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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; journal</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>L’année 2011 : un petit bulletin</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 07:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[jardin]]></category>
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		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, l’année 2011 a commencé avec d’enthousiastes résolutions pour le jardin, en particulier celle d’arrêter de faire les trucs au petit bonheur et d’enfin faire les choses correctement. J’annonce la couleur : ce fut peine perdue. Je vous épargnerai les prétextes qui expliquent pourquoi et comment je n’ai pas réussi à m’occuper du [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/lannee-2011-un-petit-bulletin/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, l’année 2011 a commencé avec d’enthousiastes résolutions pour le jardin, en particulier celle d’<a href="http://www.arpentnourricier.org/john-jeavons-et-la-methode-biointensive/">arrêter de faire les trucs au petit bonheur</a> et d’enfin faire les choses correctement. J’annonce la couleur : ce fut peine perdue.</p>
<p>Je vous épargnerai les prétextes qui expliquent pourquoi et comment je n’ai pas réussi à m’occuper du jardin sérieusement. Retenez seulement que celui qui sait se tenir à passer un quart d’heure par jour au jardin aura forcément un bien meilleur résultat, puisque personnellement je n’y ai pas mis les pieds tellement plus souvent qu’une ou deux fois par semaine en moyenne.</p>
<h3>Fabacées : pas mal</h3>
<p>J’ai commencé la saison en plantant des fèves dehors et des petits pois moitié dehors et moitié dans la serre. <a href="http://www.arpentnourricier.org/ma-recolte-de-feves-2/">Les fèves de dehors</a> furent une réussite (2 m2, plus d’1 kilo de fèves décortiquées). Les deux mètres linéaires de petits pois de la serre ont bien grimpé mais je n’ai eu comme récolte qu’environ deux bols de petits pois. Cela dit, comme je n’ai jamais été me renseigner sur combien un pied de pois à rames est sensé donner, si ça se trouve c’est normal. J’ai quand même eu l’impression qu’ils auraient pu donner davantage dehors. Parce que sous la serre, il a souvent fait 25 °C dès le mois de février — peut-être que les fleurs ont souffert ?</p>
<h3>Pas de patates : pas de patates</h3>
<p>C’était la première année sans patates. C’était intentionnel. Mais c’était un peu dommage, vu que les patates c’est <a href="http://www.arpentnourricier.org/patates-opportunistes/">assez gratifiant</a> (j’adore la chasse au “trésor” quand on va chercher les tubercules sous le paillage). Cela dit, vu la sécheresse qu’on a eue au printemps, c’était sûrement un bon choix.</p>
<h3>Fraises : étouffées sous le liseron</h3>
<p>Chaque année, je vois à peine la couleur de mes fraises, rapidement envahies de liseron (celles qui subsistent étant évidées par les limaces). Cette année n’a pas fait exception, même si après les avoir plantées en novembre j’ai pris soin de retirer le paillage et déliseronner à la main en début de printemps avant de repailler. Le liseron se joue du <a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">paillage carton</a>, se fraie un chemin au niveau des trous où sont plantés les pieds de fraisiers, les enlacent, et si l’on cherche à désherber trop sérieusement, on arrache le fraisier avec son envahisseur.</p>
<p>Pour cette année, j’ai déplacé tous les fraisiers, je redéferai le carton au début du printemps quand les premières feuilles de liseron commenceront à sortir, j’arracherai tout ce que je pourrai, mais je ne remettrai pas de carton pour faire barrière : juste de la paille en début d’été, afin que le liseron ne soit pas tenté de sortir au niveau des fraises, mais qu’il sorte partout et que je puisse le voir et l’arracher.</p>
<p>Je me sens un peu comme Gargamel qui jure qu’un jour il finira bien par déguster de la soupe aux Schtroumpfs. Moi, c’est sûr : un jour j’aurai des fraises.</p>
<h3>Framboises : 2e essai, 2e échec</h3>
<p>Bouturés du côté sud de la <a href="http://www.arpentnourricier.org/haie-seche-la-cloture-du-pauvre/">haie sèche</a>, mes framboisiers ont encore une fois été victimes de la sécheresse et de la concurrence des graminées. Cette année, deux ou trois pieds s’en sont bien sortis sur les vingt que j’avais installés. Je recommencerai en 2012. Pas question de désherber ou d’arroser : ça va tellement vite de bouturer des scions de framboisiers qu’il vaut mieux en planter 100 pour en avoir 10 que de se donner du mal toute l’année. Peut-être que je paillerai en début d’été pour garder un peu de fraîcheur, mais ça sera tout.</p>
<h3>Haie de saules : 3e essai, 1e réussite</h3>
<p> Déjà par deux fois j’avais tenté d’implanter une <a href="http://www.arpentnourricier.org/une-haie-de-saules-en-bas-du-jardin/">haie de saules</a> en bas du jardin en bouturant des brins de saules. la première fois dans l’herbe, la deuxième fois à travers un paillage plastique. Mais le taux de survie après un an était assez faible (10% environ). Cette fois, j’ai changé de terrain, et j’ai planté mes brins de saule au petit verger, entre la double clôture. L’idée, c’est d’avoir une réserve de fourrage pour les chèvres (<a href="http://www.arpentnourricier.org/adieu-poules-chevre-chevreau/">que je n’ai plus</a>, mais bon) mais qu’elles ne puissent pas consommer plus vite que ça ne pousse, puisque c’est derrière le grillage. Et bien là, le taux de survie après un an a été d’au moins 50%.</p>
<h3>Tomates : peut mieux faire</h3>
<p>Côté semis, c’était la première année où j’ai vraiment bien réussi. Je m’y suis pris assez tôt, la serre était accueillante et bien gérée, je n’ai pas (trop) oublié d’arroser les godets.<br />
J’ai dû planter une trentaine de pieds de diverses variétés (je me souviens surtout d’un genre de tomates roma et des coeur de boeuf roses qu’un voisin m’avait données), et la récolte a été bonne quoique tardive. J’ai une super recette pour <a href="http://www.arpentnourricier.org/coulis-de-tomates-facile/">faire des coulis sans m’embêter</a>, par contre j’ai pas mal d’échec dans mes conserves (peut-être 25%). Je les fais avec des bocaux de compote et de confiture. Il faudrait sûrement des couvercles neufs chaque année (on en trouve sur internet, par exemple chez Tom Press. Il faut juste savoir que ça s’appelle des couvercles “twist-off”).</p>
<p>Les pieds de tomates étaient sur la même butte que les deux dernières années, sous un <a href="http://www.arpentnourricier.org/mulch-de-lauzes/">paillage de lauzes</a> qui a bien fait ses preuves pour garder la chaleur et empêcher les adventices. L’arrosage auto m’a permis d’éviter entièrement la <a href="http://www.omafra.gov.on.ca/english/crops/hort/news/hortmatt/2005/19hrt05a4f4.jpg">nécrose apicale</a> que j’avais parfois les autres années. J’ai tuteuré vite fait car je n’ai pas eu le temps de confectionner des <a href="http://www.arpentnourricier.org/cages-a-tomates-pour-laisser-pousser-sans-tailler/">cages à tomates</a>, mais je n’ai pas vraiment taillé, et beaucoup de pieds se sont affalés.</p>
<p>Les tomates sous la serre ont fait énormément de feuillage mais pas tellement de fruits expoitables. En plus, là non plus le travail de tuteurage était insuffisant. Cette année, j’essaierai de faire attention à où je mets quelle variété, et je mettrai de vrais supports.</p>
<h3>Aubergines : duh !</h3>
<p>J’ai planté les aubergines sous la serre, à 50 cm de pieds de courgette. Autant dire que les aubergines n’ont jamais vu le jour, noyées sous les pieds de courgette qui ont atteint des proportions inouies (peut-être 2m de diamètre). Cette année, il n’y aura pas de cucurbitacées sous la serre. Je n’ai pas la place (ma serre fait 3m x 4m, mais j’en reparlerai).</p>
<h3>Piments : sympa</h3>
<p>J’avais planté des plants de piment fort en bord de butte au sud de la rangée de tomates, et ils m’ont donné assez pour refaire une excellente purée de piments comme chaque année : je mets tout dans un bocal (sans éplucher ni rien) avec un peu d’huile d’olive, et je passe le mixeur à soupe. Je mets la purée en petits pots en la recouvrant d’une couche d’huile et ça me dure l’année.</p>
<h3>Poivrons : minable.</h3>
<p>J’ai mal géré l’espace sous la serre, et les poivrons ont aussi été envahis par les courgettes. Au bilan, il y en a eu trois ou quatre en tout. C’est peu.</p>
<h3>Jardin en trou de serrure : bingo !</h3>
<p>Voilà une vraie réussite 2011. C’était long à faire, mais c’est vraiment génial d’avoir un tas de compost joli à deux pas de la cuisine, et où en plus il pousse des légumes et des aromatiques. J’ai hâte d’y replanter des choses au printemps. Voir l’article sur le <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/" title="jardin en trou de serrure, version africaine">jardin en trou de serrure</a>.</p>
<h3>Haricots lingots : sauvé la mise</h3>
<p>Les haricots (variété lingot genre tarbais) ont suivi les petits pois sous la serre. Ils sont montés sur des fils que j’avais tendus entre des pierres plates posées au sol et l’armature de la serre. J’étais un peu déçu parce que je n’ai pas eu l’impression de récolter tellement plus que ce que j’avais semé. En revanche, ils ont fait un excellent (mini) cassoulet.</p>
<h3>Courgettes : ça suffit !</h3>
<p>J’avais une ribambelle de plants de ronde de Nice qui s’étaient semés spontanément à l’hiver 2010–2011. Je les ai laissés pousser, mais ça m’en a fait beaucoup trop. Ca m’a occupé les deux tiers d’une butte, et on a peut-être mangé un dixième de ce que ça a produit.</p>
<p>De toute façon, je me dis que je vais laisser tomber les courgettes. Je ne suis pas fan, on en trouve des tas au marché ou dans les paniers d’amap de toute façon, et elles sont tellement indisciplinées qu’elles mettent le bazar dans un potager en carré. A la rigueur des variétés grimpantes que je ferai monter sur un grillage…</p>
<h3>Carottes : la surprise</h3>
<p>Après avoir savamment raté les carottes l’an passé quand je m’étais essayé au repiquage de mini-carottes démarrées en caissettes selon les préceptes de <a href="http://www.arpentnourricier.org/john-jeavons-et-la-methode-biointensive/">John Jeavons</a>, j’ai essayé des semis en pleine terre cette année, sur une terre patiemment dépierrée et allégée pour qu’elles poussent longues et droites. J’en ai effectivement récolté quelques unes au début de l’été, mais ensuite j’ai tout oublié, et je pensais que tout le reste était mort envahi sous les mauvaises herbes ou monté à graines. En fait, les carottes étaient cachées mais bien vivantes, et quand j’ai désherbé à la fin de l’été, j’a eu la bonne surprise de trouver pas mal de belles carottes pas montées à graines, et pas trop tordues.</p>
<p>Je réessayerai les carottes cette année, et en particulier j’essaierai de <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/NOUS_AIDER/Nouvellesjuill10.html">semer sous un paillage de fin rameaux</a> comme le fait Richard Wallner (§4 dans le lien).</p>
<h3>Choux : grignotés par les piérides.</h3>
<p>Je pensais que le gel se chargerait de débarrasser mes choux de leurs hôtes voraces, dans la mesure où je les ai plantés tardivement. Maid le climat en a décidé autrement. Il n’a pas vraiment gelé avant janvier, et encore pas fort et pas longtemps. Mes molles tentatives d’éradication manuelle ont été insuffisantes.</p>
<p>Mes romanesco sont maintenant de la dentelle moribonde avec une pomme ridicule. L’année prochaine, je monterai la garde près des choux, ou je mettrai un filet tant que je vois papillonner les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:ComputerHotline_-_Pieris_brassicae_(by).jpg">papillons jaune crème</a>.</p>
<h3>Salades : pas moyen</h3>
<p>Sur l’air du documentaire animalier qui explique que seul un alevin sur mille atteindra l’âge adulte : </p>
<ul>
<li>mes plants issus de semis cramaient sous le soleil de la serre les jours où j’oubliais d’arroser</li>
<li>au repiquage, les limaces me les dévoraient plus vite que je ne pouvais les remplacer</li>
<li>les plants achetés ne valent rien : avec leur trop petite motte, ils font la gueule pendant quelques jours. Or les limaces adorent les salades déprimées.</li>
</ul>
<p>Pourtant, s’il y a une production qu’il faut savoir faire au jardin pour profiter de la fraîcheur et ne pas la voir pourrir au frigo, c’est bien la salade. A moins d’avoir un marché quotidien en bas de chez soi.</p>
<h3>Arrosage : à poursuivre</h3>
<p>J’en suis à mi-chemin de mon grand projet d’arrosage goutte-à-goutte intégré et automatisé. Chaque butte a son irrigation, avec un point de branchement (le réducteur de pression) en bout de butte, pour y connecter le tuyau d’arrosage. En tête du tuyau d’arrosage, j’ai mis :</p>
<ul>
<li>un robinet minuteur en début de saison, pour pouvoir arroser une demi-heure sans oublier d’éteindre</li>
<li>un programmateur pour l’été, pour que ça arrose une fois tous les deux jours sans que j’oublie</li>
</ul>
<p>Cette année, je relierai les buttes pour n’avoir pas à déplacer le tuyau d’arrosage de l’une à l’autre. Des vannes permettront d’exclure l’une ou l’autre du cycle d’arrosage.</p>
<h3>Animaux : abandonnés</h3>
<p>Nous n’avons <a href="http://www.arpentnourricier.org/adieu-poules-chevre-chevreau/">plus d’animaux</a> au jardin cette année. Les raisons sont bien expliquées dans cet article. Sachez que ça soulage énormément — ce qui me pesait le plus, c’est vraiment la question de l’astreinte plutôt que du temps total à y passer.</p>
<h3>Paillage céramique : mwais</h3>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/01/paillage-tuiles-1024.jpg" rel="lightbox[1399]" title="paillage tuiles"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/01/paillage-tuiles-1024-205x125.jpg" alt="" title="paillage tuiles" width="205" height="125" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1403" /></a>J’ai démonté un toit de tuiles mécaniques (les tuiles moches des toits des hangars SNCF) et je me suis dit que je pourrais les utiliser au jardin au même titre que les lauzes afin de faire un paillage qui garde l’humidité et la chaleur. Seulement les tuiles, en plus d’être moches, elles veulent qu’on les emboîte. Mais si je les emboîte, il n’y a pas la place pour les plantes. Et si je ne les emboîte pas, les herbes poussent à chaque jonction. En plus, c’est nettement plus chiant à manipuler et à trimbaler qu’une bâche plastique.</p>
<p>Donc je ne garderai le concept que pour faire un paillage un peu permanent, comme au pied des framboisiers (tiens, ça me donne une idée…)</p>
<h3>Engrais vert : à recommencer.</h3>
<p>J’avais raté le créneau en fin de saison pour occuper le sol pendant l’hiver. J’ai essentiellement laissé les restes de plantes au sol. Mais en début de saison, j’ai préparé mes buttes assez vite, et comme je n’avais encore rien à y mettre, j’ai semé du pois fourrager sur l’une d’entre elles. Deux ou trois mois plus tard, j’ai simplement fauché et recouvert avec mes tuiles, puis planté entre les tuiles. J’ai trouvé ça assez chouette. Je recommencerai.</p>
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		<title>Rendez-vous à Gaillac</title>
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		<pubDate>Sun, 23 May 2010 03:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avis aux lecteurs et voisins — je serai aujourd’hui sur le stand des SELs à la foire bio de biocybèle à Gaillac.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/04/coquelicots.jpg" alt="" title="coquelicots" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-398" /></p>
<p>Avis aux lecteurs et voisins — je serai aujourd’hui sur le stand des <a href="http://www.onpeutlefaire.com/les-systemes-d-echange-locaux">SELs</a> à la foire bio de <a href="http://www.biocybele.net/">biocybèle</a> à Gaillac.</p>
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		<title>Une haie de saules en bas du jardin</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 08:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mon terrain est en haut d’une colline. Je n’ai qu’environ 40 cm de terre par dessus la roche, et le tout est en pente douce vers le bas du jardin et vers la rue. S’il pleut un peu fort, je suis sûr qu’il y a du lessivage, et que l’eau gorgée de nutriments percole doucement [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/une-haie-de-saules-en-bas-du-jardin/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/haie-saules.jpg" alt="" title="haie saules" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-906" /></p>
<p>Mon terrain est en haut d’une colline. Je n’ai qu’environ 40 cm de terre par dessus la roche, et le tout est en pente douce vers le bas du jardin et vers la rue. S’il pleut un peu fort, je suis sûr qu’il y a du lessivage, et que l’eau gorgée de nutriments percole doucement à la surface de la dalle de schiste, vers le bas du jardin, et vers la rue. Si je mets des haies à ces deux endroits, elles retiendront une partie de l’eau et des nutriments, et je n’aurai qu’à me servir sous forme de feuilles pour <a href="http://www.arpentnourricier.org/bienvenue-a-mirabelle/">la chèvre</a> et de <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf/">branchages à broyer</a>.</p>
<p>J’ai déjà commencé à installer des <a href="http://www.arpentnourricier.org/des-plants-gratuits-pour-une-haie-champetre/">arbres le long de la rue</a>, il me fallait une haie en bas du jardin.<span id="more-925"></span></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2385863532/sizes/o/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/05/coupeHaieDeSaules.jpg" alt="" title="haie de saules pour piéger les nutriments" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-928" /></a></p>
<p>C’est la deuxième année que j’essaie. L’année dernière, j’avais procédé trop tard, dans une terre trop sèche et qui n’avait pas été aérée.</p>
<p>Cette année, j’ai posé des cartons sur le sol dès l’automne afin que les bestioles aèrent la terre, et j’ai planté les boutures en janvier.</p>
<p>Enfoncer puis retirer une tige de fer (genre tuteur à tomates), planter un brin de saule. Tous les 70 cm. Sur deux rangs. Rien de plus simple. Toutes les ressources sur le sujet recommandent le travail préalable du sol. Je suis convaincu que dans le cas de ma terre, ça aurait été contre-productif. En effet, le bas de mon jardin est une prairie naturelle laissée à elle-même depuis trois ans. Il y a au moins dix centimètres de paillage spontané par les graminées de l’année dernière, au travers de laquelle poussent les jeunes brins d’herbe de l’année. Avec les cartons que j’avais disposés au sol, ça a encore davantage favorisé l’aération par les bestioles. Le sol est parfaitement ameubli, et j’enfonce un tuteur à tomates comme dans du beurre, jusqu’à la roche à 40-50cm. Retourner le sol aurait ramené les mauvaises herbes, et en particulier le liseron, qui paraît-il est l’ennemi du saule.</p>
<p>Les boutures, je les avais trouvées dans le fossé de drainage le long de la route. C’est un endroit qui est à l’ombre une bonne partie de la journée, comme le bas de mon jardin, avec des périodes humides et des périodes sèches. Les saules qui y poussent sont rasés chaque année par le cantonnier. Je suis donc allé avec mon sécateur me prendre une botte d’une cinquantaine de brins gros comme le petit doigt, avant le passage de <a href="http://www.arpentnourricier.org/massacre-a-lepareuse/">l’épareuse</a>.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/05/IMG_3382.jpg" alt="" title="boutures de saule" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-926" /></p>
<p>Comme je n’avais pas le temps de m’en occuper de suite, les brins sont restés les pieds dans l’eau dans un seau pendant près de deux semaines. C’était l’hiver, je pense qu’ils n’y ont vu que du feu.</p>
<p>Voici le joli mois de mai (à part les trois centimètres de neige de ce matin), et cette fois, c’est gagné. L’hiver prochain, je taillerai la première rangée, puis l’hiver suivant la seconde, et comme ça un an sur deux. J’aurai toujours une rangée pour cacher le poulailler de la voisine.</p>
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		<title>Bienvenue à Mirabelle</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 20:50:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[chevre]]></category>
		<category><![CDATA[chèvre à l'attache]]></category>
		<category><![CDATA[chèvre au piquet]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, j’avais annoncé notre intention d’avoir une chèvre, puis j’avais montré les photos de famille de l’élue. Il y a trois semaines, je suis allé avec le copain dans son pré du bout du village pour tenter d’attraper la pauvre bête et l’arracher à sa famille pour [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/bienvenue-a-mirabelle/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/04/IMG_3742.jpg" alt="" title="la chèvre" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-861" /></p>
<p>Pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, j’avais annoncé <a href="http://www.arpentnourricier.org/une-chevre-en-pension/">notre intention d’avoir une chèvre</a>, puis j’avais montré les <a href="http://www.arpentnourricier.org/pour-accueillir-la-chevre/">photos de famille de l’élue</a>.</p>
<p>Il y a trois semaines, je suis allé avec le copain dans son pré du bout du village pour tenter d’attraper la pauvre bête et l’arracher à sa famille pour pouvoir la séquestrer dans mon jardin, attachée à un piquet. Elle ne se doutait pas encore du sort qui lui était réservé, et pourtant il a fallu ruser pour arriver à la saisir. Je l’ai ensuite ramenée à pied chez moi dans mes bras, les pattes en l’air pour qu’elle soit plus calme (ou tellement désorientée et paniquée qu’elle n’ose plus rien dire).</p>
<p>Je lui avais fait une petite niche en sciant une partie du <a href="http://www.arpentnourricier.org/la-fabrication-dun-tracteur-a-poules/">vieux tracteur à poules</a> (celui qui était indéplaçable tellement il était lourd), je l’ai attachée au piquet avec une corde d’escalade, et elle a passé une bonne nuit. <span id="more-869"></span>Elle était encore bien craintive le lendemain, et dès qu’on s’approchait un peu trop ou qu’on faisait un geste brusque, elle s’enfuyait à toute vitesse jusqu’à ce que sa corde la retienne. Selon que sa course était tangentielle ou radiale, elle partait en virage serré ou en galipette. J’ai l’air d’en rire, mais ça faisait peine à voir et j’avais peur qu’elle s’étrangle. Je suis donc allé lui acheter un harnais (de chien) pour remplacer son collier.</p>
<p>Tout avait l’air de bien se passer, je jetais un oeil de temps en temps sans trop intervenir pour ne pas trop la stresser le temps qu’elle s’habitue un peu au jardin, au harnais et à la corde, mais quand je suis rentré de l’école avec mon fils, elle avait disparu. Le noeud qui était du côté du mousqueton accroché à l’anneau du harnais s’était défait. Dans ma liste des inconvénients d’avoir des animaux, je classe la battue-pour-retrouver-une-bête-échappée parmi le top 10. Je me voyais déjà courir jusqu’à la nuit dans les bois et les haies derrière une chèvre perdue et paniquée que je n’aurais aucune chance de ramener chez moi, vu qu’elle n’avait probablement pas gardé un super souvenir de mon jardin…</p>
<p>Heureusement que sa famille habitait pas loin. Elle a peut-être d’abord suivi les bêlements des brebis de la voisine, qui l’on attirée dans la bonne direction, et de là elle a pu reconnaître le chemin de chez elle. Comme j’espérais ardemment qu’elle ait eu cette idée, je suis allé directement voir là-bas. Et j’ai été très soulagé de l’y voir, tranquille parmi les siens, paradant devant ses frères et soeurs avec son beau harnais à chien.</p>
<p>Je me suis dit que j’allais la laisser quelques jours là-bas, qu’elle oublie un peu cette journée et qu’elle s’habitue à porter un harnais. Entre les dispo du copain et les miennes, les quelques jours sont devenus trois semaines. Elle fut plus facile à attraper grâce au harnais qui faisait des poignées intégrées. Il était temps : elle avait tellement grandi que le harnais commençait à la serrer.</p>
<p>Je l’ai à nouveau portée jusqu’à chez moi, j’ai remplacé la corde par quelque chose de plus léger. J’ai surtout remplacé les noeuds de nase par des vrais noeuds (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C5%93ud_de_chaise#Utilisation_en_alpinisme">noeud de chaise avec un noeud d’arrêt</a>).</p>
<p>Vingt-quatre heures plus tard, elle est toujours là, elle vient manger dans ma main, elle ne tire plus sur sa corde, elle a bien pigé que la niche c’est pour elle, et elle a un nom : Mirabelle. Et pour un animal, avoir un nom, c’est la meilleure garantie contre la <a href="http://www.arpentnourricier.org/bidoche/">boucherie</a>.</p>
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		<title>Ressuyer ?</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 11:37:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’année dernière, à peu près à l’époque où je creusais ma noue (que je vais dorénavant appeler baissière, sous la pression des lexicographes permacoles informels dont je fais partie), je discutai avec une voisine qui déclara au détour de la conversation qu’il n’était pas question de travailler la terre en hiver et qu’elle attendait mars [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/ressuyer/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/04/texture-terre.jpg" alt="" title="texture terre" width="450" height="252" class="aligncenter center size-full wp-image-851" /></p>
<p>L’année dernière, à peu près à l’époque où je creusais ma <a href="http://www.arpentnourricier.org/les-quatre-saisons-de-la-noue-permaculturelle/">noue</a> (que je vais dorénavant appeler baissière, sous la pression des lexicographes permacoles informels dont je fais partie), je discutai avec une voisine qui déclara au détour de la conversation qu’il n’était pas question de travailler la terre en hiver et qu’elle attendait mars pour préparer son jardin. Je ne lui ai pas demandé pourquoi, mais j’ai relu depuis qu’il est effectivement déconseillé de labourer ou bêcher la terre quand elle est mouillée. Elle fait des paquets de boue, elle colle aux outils et aux semelles, elle se tasse, et le bêchage fait plus de mal que de bien. <span id="more-849"></span>Il faut attendre que la terre ait “<a href="http://www.srva.ch/docs/ft/1.pdf">ressuyé</a>”.</p>
<p>En gros, ça veut dire qu’elle ne doit pas être saturée en eau : il ne doit pas y avoir plus d’eau dans la terre que ce qu’elle contient naturellement par capillarité. Pourtant, je n’avais jamais fait particulièrement attention, je n’avais jamais attendu, et pour profiter de la saison où le tapis herbeux est le moins coriace, j’avais souvent <a href="http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/">travaillé ma terre en hiver</a>. Et je n’avais jamais subi de désagréments, bien qu’elle soit pas mal argileuse.</p>
<p>En fait, en y regardant de plus près, c’est ma terre de profondeur qui est argileuse, en dessous de 20 à 30 cm. Mais la terre de surface est noire et aérée, avec une structure grumeleuse et des galeries de vers partout. Même après un long épisode de précipitations, il n’y a pas de flaques, l’eau s’infiltre et se draine naturellement puisque le terrain est en pente douce. Et j’ai compris qu’il suffisait de s’abstenir de bêcher quand il pleut à verse — ce que je fais naturellement — pour ne jamais avoir affaire à de la boue.</p>
<p>Dernière illustration en date : la rénovation d’une <a href="http://www.arpentnourricier.org/double-bechage-pour-buttes-autofertiles/">butte double-bêchée</a> à la <a href="http://www.arpentnourricier.org/ma-grelinette/">grelinette</a> le lendemain d’un jour de forte pluie le mois dernier. Rien ne collait sur la grelinette, ni sur le râteau, ni sur le croc. Les mottes étaient grumeleuses et aérées. La terre aurait peut-être été un peu trop humide pour une bêche ou pour marcher dessus, mais c’était impeccable pour des outils à dents.</p>
<p>Moralité : j’ai hérité d’une terre exceptionnelle, pas d’un carré de potager motoculté annuellement et par conséquent boueux à la première pluie. Elle avait servi de prairie sans avoir été retournée pendant au moins quarante ans. Je me sens maintenant investi du devoir de la préserver, donc d’éviter de la déranger, même si sa texture semble m’y inviter (relire la <a href="http://www.jdlf.com/lesfables/livrev/lapouleauxoeufsdor">fable de la poule aux oeufs d’or</a>)…</p>
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		<title>Paille importée</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 19:44:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le paillage (ou mulch) est un pilier de tout système permaculturel. Mais pour ça, il faut de la paille. Pas mal de paille. Plus qu’il n’en a poussé chez moi l’année dernière. J’allais me résigner à ne pailler qu’avec des cartons quand je suis tombé sur une petite annonce à la jardinerie du coin : [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/paille-importee/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://farm4.static.flickr.com/3406/3295180909_03fdc99c87_b.jpg" rel="lightbox[305]" title="paille au crépuscule"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/03/3295180909_03fdc99c87_b.jpg" alt="paille au crépuscule" title="paille au crépuscule" width="450" class="center size-full wp-image-306" /></a></p>
<p>Le <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/paillage">paillage</a> (ou mulch) est un pilier de tout système permaculturel. Mais pour ça, il faut de la paille. Pas mal de paille. Plus qu’il n’en a poussé chez moi l’année dernière.</p>
<p>J’allais me résigner à ne pailler qu’avec des cartons quand je suis tombé sur une petite annonce à la jardinerie du coin : “vends paille (bio)”. Je connaissais le vendeur. Je n’avais aucune idée du prix du marché pour une botte de paille. Un coup de fil plus tard, <span id="more-305"></span>je ne savais toujours pas le prix du marché, mais je savais qu’il m’en coûterait 15€ pour une grosse botte ronde. Personnellement, je trouve cela ridiculement bas. Une distorsion typique de notre temps.</p>
<p>Restait le transport : il fallait déplacer cette botte sur une petite dizaine de kilomètres en lui faisant franchir la profonde vallée du Viaur. Mon fourgon aurait pu s’en acquitter si le diamètre de la botte eût été inférieur à 1m60. La remorque d’un voisin fut alors mise à contribution (avec la voiture du voisin, et aussi le voisin, dont la gentillesse n’est plus à prouver). Et me voilà avec 200 kilos de paille pour recouvrir tout ce que je veux. Un indice qui ne trompe pas sur la qualité ‘bio’ de la marchandise : la paille était infestée de têtes de coquelicot. Je rêve de champs de blé comme les peignait <a href="http://www.histoire-image.org/photo/zoom/jab8_monet_001f.jpg">Monet</a>.</p>
<p>Cela a beau être quasiment donné, je ne veux pas devoir importer de la paille tous les ans. Par principe, la fertilité de mon jardin ne doit pas se faire au détriment de celle d’un autre. Donc il me faut faire pousser beaucoup de matière organique qui pourra servir de paillage l’année prochaine. Et je souscris à la recommandation de <a href="http://www.kokopelli.asso.fr/articles/j-jeavons.html" title="une transcription traduite d'une conférence de John Jeavons sur la méthode biointensive, sur le site de kokopelli">John Jeavons</a> de faire pousser une majorité de céréales : pas tant pour le grain que pour la paille.</p>
<blockquote><p>
Il vous faut consacrer 60 % de la surface à la production de céréales ou de plantes à grains afin de générer une abondance de carbone. Cela peut être du maïs doux : cela ne donne pas beaucoup de calories mais cela possède une belle saveur. Cela peut être du maïs dur, de l’amaranthe, de la quinoa, du millet, du blé, du seigle, de l’avoine, de l’orge et beaucoup d’autres plantes similaires. La plupart de ces plantes vont générer une certaine quantité de calories (qui n’est pas considérable mais qui est cependant moyenne) ainsi qu’une grande quantité ou une très grande quantité de carbone.
</p></blockquote>
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		<title>2 juillet 2008 — Moisson de mon premier seigle</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 18:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un engrais vert rescapé J’avais semé du seigle sur 25m2 à l’automne pour couvrir le sol et servir d’engrais vert. Et puis quand je l’ai vu prospérer au printemps, je me suis dit que j’allais le laisser pousser pour avoir de la paille pour changer la couverture du tracteur à poules. Et puis quand il [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/moisson-de-mon-premier-seigle/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Un engrais vert rescapé</h3>
<p>J’avais semé du seigle sur 25m2 à l’automne pour couvrir le sol et servir d’engrais vert. Et puis quand je l’ai vu prospérer au printemps, je me suis dit que j’allais le laisser pousser pour avoir de la paille pour changer la couverture du tracteur à poules. Et puis quand il a mis de majestueux épis, je me suis dit que j’allais le laisser mûrir et voir combien ça me ferait de grain pour mes poules.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2656500000/" title="seigle au moment de l'épiaison de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3047/2656500000_630d9e7c40.jpg" width="333" height="500" alt="seigle au moment de l'épiaison" /></a></p>
<p>Comme il s’annonçait des orages pour le jeudi, j’ai préféré hâter le mûrissement en moissonnant le dimanche et en laissant sécher jusqu’au mercredi. Je n’avais pas trop envie de voir mon seigle couché au sol par une bourrasque la veille du jour où il aurait été parfait pour la récolte. En plus, j’ai lu quelque part que si on laisse le seigle mûrir sur pied, une partie du grain se perd en tombant de l’épi. Enfin, le liseron était déjà presque à mi-hauteur sur une partie de la parcelle, je n’avais pas trop envie de le laisser grimper plus haut.</p>
<h3>Moisson laborieuse</h3>
<p>Je ne sais pas comment c’est sensé se moissonner, mais ce n’était pas concluant avec la faux: impossible de garder des gerbes bien rangées. Est-ce que Brueghel avait vraiment observé la vie aux champs, ou bien mélangeait-il les foins et la moisson ? C’était mieux avec la cisaille, mais il m’aurait fallu une troisième main pour tenir la gerbe pendant que j’actionnais la cisaille ; ça doit être jouable à deux. J’ai donc fini à la faucille, ce qui doit ressembler le plus aux moissons antiques. Comme il n’y avait pas de sillons bien tracés et que le liseron entremêlé retenait aux tiges alentour la gerbe que je coupais — et comme c’était ma première moisson, sans plan et sans mentor, j’ai bien passé deux heures à faire les 25 mètres carrés, soit cinq minutes par mètre carré, et 800 heures à l’hectare. Même en considérant un rendement idéal de 40 quintaux (= 4 tonnes) à l’hectare, j’ai de sacrés doutes sur le bien fondé de la culture des céréales si l’on veut minimiser le travail par calorie produite (je renvois à mes patates ci-dessous). Et là, je n’ai encore ni battu, ni moulu… (heureusement que je me suis contenté d’écouter pousser, du semis à la moisson)</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/2655672597/" title="seigle mûr de arpent nourricier, sur Flickr"><img class="center" src="http://farm4.static.flickr.com/3015/2655672597_f599c032bc_m.jpg" width="240" height="160" alt="seigle mûr" /></a></p>
<p>Quelque part, j’ai l’impression que la culture des céréales est un héritage culturel des plaines d’Asie Mineure où ces graminées poussaient spontanément, et pas une construction raisonnée. Les premiers agriculteurs venaient de là-bas, et ont exporté leur bonne idée. Et nous avons bêtement importé le modèle tel quel dans une Gaule Chevelue où l’écosystème spontané est une forêt de chênes.</p>
<p>J’ai donc laissé les gerbes coupées sécher et mûrir du dimanche au mercredi. Il m’a alors fallu les rentrer parce que Météo-France annonçait des orages oranges (dont on n’a finalement pas vu la couleur, mais c’est facile de juger après-coup). C’est là que j’ai eu l’idée de rentrer simplement les épis et de laisser les pailles dehors, pour éviter d’encombrer ma grange qui est en travaux. J’ai donc passé trois autres heures à séparer religieusement au sécateur les épis. J’ai trouvé ça débile en le faisant, et j’ai eu trois heures pour réfléchir à comment faire la même chose autrement, sans grand succès.</p>
<p>Voyez-vous, si tous les épis étaient bien rangés à la même hauteur, j’aurai pu expédier le travail à la cisaille en décapitant les gerbes. Mais il se trouve que dans mon champ de seigle, si le bas des tiges est bien tout au même niveau (par construction), les épis sont à des hauteurs très différentes (entre un mètre vingt pour les plus bas et deux mètres pour les plus hauts). Si on rajoute le fait que mes gerbes n’étaient pas parfaites, j’avais des épis parmi les pailles sur un mètre dans le haut de mes gerbes.</p>
<h3>Comment je ferai la fois prochaine ?</h3>
<p>Je sèmerai en sillons — juste pour pouvoir être un peu méthodique pour la moisson.</p>
<p>Je laisse tomber pour la récupération des pailles (je n’aurai pas forcément besoin de chaume très souvent).</p>
<p>Au lieu de couper les gerbes au pied, je les coupe au bas de l’épi le plus bas d’une poignée. Je piétine le reste de la paille pour couvrir le sol récemment moissonné. Les épis sont pleins de paille aussi (mais plus courte), et je les stocke ainsi jusqu’au battage. Après, je récupère la paille pour pailler les planches de potager (laquelle paille sera exempte de grains, puisque c’est le but du battage).</p>
<h3>Résultat des courses</h3>
<p>Le lendemain de ma moisson, mon agriculteur de voisin qui a la vue sur mon carré de seigle depuis sa chambre m’a démoralisé en me disant que la paille était encore trop verte et que le grain n’était pas mûr et que je n’aurais rien — qu’il ne me resterait que le son. Finalement, je crois que j’ai été chanceux. Les grains sont maintenant bien secs, et ils ne se sont pas ratatinés pour autant.</p>
<p>Je ne connais pas encore mon rendement. Les épis sont beaux, avec quatre pleines rangées de grains dodus. Certains épis font un empan de long (un empan = la longueur entre le petit doigt et le pouce, main écartelée ; 20 cm à une vache près dans mon cas). Je sais juste que j’ai rempli un grand panier à linge avec des épis, ce qui représente peut-être cinquante litres. Si je fais vingt quintaux à l’hectare, je devrais avoir cinq kilos de grain. Si j’ai dix kilos, j’atteins quarante quintaux à l’hectare. Et si j’ai plus, c’est que je me suis trompé.</p>
<p>Avec vingt quintaux à l’hectare, si on compte qu’il me faut cinquante à cent kilos de grain par an pour entretenir les pondeuses, ça veut dire qu’il me faudra semer une superficie cinq à dix fois supérieure –entre 125 et 250m²- pour l’année prochaine. Je pense que je le ferai, mais ça me forcera à être plus intelligent pour la moisson, sinon, ça sera cinquante heures de travail.</p>
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		<title>Encore des semis et première récolte de pommes de terre</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 17:49:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est temps de remettre en selle le rôle de journal de bord de cet espace. Je vais m’attacher à garder les entrées de journal courtes, de façon à ne pas accumuler de retard et trop distordre un calendrier déjà très tardif en raison du printemps pourri, de l’altitude, et surtout de mon amateurisme. La [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/encore-des-semis-et-premiere-recolte-de-pommes-de-terre/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est temps de remettre en selle le rôle de journal de bord de cet espace. Je vais m’attacher à garder les entrées de journal courtes, de façon à ne pas accumuler de retard et trop distordre un calendrier déjà très tardif en raison du printemps pourri, de l’altitude, et surtout de mon amateurisme.</p>
<h3>La roseval primeur à 80 centimes</h3>
<p>Le carré de pommes de terre <a href="http://www.arpentnourricier.org/patates-opportunistes/">évoqué précédemment</a> me semblait mûr pour une récolte au moins partielle. En théorie, la culture des patates sous la paille permet de simplement soulever le paillage et récolter les tubercules que l’on veut, sans arracher le plant. Mais il faut croire que je n’avais pas mis assez de paille, et les pommes de terre étaient passablement enfouies. Pour ne pas passer une heure à chercher, j’ai tout arraché. Un quart d’heure, un panier. Il devait y avoir cinq kilos. Si je compte aussi le quart d’heure que j’avais passé à les planter, ça met le kilo de roseval à 80 centimes.</p>
<h3>Semis de graines prégermées — ou prépourries</h3>
<p>J’avais mis à germer des graines de laitues, radis, carotte, poivrons, courges, maïs ainsi que trois sortes de haricot dans des <a href="http://www.arpentnourricier.org/semis-liquide-a-la-volee/">bouteilles de lait</a> récupérées : j’avais laissé tremper un jour, puis j’avais vidé l’eau. Ma recherche du moindre effort est très efficace pour trouver les limites de viabilité du traitement désinvolte des semis. En l’occurrence, les notices des germoirs (pour manger des graines germées) préconisent de rincer une à plusieurs fois par jour ; et l’air circule dans lesdits germoirs. Mes bouteilles de lait sont hermétiques, et j’ai laissé les graines trois jours dans un fond d’eau.</p>
<p>Résultat : les haricots étaient quasiment tous pourris. Les autres graines étaient en meilleur état, et j’ai semé à la volée liquide celles des petites graines qui étaient déjà germées : laitues et radis. Je m’aperçois en écrivant ces lignes que j’ai oublié les carottes. Je pense qu’elles y sont toujours.</p>
<p>Les poivrons et les courges sont allés dans des godets.</p>
<p>J’ai enfin semé le maïs à l’emplacement laissé vacant par les patates. Je ne me fais pas trop d’illusions : de la bouteille dans laquelle je l’avais fait germer s’exhalaient d’inquiétants relents ; mais peut-être était-ce simplement que j’avais omis de laver le fond de lait lors de la récupération (veuillez croire que c’était un oubli). Comme j’étais à court de carton, j’ai utilisé comme barrière anti-liseron du papier pare-vapeur qui me restait du chantier. Des trous pratiqués à la fourche-bêche font un rang, et je mets trois grains de maïs prégermés dans chaque trou. Lors de l’arrosage, le papier canalise l’eau vers les trous, donc vers les semis — c’était imprévu mais intéressant. Et par dessus le tout, j’ai mis dix centimètres de foin.</p>
<p>Note à ce propos : les consignes de paillage par couches (sheet mulching) recommandent de s’assurer que le foin est exempt de graines pour le mettre en paillage. Je ne sais pas comment ils s’y prennent pour expurger les graines. Je n’ai même pas essayé. Je passerai moins de temps à remettre une barrière anti-liseron-et-anti-graminées la prochaine fois qu’à épouiller tous les épis des vingt sortes de poacées qui composent mon foin. Et si je veux vraiment quelque chose de raisonnablement dépourvu de graines, je stockerai à cet effet des feuilles, ou de la paille.</p>
<p>Pour les semis de radis et laitues, il n’était pas possible de mettre une barrière anti-liseron. J’ai donc essayé de ratisser plus soigneusement qu’à mon habitude (après passage de la rotogriffe) avant de semer ‘à la bouteille’ et de pailler légèrement. Comme je n’ai pas retiré tout le liseron, et comme j’ai laissé les épis sur le foin du paillage, il y aura des adventices. Mais comme les laitues ou le radis se développent vite et que les graines ont une semaine d’avance puisque déjà germées, j’ose espérer qu’ils gagneront la course.</p>
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		<title>Quel arpent nourricier ?</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 22:43:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a cinq ans, mon épouse et moi achetions une bâtisse à la toiture écaillée et aux planchers incertains, dans un village du Ségala aveyronnais, sur une colline cernée par les vallées escarpées du Viaur et du Céor. Autour de la maison, un pré de deux douzièmes d’hectare servait aux brebis et aux poules [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/quel-arpent-nourricier/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a cinq ans, mon épouse et moi achetions une bâtisse à la toiture écaillée et aux planchers incertains, dans un village du Ségala aveyronnais, sur une colline cernée par les vallées escarpées du Viaur et du Céor. Autour de la maison, un pré de deux douzièmes d’hectare servait aux brebis et aux poules des voisins. Le tout pour le prix d’une grosse voiture.</p>
<p>Débutants ambitieux –d’aucuns disaient inconscients– nous savions que la maison à rénover serait une aventure ; nous n’avions pas le moindre soupçon que le jardin nous attirerait dans une seconde aventure encore plus émouvante.</p>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2008/01/panierdetomates_m.jpg" class="center" alt="Mon premier panier de tomates" /></p>
<p>Ceci est l’histoire de l’aventure du jardin, en partant du début, et de toutes les ramifications de ce jardin dans nos vies.</p>
<p>Bienvenue dans notre arpent nourricier.</p>
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