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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; jardin</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Troc aux graines</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 18:38:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà le moment d’organiser chez vous une bourse aux graines et faire se rencontrer tous les jardiniers motivé(e)s. Vous pouvez récupérer l’affiche ci-dessous (format .svg, éditable sous Inkscape ou Adobe Illustrator), ou bien simplement l’image pour faire vos affiches dans word ou openOffice. Télécharger le fichier .zip (220 kB) distribué sous licence Creative Commons. Le [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/troc-aux-graines/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà le moment d’organiser chez vous une bourse aux graines et faire se rencontrer tous les jardiniers motivé(e)s. Vous pouvez récupérer l’affiche ci-dessous (format .svg, éditable sous Inkscape ou Adobe Illustrator), ou bien simplement l’image pour faire vos affiches dans word ou openOffice.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/02/afficheBourseAuxGraines.jpg" rel="lightbox[1410]" title="affiche bourse aux graines gratuite"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/02/afficheBourseAuxGraines_small.jpg" alt="" title="affiche bourse aux graines gratuite" width="300" height="424" class="center aligncenter size-full wp-image-1420" /></a></p>
<p><a href='http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/02/afficheBourseAuxGraines.zip'>Télécharger le fichier .zip (220 kB)</a> distribué sous licence <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr" title="Licence CC-BY-SA">Creative Commons</a>.</p>
<p>Le principe de la bourse aux graines que je vais organiser a été peaufiné par <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/index.php3" title="lien vers le site de l'association Biodiva">l’association Biodiva</a> (qui sévit sur le secteur de Marcillac) : pas besoin de carnet ni de portefeuille, on vient simplement avec des graines qu’on aurait à échanger, des bouquins de jardinage qu’on aimerait montrer, ou juste des questions à poser à d’autres jardiniers.</p>
<p>Dans la salle, il y aura une table centrale où chacun déposera les graines qu’il veut bien donner, et où donc chacun pourra se servir (en n’oubliant pas d’en laisser pour les autres).</p>
<p>Sur les autres tables tout autour, on pourra aussi proposer ses graines, mais plutôt sur le mode de l’échange (au moins de l’échange de conseils et de questions). Tout est gratuit, on ne compte pas les points, on est là pour partager ce que la nature produit gratuitement dans nos jardins.</p>
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		<title>L’année 2011 : un petit bulletin</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 07:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[journal]]></category>
		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
		<category><![CDATA[techniques]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, l’année 2011 a commencé avec d’enthousiastes résolutions pour le jardin, en particulier celle d’arrêter de faire les trucs au petit bonheur et d’enfin faire les choses correctement. J’annonce la couleur : ce fut peine perdue. Je vous épargnerai les prétextes qui expliquent pourquoi et comment je n’ai pas réussi à m’occuper du [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/lannee-2011-un-petit-bulletin/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, l’année 2011 a commencé avec d’enthousiastes résolutions pour le jardin, en particulier celle d’<a href="http://www.arpentnourricier.org/john-jeavons-et-la-methode-biointensive/">arrêter de faire les trucs au petit bonheur</a> et d’enfin faire les choses correctement. J’annonce la couleur : ce fut peine perdue.</p>
<p>Je vous épargnerai les prétextes qui expliquent pourquoi et comment je n’ai pas réussi à m’occuper du jardin sérieusement. Retenez seulement que celui qui sait se tenir à passer un quart d’heure par jour au jardin aura forcément un bien meilleur résultat, puisque personnellement je n’y ai pas mis les pieds tellement plus souvent qu’une ou deux fois par semaine en moyenne.</p>
<h3>Fabacées : pas mal</h3>
<p>J’ai commencé la saison en plantant des fèves dehors et des petits pois moitié dehors et moitié dans la serre. <a href="http://www.arpentnourricier.org/ma-recolte-de-feves-2/">Les fèves de dehors</a> furent une réussite (2 m2, plus d’1 kilo de fèves décortiquées). Les deux mètres linéaires de petits pois de la serre ont bien grimpé mais je n’ai eu comme récolte qu’environ deux bols de petits pois. Cela dit, comme je n’ai jamais été me renseigner sur combien un pied de pois à rames est sensé donner, si ça se trouve c’est normal. J’ai quand même eu l’impression qu’ils auraient pu donner davantage dehors. Parce que sous la serre, il a souvent fait 25 °C dès le mois de février — peut-être que les fleurs ont souffert ?</p>
<h3>Pas de patates : pas de patates</h3>
<p>C’était la première année sans patates. C’était intentionnel. Mais c’était un peu dommage, vu que les patates c’est <a href="http://www.arpentnourricier.org/patates-opportunistes/">assez gratifiant</a> (j’adore la chasse au “trésor” quand on va chercher les tubercules sous le paillage). Cela dit, vu la sécheresse qu’on a eue au printemps, c’était sûrement un bon choix.</p>
<h3>Fraises : étouffées sous le liseron</h3>
<p>Chaque année, je vois à peine la couleur de mes fraises, rapidement envahies de liseron (celles qui subsistent étant évidées par les limaces). Cette année n’a pas fait exception, même si après les avoir plantées en novembre j’ai pris soin de retirer le paillage et déliseronner à la main en début de printemps avant de repailler. Le liseron se joue du <a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">paillage carton</a>, se fraie un chemin au niveau des trous où sont plantés les pieds de fraisiers, les enlacent, et si l’on cherche à désherber trop sérieusement, on arrache le fraisier avec son envahisseur.</p>
<p>Pour cette année, j’ai déplacé tous les fraisiers, je redéferai le carton au début du printemps quand les premières feuilles de liseron commenceront à sortir, j’arracherai tout ce que je pourrai, mais je ne remettrai pas de carton pour faire barrière : juste de la paille en début d’été, afin que le liseron ne soit pas tenté de sortir au niveau des fraises, mais qu’il sorte partout et que je puisse le voir et l’arracher.</p>
<p>Je me sens un peu comme Gargamel qui jure qu’un jour il finira bien par déguster de la soupe aux Schtroumpfs. Moi, c’est sûr : un jour j’aurai des fraises.</p>
<h3>Framboises : 2e essai, 2e échec</h3>
<p>Bouturés du côté sud de la <a href="http://www.arpentnourricier.org/haie-seche-la-cloture-du-pauvre/">haie sèche</a>, mes framboisiers ont encore une fois été victimes de la sécheresse et de la concurrence des graminées. Cette année, deux ou trois pieds s’en sont bien sortis sur les vingt que j’avais installés. Je recommencerai en 2012. Pas question de désherber ou d’arroser : ça va tellement vite de bouturer des scions de framboisiers qu’il vaut mieux en planter 100 pour en avoir 10 que de se donner du mal toute l’année. Peut-être que je paillerai en début d’été pour garder un peu de fraîcheur, mais ça sera tout.</p>
<h3>Haie de saules : 3e essai, 1e réussite</h3>
<p> Déjà par deux fois j’avais tenté d’implanter une <a href="http://www.arpentnourricier.org/une-haie-de-saules-en-bas-du-jardin/">haie de saules</a> en bas du jardin en bouturant des brins de saules. la première fois dans l’herbe, la deuxième fois à travers un paillage plastique. Mais le taux de survie après un an était assez faible (10% environ). Cette fois, j’ai changé de terrain, et j’ai planté mes brins de saule au petit verger, entre la double clôture. L’idée, c’est d’avoir une réserve de fourrage pour les chèvres (<a href="http://www.arpentnourricier.org/adieu-poules-chevre-chevreau/">que je n’ai plus</a>, mais bon) mais qu’elles ne puissent pas consommer plus vite que ça ne pousse, puisque c’est derrière le grillage. Et bien là, le taux de survie après un an a été d’au moins 50%.</p>
<h3>Tomates : peut mieux faire</h3>
<p>Côté semis, c’était la première année où j’ai vraiment bien réussi. Je m’y suis pris assez tôt, la serre était accueillante et bien gérée, je n’ai pas (trop) oublié d’arroser les godets.<br />
J’ai dû planter une trentaine de pieds de diverses variétés (je me souviens surtout d’un genre de tomates roma et des coeur de boeuf roses qu’un voisin m’avait données), et la récolte a été bonne quoique tardive. J’ai une super recette pour <a href="http://www.arpentnourricier.org/coulis-de-tomates-facile/">faire des coulis sans m’embêter</a>, par contre j’ai pas mal d’échec dans mes conserves (peut-être 25%). Je les fais avec des bocaux de compote et de confiture. Il faudrait sûrement des couvercles neufs chaque année (on en trouve sur internet, par exemple chez Tom Press. Il faut juste savoir que ça s’appelle des couvercles “twist-off”).</p>
<p>Les pieds de tomates étaient sur la même butte que les deux dernières années, sous un <a href="http://www.arpentnourricier.org/mulch-de-lauzes/">paillage de lauzes</a> qui a bien fait ses preuves pour garder la chaleur et empêcher les adventices. L’arrosage auto m’a permis d’éviter entièrement la <a href="http://www.omafra.gov.on.ca/english/crops/hort/news/hortmatt/2005/19hrt05a4f4.jpg">nécrose apicale</a> que j’avais parfois les autres années. J’ai tuteuré vite fait car je n’ai pas eu le temps de confectionner des <a href="http://www.arpentnourricier.org/cages-a-tomates-pour-laisser-pousser-sans-tailler/">cages à tomates</a>, mais je n’ai pas vraiment taillé, et beaucoup de pieds se sont affalés.</p>
<p>Les tomates sous la serre ont fait énormément de feuillage mais pas tellement de fruits expoitables. En plus, là non plus le travail de tuteurage était insuffisant. Cette année, j’essaierai de faire attention à où je mets quelle variété, et je mettrai de vrais supports.</p>
<h3>Aubergines : duh !</h3>
<p>J’ai planté les aubergines sous la serre, à 50 cm de pieds de courgette. Autant dire que les aubergines n’ont jamais vu le jour, noyées sous les pieds de courgette qui ont atteint des proportions inouies (peut-être 2m de diamètre). Cette année, il n’y aura pas de cucurbitacées sous la serre. Je n’ai pas la place (ma serre fait 3m x 4m, mais j’en reparlerai).</p>
<h3>Piments : sympa</h3>
<p>J’avais planté des plants de piment fort en bord de butte au sud de la rangée de tomates, et ils m’ont donné assez pour refaire une excellente purée de piments comme chaque année : je mets tout dans un bocal (sans éplucher ni rien) avec un peu d’huile d’olive, et je passe le mixeur à soupe. Je mets la purée en petits pots en la recouvrant d’une couche d’huile et ça me dure l’année.</p>
<h3>Poivrons : minable.</h3>
<p>J’ai mal géré l’espace sous la serre, et les poivrons ont aussi été envahis par les courgettes. Au bilan, il y en a eu trois ou quatre en tout. C’est peu.</p>
<h3>Jardin en trou de serrure : bingo !</h3>
<p>Voilà une vraie réussite 2011. C’était long à faire, mais c’est vraiment génial d’avoir un tas de compost joli à deux pas de la cuisine, et où en plus il pousse des légumes et des aromatiques. J’ai hâte d’y replanter des choses au printemps. Voir l’article sur le <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-jardin-en-trou-de-serrure/" title="jardin en trou de serrure, version africaine">jardin en trou de serrure</a>.</p>
<h3>Haricots lingots : sauvé la mise</h3>
<p>Les haricots (variété lingot genre tarbais) ont suivi les petits pois sous la serre. Ils sont montés sur des fils que j’avais tendus entre des pierres plates posées au sol et l’armature de la serre. J’étais un peu déçu parce que je n’ai pas eu l’impression de récolter tellement plus que ce que j’avais semé. En revanche, ils ont fait un excellent (mini) cassoulet.</p>
<h3>Courgettes : ça suffit !</h3>
<p>J’avais une ribambelle de plants de ronde de Nice qui s’étaient semés spontanément à l’hiver 2010–2011. Je les ai laissés pousser, mais ça m’en a fait beaucoup trop. Ca m’a occupé les deux tiers d’une butte, et on a peut-être mangé un dixième de ce que ça a produit.</p>
<p>De toute façon, je me dis que je vais laisser tomber les courgettes. Je ne suis pas fan, on en trouve des tas au marché ou dans les paniers d’amap de toute façon, et elles sont tellement indisciplinées qu’elles mettent le bazar dans un potager en carré. A la rigueur des variétés grimpantes que je ferai monter sur un grillage…</p>
<h3>Carottes : la surprise</h3>
<p>Après avoir savamment raté les carottes l’an passé quand je m’étais essayé au repiquage de mini-carottes démarrées en caissettes selon les préceptes de <a href="http://www.arpentnourricier.org/john-jeavons-et-la-methode-biointensive/">John Jeavons</a>, j’ai essayé des semis en pleine terre cette année, sur une terre patiemment dépierrée et allégée pour qu’elles poussent longues et droites. J’en ai effectivement récolté quelques unes au début de l’été, mais ensuite j’ai tout oublié, et je pensais que tout le reste était mort envahi sous les mauvaises herbes ou monté à graines. En fait, les carottes étaient cachées mais bien vivantes, et quand j’ai désherbé à la fin de l’été, j’a eu la bonne surprise de trouver pas mal de belles carottes pas montées à graines, et pas trop tordues.</p>
<p>Je réessayerai les carottes cette année, et en particulier j’essaierai de <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/NOUS_AIDER/Nouvellesjuill10.html">semer sous un paillage de fin rameaux</a> comme le fait Richard Wallner (§4 dans le lien).</p>
<h3>Choux : grignotés par les piérides.</h3>
<p>Je pensais que le gel se chargerait de débarrasser mes choux de leurs hôtes voraces, dans la mesure où je les ai plantés tardivement. Maid le climat en a décidé autrement. Il n’a pas vraiment gelé avant janvier, et encore pas fort et pas longtemps. Mes molles tentatives d’éradication manuelle ont été insuffisantes.</p>
<p>Mes romanesco sont maintenant de la dentelle moribonde avec une pomme ridicule. L’année prochaine, je monterai la garde près des choux, ou je mettrai un filet tant que je vois papillonner les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:ComputerHotline_-_Pieris_brassicae_(by).jpg">papillons jaune crème</a>.</p>
<h3>Salades : pas moyen</h3>
<p>Sur l’air du documentaire animalier qui explique que seul un alevin sur mille atteindra l’âge adulte : </p>
<ul>
<li>mes plants issus de semis cramaient sous le soleil de la serre les jours où j’oubliais d’arroser</li>
<li>au repiquage, les limaces me les dévoraient plus vite que je ne pouvais les remplacer</li>
<li>les plants achetés ne valent rien : avec leur trop petite motte, ils font la gueule pendant quelques jours. Or les limaces adorent les salades déprimées.</li>
</ul>
<p>Pourtant, s’il y a une production qu’il faut savoir faire au jardin pour profiter de la fraîcheur et ne pas la voir pourrir au frigo, c’est bien la salade. A moins d’avoir un marché quotidien en bas de chez soi.</p>
<h3>Arrosage : à poursuivre</h3>
<p>J’en suis à mi-chemin de mon grand projet d’arrosage goutte-à-goutte intégré et automatisé. Chaque butte a son irrigation, avec un point de branchement (le réducteur de pression) en bout de butte, pour y connecter le tuyau d’arrosage. En tête du tuyau d’arrosage, j’ai mis :</p>
<ul>
<li>un robinet minuteur en début de saison, pour pouvoir arroser une demi-heure sans oublier d’éteindre</li>
<li>un programmateur pour l’été, pour que ça arrose une fois tous les deux jours sans que j’oublie</li>
</ul>
<p>Cette année, je relierai les buttes pour n’avoir pas à déplacer le tuyau d’arrosage de l’une à l’autre. Des vannes permettront d’exclure l’une ou l’autre du cycle d’arrosage.</p>
<h3>Animaux : abandonnés</h3>
<p>Nous n’avons <a href="http://www.arpentnourricier.org/adieu-poules-chevre-chevreau/">plus d’animaux</a> au jardin cette année. Les raisons sont bien expliquées dans cet article. Sachez que ça soulage énormément — ce qui me pesait le plus, c’est vraiment la question de l’astreinte plutôt que du temps total à y passer.</p>
<h3>Paillage céramique : mwais</h3>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/01/paillage-tuiles-1024.jpg" rel="lightbox[1399]" title="paillage tuiles"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2012/01/paillage-tuiles-1024-205x125.jpg" alt="" title="paillage tuiles" width="205" height="125" class="alignleft size-thumbnail wp-image-1403" /></a>J’ai démonté un toit de tuiles mécaniques (les tuiles moches des toits des hangars SNCF) et je me suis dit que je pourrais les utiliser au jardin au même titre que les lauzes afin de faire un paillage qui garde l’humidité et la chaleur. Seulement les tuiles, en plus d’être moches, elles veulent qu’on les emboîte. Mais si je les emboîte, il n’y a pas la place pour les plantes. Et si je ne les emboîte pas, les herbes poussent à chaque jonction. En plus, c’est nettement plus chiant à manipuler et à trimbaler qu’une bâche plastique.</p>
<p>Donc je ne garderai le concept que pour faire un paillage un peu permanent, comme au pied des framboisiers (tiens, ça me donne une idée…)</p>
<h3>Engrais vert : à recommencer.</h3>
<p>J’avais raté le créneau en fin de saison pour occuper le sol pendant l’hiver. J’ai essentiellement laissé les restes de plantes au sol. Mais en début de saison, j’ai préparé mes buttes assez vite, et comme je n’avais encore rien à y mettre, j’ai semé du pois fourrager sur l’une d’entre elles. Deux ou trois mois plus tard, j’ai simplement fauché et recouvert avec mes tuiles, puis planté entre les tuiles. J’ai trouvé ça assez chouette. Je recommencerai.</p>
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		<title>Créer un jardin-forêt</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 09:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En un clic : le bon de commande papier de l’association Imagine un Colibri. L’agriculture conventionnelle, héritière des agricultures du néolithique apparues il y a dix mille ans au Moyen-Orient, applique bêtement au monde entier un modèle inventé dans des écosystèmes de prairies semi-arides. Or les régions tempérées comme la France ne sont pas naturellement [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/creer-un-jardin-foret/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En un clic : <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Permaculture/BonCommandePapier.pdf">le bon de commande papier de l’association Imagine un Colibri.</a></p>
<p>L’agriculture conventionnelle, héritière des agricultures du néolithique apparues il y a dix mille ans au Moyen-Orient, applique bêtement au monde entier un modèle inventé dans des écosystèmes de prairies semi-arides. Or les régions tempérées comme la France ne sont pas naturellement des régions de prairie. Quand on y laisse une parcelle en jachère plutôt que de dépenser des dizaines de litres de diesel à l’hectare pour lacérer la terre avec une charrue en saccageant sa structure et en massacrant sa faune, elle s’embroussaille en quelques années et devient forêt en dix ou vingt ans. Pendant cette période de forêt juvénile, la productivité végétale et la biodiversité sont spectaculaires. Puis à mesure que les espèces pionnères laissent peu à peu la place aux espèces dites climaciques, le rythme ralentit, et on aboutit après quelques siècles à une chênaie-hêtraie primaire culminant à 45 mètres. C’est la sylve des Gaulois que nos ancètres ont déforestée au cours des grands défrichements du Moyen-Âge (j’aurai bientôt quelques bémols à apporter à ce message, mais je transcris ici la sagesse conventionnelle).</p>
<p>Si l’on veut éviter de dépenser sans cesse du temps et de l’énergie, il serait temps de se demander comment tirer parti de la succession naturelle plutôt que de la contrecarrer.<span id="more-1169"></span></p>
<h3>Qu’est-ce qu’un jardin-forêt ?</h3>
<p>Créer un jardin-forêt, c’est chercher à reproduire l’écosystème des lisières de forêt ou des forêts juvéniles, mais en choisissant des espèces et des variétés d’arbres à notre convenance : arbres fruitiers, arbres à noix, arbres fixateurs d’azote pour faire pousser les autres, arbres ornementaux, arbres pour la biodiversité, …</p>
<p>Mais on ne s’arrête pas aux arbres. Comme dans les jeunes forêt, le soleil se fraie partout un chemin entre les jeunes arbres, ce qui permet de faire pousser encore au moins deux étages de plantes : l’étage des abrisseaux (groseilles,  mûres, noisetiers, etc.), et l’étage des légumes, de préférence des légumes vivaces ou qui se ressèment tous seuls pour qu’on n’ait pas à y revenir chaque année (chou perpétuel, arroche, ciboule, etc.).</p>
<p>L’inventeur du jardin-forêt dans nos contrées, c’est Robert Hart, et qui a ensuite inspiré bon nombre de jardiniers parmi lesquels <a href="http://www.patrickwhitefield.co.uk/about.htm">Patrick Whitefield</a>, un grand maître permaculteur d’outre-Manche.</p>
<h3>Créer un jardin-forêt, en français</h3>
<p>Son livre <a href="http://www.chelseagreen.com/bookstore/item/how_to_make_a_forest_garden/">How to Make a Forest Garden</a> est un manuel très complet issu de son expérience personnelle et de ses recherches auprès d’autres jardiniers et de pépiniéristes, qui couvre à la fois la conception du jardin-forêt et le choix des variétés d’arbres, d’arbrisseaux et de légumes. Il s’adresse à tous les jardininers, confirmés comme apprentis, ou simples aspirants, qui veulent créer un jardin-forêt, concevoir un verger ‘naturel’, ou mettre en pratique certains principes de l’agroforesterie à l’échelle familiale.</p>
<p>Bien qu’il soit à l’origine écrit pour un public britannique, ce livre est précieux pour la plupart des jardiniers français tant les climats se ressemblent. En effet, c’est l’Océan Atlantique qui domine nos climats et à part les zones montagneuses et les régions du pourtour méditerranéen, l’essentiel des conseils de ce livre sont applicables assez directement au territoire métropolitain.</p>
<p>C’est ce qui a décidé <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/themes/entete/img/richard.jpg">Richard Wallner</a> et son association <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Imagine_un_Colibri/ImagineUnColibri.html">Imagine un Colibri</a> à entreprendre la traduction en français du livre de Patrick Whitefield, en s’appuyant sur une équipe de bénévoles et de professionnels. Le livre est dans sa dernière ligne droite avant de partir à l’impression.</p>
<h3>Ouverture des pré-ventes</h3>
<p>Comme il ne passera pas par les circuits classiques de distribution, vous ne trouverez pas ce livre dans votre librairie ni au rayon livres de votre biocoop. Au moins dans cette première édition, il ne sera <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Permaculture/Permaculture.html#Jardin_foret">disponible qu’en vente directe</a>. L’éventuel surplus dégagé servira à financer les projets de l’association Imagine un Colibri. Avant de décider de lancer 1000, 2000 ou 1 million d’exemplaires, il est important pour Richard d’avoir une idée approximative du nombre de personnes intéressées. C’est pourquoi on trouve sur le site de l’association une campagne de préventes qui vous permet de réserver dès aujourd’hui votre exemplaire, lequel vous sera ensuite envoyé par la poste.</p>
<p><a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Permaculture/BonCommandePapier.pdf">Cliquez sur ce lien pour imprimer le bon de commande (pdf).</a></p>
<p>Les livres de permaculture sont suffisamment rares en français pour être salués, et celui-ci en particulier qui fait déjà référence dans le monde de la permaculture britannique. D’autant que la qualité devrait être au rendez-vous. Outre la minutie portée aux aspects de traduction et de terminologie, la présentation a été très soignée, et j’ose prétendre que la mise en page de l’édition française sera bien plus agréable à lire que l’austère version originale. Je suis bien placé pour le dire, puisque j’en suis l’humble artisan (j’ai aussi traduit quelques chapitres, ce qui explique la baisse récente de productivité dans ces pages, sans toutefois l’excuser).</p>
<p>Pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous laisse cliquer sur les vignettes pour lire une pleine double-page, ainsi qu’un projet de couverture (la couverture finale aura des photos plus parlantes).</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/01/echantillonChap2.png" rel="lightbox[1169]" title="echantillon chap2 créer un jardin-forêt patrick whitefield"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/01/echantillonChap2-300x212.png" alt="" title="echantillon chap2 créer un jardin-forêt patrick whitefield" width="300" height="212" class="aligncenter center size-medium wp-image-1172" /></a></p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/01/couvV1_MR.png" rel="lightbox[1169]" title="projet couverture créer un jardin forêt patrick whitefield"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2011/01/couvV1_MR-212x300.png" alt="" title="projet couverture créer un jardin forêt patrick whitefield" width="212" height="300" class="aligncenter center size-medium wp-image-1173" /></a></p>
<p>Alors <a href="http://aupetitcolibri.free.fr/Permaculture/Permaculture.html#Jardin_foret">commandez votre exemplaire</a>, offrez-le, faites passer le mot, faites jouer vos réseaux : il faut encourager ce genre d’initative courageuse pour transmettre l’expérience et le savoir, et peut-être que bientôt d’autres livres de permaculture francophone pourront se faire une petite place dans les rayons des librairies entre le jardinage biologique et l’écoconstruction, voire l’économie et la sociologie.</p>
<p>Bonne lecture…</p>
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		<title>7 idées associatives pour la transition</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/7-idees-associatives-pour-la-transition/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 15:36:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après les idées d’ordre commercial et municipal, voici une première série d’idées plus ‘bénévoles’, dans l’esprit de la transition. Il s’agit ici de se prendre en main au niveau local, sans attendre que le système tombe tout cru d’une entreprise ou d’une collectivité locale. Catalogue de semences et boutures au niveau local — bourses d’échange [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-associatives-pour-la-transition/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après les idées d’ordre commercial et municipal, voici une première série d’idées plus ‘bénévoles’, dans l’esprit de la transition. Il s’agit ici de se prendre en main au niveau local, sans attendre que le système tombe tout cru d’une entreprise ou d’une collectivité locale.</p>
<h3>Catalogue de semences et boutures au niveau local — bourses d’échange</h3>
<p>Je ne fais ici que reprendre l’idée de base de <a href="http://biodiva.free.fr/spip2/index.php3">l’association Biodiva</a> : favoriser la biodiversité au jardin en encourageant les échanges non-marchands de semences et boutures entre particuliers. L’association a peaufiné le concept des bourses d’échange de la façon suivante : il y a une grande table au milieu où tout le monde dispose les sachets ou boîtes de graines qu’il est prêt à donner sans états d’âme, et des petites tables tout autour où chacun peut présenter les graines des variétés qui lui tiennent un peu plus à coeur, afin d’échanger en quantités plus réduites et en apportant des précisions sur les plantes, les modes de culture, etc. On ne vend pas, on ne compte pas les points, on demande juste à ce que chacun joue à peu près le jeu de venir avec quelque chose.</p>
<h3>Partage de jardins / planification concertée de jardins particuliers</h3>
<p>Encore sur le thème du jardin, je reprends une idée présentée dans le documentaire <a href="http://www.arpentnourricier.org/en-transition-10/">In Transition 1.0</a> et pratiquée déjà <a href="http://www.landshare.net/">à grande échelle</a> par nos voisins d’outre-Manche : ceux qui ont un jardin mais n’en font rien se mettent en relation avec des voisins qui aimeraient faire pousser des fruits et des légumes s’ils avaient un peu de place. En échange, j’imagine qu’on partage une partie de la récolte.</p>
<p>Pour aller plus loin dans cette idée, une association qui disposerait ainsi d’une liste de jardiniers et d’une liste de jardins pourrait aussi choisir d’orienter les choix de culture des uns et des autres pour accroître la diversité des légumes produits par les membres de l’association sans trop compliquer chaque jardin. Ainsi il y n’y aurait pas plus que deux variétés de tomates dans chaque jardin, mais plus d’une dizaine de variétés dans les paniers de l’association, pourvu qu’on trouve un moyen simple de partager les récoltes.</p>
<h3>Marché virtuel de particuliers</h3>
<p>Une autre idée assez proche serait une association de jardiniers amateurs qui partagerait la liste des légumes qui poussent chez les uns et les autres avec les dates de maturité et les quantités, afin que chacun puisse faire son marché ‘virtuel’ à l’avance. Le jour de la récolte, on saurait tout de suite constituer les paniers selon les souhaits des uns et des autres. Il y aurait ainsi beaucoup moins de pertes que sur un marché où les invendus finissent à la poubelle, et les jardiniers n’auraient pas à cultiver tous les types de légumes eux-mêmes. Reste à savoir quel moyen de marchandage on pourrait mettre en oeuvre pour éviter les injustices tout en encourageant les gens à effectivement échanger.</p>
<h3>Familles de quartier</h3>
<p>Les familles d’aujourd’hui sont trop éclatées. On vit dans des familles nucléaires étriquées, entassées dans des appartements riquiqui, sans intermédiaire entre les liens de parenté immédiate et les liens professionnels distants. Il faut attendre les vacances pour voir les oncles et tantes, les grands-parents, les neveux ou les cousins, et encore pas toujours. Pour autant, si nos mamies habitent trop loin, il y a peut-être parmi nos voisines des mamies qui elles aussi sont loin de leur famille. Qu’est-ce qui empêche qu’un gamin aille dormir chez cette mamie de quartier ? Qu’un autre aille à la pêche ou faire du modélisme avec un papi de quartier ? Qu’on révise ses maths avec une grande cousine de quartier ? Naturellement, ce genre de liens peut se tisser spontanément si on arrive à faire vivre un quartier, en mélangeant suffisamment les générations et les gens. Mais peut-être qu’un coup de pouce aiderait à créer des liens un peu plus solides, au-delà de la simple amitié passagère.</p>
<p>Utopie, donc dangereuse, mais peut-on en tirer quelque chose ?</p>
<h3>Cuisine de quartier</h3>
<p>Quand on compte le temps que passent les uns et les autres à se faire chacun à manger à sa petite famille, on constate à quel point le modèle de la cuisine individuelle est inefficace. Au lieu de faire à manger seul(e) tous les jours pour une à trois personnes, il vaudrait mieux s’y coller une fois tous les quinze jours en équipe de cinq et pour cinquante personnes.</p>
<p>Souvent les éco-quartiers et les éco-villages se dotent de structures pour faire la cuisine collectivement, et la sauce prend assez rapidement quand les gens se rendent compte à quel point c’est plus sympa de faire la cuisine à plusieurs, et à quel point c’est pratique de pouvoir mettre les pieds sous la table le reste du temps. Après, rien n’oblige à manger tous ensemble tous les jours, et si on a besoin d’un peu de calme on devrait simplement pouvoir venir se servir en cuisine et remonter chez soi — pourvu qu’on s’acquitte régulièrement de son tour de popotte et de plonge et que ce ne soit pas toujours les mêmes qui s’y collent.</p>
<h3>Chantiers tournants</h3>
<p>C’est pareil pour le travail physique. Charrier de la terre tout seul, c’est pénible et chiant. Charrier de la terre avec des potes, c’est physique mais agréable. Alors plutôt que chacun peine cinq jours sur une tâche manuelle à son chantier, on passe une journée à cinq et on va chez quelqu’un d’autre la fois d’après. C’est comme cela qu’on fonctionne depuis maintenant plus d’un an avec six ou sept familles d’amis des environs, avec un chantier toutes les deux semaines le dimanche et le lundi (on vient à l’un et/ou l’autre jour, on apporte à manger pour partager le repas, on essaye d’être là au moins deux fois sur trois).</p>
<p>Pour celui qui organise, c’est un peu de préparation pour pouvoir accueillir quatre ou cinq ouvriers le même jour, mais ça motive et ça fait avancer le chantier.</p>
<h3>Système d’échange local</h3>
<p>En fait, les chantiers tournants cités au-dessus sont une émanation du <a href="http://lenausel.fr">Système d’Echange Local</a> cofondé il y a un peu plus d’un an avec quelques autres pionniers motivés. Si le but initial d’un système d’échange local est d’encourager le troc de biens, de savoirs et de services entre les adhérents au moyen d’une monnaie complémentaire indexée sur le temps passé, le but final est bien de créer du lien social et d’encourager des initiatives où les gens se prennent en main.</p>
<p>Pour l’instant, notre SEL a suscité la création de deux groupes de chantiers tournants, un groupe d’artisanat créatif, un groupe de jeunes parents qui organisent des sorties ensemble ou bien des gardes partagées, et j’ai bon espoir que ça continue.</p>
<p>Dans la série des “<a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/7idees/">7 idées</a>”, on trouvera aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-dentreprises-pour-la-transition/">7 idées d’entreprises pour la transition</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-green-business-pour-la-transition">7 idées green business pour la transition</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-associatives-pour-la-transition">7 idées associatives pour la transition</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-municipales-pour-la-transition">7 idées municipales pour la transition</a></li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/7-idees-open-source-pour-la-transition">7 idées Open-Source pour la transition</a></li>
</ul>
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		<title>Haie sèche — la cloture du pauvre</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/haie-seche-la-cloture-du-pauvre/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 11:31:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette saison, plutôt que de laisser mes poules enfermées dans le tracteur à poules, j’ai décidé de cantonner la production de légumes à une zone restreinte et de cloturer la zone. Tant qu’à faire, la cloture doit servir de brise-vent et encourager la biodiversité. Ceci exclut le grillage moche, et comme je n’ai pas le [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/haie-seche-la-cloture-du-pauvre/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/07/haie-seche.jpg" alt="" title="haie seche" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-1072" /></p>
<p>Cette saison, plutôt que de laisser mes poules enfermées dans le tracteur à poules, j’ai décidé de cantonner la production de légumes à une zone restreinte et de cloturer la zone. Tant qu’à faire, la cloture doit servir de brise-vent et encourager la biodiversité. Ceci exclut le grillage moche, et comme je n’ai pas le temps d’ériger un mur de jardin de curé (et que je n’aime pas faire des <a href="http://www.arpentnourricier.org/rien-en-dur-au-jardin/">aménagements en dur</a> au jardin), il me fallait trouver à fabriquer une cloture avec des végétaux.</p>
<p>La première idée est la <a href="http://www.parsonshurdles.co.uk/">palissade médiévale</a>, avec des piquets de châtaigner et des baguettes de noisetier fendues tressées en travers. Mais je n’avais pas les baguettes. Une autre idée est la <a href="http://jpmartine.free.fr/spip/IMG/jpg/osier7.jpg">haie vivante de saules</a> tressés. J’essayerai un jour. La troisième idée m’a été inspirée de la lecture <a href="http://hedgewizardsdiary.blogspot.com/2008/01/making-dead-hedge.html">d’un blog</a>, qui appelle cette technique “dry hedge” ou “dead hedge” (haie sèche, ou haie morte) : il s’agit d’une cloture de branchages entremêlés tassés entre deux rangées de piquets. <span id="more-1071"></span></p>
<p>En vous aidant d’une barre à mine, plantez une première rangée de piquets (un diamètre de 3 à 4 cm pour les piquets est suffisant) à raison d’un piquet environ tous les mètres. Plantez ensuite une deuxième rangée parallèle, à 15 cm de distance ou davantage, avec les piquets décalés de moitié par rappoprt aux premiers (ou pas). Remplissez ensuite l’espace entre les piquets avec des branchages : une utilisation idéale pour les rameaux trop épineux ou trop tordus pour être broyés en <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/brf">BRF</a>. A mesure qu’on monte, il n’est pas besoin de tant tasser. On peut chercher à entremêler les rameaux au maximum pour augmenter la cohésion. Pour la hauteur, c’est vous qui voyez — ça dépend si vous voulez enfermer les bêtes dedans ou dehors. Si la cloture est assez ajourée en haut, c’est idéal pour freiner la force du vent sans faire de tourbillons et ça coupe moins la vue.</p>
<p>Une fois la hauteur atteinte, passez un fil de fer ou tout autre lien en zigzag d’un piquet à l’autre sur le haut afin d’éviter qu’ils ne s’écartent.</p>
<p>Attention, cette technique consomme <em>beaucoup</em> de branchages. Une cloture de 15cm d’épaisseur et de 1m50 de haut consomme 2m3 de branchages tassés pour dix mètres linéaires. Ce qui doit représenter environ trois fois plus de volume quand les branchages sont juste posés en tas. C’est à dire que pour mes vingt-cinq mètres linéaires, il m’a fallu un tas de branchages d’environ 6m x 2m x 2m. Ca tombait bien, j’avais justement des tas de branchages imbroyables et inemployés, dont les rameaux épineux de deux aubépines que je venais d’élaguer un peu sévèrement.</p>
<p>Cette structure s’entretient facilement. A mesure que les branchages se décomposent et se tassent, il est toujours possible d’en rajouter par en haut. On peut même insérer des rameaux supplémentaires par le côté pour reboucher un trou. Et quand un piquet faiblit, il suffit de le doubler. Et quand le liseron grimpe dessus, on l’arrache d’en bas.</p>
<p>Mais le mieux est peut-être de prévoir à long terme et sous la haie morte disposer des châtaignes, des noisettes, des baies de sureau ou d’aubépine, les samarres du frêne, et de laisser la cloture protéger la croissance des petits arbres qui vous feront une haie vive quand la haie morte aura vécu.</p>
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		<title>Spirale d’herbes aromatiques — à reprendre</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/spirale-dherbes-aromatiques-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 08:03:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si vous vous souvenez, j’avais il y a quelques temps mis en place un parterre d’herbes aromatiques en forme de spirale — au passage, je donnais une définition de la permaculture que je pourrais presque reprendre en présentation du site. Mais passons. J’ai dit que ce site servait à présenter mes tentative et mes échecs. [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/spirale-dherbes-aromatiques-2/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/spirale1.jpg" alt="" title="spirale d&#039;herbes aromatiques - an zéro" width="450" height="253" class="aligncenter center size-full wp-image-1030" /></p>
<p>Si vous vous souvenez, j’avais il y a quelques temps mis en place un parterre d’<a href="http://www.arpentnourricier.org/spirale-herbes/">herbes aromatiques en forme de spirale</a> — au passage, je donnais une définition de la permaculture que je pourrais presque reprendre en présentation du site. Mais passons.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/les-objectifs-du-site-larpent-nourricier/">J’ai dit</a> que ce site servait à présenter mes tentative et mes échecs. La spirale est un trois-quarts d’échec. Voici la liste des herbes plantées, avec le résultat après deux étés et deux hivers :<span id="more-1028"></span></p>
<ul>
<li>thym : en pleine forme</li>
<li>aneth : fidèle au poste chaque année</li>
<li>estragon : moribond deux saisons, mais semble bien repartir</li>
<li>romarin : mort le deuxième hiver</li>
<li>ciboulette : pas réapparue cette année</li>
<li>origan : mort le premier été</li>
<li>menthe : disparue le premier été</li>
<li>sauge : morte le premier hiver</li>
<li>fenouil : pas ressemé</li>
<li>basilic : monté en fleurs immédiatement</li>
<li>coriandre : aucun souvenir</li>
<li>persil : aucun souvenir</li>
</ul>
<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/spirale-2010.jpg" alt="" title="spirale d&#039;herbes deux ans après" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-900" /></p>
<p>Moralité : la spirale n’est pas au bon endroit. Elle est à l’ombre dès 14h, et battue par la turbulence d’autan d’un coin de mur. Je m’en doutais un peu mais je voulais tenter le coup. Au moins, à cet emplacement, elle était visible depuis les fenêtres de la cuisine, ce qui est une recommandation permaculturelle systématique (voir le principe des <a href="http://madeinearth.wordpress.com/2010/03/27/les-zones-en-permaculture/">Zones permaculturelles</a> sur le blog de Nicollas), en tout cas quand on peut.</p>
<p>Donc il me faut la déplacer dans un coin à l’abri et au soleil. Je pense même que je vais la supprimer, et je planterai les aromatiques de façon un peu éparpillée, dans les cellules des <a href="http://www.arpentnourricier.org/bordures-beton-pour-buttes-autofertiles/">blocs béton qui bordent mes buttes</a>.</p>
<p>L’été c’est ce midi (quand même, il faudra bien qu’il se décide, après son faux départ d’Avril), ça va être le moment de s’en occuper.</p>
<h3>Quelques ressources</h3>
<p>Pour ceux qui veulent s’y essayer et qui ont un endroit abrité devant la cuisine.<br />
<a href="http://www.onpeutlefaire.com/fichestechniques/ft-spirale-herbes-aromatiques.php">La fiche</a> du forum d’on peut le faire<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=YcODj6vcles">Un cours particulier</a> en vidéo sur Youtube (en anglais)<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=HxGqUnHz-1A">Et un cours collectif</a></p>
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		<title>Graine de flibuste</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 08:04:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui c’est baby-sitting (je vous en reparlerai). Alors comme je n’ai pas le temps d’écrire et que j’ai un peu épuisé la réserve d’articles en conserves, je renvoie sans vergogne le lecteur vers le blog de Ramite, au titre poétique de Graine de flibuste. On n’y sera pas dépaysé, c’est encore dans le Sud-Ouest, et [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/graine-de-flibuste/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com/2010/05/02/fin-des-preparatifs/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/buttes-escargot.jpg" alt="" title="buttes escargot" width="450" height="250" class="aligncenter center size-full wp-image-1024" /></a></p>
<p>Aujourd’hui c’est baby-sitting (je vous en reparlerai). Alors comme je n’ai pas le temps d’écrire et que j’ai un peu épuisé la réserve d’articles en conserves, je renvoie sans vergogne le lecteur vers le blog de <a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com/qui-je-suis/">Ramite</a>, au titre poétique de <a href="http://grainedeflibuste.wordpress.com">Graine de flibuste</a>. On n’y sera pas dépaysé, c’est encore dans le Sud-Ouest, et c’est le même mélange d’élucubrations théoriques et de témoignages pratiques autour de la <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/permaculture/">permaculture</a>, de la décroissance et du jardin.</p>
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		<title>La greffe à l’anglaise compliquée</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/la-greffe-a-langlaise-compliquee/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 08:04:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[greffe à l'anglaise]]></category>
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		<description><![CDATA[Au printemps 2009, j’ai assisté à un stage de greffe organisé par l’association l’Orée du Bio et animé par Julien Oziol (Le Fruit à Venir) chez qui j’avais d’ailleurs acheté mes fruitiers deux ans plus tôt. A l’issue de cette journée de greffe, chacun repartait avec son arbre greffé. Ma greffe avait souffert du transport [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/la-greffe-a-langlaise-compliquee/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/greffe-pommier.jpg" alt="" title="greffe pommier" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-903" /></p>
<p>Au printemps 2009, j’ai assisté à un stage de greffe organisé par l’association l’Orée du Bio et animé par Julien Oziol (<a href="http://www.fruitavenir.com/">Le Fruit à Venir</a>) chez qui j’avais d’ailleurs acheté mes fruitiers deux ans plus tôt.</p>
<p>A l’issue de cette journée de greffe, chacun repartait avec son arbre greffé. Ma greffe avait souffert du transport (25 km à vélo), mais le porte-greffe a prospéré sous son édredon de <a href="http://www.arpentnourricier.org/tag/BRF/">BRF</a> qui le protégeait de l’herbe. Et cette année j’ai récidivé <span id="more-1020"></span>avec des greffons offerts par les <a href="http://www.croqueurs-de-pommes.asso.fr/sections/sections.htm#aveyron">Croqueurs de Pommes</a> du coin à l’occasion d’une démo greffe organisée par l’Amicale Laïque à Naucelle.</p>
<p>Comme il y avait deux rameaux qui avaient le même diamètre que mon greffon (condition nécessaire pour la greffe à l’anglaise), j’ai fait deux greffes. Et les deux ont pris.</p>
<p>Moralité : la greffe à l’anglaise compliquée, c’est la plus facile pour un débutant, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_termes_d'argot_Internet#a_2">amha</a>.</p>
<p>Bon, quelques ressources pour ceux qui veulent s’y essayer (je sais, ce n’est plus la saison, mais on peut s’entraîner d’ici février-mars prochain) :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZKTgiFVpAUE">une vidéo en anglais</a> (oubliez ce qu’il dit sur la profondeur de plantation, par contre)</li>
<li><a href="http://www.dailymotion.com/video/x10x28_shbl-greffe-a-l-anglaise-200107">une vidéo en français</a>, moins claire visuellement, mais en français (bon complément avec la précédente)</li>
<li><a href="http://www.jardinsfruitiersdelaquenexy.com/dispatch.do?sid=site/conseils_pratiques/le_verger/greffer/anglaise_compliqu_e">Un article avec peu d’explications</a>, mais des photos très claires</li>
<li><a href="http://www.1er-jardin.com/La-greffe-anglaise">Un article explicatif</a> sur la vigne</li>
<li><a href="http://www.google.com/images?q=Whip+and+Tongue+Graft&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;source=univ&#038;ei=mdwVTJ3DNqiK4gae1-XdDA&#038;sa=X&#038;oi=image_result_group&#038;ct=title&#038;resnum=1&#038;ved=0CCMQsAQwAA">des images à la pelle</a> (pour voir le détail du principe sous toutes les coutures)</li>
</ul>
<p>PS : vous verrez les pépiniéristes professionnels utiliser un genre de petits élastiques (bleus) pour solidariser la greffe à la place du raphia et du mastic. Je les ai remplacés par des lanières de chambre à air de vélo coupées aux ciseau dans mon stock de chambres à air percées.<del datetime="2012-01-30T06:40:40+00:00"> Je vous dirai l’année prochaine si ça se dégrade aux UV et aux intempéries ou si j’ai dû revenir avec un cutter pour éviter que la greffe s’étrangle en grandissant.</del> Effectivement, ça se dégrade très bien aux UV, donc ça n’étrangle pas la greffe comme du raphia.</p>
<p>PPS : au lieu de mastic pour sceller la coupe à l’extrémité du greffon (et donc éviter qu’il se dessèche), j’ai utilisé des boules quiès. Sinon, de la cire de bougie devrait marcher aussi.</p>
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		<title>Décroissance, démographie et camelote</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/decroissance-demographie-et-camelote/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 08:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[société de consommation]]></category>
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		<description><![CDATA[Société industrielle et camelote L’avènement de la société industrielle puis de la société de consommation depuis deux siècles en Europe a été accompagné par la transition démographique. Je ne sais pas qui est la poule et qui est l’oeuf, mais on constate que quand la population française était à peu près stable, les gens construisaient [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/decroissance-demographie-et-camelote/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2010/06/IMG_3817-1.jpg" alt="" title="casse-noix conique et les cerneaux" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-1016" /></p>
<h3>Société industrielle et camelote</h3>
<p>L’avènement de la société industrielle puis de la société de consommation depuis deux siècles en Europe a été accompagné par la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Transition_d%C3%A9mographique">transition démographique</a>. Je ne sais pas qui est la poule et qui est l’oeuf, mais on constate que quand la population française était à peu près stable, les gens construisaient des maisons qui duraient cinq cents ans, des bancs en noyer qui duraient aussi longtemps que la maison, des couteaux qu’on se transmettait sur trois générations, des habits du dimanche qui duraient toute une vie. Et puis les manufactures et les usines ont remplacé ces objets chers et durables par une avalanche de camelote bon marché, et ça tombait bien.</p>
<p>Déjà ça tombait bien pour les dots et les héritages. <span id="more-1014"></span>Parce que tant qu’il s’agissait de transmettre à votre unique fille le service de porcelaine de Limoges hérité de votre tante, ou bien de donner le moulin au premier fils et le verger à l’autre, tout était simple. Mais quand la population s’est mise à croître de plus en plus vite, il a fallu doter trois filles et faire hériter quatre fils, ce n’était plus possible — quand le nombre de foyers explosait, il fallait que chacun s’équipe de zéro, avec très peu de moyens. La camelote arrivait à point nommé.</p>
<p>Et puis ça n’était pas si grave que le matériel ne dure pas, puisque même s’il avait duré, ça aurait arrangé un ou deux enfants parmi six ou sept. Pas de quoi changer la donne, et les autres auraient dû tout s’acheter de toute façon.</p>
<h3>Le piège de la société de consommation</h3>
<p>Maintenant que nous avons achevé notre transition démographique et que la population Européenne est stable, il est temps de revenir à des objets durables. Mais il y a quelques soucis.</p>
<p>Le premier souci, c’est qu’on a pris l’habitude de vivre avec de la camelote, entre l’obsolescence programmée des appareils, les textiles qui durent juste le temps que dure la mode, les objets en plastique et les trucs en métal manifestement sous-dimensionnés. On trouve normal d’acheter plusieurs batteries de casseroles dans sa vie. On trouve normal de se racheter des pantalons régulièrement. Et on trouve anormal de payer 200€ pour une cocotte en fonte ou 400€ pour un manteau en laine. Mais c’est parce qu’on n’arrive plus à envisager le long terme. Une cocotte en fonte à 200€ qui dure 100 ans (et encore, je suis pessimiste) vous revient à 2€ par an. Une cocotte premier prix à 30€ vous durera peut-être cinq ans, c’est à dire trois fois plus cher. Et tout est à l’avenant.</p>
<p>L’autre souci c’est qu’on ne sait pas faire de redistribution de richesse autrement que par le travail. Et en plus on y arrive de moins en moins bien. Dans un monde où l’on travaille sans cesse pour refabriquer la camelote qui arrive en fin de vie, on arrive à brasser un peu les richesses. La société de consommation alliée au mode de redistribution capitaliste s’arrange pour que toutes les productions soient consommables pour faire tourner les machines le plus possible. Dans un monde ou chacun n’achèterait de meubles que pour remplacer un lit de deux cents ans ou un bahut de trois siècles, n’achèterait d’appareils électroniques que parce que les soudures sont trop corrodées, n’achèterait de stylos parce que la plume est limée par les pages d’écriture, on travaillerait beaucoup moins. Même les agriculteurs (qui produisent les consommables par excellence) travailleraient moins, puisque chacun travaillant moins pourrait faire son jardin.</p>
<p>Donc, si l’on écoute les économistes, il faudrait continuer à ne produire que du jetable pour éviter le chômage de masse. Tels des millions de Pénélopes, nous détruisons chaque jour le fruit de notre travail de peur d’être baisés par les possédants s’il venait à cesser (le travail).</p>
<h3>Le défi de l’économie stationnaire</h3>
<p>Il faut pourtant mettre fin à cette culture absurde. D’abord parce qu’avec une population stable, il est naturel d’envisager des objets durables. Et surtout parce qu’avec l’état des ressources naturelles et de la planète, il vaut mieux se mettre en chômage partiel que mettre la planète en faillite.</p>
<p>Reste donc la question de la rémunération du chômage partiel. C’est le coeur de la réflexion économique en économie stationnaire (steady-state economy, c’est à dire une économie qui fonctionne sans croissance exponentielle). Et ce sera le sujet d’un autre article.</p>
<h3>Noyer et casse-noix</h3>
<p>Tout ça parce que je viens d’acheter et d’étrenner un casse-noix parfait (en deux exemplaires parce que c’est plus sympa d’être à deux), que j’ai voulu cher pour qu’il soit indestructible et que je puisse le transmettre à chacun de mes fistons.</p>
<p>Ce genre de casse-noix conique ne fait pas d’éclats, préserve les cerneaux, et s’adapte aux différentes tailles de noix. J’ai l’impression que le summum de la technologie est atteint, un peu comme le poêle de masse pour le chauffage ou le <a href="http://www.arpentnourricier.org/vitesse-moyenne-generalisee-de-lavion/">vélo pour le transport</a>.</p>
<p>En un quart d’heure tout seul, j’ai pu décortiquer environ 250g de cerneaux. Une citation d’un article du site <a href="http://monotarcie.blogspot.com/2009/08/sil-fallait.html">monotarcie</a> s’impose :</p>
<blockquote><p>si par conséquent nous mangeons 100 grammes de noix par jour nous avons déjà le tiers voire la moitié de ce dont nous avons besoin quotidiennement… et cela sans faire autre chose que de ramasser les noix et de les ouvrir. pas besoin de cultiver comme nous devons le faire pour le blé et le reste de notre nourriture</p></blockquote>
<p>Avec le noyer du verger d’en bas de la rue, nous avons maintenant une source durable et gratuite de calories, de lipides, de glucides, d’oméga 3 (et de cerneaux pour les salades de l’été). Et il suffit de se baisser, et de s’asseoir un quart d’heure avec le casse noisette en taillant une bavette ou en écoutant les oiseaux.</p>
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		<title>Bordures béton pour buttes autofertiles</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 08:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[jardin]]></category>
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		<category><![CDATA[agriculture naturelle]]></category>
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		<description><![CDATA[Jusqu’à présent, j’ai testé deux méthodes pour les bords des buttes : la version ‘naturelle’ avec des épaules arrondies, et celle qui utilise des planches en bois pour retenir la terre. Je n’aime pas la première version : rien ne délimite la butte de l’allée, et on ne voit pas bien ni l’érosion, ni le [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/bordures-beton-pour-buttes-autofertiles/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/ail-et-fraises.jpg" rel="lightbox[976]" title="ail et fraises"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2015/04/ail-et-fraises.jpg" alt="" title="ail et fraises" width="450" height="254" class="aligncenter center size-full wp-image-901" /></a></p>
<p>Jusqu’à présent, j’ai testé deux méthodes pour les bords des buttes : la version ‘<a href="http://senshumus.files.wordpress.com/2006/10/buttes-serpent.jpg">naturelle</a>’ avec des épaules arrondies, et celle qui utilise des <a href="http://www.humeseeds.com/raised_beds1.jpg">planches en bois</a> pour retenir la terre. Je n’aime pas la première version : rien ne délimite la butte de l’allée, et on ne voit pas bien ni l’érosion, ni le tassement, ni la limite de là où il faut désherber, etc.<br />
Je n’aime pas non plus tellement les bordures en bois. Elles demandent beaucoup de travail à mettre en place, elles pourrissent en quelques années, et elles servent de refuge aux gastéropodes de tout poil.<span id="more-976"></span></p>
<p>J’aurais pu faire des bordures en pierres sèches, mais le <a href="http://www.arpentnourricier.org/differences-entre-un-muret-et-une-haie/">temps de travail est prohibitif</a> et on ne peut pas tellement y mettre le pied pour désherber ou récolter.</p>
<p>J’avais vu des bordures en blocs béton dans <a href="http://healingmagichands.wordpress.com">un blog de jardinage</a> que je lisais avec assiduité, en pensant que c’était assez laid. Mais plus j’y pensais, et plus le côté pratique a pris l’ascendant sur le côté disgracieux.</p>
<p>Pour ce qui est du bilan énergétique, il est imbattable. En effet, si on se contente de les poser sans mortier, les blocs béton au jardin sont quasiment éternels alors que les planches en bois pourrissent en moins de cinq ans. Admettons que les blocs durent cent ans, ils peuvent bien coûter vingt fois plus cher en énergie pour la fabrication et le transport, et je serais encore gagnant par rapport à des planches (sachant que je ne veux même pas entendre parler de bois traité).</p>
<p>Pour ce qui est du prix, là non plus il n’y a pas photo. Des planches de châtaignier de 25cm de large et 4cm d’épaisseur coûtent environ 10 euros du mètre linéaire, là où le bloc béton de 20cm x 20cm x 50cm coûte 30 centimes.</p>
<p>Quant aux limaces, si vous mettez les alvéoles ouvertes vers le haut, la porosité du béton fait que l’ambiance sera sèche et favorisera plutôt les lézards ou les araignées que les limaces. Sachant que par ailleurs la surface rugueuse du béton rend le trajet inconfortable pour les baveux.</p>
<p>Je laisse la parole à <a href="http://healingmagichands.wordpress.com/about/">Ellie</a> (la blogueuse du middle-west autrement connue sous le pseudo Healing Magic Hands) qui me décrit dans un courriel son choix des agglos de ciment pour les bordures de ses buttes.</p>
<blockquote><p>A mon avis, les bordures béton sont ce que nous avons fait de mieux pour les buttes. Nous aurions dû le faire dix ans plus tôt ! Nous avions commencé avec des planches de bois, et nous avons eu les mêmes ennuis que toi avec le pourrissement du bois. Nous ne pouvions pas y mettre de châtaignier, et je me refuse à utiliser du bois traité à un quelconque endroit où il poussera des plantes destinées à être mangées. Nous avons même eu des planches qui n’ont duré qu’un an, ce qui nous a vraiment incités à trouver autre chose.</p>
<p>Les planches sont chères, quelle que soit l’essence choisie. Nous nous demandions si nous n’allions pas choisir des bordures en faux bois faites de plastique recyclé, mais le prix était dissuasif.</p>
<p>Je n’ai pas remarqué tellement de limaces ou d’autres ravageurs dans les blocs béton, d’autant que les principaux habitants semblent être les araignées. En fait, les cellules ne sont pas humides du tout. C’est peut-être pour ça que les limaces s’y plaisent beaucoup moins que sur les bordures en bois. Quand elles commençaient à pourrir, les limaces adoraient s’y mettre, le chiendent se frayait un passage à travers le bois mou qui ne remplissait plus son rôle de barrière contre cet envahisseur.</p>
<p>Je ne trouve pas que les blocs bétons soient si laids, mais je ne déteste pas non plus le béton nu. De plus, ce sont les allées dallées en grès et les joyeuses plantes qui attirent l’oeil, si bien que le béton passe presque inaperçu. Et pendant une bonne partie de l’été, les légumes débordent dans les allées de toute façon, ce qui cache les bordures totalement. Et tu as raison, elles peuvent durer une éternité.</p>
<p>Je ne m’y suis pas tellement écorché les genoux, mais avec mon habitude d’aller pieds-nus tout l’été, j’ai souvent écrabouillé mes orteils contre les coins. Maintenant, je prends garde d’être moins empressée. Ce qui est embêtant avec les coins rugueux, c’est que le tuyau d’arrosage s’y coince quand on essaie de le tirer vers l’autre bout des buttes. En regardant les photos, tu peux voir qu’à chaque coin des allées j’ai enfoncé un bout de tube en métal pour servir de guide.<br />
<small>trad. par yours truly</small>
</p></blockquote>
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