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7 idées d’entreprises pour la transition
Activités économiques vertes sans greenwashing.
Depuis deux ou trois ans, on voit une explosion de créations d’entreprises ‘vertes’. Malheureusement, bien trop souvent, ces initiatives visent encore à nous faire consommer des objets : articles de puériculture écolo, décoration naturelle, café équitable, vêtements bio, ampoules basse consommation, panneaux photovoltaïques, construction bioclimatique, voitures hybrides, etc… Certes, l’impact environnemental de ces objets est parfois plus faible que celui de ceux qu’ils remplacent (soit par substitution, soit par déplacement de la demande), d’autant qu’ils coûtent souvent plus cher, ce qui réduit notre pouvoir d’achat, donc notre pouvoir de nuisance. Toutefois, il s’agit encore de produire et de vendre des objets, donc de consommer des ressources naturelles et de l’énergie pour des choses souvent accessoires.
Il n’est pas honteux de surfer sur la vague verte pour créer une entreprise nouvelle qui ait une vraie utilité. Encore faut-il pousser la logique suffisamment loin et arriver à s’extirper du piège consumériste. J’ai essayé de réfléchir à des projets d’activités économiques « vertes » qui ne seraient pas prédatrices de ressources naturelles (même renouvelables) et dont le but principal ne serait pas forcément de vendre encore des objets. Je propose humblement quelques idées d’entreprises pensées dans une optique de transition (transition énergétique, transition économique, relocalisation). Ceux qui ont la fibre du bizness, la sensibilité écolo, et une bonne dose d’audace pourront s’en inspirer – ou pas. Certaines ne sont probablement pas viables dans le contexte économique ou réglementaire actuel. Certaines ne sont probablement pas viables du tout. A vous de faire le tri.
Entretien de voirie ou d’espaces verts avec des chèvres ou des moutons
Il y a quelque temps, j’ai suggéré (sans succès) au responsable des espaces verts de mon entreprise de remplacer le roundup et les tondeuses par des moutons, pour la tranquillité des ingénieurs. Je ne suis pas le premier ni le seul à avoir eu ce genre d’idée, puisque quelqu’un l’a déjà mise à exécution dans la région lyonnaise. Il s’agit tout simplement de disposer de quelques moutons ou quelques chèvres, de matériel pour clôtures électriques, et de proposer ses services pour entretenir des espaces verts ou les bords de routes. Sans bruit, sans combustibles fossiles, sans tassement, sans poisons.
En travaillant avec les mairies, les entreprises ou les particuliers, on doit pouvoir faire transhumer les moutons à l’année en passant les voir et les bouger une fois tous les x jours, tandis qu’on joue au chevrier le long des routes en journée. En plus du service, on peut vendre les agneaux et les chevreaux en vente directe. A vous de faire le calcul pour savoir si on arrive à s’aligner avec les tarifs de ceux qui passent en tondeuse autoportée et en tracteur avec bras articulé et épareuse. Dans tous les cas, quand le bruit est un critère (hôpitaux, maisons de retraite, campus universitaire, résidence chic), on devient imbattable.
[ajout 02.08.2010] Et comme le fait justement remarquer Claude :
J’ai encore jamais vu un gamin vouloir caresser une tondeuse…
Arboriculture sans terres
Cultiver des pommes dans un grand verger est quasiment impossible sans recourir à des traitements (autorisés dans le cahier des charges AB ou pas) : la concentration au même endroit d’arbres d’une même espèce et souvent d’une même variété attire toutes sortes de bestioles et de maladies. Mais si on cultive les pommiers dans de nombreux jardins séparés, alors ça peut devenir faisable. Rien que dans mon village, on doit pouvoir compter sur une cinquantaine de pommiers dont personne ne s’occupe vraiment et qui pourtant produisent pas mal.
Pourquoi ne pas s’arranger avec les propriétaires pour tailler, récolter, conditionner et vendre la production, en échange de quelques bouteilles de cidre ou de jus de pommes et quelques bocaux de compote ? Ca fait du trajet, mais on n’a pas à investir ni dans des terres, ni dans la plantation. Pour récolter sans y passer tous les jours, on peut essayer de tendre un filet sous l’arbre, de façon que les pommes ne se fassent pas mal en tombant et ne se salissent pas trop par terre. On les récupère en garant la remorque en dessous, puis en ouvrant la fermeture éclair au milieu du filet. Pour les variétés à cidre, on peut stocker et presser sur place, pour n’avoir à transporter que le jus.
Comme revenus complémentaires, on peut par exemple louer le pressoir, tailler les pommiers d’autres particuliers ou finir d’engraisser des cochons avec les pommes pourries et les déchets d’après pressage (ça a un nom mais je ne m’en souviens plus). De toute façon, on a plein de temps libre pour faire autre chose au printemps, quand les autres arboriculteurs sont en train de passer un traitement tous les trois jours.
Maraîchage itinérant de banlieue
Dans la même veine du paysan sans terres, on peut penser au maraîchage de banlieue sans terres. On crée une AMAP, et les cultures seraient implantées dans les jardins des adhérents ou de certains sympathisants. Cela serait idéal pour les AMAPs urbaines, pour lesquelles il est souvent très difficile de trouver du terrain. Il faut que les différents jardins soient à portée de vélo, et on regrouperait les espèces de légumes dans des jardins proches selon les besoins d’entretien ou de logistique. Pour la culture sous serre, ça serait un peu moins aisé que d’avoir une seule grande serre, mais on peut imaginer que les gens chez qui on les installe seraient là pour donner un coup de main de temps en temps, ce qui réduirait le temps de travail au total.
AMAP spécialisée pour jardiniers
Les AMAPs se multiplient en ville, mais dans les zones rurales où il y a une grande proportion de jardiniers amateurs et une faible densité d’habitants, ce n’est pas toujours facile de trouver assez d’adhérents pour mettre sur pied un système de paniers et en vivre. En revanche, cela ne veut pas dire que le jardinier amateur n’a jamais besoin d’un professionnel mieux équipé que lui.
Je pense que je ne suis pas le seul qui aurais besoin d’un partenariat un peu stable avec un maraîcher pour :
- préparer mes plans de culture selon mes besoins, mon terrain, ma disponibilité et ma superficie
- préparer mes plants et qu’ils soient prêts au bon moment
- me fournir en graines pour les semis que je fais moi-même
- me fournir en légumes et fruits pour les variétés que ne sais pas faire chez moi
En particulier pour les plants, le partenariat se ferait pour la saison, comme avec une AMAP, et chacun commanderait les variétés et les quantités selon son besoin. Le maraîcher pourrait d’ailleurs faire un peu de coaching en échange, ce qui serait bien mieux qu’aller en jardinerie ou même au marché.
A propos de marché, rien n’empêche le maraîcher en AMAP de distribuer ses paniers et ses plants au marché, afin de se faire connaître, de dynamiser le marché, et de minimiser les kilomètres de ses adhérents.
Aquaculture écologique
Le principe de base de l’aquaculture naturelle ou écologique, c’est d’élever des poissons sans leur acheter à manger. Quand on voit le nombre de poissons que peut abriter un cours d’eau sauvage dans une contrée vierge, il n’y a pas de mal à imaginer qu’en limitant la prédation et en favorisant la chaîne alimentaire d’une espèce de poissons choisie, on peut obtenir une production qui n’a pas à rougir devant les systèmes intensifs. Et le produit est d’une qualité incomparable, et d’une intégrité écologique sans égale.
Pour ceux qui ont un morceau de rivière dans une combe ou une petite vallée un peu préservée, et qui se demandent quoi faire à part rénover un vieux moulin, mettez donc la main sur le livre de Laurence Hutchinson qui vous explique par le menu comment organiser les bassins pour faire grandir à foison les différents éléments clé d’une chaîne alimentaire complète pour les truites (ou d’autres poissons moins exigeants) ainsi que pour contrôler leur eau et leur environnement, tout en rendant à la rivière une eau plus propre que celle que vous lui avez prélevé.
Comme beaucoup d’activités « vertes » ou « décroissantes », celle-ci est probablement à imaginer avec pas mal de diversification autour : bassin réservé à la pêche amateur, visites de groupes, vente des surplus des différentes productions (cresson, nourriture naturelle pour l’aquariophilie, nénuphars, plantes aquatiques pour piscines naturelles ou phytoépuration, carpes d’ornement, etc.)
Location de haies, entretien compris (revente de plaquettes)
Je vous plante une haie champêtre avec des essences locales, je vous l’entretiens, je remplace les plants morts, je fais la taille, et je vous facture x euros à l’année par mètre linéaire. Une partie de la facture correspond à l’amortissement sur x années de l’investissement de plantation, lequel vous n’aurez pas à payer si vous avez déjà une haie.
Je broie les branchage et je vends des plaquettes pour le chauffage. A moins que vous vouliez les plaquettes, auquel cas, je vous facture aussi le prix des plaquettes (mais à un tarif préférentiel par rapport au prix du marché).
Ferme permaculturelle à plusieurs
Encore une idée qui n’est pas de moi. Quand on veut produire à une échelle professionnelle sur un modèle inspiré de la permaculture, on se heurte à une limite correspondant au nombre d’espèces qu’on est en mesure de gérer seul. En effet, la diversité est un élément clé des systèmes parmaculturels, mais si on doit gérer 100 ou 200 productions différentes, on peut se retrouver dépassé par les événements – sans compter qu’on ne peut pas être un expert en toute chose.
De surcroît, si on veut transformer les produits sur place (ce qui est la tendance générale dans une perspective de relocalisation) on n’est pas en mesure de s’équiper pour toutes les productions (farine et pain, crème de marrons, confitures et pâtes de fruits, canard, etc.)
La solution que j’ai entendue dans l’un des épisodes de l’excellent podcast du Land Stewardship Project (en anglais) consiste à se mettre à plusieurs sur le même terrain. Plutôt que d’avoir qui son verger de pommiers, qui son lopin avec des fruits rouges, qui son bois avec des noisetiers et des châtaigniers, on se met tous sur le même terrain, en alternant les rangées, avec les noisetiers adossés aux châtaigniers, les framboisiers au pied des noisetiers, les fraises en couvre-sol, les poireaux juste après, etc. On maximise la biodiversité et le complémentarités, chacun s’occupant de sa spécialité, même si tout le monde peut donner un coup de main. Évidemment, cette organisation doit être sacrément peaufinée au niveau des relations humaines pour éviter le clash, donc probablement à bétonner avec des stages de gestion de conflit et autres coaching et savoir-faire de médiation.
Bon voilà, si vous avez d’autres idées… Je me rends compte que les miennes tournent beaucoup autour du ‘gagnant-gagnant-gagnant’ (producteur, consommateur, écosystème) et d’une diversification de l’offre.
Ceci était le premier épisode de la série « 7 idées » – on trouvera aussi :
- 7 idées d’entreprises pour la transition
- 7 idées green business pour la transition
- 7 idées associatives pour la transition
- 7 idées municipales pour la transition
- 7 idées Open-Source pour la transition
Ecrit par kristen, classé dans transition, économie. 8 commentaires.
8 commentaires
2 Nicollas
Bonnes idées
vu toute l’énergie dépensée pour tondre l’herbe des espaces publics, jardins, vergers, etc… la personne qui trouve un système performant et élégant devrait recevoir une médaille. Perso à part dans les patures, prés-vergers et dans les espaces de détente, l’herbe devrait être remplacée par des couvre-sols (notamment aux abords des routes, ou on passe de gros tracteurs-tondeurs)
pour l’instant je me dirige vers ton dernier exemple, polyactivités à dimension domestique pour autosuffisance, et peut être le faire à echelle commerciale avec des associés si les conditions s’y pretent. In ne faut pas oublier aussi le partenariat dans le temps, à mesure que le système évolue.
Ecrit le 31 juillet 2010 à 11:25
3 Ramite
« les pommes pourries et les déchets d’après pressage (ça a un nom mais je ne m’en souviens plus) »
En brasserie, on appelle cela les drêches ; je ne sais pas si c’est pareil pour le cidre.
Concernant la première idée, j’y avais pensé avec un cheval. Comme ça, pour le transport, on le fait à dos de cheval, ou en charrette (ce qui permet aussi d’emporter des outils). Et on peut aussi ramasser les crottins pour les composter, le fumier de cheval étant ce qu’il y a de meilleur.
Certains nomades pourraient même être intéressés, en faisant cela avec une roulotte, en allant par exemple de village en village, pour y entretenir les espaces verts. Le cheval tond les pelouses, pendant qu’on taille les arbres et buissons.
La dernière idée, une ferme permaculturelle à plusieurs, ça s’appelle une mutualisation des terres (travail individuel et spécialisé, sur des terres collectives) ; et c’est le projet sur lequel je planche en ce moment, avec en sus, une mutualisation également du terrain pour les habitats.
J’aime beaucoup aussi l’idée d’arboriculture sans terres. Mais d’un point de vue strictement juridique, j’ai un petit doute… A réfléchir, en tout cas. Peut-être en association, les propriétaires en étant les adhérents.
Ecrit le 31 juillet 2010 à 11:52
4 Potiron
de bonnes idées !
A une époque je pensais devenir jardinier de micro espaces en ville (plate-bandes devant les immeubles, espaces oubliés etc…) en trouvant des accords financiers avec les mairies et les bailleurs, mais :
1) j’ai un autre travail
2) je pense que c’est plus le rôle d’associations
3) je pense que je ne supporterai pas les « incivilités » sur ces espaces, qui sont forcément à prévoir
ça peut rester une piste quand même.
Ecrit le 2 août 2010 à 12:28
5 kristen
@Claude : « J’ai encore jamais vu un gamin vouloir caresser une tondeuse… » certes. Je me suis permis d’ajouter cette remarque imparable dans l’article.
@Nicollas : « l’herbe devrait être remplacée par des couvre-sols ». Tu as raison dans le sens où généralement l’herbe ne se maintient naturellement sous notre climat que s’il y a des animaux pour la brouter. Si on veut éviter les tondeuses et qu’on n’est pas prêt à mettre des herbivores, il faut trouver autre chose que l’herbe. A moins d’y mettre le feu régulièrement, ou bien de trouver des faucheurs volontaires (peut-être un créneau pour des graminées ornementales OGM
@Ramite : l’avantage des ovins et caprins pour entretenir les pelouses d’agrément, c’est que leurs déjections sont très vite invisibles sous le gazon, contrairement aux bouses de vache ou au crottin de cheval, qu’il faudrait ramasser avant que les enfants viennent jouer au ballon.
@Potiron : certes pour l’instant, c’est plutôt une action spontanée de type associatif (généralement juste pirate) qui s’occupe des micro-friches urbaines. Faites une recherche internet avec les termes ‘guerrilla gardening’ et vous verrez de fort belles actions. Ils ont en particulier démontré que le vandalisme est inversement proportionnel à l’attrait des lieux. Donc plus il y a de fleurs et mieux elles survivent. Mais c’est vrai qu’il faudrait de toute façon des associations de quartier (puis à terme des professionnels) pour s’occuper de ces espaces dans la durée, après les premières actions pirates.
Ecrit le 2 août 2010 à 4:06
6 Eric
Bonjour à tous,
L’idée de mettre moutons ou chèvres pour entretenir le bord des routes est quelque chose que beaucup d’entre nous (les vieux) ont du connaitre dans leur jeunesse.
Cette démarche est valable pour les chemins de campagne ou chemin forestier ainsi que pour les sous bois, mais n’est pas une solution possible pour les routes à grande fréquentation, en effet outre le la dangerosité de ces sites, il y a le problème de la pollution contenue dans les herbes et plantes qui termine sa vie dans la viande des animaux et le lait et les fromages et ces produits comme ces animaux deviennent impropres à la consommation humaine, comme les DDE ne voudront jamais payer pour faire paturer des animaux le long des routes, il n’y aura pas de revenu pour l’éleveur.
Je vous parle en connaissances de causes ayant monté un dossier complet et refusé par les services vétérinaires.
Bien à vous.
Ecrit le 3 août 2010 à 8:39
7 kristen
Certes, je n’avais pas pensé à cette histoire de pollution. Il y a moins métaux lourds dans les échappements des voitures maintenant qu’il y a trente ans, mais ça restera un souci. Par contre, je ne vois pas pourquoi les DDE ne voudront jamais payer pour faire pâturer les animaux le long des routes, puisqu’ils payent déjà des engins pour le faire. En l’occurrence, pour des routes très peu fréquentées, il peut s’agir du budget des communes. Le jour où les engins reviendront plus cher que les bêtes (même sans qu’on puisse les vendre ni les manger), ils y repenseront.
Mais vous avez probablement raison qu’il vaut mieux démarrer par les parcs et jardins que par les bords de routes.
Ecrit le 3 août 2010 à 10:22
8 l’arpent nourricier » 7 idées green business pour la transition
[...] même qu’il n’est pas honteux de vouloir démarrer une entreprise à l’échelle individuelle pour satisfaire un besoin économique et en tirer une subsistance dans le contexte de la [...]
Ecrit le 13 août 2010 à 5:47


1 claude
Belles idées. Un commentaire pour la première (le pâturage itinérant): j’ai travaillé dans la « gestion d’espaces naturels » en tant qu’encadrant technique. Mon job consistait à ouvrir des parcelles en voie de fermeture. Ces parcelles étaient auparavant gérées par un pâturage ovin itinérant; il s’agissait de pelouses calcaires sur lesquelles se développaient, si le milieu restait ouvert, de magnifiques orchidées.
Notre équipe intervenait à la débroussailleuse, voire à la tronçonneuse. Mais une fois la parcelle ouverte, le plus simple était bien sûr de réintroduire un pâturage.
C’est là que les choses se compliquaient. Notre structure possédait des débroussailleuses mais aucun mouton. Et de toutes façons, qu’est ce qu’on aurait fait des bestioles entre deux périodes sur des côteaux calcaires? (Sans parler de la nécessité d’avoir un minimum de connaissances avant de se lancer dans ce type d’activités). Un éleveur de moutons?…Pas assez rentable…
J’avais quand même fini par trouver un début de solution: un « éleveur dilettante ». Ce gars possédait une dizaine de moutons (qu’il déplaçait d’ailleurs …dans sa voiture, une petite fiat!) Il vivait dans une vieille ferme située à une dizaine de kilomètres, avec des poules qui faisaient de rapides incursions dans sa cuisine. Bref, une « small and slow solution » qui aurait à mon sens convenu.
Quand j’ai proposé l’affaire à l’organisme chargé de la conservation de ces sites, j’ai rapidement vu que je passais pour le rigolo de service. Le transport des bestioles en voiture a bien sûr fait tiquer (il y a une réglementation précise à ce sujet). Mais surtout, le côté « bricolage » de la solution déplaisait.
A la place, l’organisme a choisi une solution qui n’a toujours pas abouti: une vaste étude chargée de déterminer l’opportunité de lancer une activité économique de pâturage ovin sur l’ensemble des côteaux calcaires du territoire concerné. A ma connaissance, l’étude n’a pas apporté grand chose et on continue toujours à gérer ces terrains à coups de débroussailleuse.
Mais je suis persuadé que le statut d’auto entrepreneur (et une bétaillère prêtée par un pote, pour faire les choses dans les règles) pourrait permettre à un gars de commencer un business. Pensons par exemple au double intérêt (double fonction)pour des pensionnaires d’hôpital de voir des moutons tondre leurs pelouses plutôt que des tondeuses…Pensons par exemple à des établissements pour autistes, à des hôpitaux pour enfants…J’ai encore jamais vu un gamin vouloir caresser une tondeuse…
Ecrit le 31 juillet 2010 à 12:10