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	<title>l&#039;arpent nourricier &#187; divers</title>
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	<description>permaculture et transition en aveyron et ailleurs</description>
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		<title>Portrait : David Holmgren</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 15:09:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[permaculture]]></category>
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		<description><![CDATA[Nouvelle rubrique Je démarre aujourd’hui une rubrique que j’espère hebdomadaire bimensuelle : un portrait chaque semaine d’un auteur de référence autour des thèmes de la permaculture, de la simplicité volontaire, de la descente énergétique, de la relocalisation. Ces portraits ne seront pas des biographies, mais des bibliographies commentées : livres que j’ai lus ou que [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/portrait-david-holmgren/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.futurescenarios.org"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/09/david_holmgren_credit_maureen_corbett-6.jpg" alt="david holmgren (credit maureen corbett)" title="david holmgren (credit maureen corbett)" width="450" height="250" class="center ligncenter size-full wp-image-545" /></a></p>
<h3>Nouvelle rubrique</h3>
<p>Je démarre aujourd’hui une rubrique que j’espère <del datetime="2009-09-23T13:39:45+00:00">hebdomadaire</del> bimensuelle : un portrait chaque semaine d’un auteur de référence autour des thèmes de la permaculture, de la simplicité volontaire, de la descente énergétique, de la relocalisation. Ces portraits ne seront pas des biographies, mais des bibliographies commentées : livres que j’ai lus ou que j’ai l’intention de lire, sites internet, vidéos. A tout seigneur, tout honneur, je commence par <a href="http://www.holmgren.com.au/" title="site personnel de David Holmgren">David Homgren</a>, co-fondateur de la permaculture avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Mollison">Bill Mollison</a>.<span id="more-542"></span></p>
<h3>Contexte</h3>
<p>Juste quelques éléments de biographie pour remettre dans le contexte. Holmgren était l’étudiant de Bill Mollison à Hobart (en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tasmanie">Tasmanie</a>). Après la publication de leurs bestsellers (Permaculture 1 et Permaculture 2), Mollison est devenu le VRP de la permaculture en sillonnant le monde, tandis qu’apparemment Holmgren était plus casanier et continuait la mise au point chez lui [Voir son livre <a href="http://www.holmgren.com.au/html/Publications/Melliodora%20eBook.html">Melliodora</a>].</p>
<h3>Théoricien de la permaculture</h3>
<p>Les ouvrages fondateurs sont naturellement Permaculture One et Permculture Two. Ces deux bibles sont une énorme source d’inspiration, et je pense que ça vaut vraiment le coup de mettre la main sur un exemplaire, ne serait-ce que pour voir les croquis. Cela dit, il me semble que les exemples de ces deux livres sont davantage des principes de conception que des exemples réellement fonctionnels. Si l’on veut des réalisations concrètes validées par l’expérience, il faudra se tourner ailleurs.</p>
<p>Le second ouvrage phare de David Holmgren, c’est <a href="http://www.amazon.fr/Permaculture-Principles-Pathways-Beyond-Sustainability/dp/0646418440/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#038;s=english-books&#038;qid=1252875792&#038;sr=8-1">Permaculture: Principles And Pathways Beyond Sustainability</a> (littéralement : “principes et chemins au-delà de la soutenabilité”).  En lisant les commentaires des lecteurs sur Amazon, j’en ai conclu que le traité de David Holmgren était probablement trop verbeux et enchevêtré pour être d’une grande utilité. En revanche, il existe des résumés beaucoup plus abordables. Pour commencer, on trouve le site <a href="http://www.permacultureprinciples.com/">permacultureprinciples.com</a>, mais on trouve même sur son site perso <a href="http://www.holmgren.com.au/DLFiles/PDFs/Essence_of_PC_eBook.pdf">un pdf de 16 pages</a> qui résume très bien les 12 principes abordés dans le livre (si vous êtes plus de 5 à voter dans les commentaires, je veux bien faire la traduction française).</p>
<ol>
<li>observer et interagir</li>
<li>capturer et conserver l’énergie</li>
<li>obtenir une production</li>
<li>s’autoréguler et accepter les réactions</li>
<li>choisir et chérir les ressources et services renouvelables</li>
<li>zéro déchet</li>
<li>conception à partir de motifs, puis dans les détails</li>
<li>intégrer plutôt que découpler</li>
<li>choisir des solutions modestes et lentes</li>
<li>choisir et chérir la diversité</li>
<li>utiliser les bordures et chérir les marges</li>
<li>choisir le changement et y répondre avec créativité</li>
</ol>
<h3>Scénariste de l’après-pétrole</h3>
<p>Au-delà du domaine strict de la permaculture, David Holmgren a aussi exercé son esprit sagace sur les perpectives de la descente énergétique, en imaginant les formes que pourraient prendre la suite du XXIe siècle. Contrairement à de nombreux intervenants du développement durable qui se contentent de proposer des scénarios pour l’après-pétrole, David Holmgren se concentre sur l’aspect dynamique de la transition, qu’il appelle descente (à l’instar de John Michael Greer).</p>
<p>La première intervention qui m’avait marqué était sa prise de position sur la banlieue (suburbia). En prenant le contrepied de James Howard Kunstler (l’auteur de “<a href="http://www.amazon.fr/fin-p%C3%A9trole-vrai-d%C3%A9fi-si%C3%A8cle/dp/225920290X/ref=sr_1_2?ie=UTF8&#038;s=books&#038;qid=1253024626&#038;sr=8-2">The Long Emergency</a>”, qui intervient dans l’excellent film “<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Q3uvzcY2Xug">The End of Suburbia</a>”) qui décrit la banlieue comme la pire erreur d’allocation de ressources du XXe siècle, David Holmgren fait remarquer que les banlieues ont un gros potentiel d’adaptation vers des modes de vie plus résilients (voir <a href="http://www.youtube.com/watch?v=iTYe8WloF1U">intervention sur Youtube</a>). Son argument principal est que les banlieues ont les bonnes caractéristiques pour devenir des communautés agraires florissantes.</p>
<blockquote><p>On dit souvent que la banlieue est le produit de la voiture, de l’énergie bon marché. Et bien que ça soit vrai, [il faut voir que] les banlieues ont des densités de population qui sont proches de celles de communautés agraires traditionnelles pratiquant des formes d’agriculture intensive ailleurs dans le monde.</p>
<p>[…] par exemple, le delta du Fleuve Rouge au Vietnam supporte des populations plus ou moins autosuffisantes, avec des densités supérieures aux banlieues australiennes. Alors bien sûr, il s’agit de paysages très spécifiques, avec des terres alluviales fertiles irriguées par des réseaux intégrés de rigoles, mais on pourrait regarder nos banlieues et leurs infrastructures d’un autre oeil et voir que grâce à nos réseaux d’adduction d’eau, nos villes sont finalement d’immenses systèmes agricoles réticulés. (trad. ma pomme)</p></blockquote>
<p>Son analyse a l’immense mérite de donner beaucoup de pistes d’espoir, et je pense qu’il est vital de prévoir son visionnage quand on projette ‘The End of Suburbia’, ne serait-ce que pour finir dans une note moins pessimiste.</p>
<p>Enfin, je dirais que le grand-oeuvre de David Holmgren récemment concerne l’analyse des stratégies de transition énergétique. Il propose une structure en quatre familles de scénarios qui est extrêmement claire, avec des petits noms pour chaque scénario, si bien que maintenant un grand nombre d’intervanants se réfèrent à sa ‘classification’. L’original est à retrouver sur le site <a href="http://www.futurescenarios.org/">futurescenarios.org</a>, mais il existe un <a href="http://damienperrotin.com/scenario.html">résumé en français</a>.</p>
<h3>Epilogue</h3>
<p>Détail chauvin, un <a href="http://vitalisonsgaia.over-blog.net/article-16696168.html">article sur les toilettes sèches</a> publié exclusivement pour un ouvrage en français : David Holmgren a en effet contribué au livre de <a href="http://eauphilane.monsite.orange.fr/">Christophe Elain sur les toilettes sèches</a> (Un petit coin pour soulager la planète).</p>
<h3>La semaine prochaine…</h3>
<p>… <a href="http://www.arpentnourricier.org/portrait-emilia-hazelip/">Emilia Hazelip</a></p>
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		<title>Huitlacoche</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/huitlacoche/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/huitlacoche/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 17:03:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>
		<category><![CDATA[personnes]]></category>

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		<description><![CDATA[L’année dernière, ma première expérience de culture de maïs avait donné lieu à une curieuse surprise sur deux ou trois épis : les épis étaient difformes, les grains boursouflés, la peau devenue blanche et l’intérieur du grain plein d’une sorte de poudre noire. J’émis sans y croire l’hypothèse d’une contamination par des OGM qui aurait [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/huitlacoche/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/09/huitlacoche.jpg" alt="huitlacoche" title="huitlacoche" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-510" /></p>
<p>L’année dernière, ma première expérience de <a href="http://www.wisemandarine.com/wp-content/uploads/2008/09/variegatedsweetcornear.jpg">culture de maïs</a> avait donné lieu à une curieuse surprise sur deux ou trois épis : les épis étaient difformes, les grains boursouflés, la peau devenue blanche et l’intérieur du grain plein d’une sorte de poudre noire. J’émis sans y croire l’hypothèse d’une contamination par des OGM qui aurait fait des semences de maïs mutantes chez <a href="http://www.kokopelli.asso.fr/">Kokopelli</a>, mais une rapide recherche sur internet (ô indispensable internet pour les débutants de tout poil !) m’apprit qu’il s’agissait du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charbon_du_maïs">charbon du maïs</a>.</p>
<blockquote><p>les attaques […] transforment les grains normaux de l’épi de maïs en grandes tumeurs difformes analogues à des champignons. Les spores noires produites par ces tumeurs donnent à l’épi une aspect roussi et brûlé. [..] Pour s’en débarrasser, il est recommandé d’utiliser un cultivar d’hybrides résistants. À ce jour aucun traitement n’existe pour en venir à bout. Pour tenter de contrer la propagation de cette maladie, il est presque impératif de détruire par le feu les plants infectés. Les spores se propagent dans le sol et hivernent jusqu’à la saison de culture suivante. <small><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charbon_du_maïs">wikipedia</a></small></p></blockquote>
<p>J’étais donc en présence d’une dangereuse maladie cryptogamique qu’il me fallait purifier par le feu sous peine de voir ma récolte menacée.</p>
<blockquote><p>Le charbon du maïs, considéré comme une maladie dans la majeure partie des USA, se nourrit de la plante et réduit la production. Généralement, les cultures atteintes doivent être détruites. <small>trad. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Corn_smut">wikipedia</a></small></p></blockquote>
<p>Mais au détour d’une ligne, l’article change de ton :<span id="more-508"></span></p>
<blockquote><p>Toutefois, au Mexique, le charbon du maïs est appelé huitlacoche, un mot Nahuatl signifiant apparemment fiente de corbeau. Il est considéré comme un mets de choix, au point qu’il est vendu en conserves et pour plus cher que le maïs. <small><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Corn_smut">ibid</a>.</small></p></blockquote>
<p>C’est bien là la mentalité européenne : dès que la nature s’autorise un écart à l’uniformité, il faut la punir avec la dernière des ardeurs. Le maïs est originaire du Mexique, et s’ils ont décidé là-bas que le charbon du maïs était une aubaine plutôt qu’une peste, il n’y a pas forcément de honte à les imiter…</p>
<p>Cette année, rebelote, j’ai trouvé un épi infecté. Mais ce coup-ci, j’ai fait revenir dans un peu de beurre les soi-disant ‘tumeurs’ (s’il fallait encore prouver que le choix du vocabulaire oriente toute notre pensée) et je les ai goûtées sur un morceau de pain (faute de <a href="http://lunamexique.wordpress.com/2009/08/17/huitlacoche/" class="broken_link">quesadillas</a>).</p>
<blockquote><p>Pour préparer le huitlacoche, on le détache des épis qu’il colonise, et on l’émince ; il est inutile le le laver. Il est le plus souvent cuisiné revenu dans du beurre ou de l’huile, avec des oignons, de l’ail, du piment et de <a href="http://www.saveursmexicaines.com/templates/home.php?page=62&#038;content=146&#038;lng=fr">l’epazote</a>. On le sert ensuite dans des tacos, des quesadillas, ou des crêpes. <small><a href="http://www.saveursmexicaines.com/templates/home.php?page=62&#038;content=114">saveursmexicaines</a></small></p></blockquote>
<p>Je m’attendais à un goût plus fort pour un aliment que le marketing US a décidé de baptiser la <em>truffe mexicaine</em>. En fait, c’était assez délicat, et le beurre a eu tendance à dominer un peu le goût. Sans compter que, trop pressé de goûter, je me suis un peu brûlé la langue à la première bouchée.</p>
<p>Cela dit, mon unique épi porteur de huitlacoche, ça ne fait pas un plat pour une famille. C’est juste un petit cadeau de la nature comme on tombe sur un carré de fraises des bois. Ou bien on prend la mentalité européenne à nouveau, et on passe d’un extrême à l’autre :</p>
<blockquote><p>Au milieu des années 90, à cause de la demande suscitée par des restaurateurs prestigieux, la Pennsylvanie et la Floride ont été autorisées par le Département de l’Agriculture (USDA) à infecter intentionnellement des cultures de maïs avec du huitlacoche. La plupart des observateurs considèrent que l’initiative a eu peu d’effets, bien qu’elle soit toujours en cours. Quoi qu’il en soit, l’attention passagère portée à ce sujet est significative dans la mesure où le USDA avait consacré beaucoup de temps et d’argent à essayer d’éradiquer le charbon du maïs aux Etats-Unis. <small><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Corn_smut">ibid</a>.</small></p></blockquote>
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		<title>Un mois d’absence, au blog comme au jardin</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/un-mois-dabsence-au-blog-comme-au-jardin/</link>
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		<pubDate>Sat, 29 Aug 2009 17:54:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Veuillez excuser ma longue absence. Entre les vacances dans une parcelle de France insulaire et méditerranéenne abritée du réseau et le retour dans l’effervescence de mon village organisateur d’un festival de musique accueillant 3000 personnes, j’ai été bien occupé. D’où l’intérêt d’un jardin qui demande peu de soins. Après un mois de quasi abandon (et [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-mois-dabsence-au-blog-comme-au-jardin/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cap-festival.com"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/08/capfestival.jpg" alt="cap festival 2009" title="cap festival 2009" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-506" /></a></p>
<p>Veuillez excuser ma longue absence. Entre les vacances dans une parcelle de France insulaire et méditerranéenne abritée du réseau et le retour dans l’effervescence de mon village organisateur d’un <a href="http://www.cap-festival.com">festival de musique</a> accueillant 3000 personnes, j’ai été bien occupé.</p>
<p>D’où l’intérêt d’un jardin qui demande peu de soins. <span id="more-505"></span>Après un mois de quasi abandon (et de canicule), il n’y a pas de dégâts, sauf les laitues qui se prennent pour des feux d’artifices. Il n’y a que les poules et le goutte-à-goutte qui ont besoin que quelqu’un vienne voir une ou deux fois par semaine.</p>
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		<title>Tracteur à poules 2.0</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/tracteur-a-poules-20/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Jul 2009 21:18:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>
		<category><![CDATA[chicken tractor]]></category>
		<category><![CDATA[chook tractor]]></category>
		<category><![CDATA[poulailler]]></category>
		<category><![CDATA[poulailler ambulant]]></category>
		<category><![CDATA[poulailler mobile]]></category>
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		<category><![CDATA[tracteur à poules]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela fait plus d’un an que mon premier prototype de tracteur à poules est entré en service. J’ai eu l’occasion de constater ses mérites, mais surtout ses gros défauts. En deux mots : il était beaucoup trop lourd, et les poules souffraient du froid en hiver. J’ai donc décidé d’en faire un nouveau, en m’inspirant [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/tracteur-a-poules-20/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/chickenark450.png" alt="chicken tractor" title="chicken tractor" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-453" /></p>
<p>Cela fait plus d’un an que mon <a href="http://www.arpentnourricier.org/la-fabrication-dun-tracteur-a-poules/" title="la fabrication d'un tracteur à poules">premier prototype</a> de tracteur à poules est entré en service. J’ai eu l’occasion de constater ses mérites, mais surtout ses gros défauts. En deux mots : il était beaucoup trop lourd, et les poules souffraient du froid en hiver.</p>
<p>J’ai donc décidé d’en faire un nouveau, en m’inspirant à nouveau des exemples trouvés sur la <a href="http://home.centurytel.net/thecitychicken/tractors.html">galerie de Katy</a>, mais en innovant réellement grâce aux enseignements de la première expérience.<span id="more-446"></span></p>
<h3>Spécifications</h3>
<p>Plutôt que d’épiloguer sur le pourquoi du comment, faisons la liste de mes spécifications :<!--more--></p>
<ul>
<li>poids minimisé — pour pouvoir déplacer le poulailler tous les jours.</li>
<li>prise au vent faible — le vent d’autan peut souffler à 120 km/h sur notre colline</li>
<li>essieu avec une paire de roues — pour faciliter l’avancement sur terrain inégal</li>
<li>l’essieu doit être amovible — pour que la structure plaque bien au sol</li>
<li>centre de gravité décalé du côté de l’essieu — pour que la majorité du poids porte sur les roues</li>
<li>bois massif — les panneaux vieillissent toujours plus mal</li>
<li>aucun plancher — pour éviter la corvée de nettoyage</li>
<li>dimensions 2m50 x 1m25 — superficie pour quatre poules naines, avec la même largeur que mes planches de culture</li>
<li>quartiers d’habitation fermés sur tous les côtés — pour les froides nuits d’hiver</li>
<li>possibilité d’enfermer les poules dans la partie habitation — pour les attraper facilement sans avoir à rentrer dans le poulailler</li>
<li>nids au sol — les poules préfèrent pondre par terre</li>
<li>perchoirs pas hauts — pour éviter les blessures aux ailes des poules qui sautent dans la pénombre</li>
<li>parcours grillagé non couvert (ou seulement partiellement couvert) — pour augmenter la luminosité apparente l’hiver</li>
<li>porte coulissante côté parcours — pour pouvoir entrouvrir à peine quand on donne à manger / pour permettre un faible recul / pour éviter que les poules marchent sur le grillage quand on laisse ouvert pendant la journée</li>
<li>porte coulissante côté habitation — pour les mêmes raisons, et aussi pour pouvoir récupérer les oeufs en n’ouvrant qu’à peine</li>
<li>flexibilité en torsion — pour épouser le terrain quand le sol n’est pas plan</li>
<li>éléments modulaires facilement remplaçables — structure, portes et toiture s’usent avec le temps : on doit pouvoir remplacer facilement quand le besoin se fait sentir.</li>
</ul>
<p>Déclinons maintenant ce cahier des charges dans les caractéristiques détaillées des différents éléments.</p>
<h3>Structure</h3>
<p>La structure en treillis triangulaire est incontournable. C’est ce qui est le plus rigide pour le plus faible poids. La pente est libre ; j’ai choisi 50° pour avoir un peu de hauteur et pour que la longueur des chevrons corresponde à la largeur du grillage que j’avais (95cm), mais je pense finalement que 45° est probabalement le plus simple pour l’usinage. Si l’on s’exprime en vocabulaire de charpente, j’ai deux sablières (qui servent de patins), cinq fermes supportant une faîtière, et trois entraits pour tenir l’écartement des sablières-patins.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/structure.png" rel="lightbox[446]" title="structure"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/structure.png" alt="structure" title="structure" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-455" /></a></p>
<p>Du côté opposé à l’essieu, la faîtière dépasse largement afin de servir de poignée de traction. Les sablières dépassent d’une vingtaine de centimètres à l’avant avec une forme de patins. A l’arrière, elles dépassent un peu aussi afin de pouvoir placer l’essieu dans le talon.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/essieu.png" rel="lightbox[446]" title="essieu"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/essieu.png" alt="essieu" title="essieu" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-456" /></a></p>
<p>Les entraits ne font pas la même hauteur que les sablières pour moins râcler au sol quand déplace le poulailler : ils sont donc écartés du sol d’un à deux centimètres.</p>
<p>Des équerres sont prévues aux quatre coins pour renforcer le tout.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/equerre.png" rel="lightbox[446]" title="equerre"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/equerre.png" alt="equerre" title="equerre" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-457" /></a></p>
<p>Les fixations sont par vis. Il y aurait trop de travail à faire des fixations par tenon-mortaise pour une structure exposée aux éléments et dont la longévité n’excède probablement pas dix ans. Si les vis ne s’oxydent pas trop, on pourra même les récupérer.</p>
<p>La distance entre les fermes est d’une soixantaine de centimètres.</p>
<h3>Quartiers d’habitation</h3>
<p>La qualité principale de ces quartiers d’habitation est de ne pas avoir de fond. Il n’y a donc aucun nettoyage à faire. On profite des déjections des oiseaux en cultivant derrière le passage du poulailler. Dans les endroits où l’on peut davantage craindre que des prédateurs creusent sous le cadre et s’introduisent nuitamment, on devrait pouvoir rajouter un grillage fort à mailles fines par en-dessous — qui pourrait se nettoyer d’un simple coup de jet.</p>
<p>La dimension de 60cm x 120cm permet d’y loger 3 fois soixante centimètres linéaires de perchoirs, et deux nids. Les nids sont simplement des planchettes fixées à 45° dans les angles, du côté de la porte. A ce titre, ils participent à l’équerrage. Eux non plus n’ont pas de fond : on les remplira de paille.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/habitation.png" rel="lightbox[446]" title="habitation"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/habitation.png" alt="habitation" title="habitation" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-458" /></a></p>
<p>Dans le haut de cet espace, je compte mettre un jour un réservoir pour un système d’abreuvoir automatique, afin qu’il soit un peu à l’abri du soleil, de la chaleur et du gel.</p>
<h3>Toiture</h3>
<p>La toiture ne couvre que les quartiers d’habitation ainsi qu’une petite partie du parcours. J’ai en effet remarqué que tant qu’il ne pleut pas des cordes, les poules ne cherchaient pas à se mettre à l’abri. En ne couvrant que partiellement, on réduit le poids de la structure, on augmente la luminosité apparente (ciel clair au lieu de toiture sombre au-dessus des oiseaux) ce qui peut améliorer la ponte en hiver, et on diminue l’impression d’enfermement (au moins du point de vue anthropocentrique).</p>
<p>La toiture n’est pas en bardeaux (trop lourd à cause des liteaux et du recouvrement), mais en planches. J’ai décidé de ne pas border les planches à clins pour éviter les courants d’air à travers les marches que ça crée du côté des pignons. Les planches sont donc posées bord à bord, et pour éviter trop d’infiltrations de la pluie, j’ai biseauté les chants à 45°.</p>
<p>Les planches auront un peu plus d’un centimètre d’épaisseur. Comme il n’y aura plus de recouvrement, le poids au mètre carré de la nouvelle couverture sera deux fois moindre que pour le premier prototype. Et comme il y aura environ deux fois moins de surface couverte, cela réduit le poids total de la toiture de 75%.</p>
<p>Pour limiter le nombre de vis et pour éviter de les fendre au bout, elles sont clouées sur la structure avec des pointes fines. Une variante plus élégante serait de les visser sur des tasseaux, et ensuite de visser les tasseaux sur la structure (mais cette approche demande de prépositionner les tasseaux très minutieusement).</p>
<h3>Cloison et trappe</h3>
<p>La cloison entre la partie habitation et la partie ‘parcours grillagé’ sert à protéger des courants d’air, et la trappe permet de garder les poules enfermées au besoin.</p>
<p>J’ai prévu une trappe coulissante parce que ça me semblait le plus simple technologiquement (pas besoin de charnières). La trappe se manipule au moyen d’une tirette rigide plutôt que d’une ficelle pour éviter que ça coince à cause des frottements. La porte étant décalée sous la partie abritée, la tirette se retrouve opportunément du côté grillagé : elle coulisse dans une maille du grillage. Je ne pense pas qu’il y ait besoin de verrou : les frottements bois-sur-bois seront suffisamment forts pour que les animaux n’arrivent pas à ouvrir par inadvertence (et tant qu’on ne met pas des gênes de perroquets dans l’ADN des poules, il n’y a pas de danger qu’elles comprennent le concept de porte coulissante).</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/trappe.png" rel="lightbox[446]" title="trappe"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/trappe.png" alt="trappe" title="trappe" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-459" /></a></p>
<h3>Porte à oeufs</h3>
<p>De l’autre côté des quartiers d’habitation, il y a la porte donnant sur l’extérieur. Elle sert essentiellement à accéder aux nids pour aller chercher les oeufs. Comme elle est coulissante, on peut se contenter d’entrebâiller à peine : un enfant peut aller chercher les oeufs sans risquer de laisser s’échapper les poules. Et comme elle coulisse des deux côtés, on peut aller chercher alternativement les oeufs de chaque côté. En ouvrant à peine plus, on a accès à tout l’intérieur des appartements des poules et éventuellement attraper celle que l’on veut.</p>
<p>On peut aussi faire coulisser la porte totalement pour l’enlever, et on peut même l’escamoter comme une vitrine de bibliothèque s’il n’y a pas le recul nécessaire à droite ou à gauche pour la faire coulisser en totalité. Ceci est utile pour nettoyer ou aménager l’intérieur, ainsi que pour remplacer la porte.</p>
<h3>Porte grillagée</h3>
<p>A l’opposé du poulailler, au bout de la partie ‘parcours grillagé’, il y a une autre porte, grillagée celle-ci. Elle sert à donner la nourriture, et à ouvrir aux poules si on veut les laisser gambader en journée. Elle est aussi coulissante. Elle n’est pas assez grande pour qu’un adulte y passe facilement : si l’on veut attraper une poule, il faut lui faire peur pour qu’elle se réfugie dans la partie ‘habitation’, puis fermer la trappe, et utiliser la porte à l’autre bout. (note : j’ai essayé — ce n’est pas gagné)</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/portegrillagee.png" rel="lightbox[446]" title="portegrillagee"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/portegrillagee.png" alt="portegrillagee" title="portegrillagee" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-460" /></a></p>
<p>Si l’on veut accéder partout (les poules étant sorties) on peut simplement retourner le poulailler sur son flanc, et tout est à portée de main.</p>
<h3>Plan détaillé, usinage et assemblage</h3>
<p>Le plan détaillé est disponible sous forme d’un fichier Sketchup (logiciel de dessin 3D gratuit), que vous pouvez télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous :<br />
<a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/chickenark.skp" title="télécharger gratuitement le ficher sketchup">Télécharger gratuitement le plan du tracteur à poules</a>. Comme tout le reste du contenu de ce site, le ficher est sous licence Creative Commons (pour ne pas dire domaine public).</p>
<p>Pour l’usinage et l’assemblage, je laisse le soin à chacun de le réinterpréter à partir du dessin 3D. En effet, tout le monde ne dispose pas de la même machine à bois que moi, et tout le monde ne souhaite pas forcément travailler à partir de planches brutes.</p>
<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/tracteurpoulesv2.jpg" rel="lightbox[446]" title="tracteur à poules 2.0"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/tracteurpoulesv2.jpg" alt="tracteur à poules 2.0" title="tracteur à poules 2.0" width="450" height="250" class="center aligncenter size-full wp-image-461" /></a></p>
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		<title>A farm for the future</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/a-farm-for-the-future/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 06:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Il avait été annoncé sur theoildrum.com, mais je n’ai pas pensé à chercher si on avait accès aux émissions de la BBC en streaming. Je pensais donc que je devrais attendre jusqu’à ce qu’il soit rediffusé. Et devinez ce qui m’est arrivé par la poste ? Le DVD de l’émission, que mon ami Stuart avait [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/a-farm-for-the-future/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.youtube.com/user/withDefiance#play/user/9975CC0E8CC2CDDE"><img class="center" src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/07/fossilfuelcows.jpg" alt="farm for the future - cows and smokestacks" title="farm for the future - cows and smokestacks" width="450" height="253"></a></p>
<p>Il avait été annoncé sur <a href="http://www.theoildrum.com/node/5241">theoildrum.com</a>, mais je n’ai pas pensé à chercher si on avait accès aux <a href="http://www.bbc.co.uk/iplayer/">émissions de la BBC</a> en streaming. Je pensais donc que je devrais attendre jusqu’à ce qu’il soit rediffusé.</p>
<p>Et devinez ce qui m’est arrivé par la poste ? Le DVD de l’émission, que mon ami <a href="http://permacultureinbrittany.blogspot.com/">Stuart</a> avait enregistré sans que jamais je ne le lui ai demandé.</p>
<p>Voici une petite révolution dans les médias : <span id="more-434"></span>la BBC est apparemment très timorée sur le sujet des ressources et du pic de pétrole, et voilà un documentaire qui aborde la question frontalement : Rebecca Hosking, cinéaste animalière et fille de paysan, décidant de reprendre la ferme de son père dans le Devon, nous montre tout le cheminement mental qui l’a conduite du constat que la ferme devait être repensée jusqu’à l’évidence de la permaculture. C’est extrêmement bien articulé, et c’est suffisamment complet pour que même les kadors de la discipline y trouvent des nouveautés. On y verra des interviews de Patrick Whitefield, Richard Heinberg, Colin Campbell, Martin Crawford et quelques autres grands noms de la permaculture (version anglo-saxonne).</p>
<p>D’ailleurs tout est en anglais. J’ai écrit les sous-titres en français, et j’ai écrit à la réalisatrice Rebecca Hosking pour les lui donner et lui demander l’autorisation de les mettre en ligne, mais comme c’est Bibici Oueurldouaïd qui a acquis tous les droits, elle ne peut pas m’encourager à les diffuser. <del datetime="2009-11-14T19:00:00+00:00">Donc laissez un commentaire, et je vous les enverrai sous le manteau par courriel (juste le fichier de sous-titres — il vous faudra vous procurer le fichier video par vos propres moyens).</del> [14/11/09] PS : on peut maintenant trouver les sous-titres (et le film) à <a href="http://web.me.com/olivolive/EMAHO/autres.../Entr%C3%A9es/2009/10/2_Une_ferme_pour_le_futur.html" class="broken_link">cette adresse</a> ([21.06.10] apparemment, l’adresse ne marche plus, donc laissez un commentaire si vous voulez que je vous envoie les sous-titres).</p>
<p>Bon visionnage… et faites passer.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/user/withDefiance#play/user/9975CC0E8CC2CDDE">A farm for the future sur youtube</a></p>
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		<title>Trois façons d’évincer un morceau de prairie</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/evincer-la-prairie/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/evincer-la-prairie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 07:22:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.arpentnourricier.org/?p=273</guid>
		<description><![CDATA[La prairie naturelle, c’est peut-être le meilleur écosystème pour nourrir des herbivores. C’est perenne, ça pousse tout seul, et apparemment, si l’on conduit bien la pâture, c’est extrêmement productif. Sauf que voilà, je ne suis pas un herbivore. Et je n’ai pas l’intention d’élever une vache, une chèvre ou un mouton avant d’être à plein [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/evincer-la-prairie/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="" src="http://www.wisemandarine.com/wp-content/uploads/2007/09/mielpissenlits.jpg" title="mon chaton dans lherbe" class="center" width="450" /></p>
<p>La prairie naturelle, c’est peut-être le meilleur écosystème pour nourrir des herbivores. C’est perenne, ça pousse tout seul, et apparemment, si l’on conduit bien la pâture, c’est extrêmement productif.</p>
<p>Sauf que voilà, je ne suis pas un herbivore. Et je n’ai pas l’intention d’élever une vache, une chèvre ou un mouton avant d’être à plein temps chez moi. Au moins par endroits, il me faut donc pouvoir planter autre chose à la place de ma prairie, le semis ou la plantation dans le tapis herbeux étant délicats voire impossibles.<span id="more-273"></span></p>
<p>Eliminons d’entrée de jeu :</p>
<ul>
<li>la solution mécanisée type motoculteur</li>
<li>la solution chimique type roundup</li>
<li>la solution manuelle type houe</li>
</ul>
<p>Je vous propose une mini-série avec les trois épisodes suivants :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-en-couches/">Compostage en place sous des cartons</a> — à paraître demain</li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/paillage-avec-des-planches/">Paillage avec des planches</a> — à paraître le 3 avril 2009</li>
<li><a href="http://www.arpentnourricier.org/desherbage-manuel-a-la-beche-et-a-la-grelinette/">Désherbage (et double-bêchage) manuel à la bêche et à la grelinette</a> — à paraître le 10 avril 2009</li>
</ul>
<p>à bientôt…</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’empreinte écologique du carnivore</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/lempreinte-ecologique-du-carnivore/</link>
		<comments>http://www.arpentnourricier.org/lempreinte-ecologique-du-carnivore/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2009 07:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.arpentnourricier.org/?p=302</guid>
		<description><![CDATA[Voici le quatrième épisode de la série sur le dilemme carnivore. J’ai déjà couvert le côté psychologique, la question évolutionniste, ainsi que les aspects moraux. Je vais parler maintenant de notre responsabilité environnementale en tant que mangeurs de viande. En effet, il me semble que l’un des arguments actuellement les plus cités contre la consommation [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/lempreinte-ecologique-du-carnivore/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/mvjaf/253586427/sizes/o/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/03/253586427_d49fe71064_o.jpg" alt="Coq (détail) - par Murky1 sur flickr" title="Coq (détail) - par Murky1 sur flickr" width="450" height="250" class="center size-full wp-image-303" /></a></p>
<p>Voici le quatrième épisode de la série sur <a href="http://www.arpentnourricier.org/le-dilemme-carnivore/">le dilemme carnivore</a>. J’ai déjà couvert le <a href="http://www.arpentnourricier.org/vie-et-mort-a-la-ferme-de-stuart-gabrielle/">côté psychologique</a>, la <a href="http://www.arpentnourricier.org/un-peu-de-dietetique-de-levolution/">question évolutionniste</a>, ainsi que <a href="http://www.arpentnourricier.org/la-contradiction-vegetarienne/">les aspects moraux</a>. Je vais parler maintenant de notre responsabilité environnementale en tant que mangeurs de viande.<span id="more-302"></span></p>
<p>En effet, il me semble que l’un des arguments actuellement les plus cités contre la consommation de viande, probablement plus parlant pour certains que les conditions d’élevage ou la nutrition, c’est le coût environnemental et le gaspillage des ressources agricoles. A défaut d’un végétarisme moral, allons-nous pratiquer un végétarisme environnemental pour limiter les dégâts ?</p>
<h3>L’élevage amplifie la surpopulation</h3>
<p>L’impact environnemental d’une habitude alimentaire ne devient préoccupant que si elle accapare ou dégrade les ressources. Le guépard est une cause de mortalité marginale chez la gazelle. Il n’a donc pas à se sentir coupable de ne manger que ça, même s’il avait le choix. Mais si un jour le nombre de guépards devenait tel qu’il fallait multiplier par dix le nombre de ruminants sur le Serengeti, importer du soja OGM d’Argentine pour nourrir les gazelles, et mettre des usines de traitement à chaque point d’eau, on finirait par se dire qu’il faut soit abattre quelques guépards, soit les convaincre de diversifier leur régime et de réduire leur consommation de viande. Personnellement, si j’étais un guépard et que par chance la nature m’avait doté d’une physiologie compatible d’un régime majoritairement végétarien, je choisirais la deuxième solution.</p>
<p>Tant que l’homme était en petit nombre par rapport aux loups ou aux guépards, il pouvait bien être intégralement carnivore, l’écosystème n’y voyait que du feu. Mais il est devenu le prédateur principal : il a d’abord évincé les autres prédateurs, puis accru les populations de ses bêtes au détriment des autres, puis artificialisé les paysages, puis dégradé les biotopes, et maintenant il les empoisonne. En détournant l’essentiel des ressources d’un territoire au profit des bêtes qu’il mangera, l’homme fait peser un poids insupportable à la nature.</p>
<h3>Moins de viande, et plus de bio</h3>
<p>Au niveau mondial, un tiers des cultures dont dévolues au bétail (et plus de la moitié dans nos pays riches) <a href="ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/010/a0701e/A0701E00.pdf">[source : FAO]</a>. 26% des surfaces émergées sur la Terre servent au pâturage. Au total, c’est 70% des surfaces agricoles qui sont occupées par du bétail. Vu de l’environnement, c’est comme s’il y avait dix ou douze milliards d’humains à nourrir. Si l’on réduisait la demande de viande suffisamment, on pourrait on alléger déjà considérablement la pression agricole sur les sols, l’eau, la biodiversité. Avec la marge productive ainsi dégagée, on devrait même pouvoir accompagner une conversion en bio de toute notre agriculture productiviste.</p>
<p>On ne garderait alors que les prairies pour nourrir les vaches et les moutons qui resteraient. Ca serait déjà une avancée considérable. Surtout si l’on introduit en sus les techniques de gestion intelligente de la ressource en herbe. Le pâturage tournant, promu il y a longtemps par <a href="http://www.amazon.fr/productivite-lherbe-André-VOISIN/dp/2855570697">André Voisin</a>, implique des rotations fréquentes des bêtes sur de petits enclos. En alternant quatre jours de pâture et quelques semaines de repousse, on s’arrange pour maintenir la longueur des brins l’herbe dans l’intervalle optimal pour la croissance : trop courte et elle peine pour faire de la photosynthèse ; trop longue, et elle finit son cycle. Cette technique demande certes davantage de travail, mais elle permet de réduire la superficie nécessaire par tête de bétail, et surtout d’améliorer considérablement la santé des sols et la biodiversité.</p>
<p>Avec les surfaces agricoles et les prairies ainsi libérées ou ménagées, on redonnerait à nos sols une réelle bouffée d’oxygène.</p>
<h3>Les animaux dans un jardin-verger</h3>
<p>Mais je ne me contente pas de ce raisonnement. On entend souvent que les prairies sont faites pour nourrir du bétail, puisqu’elles sont trop fragiles pour la culture des céréales. Comme si le choix s’arrêtait à ces deux options : prés ou champs. La plupart des prairies d’Europe occidentale sont artificielles, résultat d’un assaut répété pour tenir la forêt à distance ; les autres sont la conséquence d’une dégradation du biotope par le surpâturage.</p>
<p>Je me méfie en effet énormément de l’élevage extensif, qui est à l’origine de la plupart des désertifications. Le mécanisme est simple : la surexploitation agricole d’un territoire appauvrit les sols, jusqu’à ce qu’il n’y pousse plus que de l’herbe. On y met alors le bétail. Quand il n’y a plus assez d’herbe pour les vaches ou les moutons, on y met les chèvres, qui finissent de râcler l’humus, jusqu’à ce qu’il ne nous reste que les croupes pelées des étés provençaux de mon enfance. Dans les plaines américaines, les Indiens n’hésitaient pas à brûler la forêt pour garder les espaces ouverts aux bisons. Les aborigènes d’Australie ont massivement pratiqué le brûlis, asséchant toujours plus la savane fragile. La Provence, avant d’être une garrigue à chèvres, était une forêt de chênes. La Savoie n’était pas pelée et sujette aux glissements de terrains. Comme je pense que la permaculture a les moyens de faire marche arrière sur ces dégradations (voir reverdir le désert), je ne suis pas sensible à l’argument qui dit que les prairies doivent être consacrées à l’élevage faute de mieux. Pour moi, elles doivent être laissées en friche pour la biodiversité, et/ou bichonnées en jardins-vergers.</p>
<p>La question devient : quelle est la place des animaux dans un jardin-verger ? La permaculture apporte de nombreuses réponses techniques de détail, en montrant comment les cochons contribuent à limiter la transmission des parasites puisqu’ils mangent les fruits tombés au sol ; comment les lapins (dans un tracteur à lapins) viennent à bout du liseron ; comment les canards peuvent tenir en respect les populations de limaces ; comment les poules aèrent la litière et favorisent le compostage aérobie ; les uns et les autres ont ainsi une action globale bénéfique pour l’écosystème, et le surplus de productivité couvre alors leur consommation.</p>
<p>Au-delà de cette vision purement utilitariste, on peut justifier l’approche en repartant du postulat de base de la permaculture : un écosystème complet et sain est plus productif et plus robuste qu’un système agraire artificialisé et simpliste. Il ne peut pas y avoir d’écosystème complet sans animaux. La différence avec un écosystème naturel, c’est que j’interviens pour que les animaux soient surtout ceux que je choisis. Et c’est moi qui joue le rôle du prédateur pour réguler les populations. Dans ce modèle, ma consommation de viande a une empreinte écologique nulle.</p>
<p>Voire légèrement bénéfique. En effet, les animaux se nourrissent de plantes que je ne peux pas manger, mais qui sont utiles à l’écosystème. Dans leur viande, ces plantes me sont alors assimilables. Certes, le rendement est médiocre, mais sans l’intermédiaire des animaux, ces plantes ne me seraient d’aucune utilité nutritionnelle. Il me faudrait accroître le jardin ou réduire la diversité des plantes qui y poussent, pour une même production de nourriture.</p>
<h3>Peu de viande à l’arrivée</h3>
<p>Même avec un jardin-verger et un écosystème idéal, si l’on s’en tient à de petites surfaces (j’ai 1300 m² pour une famille de quatre personnes), il n’y a probablement pas de quoi manger 100g de viande par personne et jour. Mais peut-être qu’on peut arriver à 50g par jour en forme d’oeufs.</p>
<p>La suite de l’expérience à l’arpent nourricier consistera à cesser les importations de grain pour les poules. Si ça marche, j’introduirai peut-être quelques canards, pour voir. Et quand le surplus du jardin semblera suffisant, je rêve d’y mettre un ou deux petits cochons. Mais c’est une autre histoire. </p>
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		<item>
		<title>A propos du SEL de Naucelle</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/a-propos-du-sel-de-naucelle/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 09:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà, c’était un coup pour voir, un appel du pied, un sondage grandeur nature pour prouver que je n’étais pas le seul à penser que démarrer un SEL serait une bonne idée. Moralité, nous étions une petite cinquantaine à la réunion d’hier soir. Nous avons récolté une petite trentaine d’intentions d’adhésion, et nous avons surtout [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/a-propos-du-sel-de-naucelle/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/03/logosel4501.jpg" rel="lightbox[296]" title="Logo Systeme d&#039;Echange Local"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/03/logosel4501.jpg" alt="Logo Systeme d&#039;Echange Local" title="Logo Systeme d&#039;Echange Local" width="450" height="250" class="center size-full wp-image-298" /></a></p>
<p>Voilà, c’était un coup pour voir, un appel du pied, un sondage grandeur nature pour prouver que je n’étais pas le seul à penser que <a href="http://www.arpentnourricier.org/pourquoi-pas-un-sel/">démarrer un SEL</a> serait une bonne idée. Moralité, nous étions une petite cinquantaine à la réunion d’hier soir.</p>
<p>Nous avons récolté une petite trentaine d’intentions d’adhésion, et nous avons surtout constitué une équipe de lancement de dix pionnier(e)s motivé(e)s pour démarrer la structure associative et tracer les grandes lignes de ce SEL.</p>
<p>Un grand merci à tous ceux qui sont venus. J’espère qu’à travers le simple outil qu’est le SEL, nous allons pouvoir réinventer de nouvelles façons de vivre le lien social et économique.</p>
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		<title>Le rêve de Jefferson (et Rousseau)</title>
		<link>http://www.arpentnourricier.org/le-reve-de-jefferson-et-rousseau/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 07:59:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.arpentnourricier.org/?p=209</guid>
		<description><![CDATA[Système agraire et structure sociale La richesse d’une société est en proportion directe de son surplus agricole. Ceci est très bien expliqué dans le très édifiant livre de Marcel Mazoyer et Laurence Roudart Histoire des agricultures du monde (livre d’ailleurs commenté par Fabien, au Sens de l’Humus). Le livre montre entre autres comment les Romains [...] <a href="http://www.arpentnourricier.org/le-reve-de-jefferson-et-rousseau/">Lire l&#8217;article complet &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/62/Reproduction-of-the-1805-Rembrandt-Peale-painting-of-Thomas-Jefferson-New-York-Historical-Society_1.jpg" rel="lightbox[209]" title="thomas-jefferson"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/02/thomas-jefferson.jpg" alt="thomas-jefferson" title="thomas-jefferson" width="450" height="254" class="center" /></a></p>
<h3>Système agraire et structure sociale</h3>
<p>La richesse d’une société est en proportion directe de son surplus agricole. Ceci est très bien expliqué dans le très édifiant livre de Marcel Mazoyer et Laurence Roudart <a href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/411HSAPPGQL._SS500_.jpg">Histoire des agricultures du monde</a> (livre d’ailleurs <a href="http://senshumus.wordpress.com/2007/01/11/histoire-des-agricultures-du-monde/">commenté par Fabien</a>, au Sens de l’Humus). Le livre montre entre autres comment les Romains et les Grecs ont eu recours à l’esclavage pour s’assurer que le maigre rapport de leur système agraire peu productif finisse dans le ventre des patriciens plutôt que dans celui de la famille du paysan : l’esclave n’ayant pas de famille à charge, ce système agraire qui nourrissait au mieux quatre personnes avec le travail d’une seule a permis de dégager l’énorme surplus qui a occasionné l’essor de la civilisation Gréco-Romaine.<br />
<span id="more-209"></span></p>
<h3>Révolution agraire et industrielle</h3>
<p>Un peu plus tard, vers le XVe et le XVIe siècle, la politique des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_enclosures">enclosures</a> en Angleterre ou la fin de la libre pâture en France ont conduit à la plantation de millions de kilomètres de haies. Lesquelles ont inversé le cours de l’érosion et de la désertification amorcé depuis les Romains. Et permis que l’invention de la charrue et du collier d’épaule ne devienne pas une catastrophe écologique, mais au contraire dégage un considérable surplus agricole. Ledit surplus a permis de nourrir les paysans sans terres dont les bras étaient devenus inutiles aux champs. Lesquels bras ont trouvé à s’employer dans une activité manufacturière et minière qui a littéralement explosé quand le charbon a engendré la machine. En retour, la manufacture a produit les machines agricoles et libéré encore plus de travailleurs ruraux, qu’elle s’est empressée d’engloutir dans ses faubourgs.</p>
<h3>Le surplus agricole, condition de la complexité</h3>
<p>Sans surplus agricole, pas de complexité, pas de civilisation : si tous les actifs passent le plus clair de leur temps à produire la nourriture pour eux et leur famille, ils n’ont pas le temps de faire autre chose : ni poésie, ni science, ni invention, ni football, ni médecine, ni peinture, ni enseignement, ni musique…</p>
<p>Quand la gabegie énergétique cessera, d’ici quelques années ou décennies, le surplus agricole qui est actuellement aux alentours de 20 pour 1 (je considère simplement que le ménage moyen consacre environ un dixième de son revenu à l’alimentation, et que seule la moitié du ménage est active) devrait chuter considérablement.</p>
<p>Même si j’appelle de mes voeux un monde de <a href="http://futurescenarios.org/">descente énergétique</a> où la vie serait plus lente, plus simple, plus saine, je me demande à quel point la réduction du surplus agricole ne conduirait pas à un déclin de la complexité, à une sclérose graduelle de la pensée. </p>
<p>Allons-nous assister à la fin de la ‘civilisation’ ? Le savoir, les arts, la culture, ou même l’artisanat vont-ils se contracter inexorablement faute de cerveaux et de mains disponibles, tout occupés que seront les bras à trimer aux champs ? </p>
<p>Je ne le crois pas. Je vois deux raisons fondamentales.</p>
<p>La première, c’est que les enseignements issus de l’agriculture biologique en général et de sa branche permaculture en particulier mettent à la portée de tous des modes de production agricole dont le rendement en travail est probablement nettement supérieur à celui du paysan européen du XIXe siècle (ainsi que le rendement en superficie). Et en réduisant notre consommation de viande, nous pouvons libérer pour la consommation humaine une grande part du rendement agricole actuellement dévolu au bétail (ce dernier ne contribuant que modestement à l’art et à la culture). De sorte que même s’il est probable que nous ne saurions pas dégager un surplus agricole équivalent au chiffre actuel, il nous restera nettement plus d’heures libres que n’avaient nos ancêtres. Et si l’on tient compte de la démographie, le cumul des heures libres de l’humanité dans son ensemble sera sans commune mesure avec ce qu’il aura pu être avant l’ère du pétrole.</p>
<p>La seconde, c’est que la richesse et la complexité d’une civilisation ne sont pas simplement l’image du nombre d’heures que la collectivité peut consacrer à autre chose que ses besoins immédiats. Elle sont aussi liées à la connectivité de ladite collectivité. Ceci explique le rayonnement des grandes villes : Babylone, Rome, Pékin mettaient à portée de voix mille ou dix mille oisifs dont les trouvailles s’enrichissaient les unes les autres.</p>
<p>De même que le cerveau humain doit l’essentiel de ses capacités à l’incroyable connectivité des neurones entre eux, de même la richesse des interactions humaines dépend fondamentalement du nombre de nos congénères qui peuvent s’inviter à nos débats.</p>
<p>Aujourd’hui, cette connectivité n’a plus besoin de la ville. L’internet constitue une révolution sans précédent dans l’histoire de l’humanité, dont la portée est à mon sens équivalente à celle de l’écriture, et bien plus grande que celle de l’imprimerie. En reliant tous les humains au savoir et entre eux grâce à une dépense énergétique per capita d’environ 20W (on peut facilement partager un netbook et une freebox à cinq personnes), le réseau aura aboli l’impératif urbain.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Jefferson">Jefferson</a> rêvait d’une <a href="http://anationoffarmers.com">nation de fermiers</a> libres et philosophes. Il n’aura manqué à sa nation que du temps libre (seuls les esclaves permettaient à Jefferson d’avoir du temps pour lire et écrire) et d’intéressants voisins fermiers philosophes pour tenir salon (le voisin le plus proche était à une heure de buggy, et il n’était pas toujours philosophe).</p>
<p>Maintenant, ce rêve peut devenir réalité. Les connaissances agronomiques nous donneront le temps libre, et l’internet dous donnera les voisins philosophes et artistes.</p>
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		<title>Véronique de Perse</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 07:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kristen</dc:creator>
				<category><![CDATA[divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Syngenta lui octroie trois croix sur son échelle de potentiel de nuisibilité. Ca suffit à la rendre attachante. Et apparemment, c’est la première fleur de mon jardin. La fiche botanique sur tela-botanica (question : combien de croix pour le potentiel de nuisibilité de Syngenta ?)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/arpentnourricier/3295168637/sizes/l/"><img src="http://www.arpentnourricier.org/wp-content/uploads/2009/02/veronique-de-perse.jpg" alt="veronique-de-perse" title="veronique-de-perse" width="450" height="253" class="center" /></a></p>
<p><a href="http://www.syngenta-agro.fr/synweb/parasite_fiche_372_351_2_Véronique-de-Perse.aspx">Syngenta lui octroie trois croix</a> sur son échelle de potentiel de nuisibilité. Ca suffit à la rendre attachante. Et apparemment, c’est la première fleur de mon jardin.</p>
<p>La fiche botanique sur <a href="http://www.tela-botanica.org/eflore/BDNFF/4.02/nn/71290">tela-botanica</a></p>
<p>(question : combien de croix pour le potentiel de nuisibilité de Syngenta ?)</p>
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