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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; simplicité volontaire</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Travailler moins pour vivre mieux</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 06:24:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[économie]]></category>
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		<description><![CDATA[Préambule Ah, la rentrée de septembre… la grande resynchronisation de toute l’humanité laborieuse. Maintenant que les paysans ont été mis en minorité au niveau mondial, on peut bien dire que notre Histoire Naturelle est à une nouvelle charnière : nous avons très longtemps été chasseurs-cueilleurs jusqu’à la révolution néolithique il y a 10000 ans, puis [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/travailler-moins-pour-vivre-mieux/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Préambule</h3>
<p>Ah, la rentrée de septembre… la grande resynchronisation de toute l’humanité laborieuse. Maintenant que les paysans ont été mis <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Urbanization" title="urbanisation wikipedia (en)">en minorité au niveau mondial</a>, on peut bien dire que notre Histoire Naturelle est à une nouvelle charnière : nous avons très longtemps été chasseurs-cueilleurs jusqu’à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_n%C3%A9olithique">révolution néolithique</a> il y a 10000 ans, puis nous avons été agriculteurs, et maintenant nous sommes employés. L’avenir dira quelle empreinte auront laissé cet interminable passé de chasseurs-cueilleurs puis ce récent passage par l’agriculture. Toujours est-il que l’Homme d’aujourd’hui vit hors-sol et tire sa subsistance non plus d’un écosystème, fût-il artificiel, mais d’un système économique et d’un travail spécialisé. Ce travail spécialisé rythme nos vies du matin au soir, il conditionne nos parcours de la maternelle à la tombe, il nous définit jusque dans notre État-Civil, et il a tellement envahi nos références culturelles qu’on envisage rarement une autre façon de vivre. Ce travail spécialisé est une aberration d’un point de vue permaculturel tant il nuit à la diversité et à la résilience, comme nous l’allons voir ici.<span id="more-1376"></span></p>
<h3>Le travail bourgeois et puritain</h3>
<p>Pas facile de définir le travail sans faire intervenir l’argent. Dans un monde primitif sans argent, on peut imaginer que les gens considéraient comme ‘travail’ toute activité de subsistance pénible mais nécessaire, le reste étant du ‘loisir’. Mais comme on le voit dans les rares populations restantes de chasseurs-cueilleurs, la frontière est floue tant ils s’arrangent pour rendre plaisantes la plupart des tâches nécessaires, ne serait-ce qu’en les accomplissant en groupe.</p>
<p>Si l’on se place du point de vue de l’agriculteur néolithique, c’était probablement les tâches agricoles pénibles qu’on considérait comme du ‘travail’, tâches souvent solitaires, en particulier le bien-nommé labour.</p>
<p>Mais notre référence culturelle moderne est héritière des bourgeois des villes, et prisonnière de la notion d’argent, voici comment. A l’époque médiévale,a la société était encore peu spécialisée, avec une majorité de gens tirant leur subsistance de la terre. La monnaie était essentiellement absente du paysage économique. Le travail était une activité inférieure et méprisée. Le gentilhomme combattait, chassait ou joutait ; sa dame tissait, chantait ou jouait du luth, mais Dieu les en préservent, ils ne travaillaient pas. Le travail était pour les serfs.</p>
<p>Et puis, de la fin du Moyen-Age au XIXe siècle, les références culturelles et morales ont peu à peu glissé des mains du hobereau des champs dans celles du bourgeois des villes. Au contraire du seigneur, le bourgeois vivait de son travail. Pour l’artisan, le commerçant ou la logeuse, ce travail n’était plus vice mais vertu — voici l’origine de l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique_protestante_du_travail">éthique protestante du travail</a> qui a maintenant envahi le monde entier.</p>
<p>Ledit bourgeois exerçait une activité trop spécialisée pour en vivre directement. Contrairement au paysan qui peut se nourrir de son ouvrage, celui qui fait des chaises, coud des gants ou vend du vin devait s’appuyer sur un échange monétaire pour en tirer subsistance en retour. Ainsi, dans une économie spécialisée, le travail n’est plus immédiatement nécessaire, et son utilité n’est mesurée qu’à travers l’échange commercial, donc l’argent. Lentement mais sûrement, le travail ne désigna plus la tâche utile ou nécessaire, mais la tâche rémunérée ou lucrative. Nous avons maintenant hérité de cette notion insidieuse, et nous voilà tous piégés.</p>
<ul>
<li>Si je tonds ma pelouse, ce n’est pas du travail ; mais si je tonds celle du voisin pour de l’argent, c’en est</li>
<li>Si je m’occupe de mes enfants, ce n’est pas du travail ; mais si je m’occupe de ceux des autres contre salaire, c’en est</li>
<li>Si je cuisine mon repas, ce n’est pas du travail ; mais si quelqu’un me paye pour lui faire à manger, c’en est</li>
</ul>
<p>Nous voici donc avec une éthique du travail qui proclame que le travail est vertu et l’oisiveté vice, et un préjugé culturel qui fait que l’on considère comme un vrai travail uniquement ce qui rapporte des sous. Ceci nous pousse à passer l’essentiel de notre temps dans un travail rémunéré, de peur de tomber dans le vice. Pourtant, si l’on revenait à l’idée de départ que seul l’utile ou le nécessaire devrait prétendre au rang de ‘travail’, une fois remplis nos besoins nous pourrions lever le pied en toute bonne conscience.</p>
<p>C’est d’ailleurs sûrement ce que faisaient les gens dans les sociétés non-spécialisées d’autrefois. Quand on avait assez à manger pour l’hiver, quand la hutte était faite, les outils affûtés et les habits cousus, il aurait été stupide de sacrifier du temps social ou du temps libre pour faire du zèle. Malheureusement, bien peu sont maintenant capables, une fois satisfaites les nécessités immédiates, de prendre du recul et de se poser la question “quels sont mes autres besoins véritables ?”. En tout cas pas avant la retraite.</p>
<p>Et donc nous continuons de travailler autant que la physiologie et la longueur des jours nous le permet, même quand on a déjà trop à manger, des maisons trop grandes, des placards trop petits pour ranger tout le fatras. Et hors de notre activité économique spécialisée et rémunérée, il ne nous reste plus de temps (ou d’entrain), si bien qu’il nous faut sous-traiter toute une série de tâches qui ne rapporteraient pas de sous : s’occuper de nos enfants, entretenir nos maisons ou nos voitures, cuisiner nos plats, aider nos voisins à emménager, etc. Comme il nous faut payer ceux qui s’en chargent à notre place, cela représente alors une activité rémunérée, donc un vrai travail pour eux alors que ça ne l’aurait pas été pour nous. Ceci conduit à accroître la somme d’argent qui circule dans l’économie, donc le PIB, amenant ainsi de la croissance — mais est-ce bon ?</p>
<h3>Est-ce que c’est ça que l’on veut réellement ?</h3>
<p>Quand on part d’une société non-spécialisée, où chacun doit faire tout soi-même, du jardin aux habits en passant par le chaume de la toiture, il est certain qu’un peu de spécialisation était forcément une bonne chose du point de vue de l’efficacité économique. Si chacun se concentre un peu sur ce qu’il sait le mieux faire et qu’on partage ensuite entre tous le produit du travail de chacun, il y en aura forcément davantage pour les uns et les autres, si bien que nos besoins seront remplis tout en travaillant moins longtemps.</p>
<p>C’est probablement ce mécanisme qui a donné l’impression que l’augmentation du PIB (qui traduit la monétisation et donc la spécialisation d’une économie) s’accompagnait toujours d’une amélioration des conditions sociales. En fait, au-delà d’un certain niveau, on voit clairement apparaître un décrochage entre le PIB et d’autres indicateurs <a href="http://ecology110hristina2011sp.files.wordpress.com/2011/05/picture1.jpg">comme le GPI</a>, <a href="http://media.gallup.com/poll/graphs/0227080deatonGraph1.gif">la satisfaction</a>, ou <a href="http://www.oxfamblogs.org/fp2p/wp-content/uploads/life-expectancy-v-gdp.png">l’espérance de vie</a>. Ces indicateurs stagnent voire régressent dans le monde dit “développé” depuis bientôt 40 ans alors que le PIB a continué d’exploser. Je pense que cela témoigne du fait qu’une fois nos besoins élémentaire remplis, travailler plus pour gagner plus est un jeu perdant : il n’y a plus vraiment grand-chose à gagner en bien-être ou en bonheur, et on ne peut pas acheter le temps perdu. Après 10 heures de travail, le mécanicien auto en a par-dessus la tête de serrer des boulons, tandis que la nounou de son fiston est complètement épuisée. Le premier préférerait sûrement jouer un peu avec son fils avant de le mettre au lit, et la seconde s’essayerait volontiers à vidanger sa voiture si ça lui permettait d’être un peu tranquille une heure ou deux.</p>
<h3>Moralité : tous à mi-temps… (ceux qui peuvent)</h3>
<p>Dans une société sur-spécialisée, la croissance du PIB devient éminemment néfaste, si bien qu’il faut renverser l’éthique du travail pour organiser la nécessaire décroissance. On peut continuer de considérer un travail rémunéré donc spécialisé comme une bonne chose, mais dans la stricte limite de la satisfaction de nos besoins. Et une fois nos besoins matériels satisfaits, nous devrions surtout nous en tenir là. C’est la démarche de la simplicité volontaire : ne pas surévaluer ses besoins pour éviter la fuite en avant (laquelle commence souvent par un prêt immobilier). En particulier, ne pas prendre ses voisins comme référence : on sera toujours le pauvre de quelqu’un, alors autant arrêter la course au “gagner plus” avant d’y laisser sa santé.</p>
<p>L’idéal serait que tout le monde puisse vivre correctement en travaillant à mi-temps (un peu plus, un peu moins) à un travail spécialisé, et le reste du temps à faire tout le reste : potager, associations, enfants, art, musique, petits boulots informels, que sais-je encore …</p>
<p>Au-delà du bien-être qui résulte forcément d’une diversification de l’activité pour chacun, ceci apporterait beaucoup de résilience sociale. Les gens seraient plus débrouillards, le monde ne s’écroulerait pas quand on perdrait son job, et on aurait parfois l’occasion de transformer l’une de ses activités informelles en travail rémunéré pour retomber sur ses pattes.</p>
<p>Vous me direz que c’est bien beau de prôner le mi-temps, encore faut-il pouvoir se le permettre. Et j’admets qu’un demi-smic ne permet pas tout le temps de se mettre ne serait-ce qu’un toit au-dessus de la tête (allez vivre en yourte à Paris…). J’admets aussi que les préjugés des employeurs autorisent rarement ce genre de démarche même à ceux qui sont mieux payés. </p>
<p>Mais pour ceux qui peuvent, il n’y a pas à hésiter. Je gagne actuellement à peine moins que quand j’ai commencé à bosser (c’était il y a quinze ans), en transformant grosso-modo à chaque fois mes primes en congés et mes augmentations de salaire en réductions de temps de travail.</p>
<h3>Autres lectures</h3>
<p>Dans l’arpent :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/slow-life/">Slow Life : sobriété et humilité</a></li>
<li>Mon congé parental : <a href="http://www.arpentnourricier.org/le-grand-saut-a-lelastique/">le grand saut (à l’élastique)</a>, et <a href="http://www.arpentnourricier.org/retour-a-lemploi/">Retour à l’emploi (à mi-temps)</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/les-gens-sont-plus-heureux-dans-une-societe-resiliente/">Les gens sont plus heureux dans uns société résiliente</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/biodiversifier-nos-vies/">Biodiversifier nos vies</a></li>
</ul>
<p>La série sur le travail à lire chez Karmai (Jardinons la Planète)</p>
<ul>
<li><a href="http://jardinons.wordpress.com/2008/05/12/fiat-tripalium-linvention-du-travail-1/">Fiat Tripalium — l’invention du travail</a></li>
<li><a href="http://jardinons.wordpress.com/2008/05/18/la-critique-du-travail-2/">La critique du travail</a></li>
<li><a href="http://jardinons.wordpress.com/2008/06/14/travailler-moins-pour-vivre-mieux-3/">Travailler moins pour vivre mieux</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Slow life</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Oct 2010 19:34:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[simplicité volontaire]]></category>
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		<description><![CDATA[L’éthique occidentale du travail, qui ne tolère le loisir ou le repos que s’il sert à accroître l’efficacité au travail, nous pousse à une hyperactivité permanente qui nous singularise des autres grands singes et nous rapproche des souris de laboratoire sous LSD. Dans le mécanisme de la société mercantile, cette hyperactivité marche la main dans [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/slow-life/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’éthique occidentale du travail, qui ne tolère le loisir ou le repos que s’il sert à accroître l’efficacité au travail, nous pousse à une hyperactivité permanente qui nous singularise des autres grands singes et nous rapproche des souris de laboratoire sous LSD. Dans le mécanisme de la société mercantile, cette hyperactivité marche la main dans la main avec notre boulimie de consommation, culminant avec le “travailler plus pour gagner plus”.</p>
<p>La <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simplicit%C3%A9_volontaire">simplicité volontaire</a> s’attache à apaiser notre appétit de consommation, ce qui nous permet ensuite en théorie de réduire notre temps de travail. Essentiellement, il s’agit de prendre la maxime sarkozienne à rebours et de “consommer moins pour travailler moins”. C’est ainsi qu’en raisonnant ma consommation j’ai pu réduire de moitié mon temps de travail en cinq ans.</p>
<p>Mais il y a un piège : il ne faut pas croire qu’on retombe naturellement à un rythme d’activité apaisé une fois amputée la nécessité financière qui pousse à travailler comme des forçats. Il suffit d’écouter ces jeunes retraités qui disent n’avoir plus une minute à eux. En fait, notre conditionnement à l’éthique du travail nous conduit souvent à “rentabiliser” le temps libéré, et à le remplir petit à petit jusqu’à saturation. Comme si notre boulimie d’achats se muait en boulimie d’action. Rares sont ceux qui arrivent à conjuguer l’expression “simplicité volontaire” jusque dans leur rythme de vie. Je ne fais pas exception, et je me trouve actuellement dans un tunnel de travail dont je ne verrai le bout que vers la Noël. Bêtement, ou plutôt par prétention, je me suis imaginé que parce que j’étais au boulot seulement la moitié du temps, je devais consacrer l’autre moitié à sauver le monde.</p>
<p>Comme tous les permaculteurs, j’ai une liste longue comme la jambe de choses à faire au jardin. Comme tous les autoconstructeurs, j’ai plusieurs années de retard sur mon chantier. Comme la plupart des blogueurs, j’ai des dizaines d’articles inachevés et la pression de publier le prochain avant que les lecteurs me croient mort. Comme tous les militants associatifs de la transition, j’ai des dizaines d’initiatives sur le feu toutes plus salutaires les unes que les autres. Ajoutez à cela les affaires domestiques courantes, deux jeunes enfants, et le soutien à l’activité de mon épouse. Et pour couronner le tout un projet de livre sur la permaculture auquel je collabore en tant que traducteur et typographe, et dont je vous reparlerai dès qu’on annoncera les pré-ventes. Et vous comprenez qu’en l’espèce, ma prétendue simplicité volontaire n’a de simple que le nom.</p>
<p>La simplicité volontaire, ce n’est donc pas seulement une sobriété de nos ambitions matérielles ; c’est aussi une forme d’humilité dans l’action pour réellement changer de rythme. Ce n’est pas moi qui sauverai le monde — donc ce n’est peut-être pas la peine d’y laisser ma santé.</p>
<p>PS : Ca veut dire lever le pied sur certains projets comme la traduction de bouquins de permaculture, et me recentrer sur mon site, qui servira peut-être à faire naître d’autres vocations, jusqu’à que le nombre d’apprentis-permaculteurs en France motive les éditeurs à faire appel à des professionnel(le)s pour traduire ces livres dont nous avons grand besoin.</p>
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		<title>Décroissance, démographie et camelote</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/decroissance-demographie-et-camelote/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 08:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[économie]]></category>
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		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
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		<description><![CDATA[Société industrielle et camelote L’avènement de la société industrielle puis de la société de consommation depuis deux siècles en Europe a été accompagné par la transition démographique. Je ne sais pas qui est la poule et qui est l’oeuf, mais on constate que quand la population française était à peu près stable, les gens construisaient [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/decroissance-demographie-et-camelote/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/IMG_3817-1.jpg" alt="" title="casse-noix conique et les cerneaux" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-1016" /></p>
<h3>Société industrielle et camelote</h3>
<p>L’avènement de la société industrielle puis de la société de consommation depuis deux siècles en Europe a été accompagné par la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Transition_d%C3%A9mographique">transition démographique</a>. Je ne sais pas qui est la poule et qui est l’oeuf, mais on constate que quand la population française était à peu près stable, les gens construisaient des maisons qui duraient cinq cents ans, des bancs en noyer qui duraient aussi longtemps que la maison, des couteaux qu’on se transmettait sur trois générations, des habits du dimanche qui duraient toute une vie. Et puis les manufactures et les usines ont remplacé ces objets chers et durables par une avalanche de camelote bon marché, et ça tombait bien.</p>
<p>Déjà ça tombait bien pour les dots et les héritages. <span id="more-1014"></span>Parce que tant qu’il s’agissait de transmettre à votre unique fille le service de porcelaine de Limoges hérité de votre tante, ou bien de donner le moulin au premier fils et le verger à l’autre, tout était simple. Mais quand la population s’est mise à croître de plus en plus vite, il a fallu doter trois filles et faire hériter quatre fils, ce n’était plus possible — quand le nombre de foyers explosait, il fallait que chacun s’équipe de zéro, avec très peu de moyens. La camelote arrivait à point nommé.</p>
<p>Et puis ça n’était pas si grave que le matériel ne dure pas, puisque même s’il avait duré, ça aurait arrangé un ou deux enfants parmi six ou sept. Pas de quoi changer la donne, et les autres auraient dû tout s’acheter de toute façon.</p>
<h3>Le piège de la société de consommation</h3>
<p>Maintenant que nous avons achevé notre transition démographique et que la population Européenne est stable, il est temps de revenir à des objets durables. Mais il y a quelques soucis.</p>
<p>Le premier souci, c’est qu’on a pris l’habitude de vivre avec de la camelote, entre l’obsolescence programmée des appareils, les textiles qui durent juste le temps que dure la mode, les objets en plastique et les trucs en métal manifestement sous-dimensionnés. On trouve normal d’acheter plusieurs batteries de casseroles dans sa vie. On trouve normal de se racheter des pantalons régulièrement. Et on trouve anormal de payer 200€ pour une cocotte en fonte ou 400€ pour un manteau en laine. Mais c’est parce qu’on n’arrive plus à envisager le long terme. Une cocotte en fonte à 200€ qui dure 100 ans (et encore, je suis pessimiste) vous revient à 2€ par an. Une cocotte premier prix à 30€ vous durera peut-être cinq ans, c’est à dire trois fois plus cher. Et tout est à l’avenant.</p>
<p>L’autre souci c’est qu’on ne sait pas faire de redistribution de richesse autrement que par le travail. Et en plus on y arrive de moins en moins bien. Dans un monde où l’on travaille sans cesse pour refabriquer la camelote qui arrive en fin de vie, on arrive à brasser un peu les richesses. La société de consommation alliée au mode de redistribution capitaliste s’arrange pour que toutes les productions soient consommables pour faire tourner les machines le plus possible. Dans un monde ou chacun n’achèterait de meubles que pour remplacer un lit de deux cents ans ou un bahut de trois siècles, n’achèterait d’appareils électroniques que parce que les soudures sont trop corrodées, n’achèterait de stylos parce que la plume est limée par les pages d’écriture, on travaillerait beaucoup moins. Même les agriculteurs (qui produisent les consommables par excellence) travailleraient moins, puisque chacun travaillant moins pourrait faire son jardin.</p>
<p>Donc, si l’on écoute les économistes, il faudrait continuer à ne produire que du jetable pour éviter le chômage de masse. Tels des millions de Pénélopes, nous détruisons chaque jour le fruit de notre travail de peur d’être baisés par les possédants s’il venait à cesser (le travail).</p>
<h3>Le défi de l’économie stationnaire</h3>
<p>Il faut pourtant mettre fin à cette culture absurde. D’abord parce qu’avec une population stable, il est naturel d’envisager des objets durables. Et surtout parce qu’avec l’état des ressources naturelles et de la planète, il vaut mieux se mettre en chômage partiel que mettre la planète en faillite.</p>
<p>Reste donc la question de la rémunération du chômage partiel. C’est le coeur de la réflexion économique en économie stationnaire (steady-state economy, c’est à dire une économie qui fonctionne sans croissance exponentielle). Et ce sera le sujet d’un autre article.</p>
<h3>Noyer et casse-noix</h3>
<p>Tout ça parce que je viens d’acheter et d’étrenner un casse-noix parfait (en deux exemplaires parce que c’est plus sympa d’être à deux), que j’ai voulu cher pour qu’il soit indestructible et que je puisse le transmettre à chacun de mes fistons.</p>
<p>Ce genre de casse-noix conique ne fait pas d’éclats, préserve les cerneaux, et s’adapte aux différentes tailles de noix. J’ai l’impression que le summum de la technologie est atteint, un peu comme le poêle de masse pour le chauffage ou le <a href="http://www.arpentnourricier.org/vitesse-moyenne-generalisee-de-lavion/">vélo pour le transport</a>.</p>
<p>En un quart d’heure tout seul, j’ai pu décortiquer environ 250g de cerneaux. Une citation d’un article du site <a href="http://monotarcie.blogspot.com/2009/08/sil-fallait.html">monotarcie</a> s’impose :</p>
<blockquote><p>si par conséquent nous mangeons 100 grammes de noix par jour nous avons déjà le tiers voire la moitié de ce dont nous avons besoin quotidiennement… et cela sans faire autre chose que de ramasser les noix et de les ouvrir. pas besoin de cultiver comme nous devons le faire pour le blé et le reste de notre nourriture</p></blockquote>
<p>Avec le noyer du verger d’en bas de la rue, nous avons maintenant une source durable et gratuite de calories, de lipides, de glucides, d’oméga 3 (et de cerneaux pour les salades de l’été). Et il suffit de se baisser, et de s’asseoir un quart d’heure avec le casse noisette en taillant une bavette ou en écoutant les oiseaux.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comment se porte votre bébé ?</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/comment-se-porte-votre-bebe/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/comment-se-porte-votre-bebe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 May 2010 08:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[simplicité volontaire]]></category>
		<category><![CDATA[parentalité]]></category>
		<category><![CDATA[portage]]></category>
		<category><![CDATA[porte-bébé]]></category>
		<category><![CDATA[poussette]]></category>

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		<description><![CDATA[La poussette Si vous vivez selon les standards occidentaux, il est probable que vous utilisez une poussette. Cette poussette qui épouse parfaitement la culture de parentalité et les valeurs de notre société occidentale votre bébé est à une distance respectable de votre odeur et de vos microbes votre bébé est propulsé dans la vie, faisant [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/comment-se-porte-votre-bebe/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/05/porte-bebe.jpg" alt="" title="porte bebe dans le métro new-yorkais" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-993" /></p>
<h3>La poussette</h3>
<p>Si vous vivez selon les standards occidentaux, il est probable que vous utilisez une poussette. Cette poussette qui épouse parfaitement la culture de parentalité et les valeurs de notre société occidentale<span id="more-989"></span></p>
<ul>
<li>votre bébé est à une distance respectable de votre odeur et de vos microbes</li>
<li>votre bébé est propulsé dans la vie, faisant audacieusement face à la route donc à son futur, et peut compter sur sa sucette orthopédique pour se réconforter si nécessaire</li>
<li>votre bébé s’habitue à voyager sur quatre roues sans effort, déconnecté du rythme de la marche</li>
<li>votre bébé voit tous les adultes d’en-dessous, apprenant bien où est sa place d’enfant</li>
<li>votre bébé est à l’abri des discussions entre adultes et mâchouille son morceau de biscuit gluant tandis que vous vous entretenez avec votre ami/conjoint/voisin</li>
<li>votre bébé apprend que le monde est froid et sans pitié, surtout l’hiver, surtout au niveau des mains, des pieds et du visage</li>
</ul>
<p>Et pourtant, le monde occidental semble faire beaucoup d’efforts pour rendre la vie impossible aux pousseurs de poussettes : qui n’a pas soupiré ou juré quand il faut grimper dans un bus bondé et qu’une des roulette se prenait dans les barres ? ou quand il faut descendre les escaliers d’une entrée de métro ? ou quand il faut remonter le courant d’une foule des heures de pointe ? ou quand il faut slalomer entre les excréments canins, les poubelles renversées, les véhicules en stationnement illégal et les trottoirs défoncés ? ou quand il faut plier la poussette pour la ranger dans le coffre toujours trop petit d’un centimètre ?</p>
<h3>L’écharpe porte bébé</h3>
<p>Si toutefois vous vivez encore comme des demi-singes et que vous avez des origines culturelles primitives, il est possible que vous portiez votre enfant sur votre ventre ou dans votre dos grâce à une vulgaire pièce d’étoffe. Il est drôle de constater à quel point l’écharpe porte-bébé correspond parfaitement à la culture de parentalité et aux valeurs d’une société primitive :</p>
<ul>
<li>votre bébé fait corps avec vous et ne peut pas se dissocier de votre odeur, de votre souffle, de votre voix, de votre chaleur</li>
<li>votre bébé est tourné vers l’arrière, regardant votre poitrine ou regardant par-dessus votre épaule vers le passé, et se réconforte du contact peau à peau</li>
<li>votre bébé s’habitue au rythme de la marche et pourra croire plus tard que la marche est le meilleur moyen de se déplacer</li>
<li>votre bébé est à la même hauteur que les adultes, et se croira aussi important qu’eux</li>
<li>votre bébé peut épier vos conversations et pourrait même être tenté de participer, même longtemps avant de maîtriser la grammaire</li>
<li>votre bébé pense que le monde est un endroit doux et feutré, même en hiver quand il est confortablement à l’abri sous votre manteau</li>
</ul>
<p>Et pourtant, le monde occidental est particulièrement accueillant pour les parents qui choisissent de porter leur bébé plutôt que le pousser : monter dans un bus ? courir pour attraper un métro ? se faufiler dans la foule ? slalomer sur les trottoirs ? randonner dans la nature ? préparer les bagages ? Pas de problème.</p>
<p>J’adorerais pouvoir utiliser une poussette et enseigner à mon bébé la dure vérité du monde moderne et les bonnes valeurs de notre société, mais soyons sérieux : c’est trop compliqué. Je suis trop paresseux pour choisir la course d’obstacles de la poussette. Je préfère en rester aux gestes primitifs, quels que soient les dangers pour l’équilibre futur de mon enfant et sa place dans notre monde sans pitié.</p>
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		<title>Vitesse moyenne généralisée de l’avion</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Apr 2010 07:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[réflexions]]></category>
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		<category><![CDATA[avion]]></category>
		<category><![CDATA[décroissance]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
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		<category><![CDATA[vitesse]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous connaissez tous sûrement le calcul proposé par Ivan Illich en 1973 dans son essai Énergie et Équité : L’Américain moyen consacre plus de mille six cents heures par an à sa voiture. Il y est assis, qu’elle soit en marche ou à l’arrêt; il la gare ou cherche à le faire; il travaille pour [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/vitesse-moyenne-generalisee-de-lavion/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/pixelpackr/2219132628/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/04/contrails_by_liberalmind1012_on_flickr.jpg" alt="" title="sillages, par liberalmind1012 sur flickr" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-879" /></a></p>
<p>Vous connaissez tous sûrement le calcul proposé par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Illich">Ivan Illich</a> en 1973 dans son essai <a href="http://carfree.free.fr/index.php/2008/02/03/energie-et-equite-1973/">Énergie et Équité</a> :</p>
<blockquote><p>L’Américain moyen consacre plus de mille six cents heures par an à sa voiture. Il y est assis, qu’elle soit en marche ou à l’arrêt; il la gare ou cherche à le faire; il travaille pour payer le premier versement comptant ou les traites mensuelles, l’essence, les péages, l’assurance, les impôts et les contraventions. De ses seize heures de veille chaque jour, il en donne quatre à sa voiture, qu’il l’utilise ou qu’il gagne les moyens de le faire. […] pour parcourir dix mille kilomètres; cela représente à peine 6 kilomètres à l’heure. </p></blockquote>
<p>On croit qu’une voiture parcourt cent kilomètre en une heure, <span id="more-878"></span>alors que si on compte le temps passé à travailler pour la payer, on a consacré autant voire davantage d’heures à sa mobilité que si on avait fait le trajet en vélo. Sans compter le coût réel des combustibles fossiles, ni celui les externalités (pollution, accidents), ni les impôts (construction et entretien des routes, primes à la casse).</p>
<h3>Extension au transport aérien</h3>
<p>Après un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9percussions_de_l'%C3%A9ruption_de_l'Eyjafj%C3%B6ll_en_2010_sur_le_trafic_a%C3%A9rien">épisode volcanique</a> qui a <a href="http://www.nctimes.com/news/world/article_3969f6fb-853e-529b-8f81-dcf08a448aaf.html">lavé le ciel</a> de toutes les <a href="http://images.google.com/images?q=contrails&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;sa=N&#038;hl=fr&#038;tab=wi">traînées de condensation</a> des avions de ligne, la plupart des journalistes (à part peut-être <a href="http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=850">Fabrice Nicolino</a>), étaient contents d’annoncer le ‘retour à la normale’. Alors qu’il faut être clair : il s’agit d’un retour à l’<em>anormal</em>.</p>
<p>Petit calcul : quelle est la vitesse moyenne généralisée d’un Paris-Toulouse en A320 ?</p>
<p>Je fais le calcul sur un billet d’avion, bien que le prix du billet ne reflète qu’une faible partie du coût réel. Prix du billet = 300€ (y compris taxes d’aéroport).</p>
<ul>
<li>Temps de trajet = 4 heures (en comptant l’Orlyval, l’enregistrement, l’embarquement, l’heure de vol, les bagages et la navette Tisséo).</li>
<li>Temps de travail pour payer le billet = 300€/6.84 €/h = 44 heures au smic horaire.</li>
<li>Donc temps total consacré au trajet = 48 heures.</li>
<li>Distance (au sol) = 680 km.</li>
<li>Vitesse moyenne = 680/48 = 14 km/h CQFD</li>
</ul>
<p>Ainsi, le vélo reste encore le moyen de loin le plus efficace pour nos déplacements (continentaux). Mais on peut aussi prendre le train. A moins qu’on gagne nettement plus que le smic …</p>
<blockquote><p>Passé un seuil critique, l’industrie du transport fait perdre plus de temps qu’elle n’en fait gagner. L’utilité marginale d’un accroissement de la vitesse de quelques-uns est acquise au prix de la désutilité marginale croissante de cette accélération pour la majorité.</p>
<p>Au-delà d’une vitesse critique, personne ne « gagne » du temps sans en faire « perdre » à quelqu’un d’autre. Celui qui réclame une place dans un véhicule plus rapide affirme ainsi que son temps vaut plus cher que celui du passager d’un véhicule plus lent. Au-delà d’une certaine vitesse, chaque passager se transforme en voleur qui dérobe le temps d’autrui et dépouille la masse de la société.</p></blockquote>
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		<title>Allez vous coucher — maintenant</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 08:25:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[simplicité volontaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Proposition 1 N’avez-vous jamais constaté combien les enfants peuvent être gentils et sages le matin, puis devenir progressivement odieux à mesure que s’écoule la journée ? Un enfant fatigué devient un tyran irrationnel qui ne sait que crier et pleurnicher, alternant entre les bêtises exaltées et les hurlements capricieux. A tel point qu’un observateur extérieur [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/allez-vous-coucher-maintenant/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/sieste.jpg" alt="la sieste du chat" title="la sieste du chat" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-776" /></p>
<h3>Proposition 1</h3>
<p>N’avez-vous jamais constaté combien les enfants peuvent être gentils et sages le matin, puis devenir progressivement odieux à mesure que s’écoule la journée ? Un enfant fatigué devient un tyran irrationnel qui ne sait que crier et pleurnicher, alternant entre les bêtises exaltées et les hurlements capricieux. A tel point qu’un observateur extérieur ne saurait pas voir que ce démon est le même enfant que l’ange qu’il était encore quelques heures plus tôt.</p>
<p>N’êtes-vous pas d’accord que la fatigue a le même type d’influence sur nos personnalités d’adultes, en érodant nos meilleurs traits et ne laissant que nos angles aigus ? Quand nous sommes fatigués, nous sommes moins clairvoyants, moins patients, moins altruistes, moins optimistes, moins conciliants, moins calmes…<span id="more-772"></span></p>
<h3>Proposition 2</h3>
<p>Quand l’électricité n’était même pas encore de la science-fiction et les chandelles étaient si chères, seuls les riches pouvaient se coucher tard le soir. A part les soirs de fêtes et de veillées, tous les autres se couchaient peu après la tombée de la nuit et se levaient peu avant le lever du jour. En France, cela devait représenter au moins onze heures de sommeil l’hiver, et probablement sept heures autour du solstice d’été, complémentées par une sieste puisque sans la clim on ne pouvait pas faire grand chose d’autre aux heures chaudes.</p>
<p>Le XXe siècle a successivement introduit la lumière électrique, le café, la télé et le stress, les quatre ennemis de notre nuit de sommeil. Entre 1960 et aujourd’hui, la durée moyenne du sommeil aux Etats-Unis a fondu de deux heures. En France, “en 50 ans, il a été observé, à partir d’études scientifiques et d’enquêtes sur le sommeil, une réduction du temps de sommeil de 1 heure 30 environ sur 24 heures. (<a href="http://www.institut-sommeil-vigilance.org/documents/Presse-JNS-2009.pdf">INSV</a>)” Je me souviens d’une époque lointaine où le film du soir commençait à 20h30, et maintenant rarement avant 21h. Apparemment, en moins d’un siècle, la durée de notre sommeil (en moyenne tous âges confondus) est passée de plus de neuf heures par nuit à moins de sept heures, et la tendance est encore plus prononcée dans les villes.</p>
<h3>Théorème</h3>
<p>La privation de sommeil induite par la vie ‘moderne’ est en train de tous nous transformer en tyrans irrationnels qui ne savent que crier et pleurnicher, alternant entre les bêtises exaltées et les hurlements capricieux — surtout en ville.</p>
<h3>Démonstration</h3>
<p>Triviale à partir des propositions 1 et 2</p>
<h3>Corollaire 1</h3>
<p>La croissance du sommeil a probablement plus d’effet sur <a href="http://www.arpentnourricier.org/quelques-pensees/">le bonheur</a> collectif que la croissance du PIB. Et les deux sont antagonistes. J’ai fait mon choix.</p>
<h3>Corollaire 2</h3>
<p>Jetez votre télé, n’allumez pas la lumière quand la nuit tombe, et allez vous coucher — maintenant. Vous me remercierez demain. </p>
<h3>Quelques références</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.sante.gov.ma/Leministre/Communique/2004/article/obesite.asp">manque de sommeil et obésité</a></li>
<li><a href="http://morphee.biz/article-5374545.html#nogo">Le manque de sommeil, le mal du siècle</a></li>
<li><a href="http://www.bristol.ac.uk/university/publications/research/issue-8/sleep.pdf">Manque de sommeil et surpoids (en anglais)</a></li>
<li><a href="http://jcem.endojournals.org/cgi/content/full/89/5/2119">manque de sommeil chronique et inflammation (article médical, en anglais)</a></li>
</ul>
<h3>PS — s’il vous reste deux minutes</h3>
<p>J’ai refait la page ‘<a href="http://www.arpentnourricier.org/a-propos/">à propos</a>’, avec une photo.</p>
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		<title>Quelques pensées</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/quelques-pensees/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 20:16:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[simplicité volontaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Une bouffée d’air frais, remplie de la brume du matin, éclatante de soleil levant, avec des notes de fumier, tandis que je dévale la route sur mon vélo. La couleur orange La Grande Ourse, Orion, l’étoile polaire La gravitation Le concept du hamac Les mots ‘je te demande pardon’ La mer Méditerranée De vieux amis [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/quelques-pensees/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/pensees.jpg" alt="pensees viola" title="pensees viola" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-770" /></p>
<ul>
<li>Une bouffée d’air frais, remplie de la brume du matin, éclatante de soleil levant, avec des notes de fumier, tandis que je dévale la route sur mon vélo.</li>
<li>La couleur orange</li>
<li>La Grande Ourse, Orion, l’étoile polaire</li>
<li>La gravitation</li>
<li>Le concept du hamac</li>
<li>Les mots ‘je te demande pardon’</li>
<li>La mer Méditerranée</li>
<li>De vieux amis</li>
<li>L’accent du Sud-Ouest</li>
<li>Un éternuement</li>
<li>Les sourires</li>
<li>La photosynthèse</li>
<li>Linux</li>
<li>Le rossignol (ou était-ce l’alouette ?)</li>
<li>L’espoir</li>
<li>Le système immunitaire</li>
<li>La lettre K</li>
</ul>
<p><span id="more-769"></span><br />
Qui ose encore prétendre que le bonheur a quelque chose à voir avec la croissance du produit intérieur brut ?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Bidoche</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/bidoche/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 22:23:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[animaux]]></category>
		<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[simplicité volontaire]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
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		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
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		<category><![CDATA[végétarisme]]></category>
		<category><![CDATA[viande]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici la conclusion de la réflexion sur la place que peut occuper la viande dans une alimentation qui s’inspire des principes de la permaculture. Pour résumer, j’ai écrit : que nous avons hérité de nos ancêtres primates une physiologie frugivore et insectivore à la base, laquelle s’est ensuite adaptée à la consommation de viande au [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/bidoche/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/thebusybrain/2885879361/sizes/o/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/03/steak_by_thebusybrain_on_flickr.jpg" alt="steak_by_thebusybrain_on_flickr" title="steak_by_thebusybrain_on_flickr" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-759" /></a></p>
<p>Voici la conclusion de la <a href="www.arpentnourricier.org/le-dilemme-carnivore/" class="broken_link">réflexion</a> sur la place que peut occuper la viande dans une alimentation qui s’inspire des principes de la permaculture.</p>
<p>Pour résumer, j’ai écrit :</p>
<ul>
<li>que nous avons hérité de nos ancêtres primates une physiologie frugivore et insectivore à la base, laquelle s’est ensuite <a href="www.arpentnourricier.org/un-peu-de-dietetique-de-levolution/" class="broken_link">adaptée à la consommation de viande</a> au cours des derniers millions d’années d’évolution ;</li>
<li>que si l’on s’interdit moralement de tuer un animal, alors l’aboutissement naturel est la <a href="http://www.arpentnourricier.org/la-contradiction-vegetarienne/">pratique végétalienne</a>, puisque la quantité de lait ou d’oeufs qu’on peut obtenir sans tuer de veaux, de coqs ou de vieilles poules est extrêmement limitée ;</li>
<li>que l’élevage industriel a une empreinte écologique catastrophique et traite les animaux de façon abominable, mais qu’il y a probablement <a href="www.arpentnourricier.org/lempreinte-ecologique-du-carnivore/" class="broken_link">une place pour quelques animaux</a> en tant qu’auxiliaires du jardin dans une pratique agraire durable et intégrée ;</li>
<li>que si l’on ne peut se passer de les manger, au moins que l’on assure une <a href="www.arpentnourricier.org/bonne-vie-et-bonne-mort" class="broken_link">bonne vie et une bonne mort</a> à nos animaux ; et que si on accepte la mort pour eux, il faut chacun envisager la sienne avec sérénité.</li>
</ul>
<p>Alors que le carême est déjà bien entamé, je cloture cette série par ma profession de foi concernant la viande. J’admire ceux qui ont le courage de leurs convictions et parviennent à adopter un régime végétarien voire végétalien dans leur quotidien. C’est vers cela que je veux tendre. Le chemin pour y arriver, c’est déjà de revoir fondamentalement la place de la viande dans la cuisine, surtout dans la cuisine française. Il est absurde que les recettes de nos livres, les cartes de nos restaurants ou les menus de nos cantines présentent les plats d’abord par la viande, et que les légumes soient présentés comme un simple accompagnement. Depuis le XVIIIe siècle, la gastronomie française pense ses repas autour de la viande qu’on y mangera. Moi-même, j’ai pendant bien longtemps préparé les repas en regardant d’abord dans le congélateur le morceau de viande qu’on pourrait préparer, puis dans le bac du frigo pour voir quels légumes pourraient accompagner ladite viande.</p>
<p>Il faut voir que la cuisine française traditionnelle a pris comme modèle la cuisine de fête des riches (les nobles). Notre planète est trop petite pour que chacun imagine ripailler tous les jours comme aux noces du Prince. Ce n’est pas la cuisine de fête des riches qu’il nous faut prendre pour modèle, mais la cuisine quotidienne des pauvres. Une cuisine dans laquelle le pot-au-feu est d’abord une soupe de légumes, le cassoulet est d’abord un ragoût de haricots, la choucroute est d’abord du chou fermenté. La viande n’est là que comme <a href="http://monotarcie.blogspot.com/2008/05/basiques.html">condiment</a>, pour amener un peu de goût.</p>
<p>Et cette place modeste de la viande, on la retrouve dans tous les plats traditionnels des gens ordinaires — donc pauvres — dans le monde : les petits bouts d’agneau dans le couscous, les quelques fruits de mer dans la paëlla, le peu de viande hachée dans le chili, les lamelles de porc dans la soupe chinoise, les dés de boeuf dans le goulash, les couennes et les coustellous dans le cassoulet. Pour les jours de fête, on peut forcer sur la dose de viande, et quand on marie un fils ou une fille, on peut tuer le veau gras et déboucher les bonnes bouteilles qu’on avait gardées en réserve pour l’occasion.</p>
<p>Mais la fête reste exceptionnelle. Le reste du temps, la viande doit s’effacer devant les légumes, en étant éventuellement remplacée par des légumineuses ou des noix.</p>
<p>Et dans tous les cas, il faut totalement s’abstenir de manger de la <a href="http://madeinearth.wordpress.com/2010/01/20/la-viande-lelevage-et-lavenir-de-lhomme-et-de-la-planete/">viande industrielle</a> — par pitié pour les animaux qui vivent un enfer inimaginable, pour les forêts et <a href="http://colibris.ning.com/video/les-champs-de-la-mort">leurs habitants qu’on remplace par du soja OGM</a>, et pour la santé humaine qui attend la prochaine pandémie. Si vous n’êtes pas encore convaincus, mettez la main sur un exemplaire du dernier livre de Fabrice Nicolino. <a href="http://bidoche-lelivre.com/">Bidoche</a>. Et quelles que soient vos convictions morales sur la mort des animaux, vous envierez l’infinie sagesse des végétariens.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Retour à l’emploi</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/retour-a-lemploi/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 11:12:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[initiatives]]></category>
		<category><![CDATA[simplicité volontaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Après quatre mois, voici que prend fin ce congé parental qui devait durer un an (sinon plus). Retour au boulot (mais à mi-temps — ouf). Même si je n’ai pas besoin de me justifier, je pense que des explications intéresseront ceux qui se demandaient s’ils n’allaient pas suivre ce genre de voie de sortie. Je [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/retour-a-lemploi/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://sci.esa.int/science-e/www/area/index.cfm?fareaid=17"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/01/planck_artist_impression_by_esa.jpg" alt="planck artist impression by esa" title="planck artist impression by esa" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-718" /></a></p>
<p>Après quatre mois, voici que prend fin ce <a href="www.arpentnourricier.org/le-grand-saut-a-lelastique/" class="broken_link">congé parental</a> qui devait durer un an (sinon plus). Retour au boulot (mais à mi-temps — ouf).</p>
<p>Même si je n’ai pas besoin de me justifier, je pense que des explications intéresseront ceux qui se demandaient s’ils n’allaient pas suivre ce genre de voie de sortie.<span id="more-717"></span></p>
<p>Je pense pouvoir affirmer que le travail ne m’a pas manqué ; ni non plus les collègues ; que la question du prestige social ou de la hiérarchie de revenus avec ma femme ne s’est pas posée ; que ce ne sont pas les couches et les lessives qui m’ont démoralisé ; et que j’ai adoré passer du temps avec mon petit bonhomme (“abedlaa dada !”).</p>
<p>Du côté des finances, c’est passé ric-rac, sans qu’on fasse des efforts surhumains ni qu’on fasse des comptes d’apothicaire (j’avais le projet de commencer à compter les sous, mais j’ai sans cesse repoussé). Simplement, il ne restait rien pour acheter des matériaux de construction. Et rien pour payer une nounou.</p>
<p>Ça n’aurait pas été gênant si l’un des projets majeurs dans la hiérarchie des objectifs du congé parental n’avait pas été la rénovation de la tranche 2 de la maison.</p>
<p>Car on ne peut pas faire de travaux avec un petit dans les pattes, ni sans acheter quelques outils et matériaux (je veux parler de bois pour faire des solives, des cloisons et des planchers, de rouleaux d’isolants en laine de bois, de plaques de plafond en plâtre-cellulose, de sacs de chaux, rien de très cher ni très technique, mais ça suffit déjà).</p>
<p>Là où j’avais espéré pouvoir compter sur deux ou trois jours par semaine à faire avancer les travaux, je disposais finalement d’à peine un jour les bonnes semaines. J’aurais dû m’en douter dès le départ. Enfin, ce qui est fait est fait. Donc maintenant : plan B.</p>
<p>Le plan B, c’est de reprendre le travail à mi-temps, d’utiliser les RTT et autres congés pour que ça représente seulement deux jours par semaine à mon boulot, et de profiter du différentiel de salaire pour me permettre de payer la nounou à plein temps ainsi que les matériaux, et donc avancer ma rénovation le reste de la semaine. D’un côté, c’est pragmatique. De l’autre, c’est revenir dans le système, reprendre du service comme mercenaire, en profitant d’avantages indécents.</p>
<p>J’aurais pu renoncer aux travaux (après tout, la tranche 1 est habitable, et il y a beaucoup d’enfants dans le monde qui ne disposent même pas d’un palier de 4m2 à partager avec leur fratrie), mais ça aurait été trahir un projet familial important. Ça n’aurait pas fait du bien à la cohésion familiale, qui est un élément primordial de tout projet décroissant et de simplicité volontaire. J’admire <a href="http://www.metrofrance.com/info/un-an-sans-depenser-un-centime/mikA!rK6JLEda5W/index.xml">ce que Mark Boyle a fait</a> (vivre sans argent pendant un an), mais je l’aurais admiré encore plus s’il avait réussi à <a href="http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/howaboutthat/6649533/Former-businessman-lives-on-no-money-for-a-year.html">préserver son couple</a>.</p>
<p>Comme l’intégralité de ma paie sera dépensée en frais de garde, en trajets, et en travaux, la situation est totalement réversible financièrement : quand mon fils entrera à l’école, j’aurai fini les travaux, et je pourrai m’arrêter à nouveau si j’en ressens le besoin (mais là, ça sera sans élastique). L’important, c’est de ne pas être piégé.</p>
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		<title>De ces fumeurs qui mangent bio</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 10:18:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[simplicité volontaire]]></category>
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		<category><![CDATA[tabac]]></category>

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		<description><![CDATA[Au risque de m’aliéner deux ou trois paquets de lecteurs, je voudrais partager une constatation personnelle, des fois que je ne sois pas le seul à avoir remarqué cette criante incohérence. Plus je côtoie le monde des AMAPs, des groupements d’achat, des SELs, et plus généralement des tenants de la décroissance, et plus je rencontre [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/de-ces-fumeurs-qui-mangent-bio/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/ellievanhoutte/2826031475/sizes/l/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/11/tobacco-harvest-by-ellivan-houtte-on-flickr.jpg" alt="tobacco-harvest-by-ellie-van-houtte-on-flickr" title="tobacco-harvest-by-ellie-van-houtte-on-flickr" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-624" /></a></p>
<p>Au risque de m’aliéner deux ou trois paquets de lecteurs, je voudrais partager une constatation personnelle, des fois que je ne sois pas le seul à avoir remarqué cette criante incohérence. Plus je côtoie le monde des <a href="http://www.reseau-amap.org/" title="site national des Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne">AMAPs</a>, des <a href="http://sortirdusupermarche12.free-h.net/" title="réseau Sortir du Supermarché AVeyron">groupements d’achat</a>, des <a href="http://www.lenausel.fr">SELs</a>, et plus généralement des tenants de la <a href="http://www.decroissance.info/" title="site décroissance.info" class="broken_link">décroissance</a>, et plus je rencontre des gens qui ne jurent que par le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Label_Agriculture_Biologique" title="article wikipedia sur le label AB">bio</a>. Nous mangeons bio, nous nous habillons bio, nous construisons bio, nous nous chauffons bio, nous nous lavons bio.<span id="more-620"></span></p>
<p>Et sans pitié nous appliquons<br />
Ce bon <a href="http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/Le%20principe%20precaution.pdf" title="principe de précaution dans la charte pour l'environnement"> principe de précaution</a> :<br />
Pour la santé nous bannissons<br />
Tous les toxiques de nos maisons,<br />
Les <a href="http://www.autourdubio.fr/?post/residus-de-pesticides-dans-notre-alimentation-etude-de-l-efsa-1012" title="les légumes les plus traités">pesticides</a> de nos poireaux,<br />
Les <a href="http://www.reseau-environnement-sante.fr/dossier-par-themes/bpa.html" title="fiche bisphénol a du réseau santé environnement" class="broken_link">bisphénols</a> de nos biberons,<br />
Les <a href=" http://www.lyon.fr/vdl/sections/fr/sante/nuisances_et_patholo/plomb_dans_leau" title="le plomb dans les canalisations à lyon">métaux lourds</a> de nos tuyaux,<br />
Les <a href="http://www.inrs.fr/htm/le_circ_classe_formol_comme_cancerogene_pour_homme.html" title="fiche formaldéhyde de l'inrs">aldéhydes</a> de nos plafonds,<br />
Les <a href="http://www.sante-radiofrequences.org/index.php?id=148&#038;L=1%27%20...4)%3D0%20and%20%27%27%3D%27&#038;no_cache=1&#038;sword_list[]=wifi" title="discussion sur la wifi sur le site sante radiofréquences">rayonnements</a> de nos sans-fils,<br />
Les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Parab%C3%A8ne" title="article wikipedia sur les parabènes">parabènes</a> de nos savons,<br />
Les <a href="http://www.sante-radiofrequences.org/index.php?id=135&#038;tx_ttnews[pointer]=1&#038;tx_ttnews[tt_news]=199&#038;tx_ttnews[backPid]=134&#038;cHash=6615685ebb" title="étude sur l'utilisation du portable chez les enfants">micro-ondes</a> de nos mobiles,<br />
Les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyperm%C3%A9thrine" title="cyperméthrine conte les termites">xylophènes</a> de nos chevrons,<br />
Les <a href="http://ww.noharm.org/us_canada/issues/toxins/bfrs/alternatives.php" title="agents ignifuges bromés" class="broken_link">BFR</a> de nos coussins,<br />
Les <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Plan_actions_PCB_Details_cle578f3f.pdf" title="fiche pcb du ministère du développement durable">PCB</a> de nos poissons,<br />
Les <a href="http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/07/grippe-a-h1n1-pandemique-et-vaccin-adjuvante-au-squalene-une1.html" title="discussion sur le vaccin h1n1 et ses adjuvants sur le site pharmacritique" class="broken_link">adjuvants</a> de nos vaccins,<br />
Les <a href="http://www.agrisalon.com/06-actu/article-4703.php?search=coccidiose" title="page sur la législation européenne en matière d&#039;utilisation d&#039;antibiotiques dans l&#039;alimentation animale" class="broken_link">antibios</a> de nos lardons,<br />
Et j’en oublie, tellement y’en ont.</p>
<p>Mais il y a chez nous autant de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabagisme" title="le tabgisme">fumeurs</a> qu’ailleurs. Peut-être même plus. A ma gauche, une laitue avec des traces de <a href="http://www.mdrgf.org/2sommpestos.html" title="site du MDRGF">produits phytosanitaires</a> cancérigènes, mutagènes, et perturbateurs endocriniens ; à ma droite, un paquet de tabac à rouler arborant fièrement son “<a href="http://www.chassangt-cinema.com/les_10_fumer_tue.html title=" class="broken_link">fumer tue</a>”. Et voilà notre fumeur bio qui se damnerait plutôt que d’acheter la première, tandis qu’il prélève machinalement dans le second de quoi rouler sa ènième sèche de la matinée.</p>
<p>Certes, il agit pour le bien commun en encourageant des modes de production plus respectueux de la nature et surtout moins délétères pour la santé des familles d’agriculteurs. Mais il n’évitera certainement pas son cancer à 50 ans. Ni d’ailleurs celui des cultivateurs du Sud :</p>
<blockquote><p>
La culture du tabac est extrêmement exigeante en main-d’oeuvre, ce qui a d’importantes répercussions sur les familles de cultivateurs, qui doivent s’acquitter d’une grande proportion de tâches pour lesquelles elles ne sont pas rémunérées. De plus, le recours à une main-d’oeuvre enfantine est pratique courante[…]</p>
<p>Les plants de tabac dépouillent le sol de ses éléments nutritifs et exigent, en bien des endroits, l’épandage de pesticides (occasionnant souvent des dangers pour la santé des cultivateurs). La culture du tabac a, en outre, des conséquences négatives sur l’environnement, par exemple le déboisement massif lorsque le tabac est séché à l’air chaud ou à la fumée.</p>
<p>En plus des pesticides qui présentent des risques pour la santé, la culture du tabac suppose d’autres conséquences délétères sur la santé : inhalation de la fumée aux séchoirs, intoxication par le tabac vert au moment de la cueillette des feuilles mouillées, inhalation du tabac en poudre lors de l’engrangement des feuilles séchées, etc.</p>
<p>Même si, d’un point de vue économique, la culture du tabac permet aux cultivateurs de gagner l’argent dont ils ont grandement besoin, ceux-ci se trouvent souvent entraînés dans un cercle vicieux de la servitude pour dettes avec les sociétés productrices de tabac. La chute du prix du tabac a d’ailleurs exacerbé ce phénomène.</p>
<p><small><a href="http://www.idrc.ca/fr/ev-124394-201-1-DO_TOPIC.html">idrc.ca</a></small></p></blockquote>
<p>Soyons cohérents : qu’on l’appelle la <a href="http://www.ladecroissance.net/" title="journal ladecroissance.net">décroissance</a>, la <a href="http://moinscplus.blogspot.com/" title="blog plus c'est moins">simplicité volontaire</a>, ou la <a href="http://www.colibris-lemouvement.org/" title="terre et humanisme">sobriété heureuse</a>, il s’agit de se sevrer de notre <a href="http://www.villesentransition.net/transition/introduction/guide_de_transition" title="guide des initiatives de transition">dépendance</a> à notre style de vie et nos modes de consommation. Cet exemple illustre à quel point il est difficile de se défaire de nos addictions. Et avant de jeter la pierre à ceux qui mangent encore les nuggets de ‘poulet’ premier prix de chez LIDL, il faudrait qu’on sache nous-mêmes se passer de clopes.</p>
<p>Et puis si on <em>doit</em> fumer, faisons au moins comme pour le café :<br/> fumons équitable ;-)</p>
<p><a href="http://www.guardian.co.uk/environment/ethicallivingblog/2007/nov/07/abrandofcigarettesthat"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/11/1stnationcigarettesblog.jpg" alt="cigarettes &#039;équitables&#039;" title="cigarettes &#039;équitables&#039;" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-625" /></a></p>
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