Ambres et cramoisis numériques

Réussir une photo de coucher de soleil avec un numérique

coucher de soleil en février

Un pe­tit in­ter­mède photo. Pas si hors-sujet que ça, quand on sait que c’est la photo qui m’a amené à re­gar­der la na­ture d’un peu plus près.

Quand on pre­nait les cou­chers de so­leil avec des bonnes vieilles dia­pos 200 ASA, on pou­vait se trom­per sur l’exposition, mais pas sur la cou­leur. La cha­leur des oranges était au rendez-vous quand la photo n’était pas noire.

Avec les nu­mé­riques, pas moyen de ra­ter l’exposition, mais le plus sou­vent, les cou­leurs du po­nant sont dé­ce­vantes. Pour­quoi ça ?

La ré­ponse s’appelle : cor­rec­tion au­to­ma­tique de la ba­lance des blancs. En l’absence de ré­glage ma­nuel spé­ci­fique, le lo­gi­ciel s’arrange pour que l’image n’ait pas de do­mi­nante de cou­leur. C’est ce qui vous per­met de prendre des pho­tos d’intérieur en lu­mière ar­ti­fi­cielle sans flash et sans qu’elles soient to­ta­le­ment jaunes. Les cou­leurs ‘vraies’ sont jaunes, mais comme nos yeux s’adaptent, on veut que l’appareil cor­rige aussi. Seule­ment voilà, le soir, au cou­cher du so­leil (et le ma­tin au le­ver), nos yeux voient une do­mi­nante. En la cor­ri­geant, le sys­tème vous sac­cage vos couleurs.

La so­lu­tion : trou­ver le menu où vous pou­vez for­cer le ré­glage de la ba­lance des blancs (cher­chez WB pour white ba­lance). Sur mon ap­pa­reil (Ca­non EOS 350D), il y a AWB (ba­lance des blancs auto), et plein de pic­tos cor­res­pon­dant à des cas cou­rants. Je choi­sis le picto d’un so­leil, pour lui si­gni­fier que pour la ba­lance des blancs, il doit faire comme si on était au mi­lieu de l’après-midi. Ceci cor­res­pond pro­ba­ble­ment à la sen­si­bi­lité de l’émulsion des pel­li­cules diapo d’antan (qui n’était pas ré­glable sans chan­ger de film). Moyen­nant quoi, on re­trouve les belles teintes am­brées et cra­moi­sies de feues nos dia­pos, et on évite de ra­che­ter un autre ap­pa­reil sous pré­texte qu’on ne sait pas se ser­vir du sien.

Pour ceux qui veulent da­van­tage de tech­nique, vous pou­vez vous en don­ner à coeur joie sur cette page.