surtout de l’expérience, je suis preneur.</p>
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		<title>Pour planter un arbre, plante un perchoir</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/pour-planter-un-arbre-plante-un-perchoir/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 06:14:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://farm4.static.flickr.com/3275/3070358619_135981b113_o.jpg" rel="lightbox[426]" title="pinson des arbres, par giuss95 sur flickr"><img class="center" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/05/pinson.jpg" alt="pinson des arbres, par giuss95 sur flickr" title="pinson des arbres, par giuss95 sur flickr" width="450" height="250"></a></p>
<p>L’autre jour, j’ai remarqué qu’un sureau poussait au pied de la mangeoire que ma femme avait installée pour les mésanges pendant l’hiver. Note : il n’y avait pas de baies de sureau dans la mangeoire, seulement des graines de tournesol. Il m’a fallu l’arracher parce qu’il n’était pas du tout au bon endroit.</p>
<p>Mais j’ai vite pensé que si la mangeoire avait été à tel autre endroit du jardin, je n’aurais pas été mécontent d’y voir pousser un sureau ou tout autre arbre véhiculé par la grâce de la digestion incomplète des oiseaux.</p>
<p>Ce qui m’amène à redécouvrir la technique suivante : pour faire pousser des arbres quelque part quand on n’a jamais le temps mais qu’on n’est pas pressé, on peut simplement planter un perchoir.</p>
<p>Le perchoir le plus simple à faire est une branche d’arbre avec quelques ramifications, un peu taillée pour réduire la prise au vent, coupée en biseau et plantée fermement dans le sol. Durée de l’opération : cinq minutes à tout casser (à comparer avec une bonne demi-heure pour planter un arbre de pépinière).</p>
<p>Le mieux pour les arbres, c’est que le sol sous le perchoir ne soit pas une prairie. Quand on n’a pas le temps mais qu’on n’est pas pressé, il suffit de ne rien faire dans un rayon d’un mètre ou deux : aucune tonte, aucune fauche, aucun désherbage. Au bout d’un certain temps, les graminées laisseront la place à d’autre plantes qui permettent aux graines d’arbre d’accéder au sol et aux nutriments. Pour faciliter cette opération et empêcher les animaux brouteurs d’entretenir la prairie, on peut y laisser un tas de branchages entremêlés (par exemple les restes de la taille du perchoir).</p>
<p>Voilà comment planter un arbre en cinq minutes de boulot et cinq ans de patience pendant que la nature travaille.</p>
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		<title>Mulch de lauzes</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 19:34:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans les invariants de la permaculture, il y a l’idée de réutilisation systématique, ainsi que l’idée qu’une seule et même chose a de multiples utilités, non seulement dans le temps, mais même simultanément. Entre le mur de l’atelier et les planches surélevées que j’ai double-bêchées l’année dernière, il y avait un stock de lauzes pourrissantes [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/mulch-de-lauzes/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/paillagepierres.jpg" alt="paillage avec des pierres plates" title="paillage avec des pierres plates" width="450" height="253" class="center size-full wp-image-404" /></p>
<p>Dans les invariants de la permaculture, il y a l’idée de réutilisation systématique, ainsi que l’idée qu’une seule et même chose a de multiples utilités, non seulement dans le temps, mais même simultanément.</p>
<p>Entre le mur de l’atelier et les planches surélevées que j’ai <a href="http://www.arpentnourricier.org/double-bechage-pour-buttes-autofertiles/">double-bêchées</a> l’année dernière, il y avait un stock de lauzes pourrissantes –les laissées pour compte de la dernière toiture. En passant là par hasard, je me suis rendu compte que si je les laissais encore deux semaines, elles seraient totalement enfouies sous les ronces et les orties, et elles me gêneraient pour préparer la troisième planche, celle qui s’appuiera contre le mur pour les cultures qui demandent le plus de chaleur. Il fallait donc que je me dépêche de les mettre ailleurs.</p>
<p>Le réflexe occidental, c’est de trier les lauzes entre les pourries et les bonnes, de ranger les bonnes, et de jeter les pourries dans une benne ou un chemin. En plus du coût de manutention et de transport, cela m’aurait pris plusieurs heures. Or j’avais autre chose à faire. Le réflexe du permaculteur, c’est de trouver comment réutiliser au mieux ces pierres avec le maximum d’utilité pour le minimum de travail.</p>
<p>A un mètre de l’enchevêtrement de lauzes, il y avait donc la planche double-bêchée où avait poussé le maïs de l’année dernière. Comme j’avais planté le maïs très clair pour laisser de la lumière aux courges butternut qui poussaient en dessous, les tiges séchées étaient nettement insuffisantes pour pailler efficacement le sol. Je me suis rendu compte que si je laissais le sol nu encore deux semaines, il me faudrait <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/grelinette/" title="articles étiquetés 'grelinette'">greliner</a> à nouveau (et donc enlever puis remettre l’irrigation). Je préférais m’éviter ce travail.<span id="more-403"></span></p>
<p>Il ne fut alors pas difficile de connecter les deux besoins : les lauzes du tas sont allées en paillage sur la planche voisine. Pas de brouette, pas de benne, pas de tri (il sera toujours temps de récupérer les bonnes lauzes plus tard). La planche est ainsi protégée par cinq centimètres de pierres plates, qui empêchent la battance de la pluie, évitent la germination des herbes, limitent l’évaporation, réchauffent le sol, hébergent les limaces (mais aussi les araignées), et dissuadent le grattage. En dix minutes, j’ai donc fait d’une pierre trois coups : débarrassé le tas de lauzes, évité le transport du rebut, et évité d’avoir à bêcher la terre de la planche. Ceci représente peut-être un gain de temps de deux ou trois heures. J’aime la permaculture.</p>
<p>Apparemment, les paillages de pierres (<a href="http://www.springerlink.com/content/x7725npp48626482/fulltext.pdf?page=1">lithic mulch</a>) sont utilisés traditionnellement dans certains endroits du monde, en particulier dans les zones arides, ventées et avec de fortes amplitudes thermiques. La pierre protège de l’évaporation, de l’érosion par la pluie et le vent, et son inertie thermique réduit les écarts entre les maximales et les minimales.</p>
<p>Quand il me faudra planter, j’écarterai les lauzes par endroits. Et si les lauzes sont trop chaudes au soleil en été, je pourrai toujours mettre des tontes de gazon par dessus.</p>
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		<title>Désherbage manuel à la bêche et à la grelinette</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 07:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[grelinette]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans la mini-série sur les techniques pour évincer un morceau de prairie, nous avons déjà vu le paillage avec des cartons et avec des planches. Mais quand vous ne pouvez pas attendre plusieurs mois pour semer, il reste l’option de la grelinette. L’inconvénient, c’est qu’on dérange la terre. De surcroît, c’est assez physique, mais infiniment [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://farm4.static.flickr.com/3005/3251576624_13ff72fb18_b.jpg" rel="lightbox[328]" title="labour à la grelinette"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/labourgrelinette.jpg" alt="labour à la grelinette" title="labour à la grelinette" width="450" height="254" class="center size-full wp-image-363" /></a></p>
<p>Dans la <a href="http://www.arpentnourricier.org/evincer-la-prairie/">mini-série</a> sur les techniques pour évincer un morceau de prairie, nous avons déjà vu le paillage avec des cartons et avec des planches. Mais quand vous ne pouvez pas attendre plusieurs mois pour semer, il reste l’option de la <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/grelinette/">grelinette</a>. L’inconvénient, c’est qu’on dérange la terre. De surcroît, c’est assez physique, mais infiniment moins qu’à la houe : j’ai réussi à faire une trentaine de mètres carrés en une heure.</p>
<p>Il faut savoir que la présence d’un tapis de graminées ne permet pas de passer classiquement la <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/grelinette/">grelinette</a>. Nous allons devoir retirer ce tapis.</p>
<p>Prenez une bêche droite. Affûtez son tranchant. Utilisez-la pour trancher l’herbe verticalement, sur les cinq à dix premiers centimètres d’épaisseur du tapis herbacé, en découpant des bandes de la largeur de la grelinette (la mienne fait environ quarante centimètres de large). Si la découpe est très nette, vous pouvez remuer un peu la bêche d’avant en arrière à chaque coup, pour élargir la coupe et ainsi visualiser les bandes plus facilement.</p>
<p>Avec la grelinette, mettez-vous au bout de la première bande, et glissez les dents assez horizontalement à 10–20 centimètres de profondeur sous l’herbe. En basculant les manches de la grelinette vers l’arrière, puis vers l’avant, puis en faisant levier à droite et à gauche, vous devriez arracher un bon morceau de bande d’herbe. Que vous réservez dans la brouette. Reculez d’un pas, et recommencez pour un autre morceau. Que vous réservez à nouveau dans la brouette. Quand vous avez fini cette première bande, grelinez-la profondément pour aérer la terre (à la manière d’un <a href="http://www.arpentnourricier.org/double-bechage-pour-buttes-autofertiles/">double-bêchage</a>).</p>
<p>Passez à la bande adjacente. Maintenant, quand vous arrachez un rectangle d’herbe, vous le basculez simplement dans la première bande, herbe en dessous et vers de terre en l’air. Une fois la bande finie, grelinez en profondeur. En ainsi de suite.</p>
<p>Vous aurez compris que les rectangles d’herbe réservés dans la brouette serviront à recouvrir la dernière bande.</p>

<a href='http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/labourgrelinette1/' title='labourgrelinette1'><img width="125" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/labourgrelinette1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="labourgrelinette1" title="labourgrelinette1" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/labourgrelinette2/' title='labourgrelinette2'><img width="125" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/labourgrelinette2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="labourgrelinette2" title="labourgrelinette2" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/labourgrelinette3/' title='labourgrelinette3'><img width="125" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/labourgrelinette3-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="labourgrelinette3" title="labourgrelinette3" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/labourgrelinette4/' title='labourgrelinette4'><img width="125" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/labourgrelinette4-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="labourgrelinette4" title="labourgrelinette4" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/labourgrelinette5/' title='labourgrelinette5'><img width="125" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/labourgrelinette5-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="labourgrelinette5" title="labourgrelinette5" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/labourgrelinette6/' title='labourgrelinette6'><img width="125" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/labourgrelinette6-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="labourgrelinette6" title="labourgrelinette6" /></a>

<p>Il restera à préparer le lit de semence et semer dans la foulée.</p>
<p>Attention : cette technique est un prototype. Je ne garantis pas le succès du semis. En particulier, ça risque d’être une vraie course avec l’herbe qui essaie de repousser par les quelques brins qui émergent çà et là entre les mottes puisqu’elle n’est pas enfouie profondément et elle n’a pas eu l’hiver pour se faire composter. Ca peut valoir le coup de semer des <a href="http://www.arpentnourricier.org/semis-liquide-a-la-volee/">graines prégermées</a>.</p>
<p>Retrouvez les précédents épisodes de la série :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">Compostage en place sous des cartons</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-avec-des-planches/">Paillage avec des planches</a></li>
</ul>
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		<title>Paillage avec des planches</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 10:04:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[techniques]]></category>
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		<category><![CDATA[préparation du sol]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceci est le deuxième épisode de la mini-série sur les techniques de paillage pour se débarasser d’un morceau de prairie bien installée. Quand on n’a ni cartons, ni bâche de paillage en plastique, on peut encore pailler avec des planches. Là, il n’y a pas besoin de recouvrir avec de la matière organique, ni avec [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-avec-des-planches/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/img_2934.jpg" rel="lightbox[313]" title="Paillage avec des planches"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/img_2934.jpg" alt="Paillage avec des planches" title="Paillage avec des planches" class="center size-full wp-image-356" /></a></p>
<p>Ceci est le deuxième épisode de la <a href="http://www.arpentnourricier.org/evincer-la-prairie/">mini-série sur les techniques de paillage</a> pour se débarasser d’un morceau de prairie bien installée.</p>
<p>Quand on n’a ni cartons, ni bâche de paillage en plastique, on peut encore pailler avec des planches.<span id="more-313"></span> Là, il n’y a pas besoin de recouvrir avec de la matière organique, ni avec des branchages. Admettons qu’on veuille préparer un carré de deux mètres sur deux. On se munit de planches de deux mètres de longueur. On les dispose alors côte à côte, en les faisant jointer le mieux qu’on peut. Je décline toute responsabilité si vous utilisez du bois traité.</p>
<p>Il est normal que l’herbe continue à pousser dans les joints entre les planches. En été, il peut être intéressant de pailler par-dessus les planches, pour éviter qu’elles s’arquent sous l’effet du soleil (bois sec d’un côté, humide de l’autre).</p>
<p>A noter que plus les planches sont pourries, plus le sol est content : les champignons vont digérer le bois par en-dessous, et à l’instar du <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/BRF/">BRF</a>, leurs filaments irrigueront la terre qui est dessous.</p>
<p>Après quelques mois, quand vient le moment de semer (ou de planter), retirez les planches. L’espace est maintenant suffisamment désherbé pour qu’un passage de <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/grelinette/">grelinette</a> ou de fourche-bêche soit un jeu d’enfant. Profitez-en pour retirer les rhizomes vivaces (liseron, chiendent…) et toutes les limaces qui ont élu domicile sous les planches.</p>
<p>Retrouvez les autres épisodes :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">Compostage en place sous des cartons</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/">Désherbage (et double-bêchage) manuel à la bêche et à la grelinette</a> — à paraître le 10 avril 2009</li>
</ul>
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		<title>Sol boueux cherche bois broyé</title>
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		<comments>http://www.arpentnourricier.org/sol-boueux-cherche-bois-broye/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2009 06:21:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[habitat]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
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		<description><![CDATA[Ma cour boueuse Evoquons ma cour en quelques mots. Elle est encoignée dans une maison en L, faisant face au Sud-Est. Le sol est un mélange d’argile, de rares pousses de graminées et de pourpier, de cailloux 30/40 rescapés du chantier, de chutes de lauzes, de plaques de schiste pourri se détachant de la roche [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/sol-boueux-cherche-bois-broye/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/tasdebrf450x250.jpg" alt="tas de BRF" title="tas de BRF" width="450" height="250" class="center" /></p>
<h3>Ma cour boueuse</h3>
<p>Evoquons <a href="http://www.arpentnourricier.org/broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/">ma cour</a> en quelques mots. Elle est encoignée dans une maison en L, faisant face au Sud-Est. Le sol est un mélange d’argile, de rares pousses de graminées et de pourpier, de cailloux 30/40 rescapés du chantier, de chutes de lauzes, de plaques de schiste pourri se détachant de la roche qui affleure par endroits. Elle reçoit la pluie de quatre demi-toits, triplant sa pluviométrie apparente : esthétique oblige, il n’y a pas de gouttières. En hiver, elle se transforme en vaste flaque boueuse un jour sur deux.</p>
<p>Cela fait déjà plusieurs années <span id="more-94"></span>que j’ai choisi le <a href="http://www.arpentnourricier.org/broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/">revêtement de sol pour la cour</a> : ni béton lavé, ni calade en galets, ni chape de chaux, ni graviers, ni plateforme en teck, ni dalles de calcaire, mais des copeaux. Il m’a fallu un certain temps pour mettre mon idée à exécution, ce qui m’a permis d’être entre-temps conforté par de beaux exemples, en particulier le <a href="http://www.brittanycountrygite.com/images/gitegarden.jpg">jardinet du gîte de Stuart &amp; Gabrielle</a>. Notons que j’emploie ici le terme de copeaux plutôt que de <a href="http://www.arpentnourricier.org/bois-rameaux-fragmentes-introduction/">BRF</a>, dans la mesure où il n’est nul besoin que les bois soient fins, ni qu’ils soient majoritairement constitués de feuillus.</p>
<p>J’avais d’abord essayé de faire ces copeaux moi-même avec un <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2320428351/">petit broyeur électrique</a>. La boue avait déjà bien diminué, mais je n’aurais jamais pu arriver à produire les six mètres cubes que le paysagiste est venu me verser fin décembre.</p>
<p>En trois coups de petit râteau, voilà la cour métamorphosée.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/courbrf450x250.jpg" alt="bois broyé dans la cour" title="bois broyé dans la cour" width="450" height="250" class="center" /></p>
<h3>Les mille mérites des copeaux en revêtement de sol</h3>
<p>Il y a mille intérêts à utiliser des copeaux en couverture de sol. Enumérons-en quelques-uns :</p>
<ol>
<li>c’est pas cher : 1€60 le mètre carré (pour 10 cm d’épaisseur)</li>
<li>c’est flexible et réversible : je n’aurai qu’à pousser les copeaux quand je voudrai faire d’autres aménagements dans la cour. Et si je me lasse des copeaux, ils trouveront leur place au jardin comme du BRF</li>
<li>c’est écologique : à 0.1 litre de combustible fossile par mètre carré transport compris (voir estimation sur le sens de l’humus), l’énergie grise est imbattable</li>
<li>c’est drainant : pas besoin de m’embêter à faire un caniveau et des drains — il suffit que le terrain soit légèrement en pente vers le jardin et je n’aurai plus jamais de boue</li>
<li>c’est climatisant : l’hiver, on ne risque pas de glisser sur du verglas ; l’été, l’humidité maintient la fraîcheur</li>
<li>c’est désodorisant : il faut aimer l’odeur de forêt — on peut favoriser les copeaux de conifères, qui ont une odeur plus aromatique</li>
<li>c’est beau : la texture camaïeu est inimitable et change au gré des saisons</li>
<li>c’est facile à mettre en oeuvre : un rateau suffit — compter cinquante mètres carrés en une heure de travail</li>
<li>c’est peu salissant : jamais de balai, jamais de kärcher, jamais de lasure, et jamais de taches de merlot ou de graisse de barbecue lors des repas d’été</li>
<li>c’est assainissant : si un chien ou un chat vient à y faire ses besoins, il suffit d’enfouir l’objet du délit et la vie du sol s’en régalera</li>
<li>c’est incassable : on peut y garer la voiture ; on peut y laisser choir une masse sans risques de fissures</li>
<li>c’est fertile : j’ai couvert ma misérable terre directement, sans interposer une quelconque barrière à adventices (ni bâche ni cartons). En-dessous, le bois sera lentement dégradé par les champignons et le nouvel humus se mélangera au peu d’argile pour faire un sol prodigieux. Je suis sûr qu’il y poussera de splendides plantes spontanées dès le printemps (que je n’arracherai qu’au cas par cas). Je vais même probablement semer des graines de prairie fleurie ou de fleurs de la forêt, pour un plus bel effet. Je trouve assurément plus agréable d’avoir de la nature au pied de la maison qu’une cour stérile, et tant pis si ça ne fait pas ‘propre’.</li>
<li>c’est doux : le moelleux est très agréable, et parfaitement indiqué pour les chutes des jeunes enfants</li>
<li>c’est polyvalent : la cour, les chemins, les marches du perron, le paillage des fleurs</li>
<li>c’est panachable : j’ai fait un perron en vieux chevrons et en lauzes pour entrer dans la maison sans ramener trop de bois — le mariage est visuellement très satisfaisant</li>
<li>c’est renouvelable : d’ailleurs, il faudra certainement le renouveler au moins partiellement dans trois ou quatre ans</li>
</ol>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/perron450x250.jpg" alt="Le perron en chevrons et lauzes" title="Le perron en chevrons et lauzes" width="450" height="250" class="center" /></p>
<h3>Appel aux urbanistes</h3>
<p>Pour finir, si un paysagiste ou un urbaniste lit ces lignes, je voudrais le convaincre que c’est un matériau rêvé pour des sentiers, des squares, et toutes zones passablement piétinées, qui ne risquent plus de devenir boueuses ni glissantes. Bordez ces chemins de haies, et vous aurez le matériau à portée de main la prochaine fois qu’il faudra refaire un apport de copeaux. Il ne resterait qu’à savoir faire un moteur à bois (cycle de stirling ?) pour le broyeur, et nous aurions une solution quasiment 100% renouvelable.</p>
<p>Je me prends à rêver aux routes du futur : un chemin creux protégé du soleil et des intempéries par deux haies champêtres, recouvert de copeaux récoltés sur les haies par une machine qui en une seule passe retaille le tunnel de verdure par l’intérieur, broie les branches ainsi coupées, puis étale les copeaux neufs derrière elle. Des routes qui seraient des odes à la lenteur, des corridors de biodiversité, des réserves de fertilité, et de formidables gisements de champignons.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/01/chemin_creux.jpg" alt="Chemin creux" title="Chemin creux" width="450" height="600" class="center" /></p>
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		<item>
		<title>BRF d’été à la main avec les feuilles</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/brf-dete-a-la-main-avec-les-feuilles/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 07:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[bois raméaux fragmentés]]></category>
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		<description><![CDATA[Donc mon voisin était en train d’abattre deux tilleuls qui menaçaient les lignes électriques. Au milieu du village, coincée entre une maison et un appentis, il y a une minuscule parcelle triangulaire de quatre mètres sur quatre, résultat d’un improbable jeu de successions, et qui ne reçoit la visite de son propriétaire qu’à la Saint-Glinglin, [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/brf-dete-a-la-main-avec-les-feuilles/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Donc mon voisin était en train d’abattre deux tilleuls qui menaçaient les lignes électriques.</p>
<p>Au milieu du village, coincée entre une maison et un appentis, il y a une minuscule parcelle triangulaire de quatre mètres sur quatre, résultat d’un improbable jeu de successions, et qui ne reçoit la visite de son propriétaire qu’à la Saint-Glinglin, et encore pas tous les ans. Lequel propriétaire, mis en demeure par les agents de la maintenance du réseau de distribution d’électricité de raccourcir les deux tilleuls, avait alors demandé à mon voisin, dont la propriété jouxte la parcelle des tilleuls, et qui fait aussi le bûcheron,<br />
de s’en charger, en échange de quoi il pourrait garder le produit de l’abattage pour enrichir sa réserve de bois.</p>
<p>Ce soir-là en rentrant chez moi, je me retrouvai donc nez à nez avec une barricade de branchages de tilleul barrant entièrement la rue. Je contourne la barricade, et comme tout badaud qui se respecte, je viens observer l’opération, puis commenter, puis donner un coup de main. Comme le voisin m’avait déjà vu par le passé récupérer des branchages pour les broyer, il ne fut pas long à me proposer de disposer du tas qui barrait la route. Il me dit qu’il s’apprêtait à faire plusieurs allers-retours avec le tracto vers son pré au bout du village pour y décharger le tas, puis le brûler plus tard, mais qu’à tout prendre, ça lui ferait moins de boulot de s’en débarrasser dans mon jardin, qui était au bout de la rue.</p>
<p>En à peine plus de temps qu’il n’en faut pour le dire, le tas fut déplacé vers mon jardin. Et puis comme mon voisin est l’homme le plus généreux du village, il a aussi déplacé tout le reste du bois, y compris les grosses billes du tronc des tilleuls. Il me resterait à le débiter, le refendre et le laisser sécher. Quant aux branchages, il me restait à les broyer.</p>
<h3>Préparation</h3>
<p>J’ai préparé le tas de branchages de la façon suivante : comme mon gros sécateur coupe des branches d’un diamètre de quatre centimètres maximum, et que c’est aussi le diamètre maximum qu’accepte mon broyeur, il me suffisait de couper tous les rameaux d’un diamètre inférieur, et de les mettre en tas bien rangé. De l’autre côté, il ne me reste que les plus gros diamètres, qui une fois tronçonnés, nous chaufferont l’hiver.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2714104147/" title="branchages de tilleul avant broyage de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3133/2714104147_c03874dd68_m.jpg" width="240" height="160" alt="branchages de tilleul avant broyage" /></a></p>
<h3>Broyage</h3>
<p>La faiblesse de mon petit broyeur électrique, c’est l’usure des couteaux. Mais là, je venais de les retourner (avec force dégrippant et jurons), ce qui fit du broyage une vraie partie de plaisir. Les branches étaient bien rectilignes, tout était avalé en douceur, et j’ai broyé environ un mètre cube en deux ou trois sessions d’une heure.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2714916500/" title="BRF de tilleul frais de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center"  src="http://farm4.static.flickr.com/3243/2714916500_4a6792c92d_m.jpg" width="240" height="160" alt="BRF de tilleul frais" /></a></p>
<p>La nouveauté, c’était l’abondance de feuilles et de sève, qui donnait une odeur incomparable. Je ne sais pas si le BRF de bois en pleine végétation est bénéfique (davantage de nutriments, d’humidité, d’azote) ou néfaste (le bois qui tombe au sol en forêt est généralement mort, donc on s’éloigne encore davantage du fonctionnement naturel), mais en tout cas, il est bien beau et sent bien bon.</p>
<h3>Emploi</h3>
<p>Comme je ne voulais pas perdre la fraîcheur de cette ressource inattendue, j’ai dégagé une zone d’environ trente mètres carrés dans la prairie récemment fauchée, sur laquelle j’ai épandu le broyat sans autre forme de procès. Il était temps : le BRF était sotcké en tas depuis à peine une semaine, et le processus de compostage avait déjà bien débuté. Au milieu du tas, on se brûlait la main. Plus sur les bords, de la barbapapa blanche avait déjà commencé à agréger les fragments. J’imagine que c’est du mycélium.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2714103859/" title="tas de bois raméal fragmenté de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3210/2714103859_61ba5e74c8_m.jpg" width="240" height="160" alt="tas de bois raméal fragmenté" /></a></p>
<p>Par dessus le BRF, des cartons, récupérés à la déchetterie du coin (dont je suis progressivement devenu un client net). Et par dessus les cartons, trente centimètres de foin de ma prairie. Je vais laisser agir et je vous tiendrai au courant de la tournure que ça prend. J’imagine laisser l’endroit tout l’hiver et semer au printemps (patates, maïs, courges, pois, fèves, que sais-je encore..). A suivre, donc.</p>
<h3>Lire aussi</h3>
<p>Les autres articles de l’arpent <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">sur le BRF</a></p>
<h3>Liens externes</h3>
<p><a href="http://senshumus.wordpress.com/2008/08/04/brf-partout-adventices-nulle-part/" title="Le dernier article du Sens de l'Humus sur le BRF qui gagne du terrain">Le BRF gagne du terrain</a><br />
<a href="http://lesjardinsdebrf.com/" title="Les jardins de BRF, un site avec forum consacré au BRF">Jardins de brf</a><br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Jacky Dupéty</a><br />
La page ressources du site aggra.org<br />
<a href="http://pouzatbrf.blogspot.com/">Le blog de Jacky Dupéty</a><br />
<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/">Les jardins de BRF</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_ram%C3%A9al_fragment%C3%A9">L’article de Wikipédia</a><br />
<a href="senshumus.wordpress.com/2007/10/30/explorer-les-limites-du-brf/ " class="broken_link">Discussion sur les limites du BRF, au Sens de l’Humus</a><br />
<a href="http://www.arbre-et-paysage32.com/pdf/page04/livret_BRF_AP32.pdf">Les BRF et les haies — fiche PDF — arbres et paysage du Gers</a></p>
<h3>Vidéos sur le BRF</h3>
<p>Comme les liens dailymotion et youtube vont et viennent, je vous propose simplement la <a href="http://www.google.fr/search?gcx=w&#038;sourceid=chrome&#038;client=ubuntu&#038;channel=cs&#038;ie=UTF-8&#038;q=BRF+bois+fragment%C3%A9#gcx=w&#038;client=ubuntu&#038;channel=cs&#038;q=BRF+bois+fragment%C3%A9&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;hl=fr&#038;tbo=u&#038;tbm=vid&#038;source=og&#038;sa=N&#038;tab=wv&#038;ei=5lMqT6fQDomUOs-m9PsN&#038;bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&#038;fp=89b414756fc62fd&#038;biw=1680&#038;bih=938">requête google “BRF bois fragmenté“</a><br />
<a href="http://terreaterre.ww7.be/agriculture-sans-eau.html">L’émission Terre à Terre consacrée au BRF (audio — MP3)</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Semis d’avoine après le passage du tracteur à poules</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/semis-davoine-apres-le-passage-du-tracteur-a-poules/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/semis-davoine-apres-le-passage-du-tracteur-a-poules/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2008 21:16:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[semis]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant-Après Avant, c’était une prairie. Un endroit qui n’avait jamais été remué, et que je n’avais pas tondu depuis deux ans. J’avais juste dû passer la faux une ou deux fois. Donc personne n’y avait marché, et si je me fie à la hauteur et la densité des graminées fauchées, le sol était probablement déjà [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/semis-davoine-apres-le-passage-du-tracteur-a-poules/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Avant-Après</h3>
<p>Avant, c’était une prairie. Un endroit qui n’avait jamais été remué, et que je n’avais pas tondu depuis deux ans. J’avais juste dû passer la faux une ou deux fois. Donc personne n’y avait marché, et si je me fie à la hauteur et la densité des graminées fauchées, le sol était probablement déjà de bonne qualité. La présence de taupinières aux alentours indique probablement une abondance de vers de terre, donc un sol bien structuré et bien drainé.</p>
<p>Pourquoi faire passer le tracteur à poules à cet endroit ? Je ne sais pas très bien. J’avais peut-être espoir que les poules détruiraient toute végétation, et que j’aurais alors pu faire des semis en pleine terre sans craindre la compétition de graminées bien installées. En fait, il est certain que les poulettes n’ont jamais gratté assez profond. Elles se sont contenté de raser l’herbe de très près.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2417174208/" title="Le sol après un mois de tracteur à poules de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3253/2417174208_82c1f754ed_m.jpg" width="240" height="160" alt="Le sol après un mois de tracteur à poules" /></a></p>
<p>Il est sûr qu’après le séjour des poules,<span id="more-32"></span> le terrain ne manque pas de nitrates, et se prêtera donc bien à la culture de plantes exigeantes.</p>
<p>Sans vouloir critiquer les braves gallinacés, il faut aussi remarquer qu’une bonne fraction du grain que je leur avais donné était resté intact. Soit elles n’étaient pas assez dégourdies, soit elles n’étaient pas assez affamées pour aller le chercher entre les brins de paille qui maintenaient un semblant de couverture au sol.</p>
<p>Comme je n’avais pas concassé les grains, j’aurai peut-être du maïs et du blé à cet endroit. Pourquoi pas, après tout.</p>
<h3>Aération du sol, sans grelinette</h3>
<p>C’était peut-être inutile, mais je voulais essayer de passer un coup de <a href="http://www.arpentnourricier.org/ma-grelinette" title="une page de ressources sur la grelinette">grelinette</a> pour aérer le sol. Le seul problème, c’est que je n’ai pas encore de grelinette, vu que c’est mon voisin qui doit me la fabriquer, et que comme il me la fait pour rien, je ne vais quand même pas lui crier après.</p>
<p>Donc j’ai essayé avec la <a href="http://www.castorama.fr/store/CatalogueDirecte/jardin-outillage-et-equipement-du-jardin-outils-de-jardin-griffe/p-categorie_7499-casto_product-PRDm640963.htm" title="une rotogriffe chez Casto" class="broken_link">rotogriffe</a>. Peine perdue. Les racines de graminées sont toujours bien là sous la surface, bien touffues et bien ancrées. La griffe se plante sans problème, mais il y faudrait un cabestan mû par cinq marins pour la faire pivoter.</p>
<p>J’ai failli me faire une raison. Parce qu’en réalité, il n’y avait pas vraiment besoin d’aérer ce sol, les vers de terre s’en étaient chargés, et le piétinement apparent des poules n’affectait probablement que la surface. Je suis sûr que si j’avais simplement laissé le sol tel quel, il se serait aéré jusqu’à la surface en peu de temps, surtout en le protégeant avec un bon paillage. Mais bon, j’avais rêvé de passer un coup de grelinette.</p>
<p>J’ai donc été prendre la <a href="http://fr.jardins-animes.com/le-meilleur-de-loutil-de-jardin/outils-long-manche-sneeboer/fourche-beche-dents-sneeboer-p-25.html">fourche-bêche</a>, qui est l’outil qui ressemble de plus près à la grelinette. La bonne surprise, c’est que l’outil s’enfonçait parfaitement sur toute la hauteur des dents, en appuyant à peine le pied. Il n’y avait alors plus qu’à reculer un peu le manche pour aérer une motte. Jamais au point de la retourner ; je ne voulais surtout pas remplacer les graminées par d’autres adventices moins désirables, par exemple le liseron. Donc la terre de surface devait rester en surface, et la terre du fond, au fond. L’opération d’aération a quand même sacrément fait gonfler la terre, dont le niveau a monté de presque dix centimètres (mais ça redescendra probablement un peu).</p>
<p>Après le passage de la fourche, le racinaire était suffisamment assoupli pour que je puisse donner un coup de rotogriffe, par acquit de conscience. Cela m’a permis d’émietter un peu mieux les mottes, tout en étant sûr de ne rien chambouler : le mouvement de pivot de la griffe inverse la gauche et la droite, mais certainement pas le dessus et le dessous.</p>
<p>D’ailleurs à cette occasion, je me suis demandé si la grelinette n’aurait pas dérangé le sol un peu trop pour ce que je voulais faire. On verra quand j’en aurai une.</p>
<p>Durée de l’opération (fourche-bêche + griffe) : un quart d’heure pour trois mètres carrés, donc 833 heures à l’hectare. Pas question de faire ça à grande échelle. Il faut se rendre à l’évidence, cette technique n’est valable que pour un potager. A plus grande échelle, il faut laisser les bestioles faire le boulot, ou bien mécaniser (devinez de quel côté je penche…)</p>
<h3>Semis d’avoine et de lin</h3>
<p>Comme on est encore très tôt dans la saison, je me suis dit que j’avais ma chance avec de l’avoine. Si je change d’avis plus tard, l’avoine aura servi de couvre-sol, et peut-être d’engrais vert.</p>
<p>J’avais commandé des semences d’avoine chez <a href="http://essembio.prosygma-asp.org/jardinier/default.asp" title="site d'un semencier bio">Essembio</a>, et en me fiant aux recommandations de plantation trouvées sur internet (90 à 120 kg à l’hectare), j’en ai déduit qu’il m’en fallait 60 grammes pour le morceau de potager. Comme il n’était pas question que j’aille mesurer les 60 grammes avec un pèse-lettres, j’ai dit que 60 grammes = quelques grosses poignées, à une vache près.</p>
<p>J’ai semé à la volée, en essayant d’être plus régulier qu’avec le seigle que j’avais semé à l’automne en bas du pré, mais bon, en fait on s’en fout pas mal. Notre besoin de semer proprement, au cordeau, en ligne, impeccable, c’est juste notre esprit compacté. Pour autant que je sache, la nature ne sème pas en ligne (vous allez me dire, elle ne fit pas cent quintaux à l’hectare non plus…). Si c’est clairsemé par endroits, j’y mettrai autre chose plus tard. Une patate ou deux, un plant de courge, ce que j’aurai sous la main. Et puis c’est tout.</p>
<p>Bon, et pour mettre un peu de couleur, j’ai jeté quelques pincées de graines de lin. Là aussi, on verra bien. En fait, il me faudrait un sac de semences de fleurs des champs, et en balancer une poignée par-ci par-là au hasard de mes semis, par plaisir.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/laurentlecoutre/492126207" title="Fleur de lin, par laurentlecoutre, sur Flickr" class="broken_link"><img class="center" src="http://farm1.static.flickr.com/232/492126207_96792aef38_m.jpg" width="240" alt="Fleur de lin, par laurentlecoutre, sur Flickr" /></a></p>
<p>Ma philosophie avec les semences, c’est de faire comme la nature : ne pas être pingre et ne pas s’en faire.</p>
<h3>Paillage (récolte et mise en place)</h3>
<p>Là, si vous avez suivi, vous vous rendez compte que les grains d’avoine et de lin (ainsi que les restes de blé et de maïs des poules) traînent à la surface d’une terre certes aéré mais encore à moitié paillée. Et comme je ne veux rien remuer, pas question de recouvrir les graines avec un coup de rateau ou d’épandre du compost (d’autant qu’il y a déjà assez de nitrates sur place). Donc il me faut pailler pour recouvrir tout ça.</p>
<p>Mais je n’ai plus de paille. Les caisses pleines de copeaux de menuiserie, je les réserve pour les toilettes sèches. Il fallait donc que j’aille récolter du paillage. La prairie du bas était assez haute pour que je puisse aller me servir. J’ai affûté la faux, et j’ai essayé de ne prendre que les touffes les plus hautes, celles qui sont faites d’herbe rêche, large, et foncée. J’en ai ramené quelques brassées, pour recouvrir d’une couche d’environ dix centimètres la terre nouvellement ensemencée.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2417175642/" title="Planche désherbée, aérée, ensemencée, paillée de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3188/2417175642_38845af530_m.jpg" width="240" height="160" alt="Planche désherbée, aérée, ensemencée, paillée" /></a></p>
<p>Enfin, j’ai disposé des rameaux tous secs par dessus, pour la touche finale. Ces rameaux, dont il se trouvait justement un tas inemployé à portée de bras, et que j’essaie pour la première fois, ont pour fonction(s) de :</p>
<ul>
<li>Retenir le paillage en cas de vent</li>
<li>Dissuader les chats de venir gratter. C’est pas très grave, mais ça m’agace</li>
<li>Rendre le <a href="http://monotarcie.blogspot.com/2008/03/pinsons-gnants.html" title="semis d'avoine pillés sur le blog monotrcie">pillage</a> plus difficile aux piafs</li>
</ul>
<p>Voilà, on verra s’il y pousse autre chose que les herbes qui y étaient déjà avant. Sinon, je faucherai et je planterai des plants issus de semis en godets, en utilisant le foin juste fauché en paillage.</p>
<h3>Epilogue</h3>
<p>Je n’ai pas eu besoin d’arroser, le temps pourri du week-end de pâques s’en est chargé abondamment.</p>
<h3>Lire aussi</h3>
<p>Acheter des graines à germer comme semences<br />
Quand un débutant affûte la faux</p>
<p>tags:</p>
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		<title>Utiliser l’aubier de feuillus pour imiter les BRF ?</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 20:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
		<category><![CDATA[aggradation]]></category>
		<category><![CDATA[aubier]]></category>
		<category><![CDATA[Bois raméal fragmenté]]></category>
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		<category><![CDATA[BRF]]></category>
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		<category><![CDATA[mycélium]]></category>
		<category><![CDATA[Ramial wood chips]]></category>

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		<description><![CDATA[La conférence sur les BRF du 29 Mars 2008 à Rodez J’ai assisté il y a quelques semaines à la conférence (applaudissez, c’était sa première !) d’Eléa Asselineau (alias Lili Revival) au lycée agricole de La Roque à Rodez. Plus que la partie magistrale (où l’on retrouvait essentiellement le contenu du livre que j’avais déjà [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/aubier-feuillus-brf/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>La conférence sur les BRF du 29 Mars 2008 à Rodez</h3>
<p>J’ai assisté il y a quelques semaines à la <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/article.php3?id_article=70" title="Annonce de la conférence">conférence</a> (applaudissez, c’était sa première !) d’<a href="http://www.lesjardinsdebrf.com/" title="Son site : les jardins de BRF">Eléa Asselineau</a> (alias <a href="http://andre.emmanuel.free.fr/phpBB2/profile.php?mode=viewprofile&amp;u=4" title="Profil d&#039;Eléa sur le forum des jardins de BRF" class="broken_link">Lili Revival</a>) au <a href="http://www.legta.laroque.educagri.fr/default.htm" title="Site officiel du lycée">lycée agricole de La Roque</a> à Rodez.</p>
<p>Plus que la partie magistrale (où l’on retrouvait essentiellement le contenu du <a href="http://brfdelarbreausol.blogspot.com/" title="le blog du livre De l'arbre au sol - les bois raméaux fragmentés">livre</a> que j’avais déjà lu, avec quelques histoires personnelles en plus), c’était pour rencontrer les gens que j’y allais. Je n’ai pas été déçu. <span id="more-29"></span>Il y avait mes amis de la <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/article.php3?id_article=112" title="La compagnie de l'humus, sur le site de biodiva">compagnie de l’humus</a>, il y avait l’association <a href="http://biodiva.free.fr/" title="pour la promotion de la biodiversité au jardin familial">biodiva</a>, il y avait un responsable du lycée agricole, très ouvert et très actif (que j’avais déjà rencontré auparavant, mais dont je n’ai toujours pas retenu le nom [note du 22.04.08 : c’est Franck Bocher]), il y avait <a href="mailto:association-ahp12@voila.fr" title="En attendant un site">Sophie Hugonnenc</a>, de l’association Arbres, Haies et Paysages de l’Aveyron, et d’autres personnes fort intéressantes même si je n’ai pas eu le temps de collecter leurs noms. Et il y avait <a href="http://lilirevival.spaces.live.com/" class="broken_link">Eléa Asselineau</a>. L’échange de questions-réponses a été très enrichissant, ainsi que les discussions spontanées et les prises de contact qui ont suivi.</p>
<p>Mais je m’égare. Je relatais la conférence simplement pour faire part d’une idée que j’ai eue, que j’ai soulevée dans les questions-réponses, qui a reçu un bon accueil, et qui mériterait sans doute d’être essayée.</p>
<h3>Utiliser l’aubier de feuillus comme BRF</h3>
<p>Il y a deux ans, j’avais commandé du bois de chauffe auprès de la grosse scierie du coin. Comme je ne savais pas quand ma maison serait correctement isolée, ni quand le poêle définitif serait installé, j’ai opté pour l’option la moins chère, et la scierie m’a livré vingt-huit stères de <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2325199134/in/set-72157604057489016/" title="mon croquis sur Flickr">dosses de sciage</a>.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2416360919/" title="IMG_2084 de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3068/2416360919_8fa2789892_m.jpg" width="240" height="160" alt="IMG_2084" /></a></p>
<p>Je me suis retrouvé avec un tas de six mètres de long, trois mètres de large et presque deux mètres de hauteur dans le jardin. Un monticule particulièrement disgracieux et encombrant. Comme je me suis contenté de débiter le tas au fur et à mesure des besoins, le tas est demeuré tel quel pendant quasiment deux ans. C’est seulement maintenant que j’en viens finalement à bout, et que je découvre le sol qui était resté couvert tout ce temps.</p>
<p>Ce sol est d’un spectaculaire brun-noir granuleux, plein de galeries de toutes les tailles, doux au toucher et sous les pas, et quasiment pas collant, même après la pluie. C’est presque contre-intuitif. Mon terrain est en effet très argileux (nous sommes sur un plateau schisteux, une terre argileuse et acide), et dès qu’on y marche ou qu’on y roule, la terre se transforme en infâme gadoue marron clair. Sous ce tas de bois extrèmement lourd, on pourrait imaginer la terre toute compactée par deux ans de tassement. Et c’est le contraire qui se produit.</p>
<p>Retrospectivement, maintenant que j’ai lu plus de choses sur le fonctionnement des sols, les effets bénéfiques du tas sont très compréhensibles :</p>
<ul>
<li>il empêche le passage, donc prévient le tassement ;</li>
<li>il offre un abri aux petites bêtes qui creusent des galeries ;</li>
<li>il agit comme un paillage et protège la surface du froid, de la pluie, du vent ;</li>
</ul>
<p>Mais il reste une question : pour entretenir toute cette vie qui remue et amende le sol, il faut que le tas lui amène de la nourriture. Sous le tas, on voit pas mal de filaments blancs de mycélium. Or je croyais que le bois dur était difficile à décomposer par le mycélium, et que c’est pour cela qu’on recommande d’utiliser les rameaux et branches de petit diamètre pour aggrader le sol grâce au bois raméal fragmenté. Or mon tas n’est pas fait de rameaux. A en juger par la taille des dosses, les arbres utilisés avaient un diamètre d’au moins 50 cm.</p>
<p>J’ai compris en regardant mieux. Quand j’ai tiré les dosses de tout en bas, celles qui étaient restées au contact du sol pendant ces deux années, j’ai vu que les bords et le dos étaient souvent plus “pourris” que le coeur. En regardant le bas du tas, on voit sur les extrémités des dosses un changement de couleur très net entre l’aubier et le bois de coeur. Et très souvent, l’aubier est colonisé de champignons, au point qu’on voit des “oreilles” de champignons sur toute une couronne extérieure pendant que le bois de coeur est intact.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2353123100/" title="Aubier et champignons de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm3.static.flickr.com/2079/2353123100_de50ebafa1_m.jpg" width="240" height="160" alt="Aubier et champignons" /></a> <a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2416362719/" title="Une dosse, le bois et l'aubier de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3244/2416362719_89d44b8867_m.jpg" width="240" height="160" alt="Une dosse, le bois et l'aubier" /></a></p>
<p>J’avais rénové la charpente de ma maison. J’avais nettoyé les vieilles poutres en chène. J’avais construit plusieurs portes et plusieurs meubles dans mon atelier de menuiserie. J’étais bien placé pour savoir la différence entre l’aubier et le bois de coeur. Les insectes xylophages n’attaquent que l’aubier, surtout si l’humidité a permis aux champignons de le prédigérer. Dans ma cuisine, on voit très nettement une différence entre les arètes des poutres, plus claires et piquées de trous de vrillette, et le milieu, parfaitement intact. Alors qu’on peut souvent gratter l’aubier avec un tournevis ou avec l’ongle, il est quasiment impossible de planter un clou dans le coeur de ces poutres multicentenaires à moins de faire un avant-trou avec une mèche à métal.</p>
<p>Un voisin m’avait prévenu : “ces dosses, c’est pas cher, mais c’est vraiment pas du bon bois pour se chauffer ; c’est pratiquement que de l’aubier”. Ainsi, mon tas de bois était en réalité principalement un tas d’aubier, et les champignons aiment bien l’aubier. Voilà comment mon tas nourrissait la vie du sol et a permis la spectaculaire transformation.</p>
<h3>Comment aggrader le sol avec des dosses de scierie ?</h3>
<p>Ce que j’ai commencé de faire pour <a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat de chutes de scierie en couvre-sol">la cour</a> est peut-être une première réponse. Sur le même principe, on peut envisager de débiter les dosses dans des sections suffisamment petites pour qu’elles passent au broyeur. On peut alors probablement s’en servir comme on se servirait de <a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction aux BRF">BRF</a>. Surtout si en scierie le bois a été scié vert.</p>
<p>Mais comme je suis partisan du moindre effort, je vais aussi essayer autre chose. Je prendrai les dosses les plus fines, celles qui ne contiennent quasiment que de l’aubier. Je les disposerai en rangées, à même le sol du potager, et je sèmerai ou planterai au niveau des interstices. Je paillerai par-dessus. J’aurai ainsi une belle réserve de fertilité forestière incorporée dans mon potager pour plusieurs années (et aussi de magnifiques abris à limaces).</p>
<p>Comme la surface de contact entre le sol et le bois est plus faible qu’avec des bois fragmentés, j’imagine que la technique se prête moins à l’aggradation rapide d’un sol trop fatigué. Mais comme apport ultérieur et durable pour un sol déjà correct, ça doit être intéressant. Surtout si ça évite l’étape ‘broyeur’.</p>
<p>Si ça marche, je demanderai à mon scieur de faire un tas avec les dosses les plus fines, qui n’intéressent certainement pas les gens qui veulent les utiliser pour se chauffer. Ou bien je viendrai faire mon marché moi-même. J’imagine qu’il m’en fera cadeau, mais même dans le cas contraire, au prix où sont les dosses (500 € les 30 stères), on doit tomber à 0.5€ par mètre carré ‘traité’. </p>
<p>La grosse limitation, c’est qu’il faut être à proximité d’une scierie. Même si les dosses sont plus denses que des branchages ou même que du broyat, il faut éviter de leur faire parcourir des kilomètres.</p>
<h3>Post scriptum</h3>
<p>Je viens de soumettre l’idée sur le forum des jardins de BRF. On verra si ça intéresse d’autres personnes.</p>
<h3>Lire aussi</h3>
<p><a href="bois-rameaux-fragmentes-introduction/" title="introduction aux BRF">Mon article introductif sur le BRF (avec de nombreux liens)</a><br />
<a href="broyat-de-chutes-de-scierie-en-couvre-sol/" title="Broyat de chutes de scierie en couvre-sol">Broyat de chutes de scierie en couvre-sol</a><br />
<a href="mon-premier-brf/" title="Mon premier BRF">Mon premier BRF</a></p>
<h3>Liens externes</h3>
<p><a href="http://andre.emmanuel.free.fr/phpBB2/viewtopic.php?p=7154#7154" title="La discussion sur le forum des jardins de BRF" class="broken_link">La discussion sur le forum des jardins de BRF</a></p>
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