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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; ressources</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Troc aux graines</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 18:38:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[initiatives]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
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		<description><![CDATA[Voilà le moment d’organiser chez vous une bourse aux graines et faire se rencontrer tous les jardiniers motivé(e)s. Vous pouvez récupérer l’affiche ci-dessous (format .svg, éditable sous Inkscape ou Adobe Illustrator), ou bien simplement l’image pour faire vos affiches dans word ou openOffice. Télécharger le fichier .zip (220 kB) distribué sous licence Creative Commons. Le [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/troc-aux-graines/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà le moment d’organiser chez vous une bourse aux graines et faire se rencontrer tous les jardiniers motivé(e)s. Vous pouvez récupérer l’affiche ci-dessous (format .svg, éditable sous Inkscape ou Adobe Illustrator), ou bien simplement l’image pour faire vos affiches dans word ou openOffice.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/02/afficheBourseAuxGraines.jpg" rel="lightbox[1410]" title="affiche bourse aux graines gratuite"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/02/afficheBourseAuxGraines_small.jpg" alt="" title="affiche bourse aux graines gratuite" width="300" height="424" class="center aligncenter size-full wp-image-1420" /></a></p>
<p><a href='http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/02/afficheBourseAuxGraines.zip'>Télécharger le fichier .zip (220 kB)</a> distribué sous licence <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr" title="Licence CC-BY-SA">Creative Commons</a>.</p>
<p>Le principe de la bourse aux graines que je vais organiser a été peaufiné par <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/index.php3" title="lien vers le site de l'association Biodiva">l’association Biodiva</a> (qui sévit sur le secteur de Marcillac) : pas besoin de carnet ni de portefeuille, on vient simplement avec des graines qu’on aurait à échanger, des bouquins de jardinage qu’on aimerait montrer, ou juste des questions à poser à d’autres jardiniers.</p>
<p>Dans la salle, il y aura une table centrale où chacun déposera les graines qu’il veut bien donner, et où donc chacun pourra se servir (en n’oubliant pas d’en laisser pour les autres).</p>
<p>Sur les autres tables tout autour, on pourra aussi proposer ses graines, mais plutôt sur le mode de l’échange (au moins de l’échange de conseils et de questions). Tout est gratuit, on ne compte pas les points, on est là pour partager ce que la nature produit gratuitement dans nos jardins.</p>
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		<title>Calculateurs de compost</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/calculateurs-de-compost/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 08:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[ressources]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
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		<category><![CDATA[rapport C/N]]></category>

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		<description><![CDATA[Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas réussi à faire un bon tas de compost à chaud (à part le tas de copeaux frais de la photo). Mon dernier en date, à base de copeaux de peuplier et de déjections de pigeon (ma grange fait pigeonnier depuis plusieurs décennies et j’avais récupéré trois brouettes de guano), n’a [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/calculateurs-de-compost/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas réussi à faire un bon <a href="http://www.arpentnourricier.org/fertilite-importee/">tas de compost à chaud</a> (à part le tas de copeaux frais de la photo). Mon dernier en date, à base de copeaux de peuplier et de déjections de pigeon (ma grange fait pigeonnier depuis plusieurs décennies et j’avais récupéré trois brouettes de guano), n’a pas daigné chauffer. Il n’est jamais impératif que le compost chauffe, mais quand on est pressé et qu’on veut se débarrasser des pathogènes et des graines, il est préférable de réussir le bon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_C/N">rapport Carbone/Azote</a> (dit rapport C/N) et le bon niveau d’humidité pour que la tempréature monte à 50–60°C.<span id="more-1367"></span></p>
<p>Si vous avez des chevaux, c’est facile : le crottin de cheval, c’est directement le bon rapport C/N. Il suffit de l’entasser, et ça chauffe tout seul. Au XIXe siècle, les maraîchers de la banlieue parisienne récupéraient des tombereaux de crottin de cheval et ils cultivaient des légumes l’hiver sur <a href="http://www.jardinier-amateur.fr/reportages-jardin/qu_est_ce_qu_une_couche_chaude_au_jardin,196.html">couche chaude</a>.</p>
<p>Si on n’a pas de chevaux mais qu’on a toujours accès aux mêmes matériaux, on peut tâtonner jusqu’à trouver la bonne proportion de l’un et de l’autre, puis s’y tenir. Mais si on dépend des arrivages, on rate souvent son coup — ça a été mon cas jusqu’à présent.</p>
<p>Je m’en vais aujourd’hui démarrer un tas de compost avec un tas d’herbe coupée, du fumier des brebis du voisin, des mauvaises herbes et de la paille. Et j’ai trouvé sur l’internet (anglophone) deux outils qui vont me permettre de calculer les bonnes proportions (en gros, combien de paille il faut pour ajuster le ratio C/N à 30).</p>
<h3>Deux calculateurs de compost — comparaison</h3>
<p>Le <a href="http://www.greenwelcomewagon.com/tools/compost/index.php" title="calculateur de compost de green welcome wagon">premier calculateur</a> est plus simple et se contente des <a href="http://www.greenwelcomewagon.com/tools/compost/details.php">proportions C/N des différents matériaux en masse sèche</a>. Il me donne les proportions suivantes :</p>
<ul>
<li>4 brouettes d’herbe coupée (j’ai pris moitié frais moitié sec car mon herbe a un peu séché depuis 15 jours)</li>
<li>2 brouettes de fumier de brebis (j’ai pris vache car ils n’ont pas brebis, mais c’est proche)</li>
<li>2 brouettes de déchets du potager et mauvaises herbes</li>
<li>Il me faut donc 6 brouettes de paille pour tomber sur un rapport C/N = 30</li>
</ul>
<p>Le <a href="http://www.klickitatcounty.org/solidwaste/fileshtml/organics/compostcalc.htm">deuxième calculateur est bien plus sophistiqué</a> dans ses calculs, mais pas plus dur à utiliser. Il considère non pas le rapport C/N en masse sèche, mais une notion de “carbone disponible”. En effet, dans des mateiruax un peu lignifiés comme la paille et à plus forte raison comme les copeaux de bois, l’esentiel du carbone est sous forme complexe et ne deviendra disponible pour la vie bactérienne qu’après une lente dégradation par les champignons. C’est peut-ête ce qui explique mon échec avec les copeaux de peuplier. Pour que le tas chauffe, c’est la quantité de carbone rapidement disponible qui importe. Voici les proportions qu’il me suggère :</p>
<ul>
<li>4 brouettes d’herbe coupée (j’ai pris ‘aéré’ parce qu’elle ne s’est pas tassée)</li>
<li>2 brouettes de fumier de brebis (disponible parmi les choix proposés)</li>
<li>2 brouettes de déchets du potager et mauvaises herbes (j’ai pris ‘déchets de légumes’)</li>
<li>Il me faudrait donc 40 brouettes de paille pour tomber sur un rapport C/N = 30 ???</li>
</ul>
<p>Il y a comme un souci. Effectivement, il considère que seul 21% du carbone dans la paille est disponible, donc ça multiplie mécaniquement par 5 la quantité de paille qu’il me faudrait mettre. Je trouve ça un peu exagéré. Apparemment, il considère que l’herbe est fraîche, or la mienne est déjà à moitié du foin, donc quasiment déjà à un bon rapport C/N. De même, je lui ai dit que je prenais des déchets de légumes alors qu’en fait il s’agit de tout ce que j’arrache au potager, avec des plantes passablement lignifiées, et déjà un peu sèches — donc le rapport C/N doit être aussi plus élevé pour eux aussi. Ce qui fait que je peux simplement laisser la paille et le fumier, et ça me donne : 20 brouettes de paille pour 2 brouettes de fumier.</p>
<p>Il me reste à dire que ma paille est restée presque six mois dehors et qu’elle a du déjà se faire un peu bouffer par les champignons, et la hacher un peu mieux pour qu’il y ait plus de carbone accessible. Et je vais dire qu’en gros, il me faut mettre une dizaine de brouettes de paille. Je vous donnerai des nouvelles de mon tas de compost.</p>
<h3>Et pour la quantité d’eau ?</h3>
<p>Tous les conseils vous disent qu’il faut prendre une poignée du mélange et qu’il ya la bonne quantité d’eau quand ça fait comme une éponge bien essorée (en gros, il ne coule que quelques gouttes quand on presse fort entre les doigts). Je ne sais pas vous, mais moi j’aimerais avoir le bon dosage dès le début, et sans devoir y plonger la main..</p>
<p>Mon truc, c’est de remplir une grosse bassine d’eau à côté de là où je fais le tas de compost, et d’y mettre la paille à tremper par poignées, puis d’égoutter les poignées au-dessus de la bassine avant de les mettre sur le tas. Ainsi, mon tas sera humide à coeur. De toute façon, au pire s’il y a trop d’eau, ça va bien s’égoutter vue la quantité de paille que j’y aurai mis.</p>
<p>Rendez-vous <a href="http://www.arpentnourricier.org/compost-a-chaud/">le mois prochain</a> pour voir si ça a marché.</p>
<h3>Comment utiliser les calculateurs ?</h3>
<p>Les deux calculateurs ont le même principe. <a href="http://www.greenwelcomewagon.com/tools/compost/index.php">Le premier calculateur</a> vous demande de choisir une unité. Prenez n’importe quelle unité de volume (buckets = seaux), puisqu’au final on s’intéresse aux proportions en volume.</p>
<p>Ensuite, vous préciser pour chaque ingrédient le nombre d’unités de volume, et vous ajustez au moins l’un des ingrédients jusqu’à ce que le rapport C/N soit entre 25 et 30.</p>
<h3>Glossaire pour les francophones</h3>
<p>Si vous voulez utiliser ces calculateurs mais que vous ne comprenez pas l’anglais, voici un glossaire pour chacun des deux sites.</p>
<p>Premier site :</p>
<ul>
<li>Alfalfa (hay, dry)	Luzerne (foin sec) </li>
<li>Alfalfa (pellets)	Luzerne (granulés)</li>
<li>Blood meal	Sang séché</li>
<li>Cardboard (dry)	Carton (sec)</li>
<li>Coffee grounds	Marc de café </li>
<li>Cottonseed meal	Tourteau de coton </li>
<li>Fruit waste	Déchets de fruits </li>
<li>Grass (hay, dry)	Herbe (foin, sec)</li>
<li>Grass clippings (fresh)	Herbe coupée (fraîche)</li>
<li>Kitchen waste	Déchets de cuisine</li>
<li>Leaves (dead)	Feuilles (mortes) </li>
<li>Manure (cattle, fresh)	Fumier (bovins, frais) </li>
<li>Manure (chickens-broiler, fresh)	Fumier (poulets, frais)</li>
<li>Manure (chickens-laying, fresh)	Fumier (pondeuses, frais) </li>
<li>Manure (horse, fresh)	Fumier (cheval, frais)</li>
<li>Newspaper (dry)	Journaux (sec)</li>
<li>Oat straw (dry)	Paille d’avoine (sèche)</li>
<li>Sawdust	Sciure </li>
<li>Seaweed (fresh)	Algues (fraîches) </li>
<li>Soybean meal	Tourteau de soja</li>
<li>Vegetable waste (leafy, fresh)	Déchets végétaux (feuilles, frais)</li>
<li>Vegetable wastes (starchy)	Déchets végétaux (féculents) </li>
<li>Weeds (fresh)	Mauvaises herbes (fraîches) </li>
<li>Wheat straw (dry)	Paille de blé (sèche)</li>
</ul>
<p>Deuxième site :</p>
<ul>
<li>	Laying hen manure	Fumier de poule (pondeuse)	</li>
<li>	Poultry lanure	Déjections de volaille	</li>
<li>	Vegetable waste	Déchets de légumes	</li>
<li>	Swine manure	Lisier de porc	</li>
<li>	Food waste	Restes de cuisine	</li>
<li>	Dairy cow manure	Fumier de vache (laitière)	</li>
<li>	Sheep manure	Fumier de mouton	</li>
<li>	Grass (compacted)	Herbe (compactée)	</li>
<li>	Grass (loose)	Herbe (aérée)	</li>
<li>	Cattle manure	Fumier de vache	</li>
<li>	Coffee grounds	Marc de café	</li>
<li>	Horse manure	Crottin de cheval	</li>
<li>	Leaves (fresh)	Feuilles vertes	</li>
<li>	Fruit waste	Déchets de fruits	</li>
<li>	Leaves (loose, dry)	Feuilles mortes (sèches)	</li>
<li>	Leaves (compact, wet)	Feuilles mortes (compactées, humiades)	</li>
<li>	Straw wheat	Paille de blé	</li>
<li>	Newsprint	Papier journal	</li>
<li>	Office paper	Papier de bureau	</li>
<li>	Cardboard	Carton	</li>
<li>	Woodchips (soft wood)	Copeaux de bois (bois tendre)	</li>
</ul>
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		<title>Un jardin en trou de serrure</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 Jul 2011 11:28:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[ressources]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
		<category><![CDATA[butte en trou de serrure]]></category>
		<category><![CDATA[culture sur butte]]></category>
		<category><![CDATA[jardin en trou de serrure]]></category>
		<category><![CDATA[keyhole beds]]></category>
		<category><![CDATA[keyhole garden]]></category>

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		<description><![CDATA[Où mettre le tas de compost ? Trop près de la maison, il serait en concurrence avec le potager de proximité (celui des herbes et des salades) et il nuirait à l’esthétique visuelle (et parfois à l’esthétique olfactive). Trop loin de la maison, et on se retrouve avec des asticots dans la cuisine parce qu’on [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Où mettre le tas de <a href="http://www.arpentnourricier.org/fertilite-importee/">compost</a> ? Trop près de la maison, il serait en concurrence avec le potager de proximité (celui des herbes et des salades) et il nuirait à l’esthétique visuelle (et parfois à l’esthétique olfactive). Trop loin de la maison, et on se retrouve avec des asticots dans la cuisine parce qu’on n’a pas eu le courage d’aller vider la poubelle de déchets verts au fond du jardin tous les jours.</p>
<p>Chez nous, le tas de compost a pas mal migré, mais il n’a toujours pas trouvé son emplacement idéal. Dernièrement, il était à côté du potager principal, dans un genre de kiosque de fortune en bambou pour que ça ne fasse pas trop moche. Mais c’était encore un peu difficile d’accès et ça commence à être un peu trop plein.</p>
<p>La solution que je m’apprête à tester nous vient d’Afrique. L’ONG <a href="http://www.sendacow.org.uk/">Send-A-Cow</a> qui l’y promeut l’a baptisée <a href="http://www.sendacow.org.uk/keyhole-gardens">Keyhole Garden</a>. C’est très différent du simple <a href="http://www.ecolandscaping.org/news/blogmedia/Jan/hemmenway/paths.jpg">keyhole bed</a> qu’on voit dans tous les bouquins de permaculture et dans lequel le trou central sert simplement à accéder à une butte qui mériterait plutôt d’être appelée butte en “fer-à-cheval”.<span id="more-1329"></span></p>
<p>Le <a href="http://jardinpotagerurbain.wordpress.com/2009/02/27/keyhole-gardens/">Keyhole Garden</a> (jardin en trou de serrure — version africaine), c’est une butte bien plus haute et dans laquelle le trou central est un tas de compost. Essentiellement, la technique concentre au même endroit le tas de compost et le potager de proximité. On le construit au plus près de la cuisine, et on y vient pour jeter les épluchures et les restes, l’eau de vaisselle et d’autres eaux grises le cas échéant (mais pas le contenu des toilettes sèches). Et on y prend au passage quelque laitue ou quelque brin de ciboulette. Le tas de compost au centre de la butte dispense son humidité et ses nutriments à toute la communauté de plantes tout autour. Pas besoin de l’isoler du froid, pas besoin de le retourner.</p>
<p>Par l’intégration élégante des fonctions qu’il représente, m’est avis que ce keyhole garden a vocation à devenir un emblème de la permaculture, bien plus que la <a href="http://www.arpentnourricier.org/spirale-dherbes-aromatiques-2/">spirale d’herbes aromatiques</a>.</p>
<h3>Faire un keyhole garden — étape par étape</h3>
<p>Note : je ne suis pas un expert — je me contente de traduire les consignes de l’ONG Send-a-Cow (<a href="http://vimeo.com/7262464">video ici</a> en anglais), en interprétant un peu. Toute suggestion d’amélioration est la bienvenue.</p>
<p>Délimiter un espace circulaire de 2m50 à 3m de diamètre, avec un rond central de 80cm à 1m de diamètre. Réserver un créneau pour l’accès au tas de compost (de préférence le secteur nord). Pas besoin de travailler le sol en-dessous — les bestioles s’en chargeront. S’il y a des mauvaises herbes, quelques <a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">cartons posés à même le sol</a> constitueront une barrière.</p>
<p>Puis on bâtit le panier au centre pour contenir le tas de compost : j’ai planté huit piquets en bois que j’ai ensuite entourés de chutes de grillage. On peut aussi tresser des jeunes rameaux, ou bien planter carrément plus de piquets et les lier par de la ficelle. Je m’attends à ce que ça pourrisse au bout de quelques années : il sera toujours temps de replanter quelques piquets.</p>
<p>Ensuite on commence à bâtir le muret en pierres sèches qui entoure la butte. Des pierres, des briques — tout est bon tant que ça tient. L’intérêt majeur de la forme arrondie, c’est que les pierres se tiennent les unes les autres en faisant un léger effet de voûte, un peu à la manière des igloos, ce qui fait que le muret n’a pas besoin d’être très épais. Il suffit de l’incliner légèrement vers l’intérieur pour que le poids de la terre ne le fasse pas tomber.</p>
<p>A mesure qu’on monte les pierres, on monte le substrat, en alternant les couches et en arrosant régulièrement comme pour du <a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">compostage en couches</a>, mais avec pas mal de terre pour faire du volume (on veut en effet monter d’environ 60cm). Voici une liste d’ingrédients, plus ou moins dans l’ordre du bas vers le haut :</p>
<ul>
<li>pierres pour le drainage</li>
<li>cannettes de soda rouillées pour le fer</li>
<li>branchages pour aérer et encourager les champignons</li>
<li>fumier pour l’azote</li>
<li>terre de profondeur</li>
<li>paille pour aérer et augmenter la matière organique</li>
<li>cendre de bois pour le phosphore</li>
<li>feuilles fraîches pour attirer les lombrics</li>
<li>charbon de bois pilé pour la rétention d’eau et de nutriments</li>
<li>terre de surface</li>
<li>compost mûr en surface</li>
<li>paille pour pailler en surface</li>
</ul>
<p>Dans ma version, faute de stocks de compost suffisamment mûr, c’est la terre qui représente l’essentiel du volume. Pour ne pas avoir de pierres ni de liseron, je ma suis mis en tête de tout tamiser. J’ai employé pour cela la technique du <a href="http://environnement.wallonie.be/education/compost/images/composechagetransparent.gif">sommier incliné</a>.</p>
<p>Noter qu’il vaut mieux remplir le tas de compost (j’ai rempli le premier tiers avec du fumier mélangé à de la paille) en même temps qu’on monte la butte, pour que le panier central ne subisse pas trop d’efforts ni dans un sens ni dans l’autre.</p>
<p>Noter qu’il faut beaucoup de pierres (le muret fait environ 10 mètres de long et 60cm de haut) et beaucoup de terre et/ou de compost (la butte fait près de 2 mètres cubes en volume, soit 20 brouettes de 100 litres à charrier). </p>
<p>Au final, ça m’a pris une dizaine d’heures pour tout faire (seul). Une bonne raison pour inviter des copains.</p>
<h3>Quelques innovations</h3>
<p>Comme je n’ai pas prévu de jeter d’eau de vaisselle pour l’instant, j’ai prévu l’irrigation. La forme en rond optimise la forme du goutte-à-goutte, puisqu’il suffit d’un cercle de tuyau et d’un té pour l’arrivée d’eau (laquelle se fait par l’intérieur, au niveau du muret du créneau d’accès (voir ci-dessous, <a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_13.jpg">étape 13</a>).</p>
<p>Par ailleurs, je me suis dit qu’il serait bon de pouvoir accéder au compost par en-dessous des fois que le niveau du tas monte trop vite par rapport au pouvoir de recyclage des petites bêtes. J’ai donc prévu une grosse pierre au bas du muret du fond du créneau d’accès. En retirant la pierre, on pourra pelleter le compost mûr du dessous du tas.</p>
<h3>Les plantations</h3>
<p>On peut bien y planter ce que l’on veut, mais comme la butte est déjà assez haute, il n’est peut-être pas judicieux d’y mettre des plantes qui montent trop haut.</p>
<p>Sinon, l’idée est de profiter des micro-climats et des micro-terroirs :</p>
<ul>
<li>au bord du mur pour les plantes qui aiment bien être au sec et dans un sol pas trop fertile</li>
<li>plus près du tas de compost pour celles qui aiment l’humidité et l’azote</li>
<li>côté Sud pour celles qui aiment la chaleur</li>
<li>côté Nord pour celles qui aiment être un peu à l’ombre des autres</li>
<li>près du bord pour celles qui ont tendance à vouloir déborder</li>
<li>entre les pierres du mur pour des plantes de rocaille</li>
<li>etc.</li>
</ul>
<p>Pour l’instant, j’y ai mis : de la sauge, des oignons, du persil, du cerfeuil, de la coriandre, de l’aneth, des bettes à cardes rouges, du thym, de l’estragon, du basilic, des laitues. Certaines de ces plantes sont des rescapées de ma spirale d’herbes aromatiques, amenée à être finalement démontée car elle se retrouve au milieu du nouveau cheminement.</p>

<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_01/' title='keyhole_step_01'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_01-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_01" title="keyhole_step_01" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_02/' title='keyhole_step_02'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_02-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_02" title="keyhole_step_02" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_03/' title='keyhole_step_03'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_03-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_03" title="keyhole_step_03" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_04/' title='keyhole_step_04'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_04-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_04" title="keyhole_step_04" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_05/' title='keyhole_step_05'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_05-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_05" title="keyhole_step_05" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_06/' title='keyhole_step_06'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_06-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_06" title="keyhole_step_06" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_07/' title='keyhole_step_07'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_07-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_07" title="keyhole_step_07" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_08/' title='keyhole_step_08'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_08-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_08" title="keyhole_step_08" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_09/' title='keyhole_step_09'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_09-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_09" title="keyhole_step_09" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_10/' title='keyhole_step_10'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_10-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_10" title="keyhole_step_10" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_11/' title='keyhole_step_11'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_11-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_11" title="keyhole_step_11" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_13/' title='keyhole_step_13'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_13-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_13" title="keyhole_step_13" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/keyhole_step_14/' title='keyhole_step_14'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/keyhole_step_14-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="keyhole_step_14" title="keyhole_step_14" /></a>
<a href='http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/derniere/' title='jardin keyhole'><img width="205" height="125" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/07/derniere-205x125.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="jardin keyhole" title="jardin keyhole" /></a>

<h3>Quelques questions</h3>
<p>La hauteur de la butte est prévue pour que le tas ait une hauteur suffisante. Ca fait une grosse hauteur de terre, qui permet à chaque plante de trouver à manger même quand on les plante très serrées comme avec l’approche <a href="http://www.arpentnourricier.org/john-jeavons-et-la-methode-biointensive/">biointensive</a>.<br />
Avec le muret en pierres, ça permet à la terre de se réchauffer tôt en saison et de rester réchauffée plus tard. Mais la grande hauteur accélère le dessèchement. Probablement qu’avec dix ou quinze litres d’eau de vaisselle par jour, ça ne pose pas de souci, mais si on n’a pas cet apport, ça risque de consommer pas mal d’eau.</p>
<p>La deuxième question est celle des <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-printemps-sans-limaces/">limaces</a>. Les limaces adorent le compost humide. En mettant au même endroit le sanctuaire des limaces et les laitues, on risque de s’attirer des soucis. Reste à espérer que la butte sera assez diversifiée pour que des carabes et autres prédateurs de limaces s’y sentent chez eux. C’est le premier truc que je surveillerai.</p>
<p>Si ça marche bien, j’en ferai d’autres car c’est bien plus joli que les buttes en <a href="http://www.arpentnourricier.org/bordures-beton-pour-buttes-autofertiles/">parpaings de ciment</a>, j’ai pas mal de pierres avec les travaux de la maison, et j’aurai pas mal de terre à mesure que je creuserai les bassins pour les eaux grises.</p>
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		<title>Créer un jardin-forêt</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 09:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
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		<description><![CDATA[En un clic : le bon de commande papier de l’association Imagine un Colibri. L’agriculture conventionnelle, héritière des agricultures du néolithique apparues il y a dix mille ans au Moyen-Orient, applique bêtement au monde entier un modèle inventé dans des écosystèmes de prairies semi-arides. Or les régions tempérées comme la France ne sont pas naturellement [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/creer-un-jardin-foret/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En un clic : <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Permaculture/BonCommandePapier.pdf">le bon de commande papier de l’association Imagine un Colibri.</a></p>
<p>L’agriculture conventionnelle, héritière des agricultures du néolithique apparues il y a dix mille ans au Moyen-Orient, applique bêtement au monde entier un modèle inventé dans des écosystèmes de prairies semi-arides. Or les régions tempérées comme la France ne sont pas naturellement des régions de prairie. Quand on y laisse une parcelle en jachère plutôt que de dépenser des dizaines de litres de diesel à l’hectare pour lacérer la terre avec une charrue en saccageant sa structure et en massacrant sa faune, elle s’embroussaille en quelques années et devient forêt en dix ou vingt ans. Pendant cette période de forêt juvénile, la productivité végétale et la biodiversité sont spectaculaires. Puis à mesure que les espèces pionnères laissent peu à peu la place aux espèces dites climaciques, le rythme ralentit, et on aboutit après quelques siècles à une chênaie-hêtraie primaire culminant à 45 mètres. C’est la sylve des Gaulois que nos ancètres ont déforestée au cours des grands défrichements du Moyen-Âge (j’aurai bientôt quelques bémols à apporter à ce message, mais je transcris ici la sagesse conventionnelle).</p>
<p>Si l’on veut éviter de dépenser sans cesse du temps et de l’énergie, il serait temps de se demander comment tirer parti de la succession naturelle plutôt que de la contrecarrer.<span id="more-1169"></span></p>
<h3>Qu’est-ce qu’un jardin-forêt ?</h3>
<p>Créer un jardin-forêt, c’est chercher à reproduire l’écosystème des lisières de forêt ou des forêts juvéniles, mais en choisissant des espèces et des variétés d’arbres à notre convenance : arbres fruitiers, arbres à noix, arbres fixateurs d’azote pour faire pousser les autres, arbres ornementaux, arbres pour la biodiversité, …</p>
<p>Mais on ne s’arrête pas aux arbres. Comme dans les jeunes forêt, le soleil se fraie partout un chemin entre les jeunes arbres, ce qui permet de faire pousser encore au moins deux étages de plantes : l’étage des abrisseaux (groseilles,  mûres, noisetiers, etc.), et l’étage des légumes, de préférence des légumes vivaces ou qui se ressèment tous seuls pour qu’on n’ait pas à y revenir chaque année (chou perpétuel, arroche, ciboule, etc.).</p>
<p>L’inventeur du jardin-forêt dans nos contrées, c’est Robert Hart, et qui a ensuite inspiré bon nombre de jardiniers parmi lesquels <a href="http://www.patrickwhitefield.co.uk/about.htm">Patrick Whitefield</a>, un grand maître permaculteur d’outre-Manche.</p>
<h3>Créer un jardin-forêt, en français</h3>
<p>Son livre <a href="http://www.chelseagreen.com/bookstore/item/how_to_make_a_forest_garden/">How to Make a Forest Garden</a> est un manuel très complet issu de son expérience personnelle et de ses recherches auprès d’autres jardiniers et de pépiniéristes, qui couvre à la fois la conception du jardin-forêt et le choix des variétés d’arbres, d’arbrisseaux et de légumes. Il s’adresse à tous les jardininers, confirmés comme apprentis, ou simples aspirants, qui veulent créer un jardin-forêt, concevoir un verger ‘naturel’, ou mettre en pratique certains principes de l’agroforesterie à l’échelle familiale.</p>
<p>Bien qu’il soit à l’origine écrit pour un public britannique, ce livre est précieux pour la plupart des jardiniers français tant les climats se ressemblent. En effet, c’est l’Océan Atlantique qui domine nos climats et à part les zones montagneuses et les régions du pourtour méditerranéen, l’essentiel des conseils de ce livre sont applicables assez directement au territoire métropolitain.</p>
<p>C’est ce qui a décidé <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/themes/entete/img/richard.jpg">Richard Wallner</a> et son association <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Imagine_un_Colibri/ImagineUnColibri.html">Imagine un Colibri</a> à entreprendre la traduction en français du livre de Patrick Whitefield, en s’appuyant sur une équipe de bénévoles et de professionnels. Le livre est dans sa dernière ligne droite avant de partir à l’impression.</p>
<h3>Ouverture des pré-ventes</h3>
<p>Comme il ne passera pas par les circuits classiques de distribution, vous ne trouverez pas ce livre dans votre librairie ni au rayon livres de votre biocoop. Au moins dans cette première édition, il ne sera <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Permaculture/Permaculture.html#Jardin_foret">disponible qu’en vente directe</a>. L’éventuel surplus dégagé servira à financer les projets de l’association Imagine un Colibri. Avant de décider de lancer 1000, 2000 ou 1 million d’exemplaires, il est important pour Richard d’avoir une idée approximative du nombre de personnes intéressées. C’est pourquoi on trouve sur le site de l’association une campagne de préventes qui vous permet de réserver dès aujourd’hui votre exemplaire, lequel vous sera ensuite envoyé par la poste.</p>
<p><a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Permaculture/BonCommandePapier.pdf">Cliquez sur ce lien pour imprimer le bon de commande (pdf).</a></p>
<p>Les livres de permaculture sont suffisamment rares en français pour être salués, et celui-ci en particulier qui fait déjà référence dans le monde de la permaculture britannique. D’autant que la qualité devrait être au rendez-vous. Outre la minutie portée aux aspects de traduction et de terminologie, la présentation a été très soignée, et j’ose prétendre que la mise en page de l’édition française sera bien plus agréable à lire que l’austère version originale. Je suis bien placé pour le dire, puisque j’en suis l’humble artisan (j’ai aussi traduit quelques chapitres, ce qui explique la baisse récente de productivité dans ces pages, sans toutefois l’excuser).</p>
<p>Pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous laisse cliquer sur les vignettes pour lire une pleine double-page, ainsi qu’un projet de couverture (la couverture finale aura des photos plus parlantes).</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/01/echantillonChap2.png" rel="lightbox[1169]" title="echantillon chap2 créer un jardin-forêt patrick whitefield"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/01/echantillonChap2-300x212.png" alt="" title="echantillon chap2 créer un jardin-forêt patrick whitefield" width="300" height="212" class="aligncenter center size-medium wp-image-1172" /></a></p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/01/couvV1_MR.png" rel="lightbox[1169]" title="projet couverture créer un jardin forêt patrick whitefield"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/01/couvV1_MR-212x300.png" alt="" title="projet couverture créer un jardin forêt patrick whitefield" width="212" height="300" class="aligncenter center size-medium wp-image-1173" /></a></p>
<p>Alors <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Permaculture/Permaculture.html#Jardin_foret">commandez votre exemplaire</a>, offrez-le, faites passer le mot, faites jouer vos réseaux : il faut encourager ce genre d’initative courageuse pour transmettre l’expérience et le savoir, et peut-être que bientôt d’autres livres de permaculture francophone pourront se faire une petite place dans les rayons des librairies entre le jardinage biologique et l’écoconstruction, voire l’économie et la sociologie.</p>
<p>Bonne lecture…</p>
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		<title>Permaculture appliquée à la recherche scientifique</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Oct 2010 18:37:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[permaculture]]></category>
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		<description><![CDATA[On voit souvent les tenants de la décroissance adopter des postures de défiance vis-à-vis de la recherche scientifique, pour la raison évidente qu’elle est trop souvent subordonnée, voire prostituée au profit industriel et à la puissance étatique pour obtenir ses crédits, et qu’elle est donc biaisée. Et pourtant, quand je vois la démarche poursuivie par [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/permaculture-appliquee-a-la-recherche-scientifique/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On voit souvent les tenants de la décroissance adopter des postures de défiance vis-à-vis de la recherche scientifique, pour la raison évidente qu’elle est trop souvent subordonnée, voire prostituée au profit industriel et à la puissance étatique pour obtenir ses crédits, et qu’elle est donc biaisée. Et pourtant, quand je vois la démarche poursuivie par les labos et les startups qui enfin cessent de croire que l’esprit humain est l’alpha et l’oméga de l’innovation et qui (re)commencent à observer avec révérence les merveilles de la nature, je me dis qu’il y a encore de l’espoir (même si certains y verront une touche d’opportunisme surfant sur la vague green biz). Le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biomim%C3%A9tisme">biomimétisme</a> en chimie, en mathématiques appliquées, en physique des matériaux (et aussi en biologie), cherche à concevoir en s’inspirant de la nature, jusque dans ses mécanismes intimes, sa parcimonie, voire sa <em>sagesse</em>. Comme beaucoup de permaculteurs, je reste un scientifique dans l’âme, et j’aime bien cette idée de reprendre la posture des naturalistes dans leur admiration de la nature, tout en laissant de côté le positivisme et l’arrogance des ingénieurs pour découvrir ce que la nature peut nous apprendre plutôt que de la bulldozer, de la désinfecter, de la ‘nettoyer’.</p>
<p>L’intervention de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Janine_Benyus">Janine Benyus</a> à la conférence <a href="http://www.ted.com/">TED</a>, que je viens de découvrir ce soir, brosse un portrait époustouflant de la démarche des chercheurs et des concepteurs dans le domaine du biomimétisme. Sans prononcer le mot, elle montre bien que cette démarche suit le même chemin que la conception permaculturelle : l’observation vient en premier, et la conception en découle, dans une approche humble qui reconnaît la dette que nous avons envers les organismes et les écosystèmes, nos aînés de plusieurs milliards d’années.</p>
<p>Et de même que je suis béat quand je visite le site <a href="http://www.pfaf.org/user/">Plants for a Future</a> (qui recense 7000 d’espèces végétales pour les différentes utilités alimentaires, médicinales et autres), de même je suis enthousiaste quant à l’initiative <a href="http://asknature.org/">AskNature.org</a>, qui sert de forum d’échange entre naturalistes et chercheurs afin de recenser des dizaines d’autres fonctions que les organismes et les écosystèmes remplissent avec une économie de ressources qui laisse pantois tout ingénieur, sans avoir jamais déposé un brevet ni consulté un manuel de physique. </p>
<p>En cliquant sur l’image d’en-haut ou bien <a href="http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/janine_benyus_biomimicry_in_action.html">sur ce lien</a>, vous pouvez suivre cette présentation de 20 minutes, sous-titrée en français par <a href="http://www.ted.com/profiles/translations/id/288119">Isabelle Roughol</a>. Détour obligé pour tous les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nerd">nerds</a> de mon acabit, et très vivement recommandé pour tous les autres pour qui la permaculture <a href="http://www.arpentnourricier.org/permaculture-nest-pas-que-jardin-ce-blog-non-plus/">n’est pas qu’au potager</a>.</p>
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		<title>What a way to go</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Sep 2010 21:21:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[initiatives]]></category>
		<category><![CDATA[ressources]]></category>
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		<category><![CDATA[millénarisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans la famille des films déprimants sur la crise énergétique, il y a ‘The End of Suburbia’, très connu dans les initiatives de transition, mais il y a nettement pire. What a way to go : life at the end of Empire fait probablement partie des pires, avec une vraie teinte millénariste de bout en [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/what-a-way-to-go/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la famille des films déprimants sur la crise énergétique, il y a ‘<a href="http://www.endofsuburbia.com/">The End of Suburbia</a>’, très connu dans les <a href="http://transitionculture.org/2007/01/10/10-first-steps-for-a-transition-town-initiative-1-awareness-raising/">initiatives de transition</a>, mais il y a nettement pire. <a href="http://www.whatawaytogomovie.com/">What a way to go : life at the end of Empire</a> fait probablement partie des pires, avec une vraie teinte millénariste de bout en bout. Il cherche à nous montrer à travers de nombreuses interviews et des réflexions personnelles de l’auteur que la culture occidentale dominante (désignée sous le nom d’<em>Empire</em>) est à bout de souffle et va finir par engloutir la planète et elle-même avec. Il y est question du pic de pétrole, du changement climatique, de l’extinction des espèces, de la surpopulation, et de la ruine du style de vie occidental. On y rencontre en particulier <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Quinn">Daniel Quinn</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Derrick_Jensen">Derrick Jensen</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jerry_Mander">Jerry Mander</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Chellis_Glendinning">Chellis Glendinning</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Heinberg">Richard Heinberg</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/William_Catton">William Catton</a> and <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Manning">Richard Manning</a>.</p>
<p>C’est un film prenant, auquel j’ai collaboré en tant que relecteur pour les sous-titres en français. En échange, Tim Bennett le réalisateur m’a envoyé dix exemplaires de la version sous-titrée. Je viens d’en donner un à <a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com/">Ramite le flibustier</a> qui m’a fait l’honneur de faire un crochet par l’arpent nourricier en chair et en os. Il m’en reste donc 8, que je donnerai aux premiers candidats qui se manifesteront dans les commentaires.</p>
<blockquote><p>Dérangeant parce qu’il nous confronte directement à la culture de l’Empire, ce documentaire est à recommander à tous ceux qui ont la capacité de remodeler le futur — c’est à dire chacun d’entre nous. Au lieu de nous proposer des solutions faciles, le film nous met au défi d’inventer de nouvelles voies.</p></blockquote>
<p>Pour se faire une idée, il y a <a href="http://www.youtube.com/watch?v=o0cJGjC8ek8">la bande annonce</a>, ou bien carrément <a href="http://www.youtube.com/watch?v=RomGwTuoG1I" class="broken_link">le film en 9 morceaux</a> sur youtube (mais sans les sous-titres).</p>
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		<title>Les principes de la permaculture</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/les-principes-de-la-permaculture/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Sep 2010 15:29:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[ressources]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
		<category><![CDATA[david holmgren]]></category>
		<category><![CDATA[l'essence de la permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[le petit colibri]]></category>
		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[principes de la permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[traduction]]></category>

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		<description><![CDATA[On voit souvent la permaculture présentée par des applications concrètes au jardin, ce qui peut donner l’impression que la permaculture n’est qu’une accumulation de ‘techniques’ de jardinage : culture sur buttes pour ne pas labourer paillage épais et systématique pour que le sol ne soit jamais à nu compostage en surface pour perdre moins d’azote [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/les-principes-de-la-permaculture/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.permacultureprinciples.com/fr"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/09/principes-de-la-permaculture.png" alt="" title="principes de la permaculture" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1112" /></a></p>
<p>On voit souvent la permaculture présentée par des applications concrètes au jardin, ce qui peut donner l’impression que la permaculture n’est qu’une accumulation de ‘techniques’ de jardinage :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/double-bechage-pour-buttes-autofertiles/">culture sur buttes</a> pour ne pas labourer</li>
<li><a href="www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/" class="broken_link">paillage épais et systématique</a> pour que le sol ne soit jamais à nu</li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/portrait-emilia-hazelip/">compostage en surface</a> pour perdre moins d’azote que dans un tas de compost</li>
<li><a href="http://www.chelseagreen.com/bookstore/item/how_to_make_a_forest_garden/">jardin-forêt</a> pour imiter l’écosystème-roi de nos contrées</li>
<li><a href="http://madeinearth.wordpress.com/2010/03/27/les-zones-en-permaculture/">zones</a> pour moins s’embêter quand il pleut</li>
<li><a href="http://www.gaiastable.com/files/mandala_large.jpg">jardins mandala</a> pour réduire l’espace réservé aux allées</li>
<li><a href="www.arpentnourricier.org/spirale-herbes/" class="broken_link">spirales d’herbes aromatiques</a> pour faire joli</li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/tracteur-a-poules-20/">tracteur à poules</a> pour désherber et fertiliser</li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-admin/post.php?action=edit&#038;post=408">baissières (swales)</a> pour piéger l’eau de ruissellement dans le paysage</li>
<li><a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com/2010/04/08/tour-a-pommes-de-terre/">tours à patates</a></li>
<li><a href="www.arpentnourricier.org/cages-a-tomates-pour-laisser-pousser-sans-tailler/" class="broken_link">tomates non-taillées</a></li>
<li>etc.</li>
</ul>
<p>Quoique intéressantes et même souvent efficaces, ces techniques mises bout-à-bout ne font pas la permaculture. La permaculture, c’est d’abord une approche de conception des systèmes (jardin, maison, village, communauté humaine, etc.) qui découle directement du constat que la planète n’est pas infinie, et que pour vivre de façon soutenable il faut consommer nettement moins de ressources (matières premières et énergie) que dans le modèle occidental actuel.</p>
<p>Ce constat, <a href="www.arpentnourricier.org/portrait-david-holmgren" class="broken_link">David Holmgren</a> l’a fait avec Bill Mollison il y a plus de trente ans, et sa réflexion sur ce qu’il appelle la ‘descente énergétique’ l’a amené à formaliser les principes de la permaculture dans un joli petit opuscule d’une vingtaine de pages : <a href="http://www.holmgren.com.au/DLFiles/PDFs/Essence_of_Pc_French.pdf" title="L'essence de la Permaculture (pdf)">l’Essence de la permaculture</a>. Grâce à une équipe de bénévoles autour de l’association <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/EcolieuAUPETITCOLIBRI.html" title="site de l'association de Richard Wallner">Imagine un Colibri</a>, ce livre a été traduit en français, ainsi que le site web qui le présente. Il est téléchargeable gratuitement à l’adresse suivante : <a href="http://permacultureprinciples.com/fr/" title="les principes de la permaculture, par David Holmgren">http://permacultureprinciples.com/fr/</a>. Ce livre électronique au format pdf est en fait un résumé de la version longue “Permaculture : principles and pathways beyond sustainability”  (pas encore traduite en français, mais vous pouvez laisser un commentaire, je ferai suivre à qui de droit).</p>
<p>Pour ne pas perdre le petit côté “mystique” de la permaculture, il organise l’Essence de la permaculture selon trois piliers éthiques :</p>
<ol>
<li>Prendre soin de la terre</li>
<li>Prendre soin de l’humain</li>
<li>Partager équitablement</li>
</ol>
<p>et douze principes :</p>
<ol>
<li>Observer et interagir</li>
<li>Collecter et stocker l’énergie</li>
<li>Créer une production</li>
<li>Appliquer l’auto-régulation et accepter la rétroaction</li>
<li>Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables</li>
<li>Ne pas produire de déchets</li>
<li>Partir des structures d’ensemble pour arriver aux détails</li>
<li>Intégrer plutôt que séparer</li>
<li>Utiliser des solutions à de petites échelles et avec patience</li>
<li>Utiliser et valoriser la diversité</li>
<li>Utiliser les interfaces et valoriser les éléments en bordure</li>
<li>Utiliser le changement et y réagir, de manière créative</li>
</ol>
<p>Le livre détaille les différents principes, les rattache aux contraintes planétaires qui en sont la cause, et les illustre par des exemples. <a href="http://permacultureprinciples.com/fr/" title="les principes de la permaculture, par David Holmgren">Bonne lecture !</a>.</p>
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		<title>Le mythe de l’autosuffisance</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jun 2010 08:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[ressources]]></category>
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		<category><![CDATA[autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[autosuffisance]]></category>
		<category><![CDATA[myth of self-reliance]]></category>
		<category><![CDATA[relocalisation]]></category>
		<category><![CDATA[toby hemenway]]></category>
		<category><![CDATA[trduction]]></category>

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		<description><![CDATA[Le texte original de l’article se trouve ici Un éminent permaculteur a récemment réalisé une grande enquête par courriel pour trouver des “projets où les gens seraient parvenus à devenir totalement autosuffisants pour leur nourriture, leur habillement, leur logement, leur énergie, leurs besoin sociaux…” Le voilà, le mythe de l’autosuffisance totale, sous la plume d’un [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/le-mythe-de-lautosuffisance/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/panier.jpg" alt="" title="panier du jardin" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1039" /></p>
<p><em>Le texte original de l’article se trouve <a href="http://patternliteracy.com/selfreliancemyth.html">ici</a></em></p>
<p>Un éminent permaculteur a récemment réalisé une grande enquête par courriel pour trouver des “projets où les gens seraient parvenus à devenir totalement autosuffisants pour leur nourriture, leur habillement, leur logement, leur énergie, leurs besoin sociaux…” Le voilà, le mythe de l’autosuffisance totale, sous la plume d’un des permaculteurs les plus connus. Dans la plupart des groupes de permaculture aux États-Unis, l’idée que quiconque puisse parvenir à l’<em>autosuffisance</em> au-delà des besoins les plus primaires a été abandonnée il y a un bout de temps, remplacée par la notion moins forte d’<em>autonomie</em>. Mais même l’autonomie est quasiment impossible, et je ne pense pas qu’elle soit souhaitable, même pour exprimer une volonté de se libérer du joug de la société capitaliste de consommation.</p>
<p>J’ai fait un petit tour en Google sur internet, et j’ai pu constater que l’<em>autosuffisance</em> était présentée sur plusieurs sites renommés de permaculture comme un objectif à atteindre. Je voudrais ici tordre le cou à cette idée. Mon dictionnaire précise que l’autosuffisance est la <em>capacité de subvenir à ses besoins sans assistance extérieure</em>. Qui peut vivre sans assistance extérieure ? Personne. <span id="more-1038"></span>Continuons de tirer le fil. Quand on parle d’<em>autosuffisance alimentaire</em> on est bien d’accord qu’il s’agit de tirer 100% de ses besoins alimentaires de son propre lopin, avec sa seule force de travail. Je n’ai jamais rencontré personne qui ait fait ça. Il doit bien y avoir quelques paysans qui y soient parvenus, mais même les petits paysans qui font de l’agriculture vivrière ont le plus souvent une production destinée à la vente en plus de la partie vivrière, afin d’acheter les denrées qu’ils ne sont pas en mesure de produire.</p>
<p>J’entends parfois des gens dire qu’ils produisent 30%, 50%, ou même 70% de leur propre nourriture. En général, ça veut juste dire qu’ils cultivent des fruits et des légumes à hauteur d’un certain pourcentage du coût ou du poids total de leur alimentation — jamais un pourcentage du contenu calorique. Si 100% de vos légumes viennent de votre jardin, cela ne représente que 15 à 20% de votre besoin calorique quotidien, à moins que vous mangiez principalement des patates et autres légumes riches en amidon. La plupart de nos calories proviennent de céréales, de viande ou de produits laitiers. Si vous ne cultivez pas de céréales ou ne pratiquez pas l’élevage à grande échelle, il est peu probable que vous puissiez produire plus qu’un quart de votre nourriture en termes de contenu nutritif. Et dans ce cas, il n’est pas exact de prétendre que vous êtes <em>autosuffisant à 70%</em>. Si vous tirez de vos terres l’essentiel de vos calories, vous êtes presque certainement un agriculteur à plein temps, et vous méritez notre estime pour vos efforts. Et là nous commençons à comprendre à quel point l’autosuffisance est difficile, et même préjudiciable. Si on recherche vraiment l’autosuffisance on n’a guère le temps de faire autre chose, même dans un système permaculturel.</p>
<p>Et même si l’on cultive toute sa nourriture, peut-on pour autant affirmer que l’on est autosuffisant, si l’on ne sélectionne pas ses semences soi-même ? Si l’on ne produit pas soi-même la fertilité du sol ? Et d’où viennent l’outillage et le carburant ? Ceux qui pratiquent la permaculture savent aussi bien que les autres à quel point la vie est interconnectée. Comment pourrait-on prétendre être déconnecté de la communauté humaine en quoi que ce soit ? L’<em>autosuffisance alimentaire totale</em> est-elle seulement possible ?</p>
<p>Traitons rapidement les cas du textile, de la construction et de l’énergie. Même si vous cousez tous vos vêtements, vous ne faites pas pousser le coton et vous n’élevez pas vos moutons. Même si vous avez scié le bois d’œuvre ou extrait la pierre pour votre maison, vous ne fondez pas le verre et vous ne tréfilez pas les câbles électriques. Pour que vous puissiez vivre dans votre maison déconnectée du réseau électrique, il faut toute un réseau d’ingénieurs et d’usines pour produire vos panneaux photovoltaïques. Nous sommes tous dépendants de ce genre de choses.</p>
<p>Dans quasiment tous les domaines, prétendre à l’autosuffisance, c’est mépriser les montagnes d’épaules sur lesquelles nous sommes juchés. Les permaculteurs américains sont généralement politiquement corrects, et il nous est apparu évident que non seulement l’autosuffisance était impossible, mais que c’était une insulte à l’égard de tous ceux dont le labeur pourvoit à nos besoins ; que c’était une résurgence de l’esprit <em>cow-boy</em> qui met l’individu au centre de l’univers. Alors le terme s’est mué en <em>autonomie</em> pour reconnaître que nous sommes interdépendants mais que nous choisissons de moins dépendre des autres. Dans l’idéal, l’autonomie nécessiterait de développer les compétences nécessaires pour que nous puissions subvenir à nos besoins élémentaires et cesser de soutenir des industries injustes et destructrices. Cependant je ne pense pas qu’il faille imaginer des <em>individus</em> autonomes qui développeraient chacun les compétences pour tout faire, mais plutôt des <em>collectivités</em> autonomes dans lequelles personne ne saurait à la fois cultiver et tisser, mais où il y aurait des vêtements et des légumes pour tout le monde.</p>
<p>Il y a toujours un lourd préjugé en permaculture, comme on peut le constater dans les sites internet et les listes de diffusion, que la voie la plus noble est de tout faire soi-même sur son propre terrain. Et dans la mesure où nos compétences nous rendent moins dépendants des monopoles capitalistes, il est judicieux de développer les savoir-faire qui favorisent l’autonomie. Cependant, plus on restreint sa vie à ce que l’on peut faire soi-même, plus on réduit les possibilités. Chaque connexion avec le monde extérieur est enrichissante. Quand on tisse un réseau d’interdépendances, on devient plus riche, plus fort, plus sûr, plus sage. Pourquoi faudrait-il éviter de s’appuyer sur les autres ? Répondre à cette question nous plongerait dans des abysses psychologiques, mais une partie de la réticence est ancrée dans la croyance que les autres ne sont pas fiables ni honnêtes, et que l’interdépendance nous affaiblit. Mais le vieux proverbe “on n’est jamais mieux servi que par soi-même” montre simplement qu’on est souvent incompétent quand il s’agit de déléguer.</p>
<p>Et si vous doutez encore, j’aurai recours aux Écritures : une citation de l’Évangile selon Mollison, <a href="http://www.amazon.com/Introduction-Permaculture-Bill-Mollison/dp/0908228082">Introduction à la Permaculture</a>, à la page 2 : “On peut aussi commencer de prendre une part de la production alimentaire. Ceci ne veut pas dire qu’il faille faire pousser toutes ses patates, mais qu’on peut se fournir directement chez quelqu’un qui cultive déjà des patates de façon responsable. D’ailleurs, c’est probablement une meilleure idée d’organiser un groupement local d’achats que de faire pousser ses patates.”</p>
<p>Comme le dit <a href="http://www.earthflow.com/">Larry Santoyo</a>, vétéran de la permaculture, il faut chercher à remplir ses besoins au plus haut niveau de généralisation. Penser “je dois produire ma nourriture” est bassement limité. Penser “je dois satisfaire mes besoins alimentaires de façon responsable” ouvre un vaste éventail de possibilités, dans lequel on peut opter pour les solutions les plus stables et les plus appropriées. Les efforts individuels sont souvent moins pérennes et moins résilients que les initiatives collectives. C’est même une hérésie en conception des systèmes : l’autonomie individuelle signifie qu’une fonction critique n’est assurée que d’une seule manière. Si c’est vous-même qui cultivez toute votre nourriture et qu’il vous arrive un accident, vous vous retrouvez invalide et affamé à regarder vos cultures périr depuis votre fauteuil roulant. Ceci ne se produirait pas dans un jardin collectif. Et pour ceux qui craignent un effondrement imminent de la société, il faut bien voir que les vagabonds voleurs de navets viendront sûrement plus piller un lopin sans surveillance pendant que vous dormez pour récupérer de votre harassante journée de bêchage, tandis qu’ils éviteront se s’attaquer à un jardin protégé par une milice de paysans costauds et armés de fourches qui peuvent organiser des tours de garde.</p>
<p>La mise en œuvre de réseaux d’interdépendance collective est alors un nouveau domaine pour appliquer la notion de zones permaculturelles : la zone zéro serait notre maison et notre terrain. La Zone 1 représenterait nos liens avec d’autres personnes et d’autres familles, la zone 2 nos liens avec le commerce local et les activités du voisinage, la zone 3 avec l’économie et les organisations régionales, la zone 4 avec des protagonistes plus importants et plus lointains encore. Pourquoi faudrait-il s’en tenir à la zone zéro ? On peut organiser sa vie de façon que nos allées-venues dans la zone 4 (par exemple pour acheter des produits à base de pétrole ou de métaux) resteraient occasionnelles, tandis que nos interactions avec les marchés de producteurs et les restaurants locaux seraient fréquentes. C’est ainsi qu’on tisse un réseau local solide.</p>
<p>L’autonomie ne contribue pas à accroître le capital social, lequel est pourtant une ressource vraiment renouvelable qui n’augmente que si l’on s’en sert. Pourquoi n’aurais-je pas le droit de vouloir créer le plus de liens possibles avec mon entourage ? Si nous n’aidons pas nos voisins à subvenir à leurs besoins, il y a plus de chances qu’ils se tournent vers les supermarchés. En laissant libre cours au crédo de l’autonomie, on forge alors un mythe destructeur qui arrange ceux qui veulent affaiblir les solidarités.</p>
<p>Si le métier de paysan vous plaît, alors oui, cultivez votre nourriture. Et vendez le reste en échange des autres choses dont vous avez besoin, d’une façon qui profite au tissu local. Mais y a-t-il une grosse différence entre un paysan qui échange les fruits de son travail — de la nourriture — contre d’autres denrées ou contre de l’argent, et moi qui vends le fruit de mon travail — de l’enseignement — contre d’autres denrées et de l’argent ? Tous deux nous échangeons notre énergie vitale au sein d’un système qui nous porte, et j’aime à penser que nous faisons chacun un choix éthique et sage.</p>
<p>La bonne conception permaculturelle est celle qui parvient à subvenir aux besoins des habitants d’une façon qui soit à la fois responsable et écologiquement pertinente. Mais rien dans la permaculture ne dit qu’il faudrait que tout soit produit sur le terrain du propriétaire. Si cet article doit servir à quelque chose, c’est bien à démonter ce mythe de l’autosuffisance et de l’autonomie. La conception permaculturelle dit simplement que nos besoins et notre production doivent être assurés de façon responsable grâce au système que nous concevons, pas grâce à notre terrain. Nous pouvons, nous <em>devons</em> concevoir un système qui incorpore des liens extérieurs. Si vous êtes un acupuncteur qui tire son revenu de la collectivité et que vous remplissez l’essentiel de vos besoins en vous fournissant auprès d’acteurs locaux qui vous paraissent travailler équitablement, alors c’est une très bonne conception permaculturelle. Le système sera d’autant plus solide que vous trouverez à établir de nombreux liens pour vos besoins et vos productions avec des éléments et des systèmes extérieurs.</p>
<p>C’est tout-à-fait dans l’esprit de la permaculture que de vouloir développer des compétences qui vous rapprochent de la maison, du jardin, du territoire. Et parfois le savoir-faire que l’on acquiert en cherchant l’autonomie sont les mêmes que ceux qu’il faut pour développer l’interdépendance collective. Mais la recherche de l’autosuffisance comme fin en soi est un vieux mythe élimé qui n’est pas <em>permaculturel</em> et qui doit mourir.</p>
<h3>Notes</h3>
<p>Pour ceux qui lisent l’anglais, n’attendez pas mes traductions (car il y en aura d’autres) : allez lire la sagesse de Toby Hemenway directement <a href="http://www.patternliteracy.com">à la source</a>.</p>
<p>Mais pensez à revenir ici pour mon commentaire sur cet article — à paraître dans la foulée.</p>
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		<title>Graine de flibuste</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 08:04:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui c’est baby-sitting (je vous en reparlerai). Alors comme je n’ai pas le temps d’écrire et que j’ai un peu épuisé la réserve d’articles en conserves, je renvoie sans vergogne le lecteur vers le blog de Ramite, au titre poétique de Graine de flibuste. On n’y sera pas dépaysé, c’est encore dans le Sud-Ouest, et [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/graine-de-flibuste/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com/2010/05/02/fin-des-preparatifs/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/buttes-escargot.jpg" alt="" title="buttes escargot" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-1024" /></a></p>
<p>Aujourd’hui c’est baby-sitting (je vous en reparlerai). Alors comme je n’ai pas le temps d’écrire et que j’ai un peu épuisé la réserve d’articles en conserves, je renvoie sans vergogne le lecteur vers le blog de <a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com/qui-je-suis/">Ramite</a>, au titre poétique de <a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com">Graine de flibuste</a>. On n’y sera pas dépaysé, c’est encore dans le Sud-Ouest, et c’est le même mélange d’élucubrations théoriques et de témoignages pratiques autour de la <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/permaculture/">permaculture</a>, de la décroissance et du jardin.</p>
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		<title>La greffe à l’anglaise compliquée</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 08:04:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au printemps 2009, j’ai assisté à un stage de greffe organisé par l’association l’Orée du Bio et animé par Julien Oziol (Le Fruit à Venir) chez qui j’avais d’ailleurs acheté mes fruitiers deux ans plus tôt. A l’issue de cette journée de greffe, chacun repartait avec son arbre greffé. Ma greffe avait souffert du transport [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/la-greffe-a-langlaise-compliquee/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/greffe-pommier.jpg" alt="" title="greffe pommier" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-903" /></p>
<p>Au printemps 2009, j’ai assisté à un stage de greffe organisé par l’association l’Orée du Bio et animé par Julien Oziol (<a href="http://www.fruitavenir.com/">Le Fruit à Venir</a>) chez qui j’avais d’ailleurs acheté mes fruitiers deux ans plus tôt.</p>
<p>A l’issue de cette journée de greffe, chacun repartait avec son arbre greffé. Ma greffe avait souffert du transport (25 km à vélo), mais le porte-greffe a prospéré sous son édredon de <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/BRF/">BRF</a> qui le protégeait de l’herbe. Et cette année j’ai récidivé <span id="more-1020"></span>avec des greffons offerts par les <a href="http://www.croqueurs-de-pommes.asso.fr/sections/sections.htm#aveyron">Croqueurs de Pommes</a> du coin à l’occasion d’une démo greffe organisée par l’Amicale Laïque à Naucelle.</p>
<p>Comme il y avait deux rameaux qui avaient le même diamètre que mon greffon (condition nécessaire pour la greffe à l’anglaise), j’ai fait deux greffes. Et les deux ont pris.</p>
<p>Moralité : la greffe à l’anglaise compliquée, c’est la plus facile pour un débutant, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_termes_d'argot_Internet#a_2">amha</a>.</p>
<p>Bon, quelques ressources pour ceux qui veulent s’y essayer (je sais, ce n’est plus la saison, mais on peut s’entraîner d’ici février-mars prochain) :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZKTgiFVpAUE">une vidéo en anglais</a> (oubliez ce qu’il dit sur la profondeur de plantation, par contre)</li>
<li><a href="http://www.dailymotion.com/video/x10x28_shbl-greffe-a-l-anglaise-200107">une vidéo en français</a>, moins claire visuellement, mais en français (bon complément avec la précédente)</li>
<li><a href="http://www.jardinsfruitiersdelaquenexy.com/dispatch.do?sid=site/conseils_pratiques/le_verger/greffer/anglaise_compliqu_e">Un article avec peu d’explications</a>, mais des photos très claires</li>
<li><a href="http://www.1er-jardin.com/La-greffe-anglaise">Un article explicatif</a> sur la vigne</li>
<li><a href="http://www.google.com/images?q=Whip+and+Tongue+Graft&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;source=univ&#038;ei=mdwVTJ3DNqiK4gae1-XdDA&#038;sa=X&#038;oi=image_result_group&#038;ct=title&#038;resnum=1&#038;ved=0CCMQsAQwAA">des images à la pelle</a> (pour voir le détail du principe sous toutes les coutures)</li>
</ul>
<p>PS : vous verrez les pépiniéristes professionnels utiliser un genre de petits élastiques (bleus) pour solidariser la greffe à la place du raphia et du mastic. Je les ai remplacés par des lanières de chambre à air de vélo coupées aux ciseau dans mon stock de chambres à air percées.<del datetime="2012-01-30T06:40:40+00:00"> Je vous dirai l’année prochaine si ça se dégrade aux UV et aux intempéries ou si j’ai dû revenir avec un cutter pour éviter que la greffe s’étrangle en grandissant.</del> Effectivement, ça se dégrade très bien aux UV, donc ça n’étrangle pas la greffe comme du raphia.</p>
<p>PPS : au lieu de mastic pour sceller la coupe à l’extrémité du greffon (et donc éviter qu’il se dessèche), j’ai utilisé des boules quiès. Sinon, de la cire de bougie devrait marcher aussi.</p>
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